Hey ! J'espère que vous allez bien !

Je vous demande pardon pour cette très longue absence dont je vous donne les raisons après le chapitre. ;)

Merci beaucoup à crossfan66 et shadowanddarkness pour leur review.

PS : Je sais qu'il est un peu tard mais je tenais à vous souhaiter à tous une très bonne année 2017 !


CHAPITRE 11 : On reste amis ?

Deux jours ont passé depuis que j'ai accepté d'entraîner Anna et aucun des deux garçons ne s'est réveillé même si, d'après Raiponce, cela ne devrait plus tarder.

Je suis actuellement à la cave avec Anna qui souhaitait tester le combat au corps à corps. Cette dernière tente de me frapper au bras mais j'esquive son coup sans effort. Elle persiste en balançant sa jambe dans le but de me faire tomber. Encore une fois, c'est un échec, et c'est même pire puisque c'est finalement elle qui tombe à la renverse.

Elle grogne avant de prendre appuie sur ses bras pour se relever et de s'élancer vers moi en poussant un hurlement de rage. Je l'esquive une nouvelle fois tandis que ma petite sœur se cogne à un mur. Elle se tourne vers moi et recommence sa manœuvre : elle court vers moi, je l'esquive et ainsi de suite. À bout de souffle, elle s'arrête et respire bruyamment. Je me place derrière elle et, sans effort, en la touchant à peine, je la pousse. Il n'en faut pas plus pour qu'elle tombe par terre.

- Stop, j'en peux plus, halète-t-elle.

- Durant un combat, tu n'as pas de moment de répit.

Je me saisis d'une bouteille d'eau et la lui lance.

- Bois, je lui ordonne, ça te fera du bien.

Elle s'exécute avant de se relever à grandes peines.

- Alors ? me demande-t-elle. C'était comment ?

- Honnêtement ? Pas terrible. Tu es beaucoup trop lente et tu t'épuise à donner des coups qui n'atteignent pas leur cible, résultat, tu as tenu une minute et vingt-quatre secondes avant d'être à bout de force.

Elle grogne de frustration.

- Mais ça ne fais que deux jours que tu t'entraînes, c'est normal, je la rassure. Ne t'imagines pas les autres et moi sommes arrivé à notre niveau actuel en 48 heures, loin de là.

Elle boit une nouvelle gorgée d'eau et titube en direction des escaliers de cave.

- Ok, t'as raison. Cet après-midi on bosse avec les armes ?

Je lui souris.

- Non, cet après-midi tu te reposes.

- Mais…

- Ce n'est pas en t'acharnant que tu vas arriver à quelque chose, je la coupe. Au contraire. Il faut persévérer et t'entraîner chaque jour pour arriver à un résultat concluant. En revanche continuer à t'entraîner quand tu es à bout ne t'avancera à rien.

Elle soupire et approuve d'un signe de tête.

- Aller, viens, il va être l'heure de déjeuner.

Nous nous installons à table et commençons à manger. Je regarde pas la fenêtre et constate qu'il pleut. Génial. Ça n'a pas arrêté depuis hier. Non seulement ça rend nos excursions plus difficiles mais ça nous empêche également de sortir.

Après avoir déjeuné nous repartons chacun à nos occupations. Mérida discute avec Astrid et Raiponce, Eugène et Harold font la vaisselle et Kristoff et Anna jouent à un jeu de société. Et oui, cela n'a pas été éradiqué contrairement à ce que l'on pourrait penser. C'est étrange de voir comment certaines choses peuvent être semblables à celles qui existaient avant que notre monde ne change. D'un certain point de vue, notre vie pourrait paraître normale. Certains de nous discutent, d'autres jouent, on pourrait croire à des adolescents ordinaires. Sauf que nous sommes tous orphelins, que deux des nôtres sont inconscients, que le monde entier est dirigé par un gouvernement tyrannique et que nous nous battons pour survivre et défendre notre liberté.

Je secoue la tête avant de me monter à l'étage et de me diriger vers les chambres. Instinctivement je vais vers celle de Jack et Eugène et m'allonge sur le lit de ce dernier en soupirant.

- Hey…

Aucune réponse. Je tourne la tête vers lui.

- Tu sais que tu devrais être réveillé depuis hier ! Faudrait penser à te bouger tu ne crois pas ?

J'ai tout essayé. Même quand je lui passe un savon il ne me répond pas, Dean non plus d'ailleurs. Et en même temps il doit bien se marrer à attendre que je vienne le voir depuis quatre jours.

Je détourne le regard et me mets à fixer le plafond. Je reste ainsi plusieurs minutes avant de m'exclamer :

- Mais tu vas arrêter de jouer à la belle au bois dormant oui ?!

- Comment tu m'as appelé ?

Je sursaute et me relève d'un coup avant de me tourner vers mon ami. Il me sourit. J'ouvre de gros yeux.

- Bah alors, c'est comme ça qu'on dit bonjour maintenant ?

J'ignore sa dernière réplique et lui saute au coup, trop heureuse de le voir réveillé.

- Elsa ?

- Hum ?

- Tu sais quand tu avais le bras cassé et que je t'avais fait super mal ?

- Hum...

- Bah tu fais à peu près la même chose avec mon épaule actuellement.

Je m'écarte subitement.

- Je suis vraiment désolée… Mais tu ne pouvais pas le dire plus tôt aussi !

Il rit.

Je fais mine de bouder mais finit par craquer et ris à mon tour.

- Elsa, ça va je t'ai entendu crier et…

Raiponce se coupe en pleine phrase et cligne des yeux, comme pour se dire qu'elle n'est pas en train d'halluciner. Jack, quant à lui, lui fait un signe de la main le plus naturellement du monde. Ma cousine, suite à ce geste, sort de sa léthargie et pousse un hurlement de joie en se précipitant à son tour vers Jack.

Bientôt, c'est toute la bande qui arrive dans la chambre et s'étonne de voir notre ami réveillé.

- Eh bah, c'est pas trop tôt, lui dit Harold après l'avoir serré dans ses bras.

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise, le lit est confortable !

Après que nous nous soyons tous réjouis de son réveil et une série d'embrassades, Jack nous interroge :

- Et Dean ? Il va mieux ?

- Il devrait se réveiller dans la journée, affirme ma meilleure amie. En attendant, laisse-moi voir ton bras.

Il s'exécute laissant ainsi la magie de Raiponce faire son effet.

- Et sinon qu'est-ce que j'ai manqué ?

Nous nous mettons alors à lui relater les événements des quatre derniers jours avant de décider de partir déjeuner.

Alors que nous sommes en pleine discussion autour de notre repas, une espèce de grognement nous parvient de l'étage. Aussitôt Mérida s'étouffe avec le contenu de son verre tandis que nous ne bougeons plus d'un cil. Je reprends mes esprits lorsque j'entends mon amie cracher ses poumons. Celle-ci remercie Anna pour son aide (une bonne claque dans le dos, il n'y a rien de tel) et s'excuse avant de sortir de table et de foncer à l'étage. Eugène et Kristoff s'apprête à la suivre pour aller saluer leur ami mais ma petite sœur interrompt Kristoff de sa main tandis que je m'exclame :

- Qui veut du dessert ?

Aussitôt, Eugène se rassoit laissant parler son ventre et Anna me lance un clin d'œil. Il semblerait que je ne sois pas la seule au courant des sentiments de Mérida.

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Mérida traversa le couloir à toute vitesse en direction d'une chambre très précise dont elle ouvrit la porte à la volée. Son occupant sursauta et manqua de faire une crise cardiaque mais la jeune fille ne s'en préoccupa pas et fonça vers lui. D'abord surpris, Dean répondit vite à l'étreinte de son amie qui s'écarta au bout de quelques minutes, les larmes aux yeux. Immédiatement, le jeune homme paniqua et balbutia :

- Hein ? Mais non… Méri… ne pleure pas ! Je… je suis désemparé devant une femme qui pleure ! *

Cette dernière rit légèrement et davantage encore lorsqu'elle se rendit compte que son ami était on ne peut plus sérieux. Celui-ci se rassura de la voir de meilleure humeur et lui sourit.

- Eh bah voilà, soupira-t-il. Aucune raison de pleurer.

- Si, tu t'es blessé parce que je n'ai pas su réagir. J'ai été tellement stupide !

Dean soupira de nouveau et releva doucement la tête de Mérida.

- Tu a été humaine. Ta réaction l'a été et tes remords actuels le sont encore. Je t'assure que je ne t'en veux pas et si c'était à refaire je le referais.

La jeune fille le regarda en s'efforçant de ne pas pleurer puis détourna la tête et marmonna d'une voix à peine audible :

- Mais tu n'aurais pas dû encaisser le coup à ma place. Tu ne serais pas dans cet état aujourd'hui.

- Hey, tout va bien, Raiponce va me soigner ça en moins de deux et d'ici quelques jours je serai sur pieds, prêt à reprendre les combats !

Mérida détourna le regard avant de plonger le sien dans celui de son ami :

- Je m'en veux tellement si tu savais

- Tu n'as aucune raison de t'en vouloir, c'est normal de se protéger entre amis. Tu aurais fait la même chose pour moi.

La jeune rouquine venait de décrocher de la conversation depuis quel avait entendu ce mot, « ami ». Elle l'entendait en boucle dans sa tête et sentait une étrange douleur au niveau de son cœur. Comme si celui-ci était transpercé par une force invisible et qu'il se comprimait au fur et à mesure que ce mot se répétait dans sa tête. Une boule se forma dans sa gorge et elle se leva soudainement.

- Mérida, ça va ?

Cette dernière avait le regard fuyant et la voix qui refusait de sortir.

- Hein ? Je… oui bien sûr, je ferai la même chose, je… tu m'excuse ? Je dois… j'ai un truc à demander à…

Sa voix se coupa de nouveau tandis qu'elle se maudissait intérieurement.

Dean, inquiet, s'apprêtait à demander à son amie si elle n'était pas souffrante mais celle-ci, dont la voix était revenue dans un effort miraculeux, le coupa net :

- Demander à… Enfin, je… repose-toi.

Et elle fila hors de la pièce, manquant de renverser Elsa qui venait voir son ami, le sourire jusqu'aux oreilles.

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Je monte les escaliers et traverse le couloir en direction de la chambre de Dean dont la porte est grande ouverte. Mérida se lève d'un coup et dit quelque chose à son ami mais je n'entends pas de quoi il s'agit. Alors que j'arrive au niveau de la porte de la chambre, Mérida manque de me bousculer et traverse le couloir à une vitesse hallucinante. Je la regarde tourner à l'angle puis me tourne vers Dean. Je l'interroge du regard mais il hausse les épaules et continu de fixer la porte, inquiet. Nous discutons quelques minutes avant d'être rapidement rejoints par le reste du groupe. Tous sont heureux que nous soyons enfin au complet et Harold se fraie un chemin jusqu'au blessé.

- Tiens, regarde ce que je t'ai fabriqué.

Il lui tend une paire de béquille assez perfectionnées.

- Pour t'aider durant les prochains jours.

Dean sourit et le remercie avant de tenter de se lever pour les essayer. Il fait quelques pas dans la pièce avant de se rasseoir.

- Bon allez, ouste, s'écrie Raiponce. Laissez-moi m'occuper de sa jambe.

Nous sortons donc petit à petit de la pièce et laissons notre ami se reposer. Alors que Raiponce descend pour nous rejoindre dans le salon, je m'approche d'elle.

- Il va bien ?

- Oui, très. Je lui ai juste demandé de rester au lit encore une heure ou deux pour ne pas fatiguer sa jambe.

Je hoche la tête puis regarde autour de moi.

- Tu n'aurais pas vu Mérida par hasard ?

Ma cousine me fait signe que non et part retrouver les autres. Je jette un coup d'œil à Anna qui me regarde en haussant les épaules. Bon, il semblerait que je doive la retrouver toute seule.

J'erre dans le QG à la recherche de mon amie, sans résultat. Alors que j'arrive dans sa chambre à elle et à ma petite sœur, j'entends un bruit qui provient de la salle de bain.

- Méri ? C'est toi ?

Pas de réponse.

Je m'approche et colle mon oreille à la porte qui est légèrement entrouverte. Des pleurs proviennent de l'intérieur. Alarmée, je tente de regarder ce qu'il se passe par l'entrebâillement de la porte et ce que je vois m'inquiète encore plus. J'aperçois Mérida qui fait les cents pas en cognant les murs de ses poings. Elle pleure abondamment et répète sans arrêt la même chose :

- Quelle conne ! Mais quelle conne ! Comment j'ai pu croire que…

Elle étouffe un sanglot avant de recommencer à s'insulter.

Je place ma main sur la poignée de la porte, prête à entrer pour consoler mon amie mais me résigne finalement. Mérida n'est pas du genre à pleurer pour un rien. Ces derniers temps c'est vrai qu'il lui arrivait de craquer plus facilement mais il en était de même pour chacun d'entre nous. C'était d'ailleurs en partie dû à notre dernière attaque et au stress engendré par les blessures de nos amis. Pourtant ces derniers sont réveillés et se portent beaucoup mieux, alors pourquoi Mérida pleure-t-elle ?

Je m'écarte progressivement de la porte et quitte la chambre en même temps que ces questionnements me traversent l'esprit. Réfléchissons, elle parlait avec Dean quand je suis arrivée. Ensuite elle s'est levée brusquement et a quitté la pièce. Elle n'avait pas l'air bien c'est vrai, mais pourquoi ? Dean venait de se réveiller et quand elle a quitté la table elle était aux anges. Qu'est-ce qui a pu se passer entre…

Je ne vais pas au bout de mon raisonnement car la réponse me paraît soudainement évidente. Je suis tellement stupide ! C'est Dean ! Il a dû se passer quelque chose avec Dean !

La seule chose qui aurait pu mettre Mérida dans un tel état de détresse qui a un rapport avec Dean c'est…

Une fois de plus mes pensées sont interrompues parce que je trouve directement la réponse. J'ai bien fait de ne pas entrer dans la salle de bain tout à l'heure. Si c'est bien ce que je pense, Mérida a besoin d'être seule un moment. Je traverse le couloir et redescends dans le salon. Astrid vient vers moi et me demande à son tour où est Mérida, ce à quoi je lui réponds qu'elle est occupée pour l'instant. Elle me regarde, pas convaincue, mais ne pose pas de questions et part avec Harold dans le poste de contrôle. Les autres s'occupent entre eux et je soupire en constatant que la pluie n'a pas cessé.

Après une longue réflexion je décide que le canapé est une très bonne option compte tenu du temps pourri qu'il fait. Étant donné que le reste de la bande se trouve dans le salon du rez-de-chaussée, je décide de me rendre dans celui d'en haut. Ce sera plus calme. À peine ai-je ouvert la porte que je constate que Jack dort dans un fauteuil. Au vu de sa position, je doute qu'il soit confortablement installé. Je tente donc, et ce avec la plus grande délicatesse, de le remettre dans une position plus agréable. Déjà qu'il a l'épaule mal en point, ce serait dommage de retarder sa guérison par un faux mouvement.

Je m'installe ensuite dans le canapé adjacent et m'endors à mon tour.

.

J'ouvre les yeux lentement et regarde autour de moi. Ah oui, c'est vrai, ma sieste. Le salon est sombre désormais, la nuit doit être tombée. Je m'étire et regarde l'heure sur mon OPHT. 19H24. Il faudrait que l'on commence à préparer le dîner. Alors que je m'apprête à me lever, je constate que Jack dort encore. C'est pas vrai. Il faut croire que quatre jours de sommeil ne lui ont pas suffi. Je souris et descends les escaliers en direction de la cuisine. Anna et Kristoff ont revêtu leur tablier et sont tous deux penchés sur une recette. La scène me fait rire en raison de la tête d'Anna qui n'a pas l'air de comprendre les instructions. Qui plus est, cela me rappelle Eugène et moi il n'y a pas si longtemps et notre catastrophe culinaire. Tiens, justement, en parlant de lui il est en train de parler avec Harold.

- Hé les gars, de quoi vous parlez ?

- Des Black Arms, me répond Harold.

- Oh!…

Il se rapproche et continu :

- Ça fait trois jours qu'aucune attaque n'a été lancée, pas que cela me dérange, bien au contraire, mais c'est bizarre. Et je ne suis pas le seul à le penser.

Il tourne la tête et je suis son regard en direction d'Astrid. Elle a un air contrarié, j'imagine qu'elle se retourne la tête en essayant d'envisager toutes les solutions qui expliquerait ce phénomène.

- C'est étrange en effet, je murmure.

Notre conversation est interrompue par l'arrivée de Jack que je pars saluer. Je mets ensuite la table avec Raiponce puis pars de nouveau à l'étage en direction de la chambre de Mérida. Celle-ci n'est pas éclairée et j'aperçois mon amie qui dort, allongée en travers de son lit. Elle a de longues traces de sel le long de ses joues et un air fatigué sur le visage. Je m'assieds sur le rebord du lit et lui caresse les cheveux pour la réveiller. Je doute qu'elle se soit endormie parce qu'elle le voulait mais plutôt d'épuisement. Elle entrouvre les yeux tout en reprenant ses esprits puis me fixe sans rien dire.

- Hey, ça va ?

Elle hoche silencieusement la tête tandis qu'une larme perle au coin de son œil.

- Elsa je…

- Chuuut, je l'interromps, je sais…

- Comment ça ?

Je ris légèrement et réponds :

- Eh bien, mon pauvre cerveau a mis du temps à comprendre mais j'ai tout de même fini par deviner.

Elle rit à son tour et vient se blottir dans mes bras.

- J'ai l'impression d'être faible…

Je m'écarte soudainement d'elle, la prends par les épaules et la regarde droit dans les yeux.

- Non mais ça ne va pas ? Si toi tu es faible alors moi je suis quoi ? Une mauviette ?

Elle me sourit mais son sourire se déforme rapidement en une grimace et des larmes coulent le long de ses joues. Je l'accueille une nouvelle fois dans mes bras tandis qu'elle est secouée de sanglots.

- Tu me raconteras ça plus tard mais pour l'instant on va aller manger le repas qu'Anna et Kristoff ont préparé.

Elle essuie ses larmes et réplique :

- Ouais… en plus j'ai super soif.

Je ris.

- Tu m'étonnes ! Tu dois être complètement déshydratée ! Allez viens, on y va.

Elle acquiesce et me suis jusque dans le salon.

Les autres l'accueillent chaleureusement bien qu'ils ne sachent pas pourquoi elle a été absente tout l'après-midi et nous passons à table. Dean nous as rejoint à l'aide de ses béquilles et ne semble pas comprendre pourquoi Mérida est partie si vite tout à l'heure. Je me demande ce qu'il a bien pu se passer exactement entre le moment ou Mérida est partie et celui où je suis arrivée dans la chambre. Qu'est-ce que Dean a dit exactement ? Il faudra que j'en parle à Mérida, mais pas tout de suite, pour l'instant elle a juste besoin de se détendre. Je tourne la tête et l'aperçois sourire face à une blague débile d'Eugène. Ah celui-là, s'il n'existait pas il faudrait l'inventer.

Anna arrive avec un plat fumant dans les mains et le pose bruyamment sur la table.

- Bon appétit ! dit-elle en s'essuyant le front, comme si elle venait de courir trois kilomètres.

Je peux voir du coin de l'œil Mérida faire une grimace en se servant.

- Anna, qu'est-ce que c'est que ce… truc ?

Ma petite sœur réagit au quart de tour en lançant un regard noir à sa meilleure amie.

- Toi une seule remarque et je t'assure que…

Mérida explose de rire et assure à son amie qu'il ne s'agissait que d'une blague. Cette dernière fait la moue mais finit par sourire.

Alors que nous commençons à peine à attaquer nos assiettes, un bruit sourd se fait entendre contre la porte. Nous nous stoppons net. Il n'y a plus un bruit tandis que le cognement continu. Je me lève doucement et me saisis du premier couteau assez tranchant que je trouve sur la table. Nous sommes tous là et personne, ou du moins c'est ce que je pensais, ne connais l'emplacement de notre QG. Plus personne ne bouge mis à part Harold qui se lève le plus silencieusement possible. Je peux lire sur ses lèvres qu'il me dit qu'il assure mes arrières et nous avançons vers la porte d'entrée. Le bruit se fait de plus en plus fort et mon cœur bat de plus en plus vite. J'attrape la poignée de la porte et, d'un coup sec, l'ouvre en brandissant mon couteau. Néanmoins ce que je vois me fais baisser ma vigilance et je m'écarte d'un pas en baissant légèrement mon arme. Harold est dans le même état que moi et a les yeux grands ouverts, comme horrifié. Un jeune homme se tient devant nous. Il a du sang sur le corps dû à plusieurs blessures et les vêtements en lambeaux.

- À… l'aide…


* Bravo à ceux qui capteront la référence !

Et voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plu. N'hésitez pas à laisser un avis en commentaire, ça me fait toujours très plaisir.

/!\ Important /!\

Pour faire court, je tiens juste à vous prévenir, le rythme de publication risque d'être plus espacé dorénavant. Je ne peux pas vous donner un rythme précis pour la simple et bonne raison que celui-ci variera sûrement en fonction du temps que je peux consacrer à l'écriture de cette fanfiction.

Voilà, j'ai fini ! Je vous promets d'écrire la suite et de la publier le plus rapidement possible.

Lunazzura