Oha-yoooo ! o/

Merci pour les reviews, les favs, et les suivit ! Ouais ça fait longtemps, j'ai eu une grosse panne d'inspiration xD Mais j'ai trouver une ou deux idées pour continué l'histoire~ J'ai regardé Sadako vs Kayako et même si beaucoup sont déçus de la fin, je l'ai personnellement adoré parce que je ne m'y attendait absolument pas !

Petit B-mol parce que Sadako n'est pas dans un puits sur sa vidéo, et qu'elle laisse deux jours à ses victimes au lieu de sept, ça m'a un peu crispé et j'ai pas compris ce changement. Peut-être pour accélérer les événements du film ? Allez savoir. Mais dans sa totalité je l'ai adoré, par sa réalisation comme ses effets spéciaux. (Je ne m'y connais pas trop en cinématographie, mais j'ai trouvé qu'il était plutôt bien fait ). Ce film m'a donc replongé dans les creepypasta et j'ai eu quelques idées !

Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture !


Les jeunes gens se rendirent à leur école, plaisantant sur le chemin. À leur arrivée devant le complexe éducatif, la fratrie se sentit brutalement observée, et objet de toutes les attentions ainsi que des discutions. Les cadettes se tournèrent vers leurs frères avec un regard réprobateur. Le couple fit l'ignorant, les faisant soupirer avec exaspération.

- Vous ne pouviez pas vous en empêcher, hein ? accusa Sally.

- C'était ça ou une fin dans le sang, répondit Jeff en baillant. Profitez qu'on attire l'attention pour aller en cours tranquille.

- Il n'a pas tort, imouto, concéda Sadako en prenant la main de la poltergeist. On ne devrait pas être embêtée.

Bien que peu convaincue, la petite la suivit, jetant un dernier coup d'œil meurtrier à ses aînés, leur faisant comprendre qu'elle raconterait tout à Slender. Les jeunes hommes soupirèrent, et entrèrent dans le bâtiment pour passer à leur casier. Les insultes manquant cruellement d'imaginations fusaient à leur passage, certaines filles étaient visiblement blessées, comprenant pourquoi leurs charmes ne fonctionnaient pas.

Pour en rajouter une couche, Jeff ne se priva pas de caresser les reins de son compagnon qui fouillait dans son casier, se rapprochant de lui avec un large sourire provoquant. La plupart des élèves qui les dévisageaient détournèrent les yeux, quant aux autres, ils pouvaient se buter autant qu'ils le voulaient, ils mourront avant eux de toute façon. Ils montèrent en classe pour s'installer, Astrid venant les voir, visiblement peinée mais résolut.

- Tu t'en fou ? osa demander le tueur, son amant lui faisant les gros yeux.

- Je vous ai bien plus côtoyé que les autres, j'ai fini par le deviner, sourit-elle pauvrement.

- Ça ce voyait tant que ça ? fit Jack avec surprise.

- Je dois avouer que tu faisais plus attention que Jeff, avoua la déléguée, le concerné levant les yeux au ciel en secouant la tête, preuve qu'il en avait passablement rien à faire. La nouvelle a vraiment l'effet d'une bombe, on en oublierait presque les meurtres.

- À ce point ? souffla le cannibale, un peu désespéré, peinant à y croire.

- Vous êtes le premier couple de garçons à se montrer. Qui plus est, aussi... Ouvertement.

- Par contre une fille peu presque se faire baiser dans le couloir, personne ne réagit, soupira Jeff avec exaspération. Putain d'époque...

- Ah, voilà les deux tapettes !

Les trois se tournèrent vers l'entrée de la classe pour voir une bande d'adolescents les accoster avec la net intention de mettre leur grain de sel. Ils fixèrent le tueur dans sa posture nonchalante. Ce dernier était adossé contre le mur, mains dans la poche ventrale, assit avec ses talons sur le bord de la chaise, et les genoux écartés. Le garçon ne réagit pas, continuant de les regarder dans le blanc des yeux, les mettant vite mal à l'aise.

- Je suis persuadé que c'est lui qui se fait défoncer ! rit ce qui était visiblement la tête du groupe.

- Et ?

Prit au dépourvu par la réponse, il le dévisagea avec surprise, ses amis n'en menant pas large alors que tous cessèrent de rire. Jeff sourit avec amusement et moquerie, c'était trop facile de les perturber avec un si petit mot. L'être humain est tellement fragile. Il pensa à leur si jolies nuques, au bruit qu'elles lorsqu'il les craquerait de sa poigne. Une euphorie malsaine grouilla à l'intérieur de lui, élargissant ses yeux en lui conférant un regard oblique et un petit sourire pervers. Le coup qu'il savait malencontreux dans la table par le bout du pied de Jack le ramena à la raison.

- Désolé, on ne fait pas dans le plan à trois, donc, zou ! Aller, aller ! rétorqua-t-il en balançant dédaigneusement sa main vers la porte, avant de la remettre dans sa poche ventrale pour serrer les poings, doigt par doigts, afin de garder son calme.

- Pour qui tu te prends, espèce de pédé dégénéré ! s'énerva de suite le chef en allant l'attraper par le col, ses nerfs se chauffant plus encore en voyant qu'il n'était nullement impressionné, mais amusé.

- Aah, me fait pas rire, tu sais bien que tu vas perdre à ce jeu là.

- Cogne-le, Rody !

- Ouais, laisse pas ça passer !

Écoutant les bonnes paroles derrière lui, l'adolescent monta son poing pour l'abattre vers le jeune homme. Bien que soulevé du sol, Jeff stoppa le coup d'une main avec une facilité déconcertante, ses yeux s'écarquillant un peu avec folie. La peur qu'il sentait affluer dans les veines gorgées de sang l'enveloppait d'exaltation, la seule envie de les ouvrir animait ses pensées. Peu à peu, il resserra sa poigne, craquant les doigts du caïd qui chercha rapidement à se défaire après l'avoir reposer. Il cria en sentant deux os se disloquer, puis se casser. Le bruit fit frémir les spectateurs d'horreur, personne n'osant intervenir, voyant dans ses prunelles que le tueur était prêt à aller plus loin.

- C'est bon, Jeffy, fit calmement Jack, loin de cacher sa satisfaction. Je pense qu'il a comprit le principal.

Revenant à lui, le jeune homme lâcha sa victime qui s'éloigna le plus vite possible avec ses amis. En suivant leur départ chaotique avec un sourire sadique, il croisa les yeux interloqués d'Astrid, elle était un peu choquée mais surtout terriblement surprise. Timidement, après une hésitation, elle vint tâter son biceps.

- On ne croirait pas que tu as autant force... Tu as plus les propriétés d'une fritte macdo que d'un surgelé...

Le couple explosa de rire, ne s'attendant pas à une comparaison aussi étrange. Non, décidément ils appréciaient vraiment cette fille ! Le professeur arriva, leur demandant de se calmer, et de s'asseoir correctement, la sonnerie raisonnant dans tout le bâtiment. Les deux cours qu'ils eurent se passèrent sans encombre, même lorsqu'ils changèrent de salle, personne ne vint les embêter. Astrid leur confia que depuis qu'elle était leur amie, plus personne ne s'en prenait à elle, les remerciant même s'ils n'avaient pas fait exprès. Les garçons lui ébouriffèrent les cheveux, la charriant un peu comme réponse, satisfait qu'elle était enfin tranquille.

La journée se passa presque de la même façon, les élèves les esquivant de crainte d'avoir des os brisés. Jeff fut convoqué par le directeur après les cours, sa fratrie l'accompagnant. Lorsque vint son tour de rentrer dans le bureau, il embrassa son amant en demandant de lui donner du courage. Jack s'amusa de son comportement, se doutant que c'était juste pour impatienter le quinquagénaire homophobe. Il fit donc traîner la chose en serrant intimement l'autre contre son corps. Le rappel à l'ordre avec une excuse de pudeur les sépara dans un soupir commun, le convoqué rentrant dans la pièce. Il y resta de longue minutes, son rire passant les cloisons à un moment avant que le directeur ne le mette dehors.

Les frangins rentrèrent aux manoirs, heureux d'être en week-end. Rien de bien spécial ne se passa lors de la soirée, ni dans la mâtiné du lendemain, mais dans l'après-midi quelqu'un arriva en trompe en criant dans l'entrée. Les jeunes allèrent voir Offenderman, ayant reconnu sa voix et curieux de le voir si énervé.

- Oncle Fendy ! s'exclama gaiement Sally en se jetant contre son bras, zone la plus couverte de son corps et par conséquent, la plus sûre.

- Coucou, pupuce ! Où est Slender ? J'ai deux mots à lui dire !

- Oula, ça à l'air grave, sourit moqueusement Jack.

- Penses-tu ! Pour une fois que c'est pas nous qui faisons des conneries ! renchéri Jeff en pouffant.

- SLENDERMAN !

- Ah...

- Le nom complet, c'est vraiment très grave...

- Ah, soupira l'appeler en arrivant, descendant les escalier. Mon cher frère, aurais-tu l'extrême amabilité de ne pas-

- Non ! Non j'ai pas d'amabilité quand un membre de ta communauté défonce mes filles dans tous les sens du terme !

- Hein ? firent les plus jeunes, perdus.

- Tes filles..., souffla Jeff en commençant à comprendre.

- Ouais, j'ai un réseau de succubes, je leur donne de quoi se nourrir et au passage ça fait du fric ! Mais depuis quelque temps elles se font toute buter en s'occupant de TON pote ! accusa Offenderman en pointant son aîné du doigt.

- Mais de quoi tu parles ? Tu es sûr que ça vient de chez nous ?

- Je peux confondre beaucoup de personne, mais Laughing Jack reste unique en son genre ! Surtout dans ses méthodes !

Le coupable enfin révélé jeta un froid, l'ambiance devenant palpable. Jeff dévisagea son oncle en mettant doucement des liens logiques avec les précédents événements, devenant étonnement blême. Jack était plutôt sombrement sérieux, et les deux petites s'échangèrent un regard inquiet, surprises.

- Viens dans mon bureau, demanda Slender, sa voix faisant comprendre qu'il n'était pas surpris de la nouvelle, et que celle-ci était plus dramatique qu'ils ne le croyaient.

Les frères montèrent à l'étage en silence, laissant les enfants les regarder disparaître de leur champs de vision. Un lourd silence prit place, la fratrie se posant énormément de question. Sally finit par prendre la parole.

- C'est quoi une succube ?

- Ah, souffla Jack avec un petit sursaut, ne s'attendant pas à être sortie si innocemment de ses pensées, cherchant ses mots. C'est... Comment dire...

- Une femme à moitié chèvre qui dévore l'énergie en baisant, répondit Jeff à sa place, visiblement plus préoccupé par les faits qu'à formuler élégamment ses paroles.

- Je t'en pris ! grogna son amant, sa petite sœur rougissant jusqu'aux racines en plaquant ses mains sur ses oreilles, aussi profondément gênée que Sadako.

- Viens avec moi, on va voir ça.

- Quoi ! T'es devenu dingue ?

- Tu oses me demander ça ? rétorqua l'autre en haussant un sourcil, un sourire en coin.

- Ne fait l'idiot, c'est pas le moment ! Slender sera furieux si on fait ça !

- Tu n'as pas envie de savoir ?

Pris au piège, le cannibale se referma un peu sur lui même, fixant les prunelles de son compagnon en hésitant. Bien sûr qu'il était curieux, évidement qu'il avait des questions, qui ne pourrait pas ? Il tourna les talons en soupirant, passant ses doigts dans ses cheveux, tiré entre sa raison et son instinct d'enquêteur. Il baissa finalement les bras, et fit un geste de la main pour faire comprendre à Jeff de passer devant. Ce dernier sourit, plutôt doucement, visiblement soulagé qu'il l'accompagne.

- Vous n'avez pas besoin de nous couvrir, fit-il vers leurs cadettes. Ne vous attirez pas d'ennuis à cause de nous.

- Vous êtes sûr ? On peut prétexter une chasse, suggéra Sadako.

- Slender n'est pas idiot, il saura de suite que c'est faux, ne vous en faites pas, et s'il vous pose la question soyez honnête.

- Comme tu voudras...

- Allons-y, EJ.

Ils sortirent, et allèrent dans une partie du monde humain que Offenderman occupait. C'était une rue portée sur la prostitution, quelque part en Inde, ils durent utiliser un charme pour marcher entre les filles. Elles étaient plutôt surprise de les voir ici, se demandant ce que des adolescents leur voulaient, leur politique ne leur autorisant pas à leur rendre service. Le couple trouva alors une prostituée portant un pendentif particulier, et s'approchèrent.

- On vient de la part de Fendy, déclara Jack.

- Pour ? demanda-t-elle en replaçant ses cheveux.

- Vous aimez les horoscopes chinois ? Je paris que vous êtes de l'année de la chèvre.

Elle le regarda plus sérieusement, comprenant enfin. Après un signe de tête pour leur indiquer de la suivre, elle les conduisit dans un bâtiment, passant visiblement dans les coulisses de la boîte de strip-tease d'à côté. Arrivé dans un long couloir, la musique se faisant à peine entendre, elle s'arrêta.

- La dernière est dans la chambre 58, Fendy est partie avant de retirer son corps, et on ne peut pas..., déclara la brune en ne pouvant finir sa phrase, la gorge serrée.

- On va faire en sorte que ça n'arrive plus, fit Jack pour la rassurer, connaissant la solidarité des succubes entre elles. Où il les met normalement ?

- Derrière, dans l'incinérateur...

Elle partit sans plus de cérémonie pour aller reprendre son service, laissant les adolescents traversé le couloir. Une fois devant la bonne porte, Jeff hésita soudainement à l'ouvrir, fixant un peu la poignet en s'inquiétant de ce qu'il pourrait découvrir derrière. Son amant lui laissa le temps dont il avait besoin, prêt à l'épauler. Le tueur poussa un profond soupir, reprenant son apparence maudite avec son compagnon pour avoir ses pleines capacités, et ouvrit la porte.

La chambre était dans un style moderne, son rouge et sa décoration érotique teintant la pièce. Seule tâche au tableau, le cadavre de succube éclaté sur le lit, ses organes et chaires répandus du sol au plafond. Son visage était explosé et déchiqueté, méconnaissable, la preuve de ses origines était les poils et sabots sur les jambes miraculeusement encore entières, bien que dans un sale état. Jack posa une main sur sa bouche, aussi choqué que son concubin, ils s'attendaient à une boucherie mais pas à ce point. Le carmin de la chambre devait cacher un peu le sang, et donc minimiser l'état général.

Le voleur d'organe vit la main de son amant trembler un peu, ce dernier pétrifié devant la scène macabre. Doucement, il vint attraper sa paume, le faisant sursauter en le sortant de ses pensées. Le tueur passa son autre main sur son visage, se reprenant comme il le pouvait. La même hypothèse avait afflué dans leur esprit : ça aurait pu être Jeff.

Le jeune homme se reprit enfin et ils commencèrent à rassembler les morceaux du cadavre, enroulant le tout dans les draps pour le transporter à l'arrière. Ils le jetèrent dans l'incinérateur et démarrèrent ce dernier, étant désormais couvert de sang. Celui d'une succube était particulier, collant et gluant, difficile à enlever, si ce n'est pas impossible. N'étant plus à ça près, ils commencèrent à nettoyer la chambre, trouvant rapidement des produits et chiffons. L'aile étant réservé aux démones, ils ne risquaient pas d'être vu à leur insu, l'une d'elle vint même leur donner un coup de main lors de sa pause. Les jeunes virent alors là une occasion parfaite pour se renseigner.

- Merci de nous aider, fit Jack, encore peu habitué à voir une femme à moitié chèvre. Si jamais ça ne va vraiment pas, n'hésitez pas à sortir, on peut s'en charger.

- C'est juste du sang, sourit pauvrement celle-ci. C'était plus dur avec son corps...

- Ça arrive souvent ?

- Depuis quelques semaines, de façon hebdomadaire, un type vient et demande des succubes, il en a vu une deux fois avant de la tuer.

- Pourquoi ? S'il voulait changer il n'avait qu'à le dire...

- En fait, Jinhaw nous racontait qu'il n'était pas des plus performant, elle voulait lui donner des conseilles... C'est peut-être pour ça que...

- Ne vous forcez pas, ça ira, l'apaisa l'amateur de chaire humaine. Vous savez autre chose sur lui ?

- Apparemment, il lui demandait de changer d'apparence. Ça nous demande énormément d'énergie mais il troquait la sienne pour compenser, la laissant en prendre autant qu'elle le voulait, un avantage qui l'avait convaincu. Mais elle était un peu déçue qu'il préfère avoir un gamin plutôt qu'une femme.

N'ayant pas besoin de plus, le couple comprit de suite ce que faisait Laughing Jack. Afin de ne pas céder à ses pulsions envers Jeff, il était allé voir des succubes en leur demandant de prendre son apparence. L'aveu de ses mauvaises compétences sexuelles avait du être un déclencheur de rage et l'être maudit s'était déchaîné, reprenant ses vieilles habitudes.

La pause de la succube se termina, et elle partie reprendre son service, Offenderman arriva quelques minutes après. L'homme fut plus surpris de voir les garçons nettoyer que de leur présence.

- Vous avez bien bossé, constata-t-il.

- C'était mal partie au début, essaya de plaisanter Jack. Maintenant on est couvert de sang, c'est pas discret.

- Je vous téléporterais, ce n'est pas un soucis. Pauvre Marakhy, elle avait un bel esprit. Vous comprendrez que je ne peux plus accepter LJ, c'est la cinquième à y passer, si je continue comme ça je vais être à perte. Sans compter que les autres vont se barrer.

- Il n'avait pas à faire ça. Je pense que Slender va à nouveau avoir une discussion avec lui, de toute façon.

- Jeffy, tu devrais faire attention à toi et éviter d'être seul pendant quelque temps, on ne sait pas comment il pourrait réagir.

L'adolescent ne répondit pas, bien sûr il aurait voulu dire qu'il savait se défendre, mais son aîné le connaissait par cœur, sachant comment le rendre faible. Combien de fois s'était-il retrouvé dans une mauvaise position ? La dernière fois, Jack l'avait sauvé mais il aurait pu finir comme cette pauvre succube. Il mentirait s'il disait ne pas être inquiet, ça ne lui plaisait pas d'être la princesse à protéger mais mieux valait être prudent.

Une fois la pièce propre, du moins, grandement nettoyée, Offenderman téléporta ses neveux dans la dimension maudite, repartant juste après. Le couple marcha en silence jusqu'au manoir, rejoint en chemin par Smile dog qui se promenait. Ils commençaient à monter le perron que la porte d'entrée s'ouvrit. Ce n'était pas Sally, sinon Jack l'aurait déjà réceptionné en plus d'avoir sentit sa présence avec Jeff. En levant les yeux, ce dernier eu un mouvement de recul, son amant se plaçant légèrement devant lui. C'était idiot, mais ça le rassurait plus que ça ne l'agaçait. Le tueur avait cessé de vouloir tenir tête physiquement à Laughing Jack, il avait assez de fois manqué de mourir. Encore.

Le clown monochrome ne leur porta aucune attention, descendant l'escalier d'un rythme monotone. Sa discussion avec Slender était visiblement terminée, et sa conclusion le secouait. Il s'arrêta une fois qu'il fut en bas des marches, puis se retourna un peu, lentement. Son ancien élève fut terriblement surpris du regard abattu qu'il lui jeta, le remord brillant dans ses iris grise.

- Je suis sincèrement désolé, Jeff... J'ai vraiment tout essayé...

L'interpellé préféra ne pas répondre, bien que piqué de curiosité. Il regarda son oncle se retourner et disparaître dans un nuage de fumé noire, observant la place vide quelques secondes. Jack, derrière lui, toucha son bras du bout des doigts, attirant son attention avant de sourire doucement pour l'apaiser. Pas besoin d'être télépathe pour deviner la tourmente qui se déchaînait tel un typhon dans l'esprit du jeune homme. Il reçut un léger sourire, plus un réflexe nerveux face au sien qu'autre chose, mais ça lui fit plaisir.

Ils rentrèrent ensuite dans le manoir, et, après une brève hésitation, montèrent voir Slender dans son bureau. Le cannibale resta le poing en suspend alors qu'il allait frapper, la porte s'ouvrant avant. Le couple entra donc, voyant un bout de tentacule finir de se rétracter dans le dos de leur protecteur. Ils ne surent pas s'il allait répondre à leurs interrogations. Ce ne serait pas la première fois que le démon détournait leur attention, où retournait les phrases pour laisser les sujets flous.

- On a croisé oncle L.J, commença Eyeless Jack. Vous avez parlé ?

- Oui, fit Slender, les surprenant un peu qu'il ne tourne pas autour du pot. Et il a décidé de lui même de s'éloigner, prendre ses quartiers ailleurs quelques temps.

- Il s'est excusé, et m'a dit qu'il avait tout essayé, lança Jeff. Qu'est-ce qu'il a fait ?

Slender leva le menton pour les regarder, arrêtant d'écrire sur les nombreux documents proprement posés devant lui. Il hésita à répondre, mais se résolut à ne plus cacher de détails au risque que ses protégés se mettent en danger inutilement.

- Il a essayé de reprendre une relation normal avec toi, et ça a bien faillit réussir après son sevrage. Cependant, j'ai eu des rapports d'"incidents" disant qu'il avait à nouveau goûté à ton énergie. Il n'a cessé de résister depuis, mais l'attrait était de plus en plus fort, irrésistible. Il a donc pensé qu'en faisant appelle à des succubes, il pourrait combler ce manque par le visuel. Visiblement, ce fut un échec aussi. Il préfère donc garder une correspondance à distance avec nous, et enverra Helen en cas de besoin urgent. Un nouveau sevrage est nécessaire, et il marchera.

- Comment on peut en être sûr ? cracha Jeff. Après le dernier, il n'a pas mit deux ans avant de me ressauter dessus !

- Parce que cette fois, c'est lui qui le décide. Lorsque le mental fait le premier pas...

- Le corps suit naturellement, compléta Jack, tous connaissant le dicton.

- Je le sentirais s'il s'approche d'ici, ne t'en fais pas.

- Je ne m'inquiète pas, grogna le tueur, agacé d'être ainsi materné, croisant les bras. Eh puis, cette addiction à l'énergie noire, ça ne risque pas de nous arriver aussi à EJ et moi ?

- Non.

- Pourquoi ?

- Parce que vous êtes des malédictions, pas des démons. Vous vous nourrissez des âmes humaines, de leurs peurs, leurs tourments. Les démons tels que Laughing Jack, Sadako, ou moi même, pouvons aussi nous nourrir des malédictions, ce qui nous permet de les réguler comme de disparaître assez de temps si nous risquons d'être découvert.

Comprenant enfin comment se déroulait les choses, les deux adolescents déglutirent. Plusieurs fois, ils avaient eu à faire à de nouvelles malédictions qui s'en prenaient à tout le monde, bien malgré leur impuissance face à des compères. Seulement, lorsque le recrutement échouait, elles disparaissaient mystérieusement. En y repensant, c'était Laughing Jack qui se chargeait de ce genre d'affaire.

Jeff se sentit terriblement stupide. Il était tellement aveuglé par sa colère et son agacement qu'il n'avait pas su voir au delà de la drague obsessionnelle de son ex. Peut-être que le cris de détresse avait été poussé bien avant ce jour, mais qu'il avait été tout simplement incapable de l'entendre. Son amant avait raison, son oncle était malade et avait besoin d'aide. Au lieu de ça, il n'avait fait que fuir sans prévenir son mentor.

Quelque part, il avait craint qu'en alarmant Slender sur le harcèlement, LJ soit exécuté en étant jugé irrécupérable. Savoir qu'il avait lui même choisi de s'éloigner de lui pour se sevrer le rassurait. Il pouvait enfin se détendre, apprécier d'être seul dans une pièce, et non chercher discrètement à toujours être accompagné. Il pouvait désormais savourer les présences de ses proches parce qu'il le voulait, et non par nécessité pour sa survie.

- Nous dînerons tôt ce soir, j'ai une réunion, déclara Slender, le sortant de ses pensées. Quant à demain, je me vois dans l'obligation de vous laisser seul, alors si vous sortez pour une chasse, prenez bien un coin loin de l'Amérique, et surtout en pleine nuit.

- L'obscurité est notre meilleure alliée, fit Jeff en récitant la première règle de chasse.

Le couple se retira respectueusement, se sentant désormais plus léger. Ils rejoignirent leurs sœurs pour regarder la télé, mais n'étaient qu'à moitié attentif à ce qui se passait. Jack gardait un bras autour des reins de Jeff, qui était appuyé contre lui, ses jambes recroquevillées sur le canapé. Les mains du tueur jouait avec les longues mèches de Sadako, cette dernière reposant sa tête sur ses cuisses.

La fin de l'après-midi passa calmement. Un apaisement que personne n'avait revu depuis un moment régnant enfin au manoir. Comme prévu, ils dînèrent tôt, Sally montant l'assiette de BEN jusqu'à la chambre de ce dernier. La pauvre malédiction se battaient contre les preuves trop évidente qui commençaient à circuler sur eux dans le monde virtuel.

Avec l'avancé de la technologie, et ce déplacement de l'instinct de survie en prenant une vidéo avec un téléphone, les humains se mettaient à disperser pas mal de chose sur internet. Leurs légendes désormais racontées par des milliers de personnes et ce, dans des langues différentes, ils étaient souvent attirés par des appelles. Parfois même, des rituels. Ils se déplaçaient pour quelques cas, mais pas tous, afin de garder assez de mystère pour que les gens restent des imbéciles inconscients.

BEN avait même conçu différentes fausses vidéos de la malédiction de Sadako, les lançant sur le web pour faire perduré la légende macabre. Il s'amusait à espionner certaine personne, et à les appeler en se faisant passer pour un mauvais numéro, effrayant ses victimes naïvement rassurées. Lorsque les vraies images, désormais sur DVD car rare était ceux pouvant lire les cassettes, étaient disponibles, les humains n'y voyaient là qu'une vidéo à sensation de plus. Ils ne prenaient délicieusement pas garde, les échos retentissant depuis toute la planète.

Pour Jeff, c'était différent. Esprit nomade, il n'était soumis qu'à ses propres désires, sa malédiction sur une âme commençant et finissant dans la même minute. Récemment, il avait des appelles par le biais de rituels avec une planche de Ouija, des admiratrices désirant le rencontrer, et le repaître de leurs âmes. La première fois qu'il s'était vraiment déplacé, il a été plutôt décontenancé.

Il avait l'habitude qu'on le craint, hurle à son entrée, frisant la crise cardiaque sous sa beauté brûlée et tranchée au couteau. Quel fut son choc que l'une des trois filles se jette sur lui en le serrant dans ses bras, pleurant de joie, ses copines hurlants derrière elles. C'était pas du tout le même déroulement qu'à l'accoutumé. Il avait fini par se ressaisir, et trancher ces jolies gorges avant que les adolescentes ne finissent de poster sa photo sur facebook.

Depuis cet incident, tous étaient prudent, se méfiant des caméras. Enfin, des cas comme quelques coucheries surprises en pleines ruelles désertes apparaissait parfois sur les vidéos de sécurités. Les humains étaient heureusement très terre à terre pour la plupart des domaines, et jetait ces vidéos sans y prendre garde. Ils pensaient à des costumes bien réalisé, et, ou, des adolescents rebelles en quête d'adrénaline.

Deuxième ennemi, très dangereux cette fois : la science. Nombreuses sont leurs scènes de crime où ils risquaient de laisser des traces ADN, que ce soit des cheveux, du sang, ou même autre chose. En ce moment, une enquête tournait sur la dernière petite soirée entre amoureux de EJ et Jeff, car des liquides séminaux avaient été trouvé au sol, mais les correspondances étaient faussées. Jack n'avait jamais existé, aucun papier ne parlant de lui. Quant à Jeff, brûlé, il n'avait pas d'empreintes, mais était déjà déclaré mort depuis ses quinze ans en mille neuf-cent soixante-quatorze.

Cependant, son corps ayant été introuvable, des avis de recherche sur lui commençait à circuler. Son portrait le représentait tel qu'il devrait être de nos jours, un homme caucasien de quarante-cinq ans, les cheveux noirs un peu hirsutes, de vilaines cicatrices le long de ses joues, et des yeux aveugles sans paupières. Les enquêtes étaient ré-ouverte, certaines affaires auxquelles il était vraiment lier remontant à la surface depuis les tréfonds de la section des irrésolues. L'étrangeté de l'affaire pourrait attirer des chasseurs tel que les Grims. La communauté avait autre chose à faire que de s'occuper de ça.

Histoire de se changer les idées, les précédentes discussions les ayant rendu maussades, la fratrie décida de se faire un petit massacre nocturne. Ils rentrèrent, hilare en échangeant les différents points de vue sur la panique qu'ils avaient causé, et se douchèrent. Dans leur lit, Jeff ne fit que se retourner indéfiniment, incapable de trouver le sommeil même après la délicieuse étreinte endiablée qu'il avait eu avec son amant. Ce dernier ne dormait pas non plus, dérangé par les gesticulations à côté de lui. Il se redressa sur les coudes pour croiser le regard de l'autre qui avait son bandeau sur le front, les yeux jusqu'à lors fixé avec agacement sur le plafond.

- Tu veux qu'on aille faire un tour ? Il fait nuit noir en Amérique, et ce soir est sans lune, on devrait passer facilement inaperçue dans les rues désertes.

La proposition du cannibale fut plus que tentante, alors il se redressa en signe d'acceptation. Ils s'habillèrent sobrement, mais chaudement, quittant le manoir pour traversé la forêt. Ils atterrirent ensuite à Los Angeles, dans un port plongé dans le noir. Leurs pas et le silence les menèrent vers les quais, ils se posèrent sur un banc afin de contempler la mer. Le vent salin leur faisait un bien fou, leur capuche tenue en place grâce à leur écharpe leur tenant chaud.

Jack passa un bras autour des épaules de son voisin afin de le rapprocher de lui, tous deux ignorant royalement les deux hommes passant plus loin derrière eux. Ils restèrent silencieux, les lèvres du garçon sans yeux effleurant la pommette du psychopathe semblant enfin se tranquilliser. La dispute des deux visiteurs les amusèrent. Un véritable vieux couple. Il était évident qu'ils se côtoyaient depuis longtemps.

L'un d'eux fini par s'agacer, s'avançant un peu vers les adolescents, son partenaire le suivant en refusant d'en rester sur un soupire. Leur dispute se stoppa alors qu'ils étaient à une vingtaine de mètres des deux malédictions, un son strident et magnétique retentissant. Jeff leva les yeux vers son amant, l'air aussi intrigué et perplexe que lui. Ils restèrent de dos, ne voulant pas montrer leurs visages qui pourrait les trahir.

- Qu'est-ce que..., fit l'un des deux hommes surpris.

- Je comprend pas pourquoi il s'allume, il n'y a personne ici.

- Rectification, Einstein, y'a un gentil couple juste là, et je te ferais également remarquer qu'avec tes âneries tu les déranges ! Pardon, hein ! On s'en va.

- Nan, attend... C'est pas normal qu'il réagisse aussi fort, chuchota son ami en sortant son appareil qui sifflait toujours de manière constante. Il y a quelque chose...

Un silence sombre s'abattit sur la place, les malédictions comprenant rapidement à qui ils avaient à faire : des chasseurs. Ils se levèrent lentement, restant dans la même configuration qu'en étant assis, et commencèrent à partir discrètement. Ce fut sans compté sur l'homme qui ne tenait pas la machine. Il les interpella, suspicieux.

- Hey ! On peut discuté ? Vous avez bien cinq minutes, non ?

- Attend...

Il n'écouta pas les mises en garde de son partenaire, et s'approcha du couple qui s'était figé. D'abord à petit, puis à grand pas, il finit par poser la main sur l'épaule de Jack, entre la tête des tourtereaux. Les deux se retournèrent, prenant un air désappointé, leur apparence humaine en place.

- Quoi ? siffla Jeff d'une voix amère.

- Oh euh... Pardon, non rien, bonne soirée, sourit l'homme, ayant été surpris qu'ils soient deux garçons.

- Ouais, c'est ça...

Ils s'éloignèrent, leurs charmes temporaires se brisant après quelques mètres ; c'était moins une. Le rire qui serra leur gorge fut difficilement contenue, le couple prenant allègrement la fuite après cette poussée d'adrénaline. Ils entendirent néanmoins un dernier échange entre les chasseurs, le collègue du plus téméraire prenant la parole le premier.

- C'est bon, on peut rentrer se coucher ? Parce que t'as déjà bousillé ma nuit dernière, Dean !

- Tu étais adorable avec un taco dégoulinant sur le front, Sammy ! se moqua-t-il en partant avec lui.