Bonsoir cher lecteur! Voici un nouveau chapitre en espérant qu'il vous plaise. Merci à tous mes reviewers! Bonne lecture!
Chapitre 12
Le Maître reconnu de suite l'endroit. Mars. A en croire les infrastructures, la planète était sous contrôle humain depuis peu de temps. Il tenta de se souvenir si la période était propice aux affaires, s'arrêta devant une affiche, se souvint et pali. Mars, 2538. La pire des périodes. Les groupes armés dans les rues, la propagande anti-terrienne et la guerre en préparation. Rien de mauvais à cela, au contraire. Ce qui faisait si peur au Maître était qu'il était lui-même l'instigateur de ce gouvernement, lui-même avait été au pouvoir quelques temps avant d'être obliger d'abandonner ce peuple et fuir après que le Docteur ait mis à jour son complot. Il était jeune alors, tenta-t-il de se rassurer, et surtout il n'avait pas la même allure. Il était habillé chichement à cette époque, alors qu'aujourd'hui il ressemblait plus à un clochard.
Il soupira de fatigue et prit la décision de trouver rapidement un moyen de transport pour s'échapper de ce trou poussiéreux. Une douleur aux poignets le rappela à l'ordre.
- Mais avant tout se débarrasser de ces maudits bracelets ! hurla-t-il de rage.
Le Docteur se réveilla avec une douleur lancinante à l'arrière de son crâne. Il regarda autour de lui et s'aperçut qu'il était dans une cellule. Il était finalement arrivé à destination, pensa-t-il ironiquement. Que s'était-il passé ? Pourquoi avait-il été reçu de cette manière ? Et pourquoi avait-on eu si peur de lui en voyant qu'il était un seigneur du temps ? La dernière fois qu'il avait eu affaire à une telle frayeur datée de la fin de la guerre du temps, quand tous ceux de son espèce était aussi mal considérés que les Daleks, ce qui n'est pas peu dire. Mais dans ce cas pourquoi faire appel à lui ? Et surtout pourquoi l'appeler Contrôleur ? Ce nom lui rappelé quelque chose mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Tant de questions et aucune réponse, il se décida à les trouver par lui-même.
Il se leva, s'approcha de la porte et se mit en quête de son tournevis sonique dans la poche intérieur de sa veste. Il blémit en découvrant qu'elle était totalement vide. Même ses vieux jelly babies lui avaient été confisqués. Alors qu'il poussait un cri d'exaspération il entendit des voix hurler derrière sa porte. Il s'approcha et reconnu de suite l'une d'elle : Koschei. Il ne savait s'il devait se réjouir d'entendre une voix familière dans ce lieu inconnu ou paniquer à l'idée que le Maître prenne avantage de la situation. Il entendit la porte être déverrouillée et recula de quelques pas. Ce qu'il vit le ramena des siècles en arrière.
Quelques heures plus tôt :
Le Maître marchait dans les rues de ce qui aurait pu être à une époque une ville de son empire. Il avait tenté de faire enlever ses bracelets dans une boutique d'électronique mais n'avait réussi qu'à perdre connaissance après avoir perdu une quantité non négligeable de sang. L'incompétent de vendeur avait au moins réussit à désactiver le traceur ce qui lui avait très certainement épargné la vie. A présent intraçable, il lui suffisait de quitter cette foutue planète pour en trouver une possédant des connaissances technologiques légèrement supérieures à celles de ces macaques et surtout échapper au TARDIS qui pouvait toujours accéder à son esprit et le punir en conséquence, ce dont elle ne se privait pas, pensa-t-il alors qu'il recevait ce qui devait être la millième décharge de la journée. Ou même mieux, reprendre le pouvoir et diriger cette planète comme il avait toujours été sensé le faire. Oui, c'était une excellente idée. Mais pour le moment, il devait se mettre en quête d'une arme, ou de quoi en fabriquer une avant que le Docteur ne s'aperçoive de sa disparition, et il savait exactement où en trouver : le quartier de détention des sans papiers. Mal gardé, rempli d'armes et proche de sa position.
Il ne mit pas plus de vingt minutes pour y arriver. L'endroit n'avait pas changé. Aussi insalubre que dans ses souvenirs. Il espérait que son ancien code d'accréditation marchait toujours et s'approcha du vieux garde qui surveillait les entrées et sorties.
- Salutations garde. Ma présence est demandée au quartier de détention.
Le garde le regarda de haut en bas croyant à une mauvaise blague. Aucun citoyen n'oserait se balader dans la cité accoutré de cette manière, encore moins un officiel. Cette personne semblait plus sortir de prison. Cependant, ces salutations ressemblaient à celles de la haute cours et il lui laissa le bénéfice du doute.
- Vos papiers citoyen, demanda le vieil homme.
Le Maître blêmit. Comment avait-il pu oublier cette loi qu'il avait mis en place sous son gouvernement.
- Je suis en mission top secrète pour notre gouverneur, aucun papier ne sera fournit !
Il espérait que son coup de bluff fonctionnerait. En voyant le vieillard froncer des sourcils et tendre la main vers son arme il réagit sans même réfléchir.
- Je suis le Gouverneur et tu vas m'obéir...
La réaction du vieil homme fut immédiate. Le Maître n'eut pas le temps de faire le moindre mouvement que trois armes étaient pointées sur sa tête. D'où sortaient ces 2 autres gardes ?
- Citoyen, ton infraction au code du gouverneur te place en détention immédiate.
Il fut menotté et emmené au quartier de détention. Au moins avait-il réussit à entrer dans la place, même si les gardes étaient mieux formés que dans ses souvenirs.
Alors qu'il s'approchait d'une cellule, il fut soumis à une fouille au corps. On lui retira son tournevis sonique et tenta d'enlever ses bracelets ce qui n'entraina que des hurlements de douleurs.
- Qu'est-ce donc que cet objet ? demanda un des gardes.
- Ca m'a tout l'air d'être des bracelets de détention ! dit un autre plus malin que les autres. Il a du s'échapper d'un autre centre de détention. Autant les lui laisser.
Le Maître ne suivait plus la conversation. Ses poignets lui faisaient terriblement mal et il ne désirait qu'une chose : se reposer avant de reprendre sa quête d'armes.
- Dans quelle cellule allons nous le mettre ?
- Pourquoi pas celle avec le vrai Contrôleur ? dit son collègue sur un ton sadique.
Ces mots le tirèrent de sa torpeur. Il n'y avait qu'une seule personne assez folle sur cette planète pour se faire passer pour le Contrôleur et c'était la même personne qu'il essayait d'éviter depuis son escapade. Alors qu'on le dirigeait vers la cellule en question, il se débattu de toutes ses forces. Pourquoi le destin s'acharnait à les réunir ? ragea-t-il. La porte s'ouvrit sur un Docteur stupéfait.
- De la compagnie pour toi, Contrôleur, dit le plus sadique des gardes, alors qu'il jetait le Maître sans ménagement dans la cellule. Tu vas rire, mais lui s'est présenté comme Gouverneur, je ne pensais pas qu'on pouvait être autant inconscient !
Il referma la porte en riant bêtement avec les autres gardes.
Le Maître releva la tête vers le Docteur et y vit la compréhension de la situation ce qui lui fit froid dans le dos.
- Je me souviens à présent. Le Contrôleur, c'était toi.
AN: j'espère que ça vous a plu? N'hésitez pas à me le dire! Merci :)
