Saving Edward
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer, et l'histoire provient de l'imagination de twiXlite, je ne fais que traduire sa magnifique histoire…
Vous savez quoi ? Je crois que j'ai besoin de sommeil. J'ai annoncé à certains, en RAR, que ce chapitre serait un POV Bella. Bon, c'est vrai que ce n'est pas entièrement faux. Mais ce n'est pas vrai non plus^^. Donc, désolée ! Je vais songer à m'acheter des lunettes… Et il était long, celui-là ! J'ai bien cru que je ne pourrais pas poster ce soir…
Et bien évidemment, je remercie tous les reviewers, de plus en plus nombreux ! Je n'arrive pas à croire qu'on approche des 200 reviews… une nouvelle fois un grand MERCI !
Sinon, dès le prochain chapitre, on commence les choses sérieuses… On a qu'à dire que ceci n'était qu'un avant-bouche (c'est plus approprié qu'un amuse-gueule, à mon avis^^). Et je vais essayer de poster le chapitre 13 demain, il est plus court… Voilà, voilà, bonne lecture à tous !
Chapitre 12 : Secrets
Bella POV
- Je… hum, j'ai des troubles alimentaires.
Je n'arrivais pas à croire ce que j'entendais. Je veux dire, je savais qu'il y avait un problème sérieux avec lui, mais je n'imaginai pas des troubles alimentaires. Je pensais à la drogue ou autre chose dans ce genre-là.
Maintenant, je pouvais voir ce qui se cachait derrière tout ça. Pourquoi il arborait toujours un tel air de souffrance, la façon dont il se tenait, la tristesse dans ses yeux. Il se déteste, songeai-je tristement. Je ne pus m'empêcher de laisser cette expression traverser mon visage. Je savais qu'elle était emplie de compassion et de pitié, et je ne voulais pas qu'il croie avoir fait une erreur en me révélant ça. Je posai doucement ma main sur la sienne, et je fus surprise lorsqu'il ne la retire pas, compte tenu ce qu'il m'avait dit de son aversion pour les contacts physiques. Il scruta ma main, avec le même air qu'en biologie, un mélange de surprise et de peur. Il sembla alors légèrement s'apaiser. Il semblait souffrir, et fatigué, comme si ça lui avait coûté beaucoup d'effort pour laisser échapper ces simples mots.
Ça a du être difficile, songeai-je. Il cachait certainement ça depuis longtemps. Décider d'en parler est un grand pas. Et j'étais contente que ce soit à moi qu'il ait décidé d'en parler. Je désirais l'aider autant que je le pourrai. Même si je ne savais pas comment.
- Hum… Et ta famille, est-ce qu'ils…, commençai-je.
- Oui, ils sont au courant.
La souffrance qu'arborait son visage m'était intolérable à voir. Ça me fendait le cœur. J'ignorai pourquoi, mais je sentais comme un lien, avec Edward. Un lien que je ne laisserais pas s'échapper.
Il me regarda, avec cette tristesse dans ses yeux. Mais il y avait autre chose. Du… soulagement ? Il semblait soulagé d'avoir finalement trouvé le courage de parler à quelqu'un. Cependant, cette expression disparut lorsqu'il me dévisagea. La douleur revint, et il se retourna, prenant son blouson. Il se leva pour partir, en murmurant :
- Je suis désolé, je n'aurais pas du t'en parler. Je n'aurais pas du te mêler à ça.
- Non, attends, le retins-je, et il s'arrêta. Edward. Je veux savoir. Parle-moi.
Edward POV
Est-ce que je l'ai bien entendue ? Elle veut toujours me connaître ? Même après ce que je viens juste de lui dire ?
Cette fille était vraiment unique. D'accord, elle m'avait lancé le même regard que ma famille me donnait depuis le mois dernier, après qu'ils aient tout découvert, mais il y avait quelque chose de différent dans son expression. Qui me disait qu'elle voulait savoir. Elle voulait vraiment savoir. J'avais le sentiment qu'elle désirait faire tout ce qu'elle pourrait pour aider. Je ne voulais pas la blesser et lui dire qu'il n'y avait rien qui puisse m'aider. Je l'ai su dès que j'ai accepté le stupide marché de Carlisle, vendredi. Ils allaient faire mes bagages et m'envoyer à Seattle d'ici très peu de temps. Je ne reverrai probablement jamais Bella.
Je me retournai et la dévisageai. Elle me lança un regard suppliant.
- S'il te plaît. Parle-moi.
Elle voulait vraiment savoir, hein ? Je me rassis face à elle, ne croisant pas son regard. Elle posa sa main sur la mienne, et de nouveau, je ne la retirai pas. Je commençai à avoir confiance en cette fille, ce qui était un énorme progrès de ma part. Je n'ai jamais beaucoup accordé ma confiance, même lorsque mes parents étaient vivants, et certainement pas plus depuis leur mort. Je ne l'avais pas réellement fait depuis qu'ils ont disparu, mais pour une raison inconnue, j'étais obligé de parler à cette fille. De lui faire confiance.
- Qu'est-ce que tu veux savoir ? soufflai-je, d'une voix à peine plus forte qu'un murmure, croisant finalement son regard.
- Et bien… hum, pourquoi ? demanda-t-elle. Pourquoi est-ce que tu as commencé ?
- Je ne sais pas, lui répondis-je franchement.
Je ne savais pas. C'était seulement ce dont j'avais besoin à ce moment-là. J'ignorai que cela prendrait de telles proportions, jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
- Je… hum… je suppose que c'était une manière de faire face à tout ça, tu vois ? Une façon de relativiser les choses.
- Quelles choses ? s'enquit-elle.
J'avais oublié que je ne lui avais pas parlé de mes parents. Elle croyait que Carlisle et Esmé étaient mes parents biologiques.
- Hum…
Je ne savais pas vraiment comment expliquer. Je n'en avais jamais eu besoin.
- Tu te souviens de Carlisle et Esmé ?
Elle acquiesça, confuse.
- Ce ne sont pas mes vrais parents. Mes véritables parents sont morts quand j'avais sept ans. Je suppose que je n'ai jamais réussi à m'y faire.
Sa main alla doucement se poser sur sa bouche, et son expression se fendit en une moue stupéfaite.
- Ne te méprends pas, Carlisle et Esmé sont les personnes les plus merveilleuses que j'aie rencontrée, et j'apprécie vraiment ce qu'ils ont fait pour moi, mais… je ne sais pas… j'ai juste…
Je m'interrompis, incapable de poursuivre. Je l'observai, elle arborait un air de profond chagrin. Est-ce qu'elle avait de la peine pour moi ? Je ne pouvais pas le croire.
- Même après que Carlisle et Esmé m'aient adopté, j'avais cet immense vide en moi. Il y avait cette douleur qui ne voulait pas s'en aller. Je n'arrivais pas à m'en débarrasser. Et quelques temps après, je me suis coupé en me faisant à déjeuner. J'avais fini par trouver quelque chose qui rendait ma souffrance émotionnelle plus facile à supporter. J'ai réalisé que je pouvais la remplacer par la douleur physique. Alors j'ai recommencé, de plus en plus, et pas seulement à me couper. J'ai cherché tous les moyens possibles pour me faire du mal, physiquement. Juste pour me distraire de la douleur de la perte de mes parents, je suppose.
J'étais heureux qu'elle m'ait laissé parler. Et qu'elle ne soit pas partie en courant. Alors j'ai continué. Sachant, ou du moins espérant, qu'elle ne me jugerait pas.
- Et alors, poursuivis-je, et alors, lorsque j'avais douze ans, j'ai eu une intoxication alimentaire. Je n'ai pas pu manger pendant une semaine. J'aimais le sentiment que ça me donnait, de ne pas manger. Même si j'étais malade, j'avais l'impression d'avoir le contrôle, tu comprends ? En fait, il y avait quelque chose de réel, un véritable vide physique qui apparaissait, comme si le vide émotionnel m'avait rongé pendant les cinq années précédentes. Alors, j'ai arrêté de manger. Et lorsque je ne pouvais pas faire autrement, je me faisais vomir.
- Ta famille n'a rien remarqué ? demanda-t-elle, et je secouai la tête.
- Non, c'était vraiment facile, bizarrement, de les duper. J'avais juste à être prudent. Cacher la nourriture, faire comme si je mangeais. Ça a marché pendant longtemps. Cinq ans, en fait, soupirai-je. C'était comme si j'étais enfin capable de maîtriser quelque chose qui n'était qu'un instinct. Je pouvais maîtriser ma faim. Ça me faisait me sentir fort, de dire non. De renier mes instincts naturels, et de voir les autres y céder. La plupart du temps, j'arrivais à sauter le petit-déjeuner ou le dîner, en prétendant que j'étais en retard pour l'école, en disant à Carlisle et Esmé que j'achèterai un truc sur le chemin, ou dans les distributeurs de l'école. Carlisle et Esmé n'avaient aucune raison de douter de moi. Je n'ai jamais rien pris à manger. Je pouvais éviter le dîner en feignant de m'endormir pendant que je faisais mes devoirs, en lisant, en regardant la télé ou autre chose. C'était toujours Esmé qui venait me voir, et elle ne me « réveillait » jamais, et elle me laissait tranquille.
Je poussai un nouveau soupir. Je ne pouvais pas croire que je lui racontais tous mes secrets. La souffrance de ma vie, comment je l'ai créée. Et pourtant, c'était si naturel de lui dire ça. C'était facile.
- J'avais un contrôle parfait. Même là où il aurait été si simple de manger, quand j'ai eu dix-sept ans, j'étais capable de tourner le dos comme ça, dis-je en claquant des doigts. C'était si simple. Mais même ça, ça n'atténuait pas la douleur de la mort de mes parents. J'ai commencé à m'enfoncer de plus en plus dans la dépression. Carlisle et Esmé voyaient bien que quelque chose ne tournait pas rond, et ils ont même essayé de me parler, quelques fois, mais je leur répondais juste que j'étais préoccupé par les cours, ou des trucs comme ça. Ils ne se doutaient de rien.
- Mais tu as dit qu'ils savaient, fit-elle doucement remarquer. Si tu ne leur as pas dit, comment est-ce qu'ils l'ont découvert?
- Et bien…
C'était la partie la plus difficile. A mes yeux, ce qui était le plus honteux. Mon échec.
- Quelques semaines avant qu'on déménage, je… hum… j'en ai eu assez et je…
Je m'interrompis, et elle comprit soudainement ce que j'avais fait.
- C'est de là qu'elles viennent ?
Elle remonta les manches de mon pull, exposant les profondes cicatrices de mes poignets, qui n'étaient pas encore totalement guéries. L'évidence physique de mon échec. J'acquiesçai, et rabaissai mes manches. Je ne supportai pas de les regarder, qu'elle les regarde.
- Oh, Edward.
Elle posa une main sur ma joue. Je m'écartai doucement, mais sa main resta là. Elle me fit lentement tourner la tête vers elle. Des larmes envahissaient ses yeux. Des larmes par ma faute.
- S'il te plaît, ne pleure pas.
Elle secouai la tête, murmurant quelque chose comme : « je ne peux pas m'en empêcher ».
- De toute façon, Alice m'a trouvé, et on m'a amené à l'hôpital. Ils ont fait des examens qui leur ont tout révélé. C'est comme ça, qu'ils ont tout découvert. Après ça, Carlisle et Esmé ont décidé que Chicago n'était pas le meilleur endroit pour nous, et nous avons emménagé ici. Tu es la seule personne à qui j'ai raconté tout ça. Tu es la seule personne à en savoir autant. Même ma famille ne sait pas depuis combien de temps que je me fais ça, bien que les examens de l'hôpital leur en donne une assez bonne idée.
Je secouai la tête, n'arrivant toujours pas à croire que je dévoilai presque mon âme à cette fille.
Elle leva les yeux vers moi. Elle avait encore les larmes aux yeux, mais il semblait qu'elle arrivait à se retenir.
- Alors, que s'est-il passé avec Emmett ?
- Et bien, c'était après que tu sois partie. Esmé nous a appelé pour le dîner. J'ai trouvé inutile de continuer à jouer le jeu de la « famille heureuse », comme on le faisait tous les jours, et je suis monté dans ma chambre. Je ne savais pas ce qui se passait au rez-de-chaussée, mais j'ai entendu des cris, et aussi quelque chose se briser. J'ai essayé de l'ignorer, et j'ai commencé à écouter de la musique.
Je secouai la tête, sachant que c'était à ce moment-là qu'Emmett avait décidé d'essayer me forcer à manger.
- Après une minute ou deux, la porte de ma chambre s'est ouverte. Je n'y ai pas fait attention, c'était devenu une habitude pour eux de me surveiller. Surtout depuis que je…
Je m'interrompis.
- …mais j'ai levé les yeux quand la porte ne s'est pas refermée, et j'ai vu Emmett, dans l'encadrement de ma porte. Il semblait pleurer, et il portait un sac dans ses mains. J'ai compris ce qu'il allait faire.
- Qu'est-ce qu'il allait faire ? s'enquit-elle.
Je discernai la peur dans sa voix. Elle voyait la carrure d'Emmett, et je supposais qu'elle imaginait combien il pouvait être effrayant.
- Qu'est-ce qu'il a fait, Edward ?
- Il a essayé de me forcer à manger.
J'entendis réprimer une exclamation.
- Et il a réussi, jusqu'à un certain point. Il m'a maintenu au sol et il a réussi à m'enfoncer quelque chose de sucré et de dégoûtant dans la bouche. J'ai essayé de le cracher, mais il a mis sa main devant ma bouche, et sur mon nez. Je ne pouvais pas respirer, et je savais que le seul moyen qu'il enlève sa main était d'avaler ça. Alors, je l'ai fait.
Je me souvins de l'horrible sensation de la chose qu'Emmett m'avait forcé à avaler. Je me souvins aussi du manque total de contrôle. J'avais été complètement impuissant. A la merci de mon frère.
A cet instant, elle s'est un peu avancée et elle a essuyé chacune des larmes sur mes joues. Je n'avais pas réalisé que je pleurais.
- Je suis sincèrement navrée qu'il t'ait fait ça, Edward.
- Je déteste l'admettre, mais j'avais peur. J'avais peur de mon propre frère. Je ne savais pas jusqu'où il irait. Jusqu'où il pourrait aller pour me faire manger. Je ne lui ai pas adressé la parole depuis. Je sais qu'il est désolé, mais je ne peux tout simplement pas lui pardonner.
Je remuai la tête, lorsque je me souvins avoir du être dans la même pièce que lui, à la réunion de famille.
- Après que j'ai avalé ce qu'il m'avait donné, il en essayait de m'en remettre dans la bouche. Carlisle est arrivé et tout le monde est entré dans la chambre, ayant compris ce qu'Emmett faisait. Je n'avais jamais vu Carlisle aussi en colère. Je l'ai même entendu jurer, il devait être complètement fou de rage.
J'eus un petit sourire satisfait en repensant à la remontrance que Carlisle avait adressée à Emmett dans les jours suivants.
- Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?
Cette fille ne cessera jamais de m'étonner. Après tout ça, elle voulait toujours me connaître. Elle voulait toujours me fréquenter, et elle voulait même savoir ce qui s'était passé. Elle avait aussi des larmes qui coulaient le long de ses joues. J'imaginai quelqu'un entrer maintenant et nous voyant comme ça assis autour la table, pleurant tous les deux, il penserait que quelqu'un était mort ou quelque chose comme ça.
Mais quelqu'un est mort, songeai-je amèrement. Moi.
Je le savais, et je m'en fichais.
Vraiment ? Plonger dans les yeux de Bella me donnait un semblant d'espoir, me donnait l'impression que tout pourrait aller bien, après tout ce temps. Je ne savais pas trop quoi en faire.
- Carlisle a demandé une « réunion de famille », comme il dit, lui répondis-je, fixant la main qu'elle avait placé sur la mienne.
J'étais stupéfait par l'allure naturelle que ça avait.
- Il voulait discuter de ce qui s'était passé. Et Esmé et lui désiraient aussi nous dire quelque chose. Et je ne pense pas qu'il avait envie de le répéter.
Je pris une profonde inspiration.
- Ils vont m'envoyer dans un hôpital spécialisé à Seattle.
Je levai les yeux vers elle. Elle arborait un regard de véritable angoisse, un de ceux que je ne pouvais pas supporter, alors je détournai les yeux.
- Quand ? mumura-t-elle.
- Ils devaient m'y emmener à la fin de la semaine.
J'ai entendu un souffle brusque s'échapper de ses lèvres.
- Mais Carlisle a dit que si je montrai des signes d'amélioration dans le mois qui vient, il appellerait l'hôpital et annulerait l'inscription.
- Tu penses que tu peux le faire ? demanda-t-elle.
Quelque chose dans le ton de sa voix me disait qu'elle ne voulait pas que je parte. Je me passai la main dans les cheveux.
- Je ne sais pas, Bella, dis-je en la regardant. Je ne sais pas.
Elle soupira et me fixa.
- Je vais t'aider, affirma-t-elle.
Je la dévisageai, et son expression m'indiqua qu'elle était sérieuse. Je ne pouvais pas lui dire que je ne voulais pas aller mieux. Je ne voulais pas faire d'effort. Tout ce que je voulais, c'était disparaître. Je grimaçai intérieurement, en songeant que j'allais devoir mentir à Bella également. Tromper ma famille était difficile. Ils savaient quoi rechercher, mais même si ce n'était pas le cas de Bella, j'avais honte de lui mentir.
- Merci, murmurai-je, avec un léger sourire sur les lèvres.
Nous restâmes assis en silence pendant un moment, aucun de nous ne se préoccupant d'être en retard en classe. Ça n'avait plus d'importance pour moi. Tout ce qui comptait, c'était que j'étais assis là, avec Bella, et qu'elle savait. Elle savait tout. Même plus de choses que ma famille. Il n'y avait pas besoin de mots. Elle allait essayer de m'aider. Et je me sentais mal de seulement prétendre accepter cette aide. Je ne pouvais pas sincèrement me dire que j'allais écouter quiconque, parce qu'il y avait de forte chance que je ne le fasse pas.
Tout à coup, mon portable se mit à sonner. C'était Rosalie.
- Allo ? répondis-je.
- Mais putain, où est-ce que tu es, Edward ?
Elle paniquait.
- Tu n'es encore pas venu en anglais ! On t'attend dans le parking du lycée. Nom de Dieu, où est-ce que tu es ?
Je jetai un œil à ma montre. Je n'avais pas réalisé qu'autant de temps avait passé. Les cours étaient finis depuis cinq minutes, et bien sûr, ils attendaient que je les rejoigne pour rentrer à la maison.
- Hum… Je suis chez Bella Swan, dis-je.
Je me pinçai le nez, alors qu'un mal de tête m'éprenait soudain.
- Qu'est-ce que tu fiches là-bas ? demanda-t-elle, confuse.
Je l'entendais murmurer aux autres :
- Qui est Bella Swan ?
Alice lui répondit :
- C'est la partenaire de biologie d'Edward. Tu sais, la fille qui est venue à la maison, la semaine dernière.
J'entendis le « oh » de Rosalie, qui venait de se souvenir, et elle continua à mon adresse :
- Et bien, où est-ce qu'elle vit ? On va venir passer te prendre.
- Euh, je te la passe.
Je tendis le téléphone à Bella. Elle paraissait assez appréhensive, mais elle prit tout de même le téléphone.
- Allo ? dit-elle, hésitante.
Elle indiqua le chemin pour aller chez elle du lycée, et elle me rendit le téléphone.
- On sera là dans cinq minutes, dit Rosalie avant de raccrocher.
- Ils viennent te chercher ? demanda-t-elle.
J'acquiesçai.
- Quand tu dis ça, on a l'impression que ce sont des médecins qui venaient me chercher pour m'envoyer à l'asile, raillai-je.
Elle eut un petit sourire.
- Ce n'était pas drôle, je sais.
On resta assis, nous observant l'un l'autre pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'on entende un coup de klaxon qui nous indiquait que mes frères et sœurs étaient là. Je pris mon blouson, rangeai la chaise, et marchai vers l'entrée, Bella juste derrière moi.
Alors que j'avais descendu la moitié des escaliers du porche, je m'arrêtai et me retournai.
- Bella ?
Elle fixait la voiture, essayant de deviner qui était qui à travers les vitres. Tous nous observaient. En entendant son nom, elle me regarda une nouvelle fois.
- Merci, pour aujourd'hui, de m'avoir écouter.
Je lui souris encore une fois. Ce n'était pas un large sourire, mais j'espérai qu'il lui montrait que je lui étais reconnaissant d'avoir été là. Elle acquiesça.
- Pas de problèmes.
Et elle me rendit un sourire.
Tandis que je montai dans la voiture, j'étais conscient de tous leurs regards sur moi. C'était Jasper qui conduisait, cette fois. A nouveau, ils m'avaient laissé la place de devant, soit parce qu'ils avaient l'impression qu'ils le devaient, parce que c'était ma voiture, soit parce qu'aucun d'eux ne voulait s'asseoir à côté de moi, je n'en avais aucune idée. Non que ça me pose problème, pour être honnête. J'étais content qu'ils me gardent cette place. Ça voulait dire que je ne risquais aucun contact physique.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? demanda Rosalie. Pourquoi est-ce que tu étais chez elle ?
Connaissant mes problèmes de contact avec les gens, ils savaient que rien n'avait pu entre Bella et moi, sur ce plan-là. Mais ils n'avaient pas la moindre idée de ce qui s'était passé entre nous.
- Je lui ai dit, murmurai-je, en observant l'extérieur par ma fenêtre.
- Tu lui as dit quoi ?
Jasper paraissait anxieux. Il me regardait du coin de l'oeil, tandis que les autres me fixaient.
- Edward ! Tu lui as dit quoi ?
Il était maintenant impatient. Je continuais à regarder le paysage défiler à travers la fenêtre.
- Tout.
review...?
