Chapitre 12 – DERNIER CHAPITRE – Quatrième jour
(6ème partie)
Coucou à vous tous !! Et voilà : nous arrivons au dernier chapitre de ma fic.
J'espère que ce dernier chapitre vous plaira, n'hésitez surtout pas à me dire ce que vous en pensez en m'envoyant plein de reviews !!
Un gros et énorme MERCI à vous mes lecteurs fidèles pour toutes vos reviews qui m'ont stimulée, soutenue et aidée durant tout l'écriture de cette fic. J'ai adoré les découvrir et les lire.
Je vais faire une petite pause dans l'écriture, puis j'écrirai sûrement une nouvelle fic de Booth et Brennan, dans quelques temps.
Bisous à tous et à bientôt !!
- Booth, je… je… tu peux entrer un instant… je voudrais te parler.
- A quel sujet ? Je meurs de faim !!
- Oui… oui, je sais que tu as faim, mais… ça peut bien attendre quelques minutes, non ?
Booth vit son air sérieux et ses yeux qui n'arrêtaient pas de bouger dans tous les sens, comme si elle était affolée. Il s'inquiéta aussitôt.
- Bones, ça va ?
- Oui oui, ça va… j'ai… juste besoin de te parler.
- Heu, bon d'accord…
Il entra dans la chambre, s'arrêta au milieu de la pièce, puis se retourna vers elle. Elle avait refermé la porte et s'était adossée dessus. Il vit qu'elle respirait vite. Quelque chose inquiétait et paniquait sa partenaire. Aussitôt, il se mit en mode FBI.
- Bones, qu'est-ce qui se passe ? Y a un problème ?
Seigneur… comment je vais lui dire ça ? Merci, Angela, de m'avoir poussé à le faire maintenant ! Plus tard, j'aurai eu le temps de préparer ma déclaration…
- Je… Booth, je voulais te…
Soudain, il comprit ce qui se passait chez sa partenaire. Alors il s'approcha d'elle à grand pas et souleva son menton.
Le courage manqua à Temperance pour le regarder dans les yeux.
- Tais-toi, dit-il.
- Quoi ? fit-elle en levant son regard vers lui, interloquée par son ordre.
- J'ai dit : tais-toi. Ne parle plus… et embrasse-moi…
Puis, sans attendre sa réaction, il se pencha vers elle et l'embrassa doucement sur les lèvres.
Temperance resta figée sur place, sans aucune réaction, trop médusée par le tour que prenait cette discussion. Puis le contact doux et sensuel de Booth provoqua soudain un contact électrique qui la fit sursauter et elle lui rendit son baiser, aussi doux que le sien.
- Booth…, gémit-elle contre ses lèvres, qu'est-ce que tu fais ?
- Je t'embrasse…, répondit-il de la même façon.
- Pourquoi… tu fais ça ?
- Ce n'est pas ce que tu voulais ?
- Moi ? Non… je…
- Arrête.
- Quoi ?
- J'ai dit : arrête.
- Je ne comprends pas…, dit-elle en plissant les yeux.
Elle tenta de détourner son visage, mais il tenait toujours son menton d'une main ferme.
- Ce n'est pas à toi de parler la première, dit-il en la fixant dans les yeux.
- Je ne vois pas ce que tu veux dire.
- Moi, si, je vois très bien. Bones, laisse-moi parler le premier. S'il te plaît.
Le corps de Temperance se mit à trembler sous le coup de l'émotion.
- Parler le premier de quoi ?
- Laisse-moi te parler d'amour le premier.
- Me parler d'amour ?
- Si tu arrêtais un peu de répéter tout ce que je dis !
Il posa son front contre le sien.
- Temperance Brennan, je t'aime, murmura-t-il contre sa joue.
- Quoi ? s'étrangla-t-elle.
Cette fois-ci, elle releva son visage vers lui et plongea ses yeux dans les siens.
- Qu'est-ce que tu viens de dire ?
Il lui sourit.
- Je viens de dire que je t'aime.
- Tu m'aimes ? répéta-t-elle d'une voix tremblante.
- Oh oui, je t'aime… Je suis fou de toi… Ca fait longtemps que j'avais envie de te le dire, mais je n'ai pas osé jusqu'à présent.
- Pourquoi ?
- Par peur de te perdre.
- Me perdre ? Pourquoi ?
- Parce que tu n'acceptes pas qu'on t'aime. Et tu ne veux plus aimer. Voilà pourquoi je n'ai rien dit, par peur que tu te sauves. En ne disant rien, tu restais près de moi et je réussissais à vivre avec ça.
Oh merci, Seigneur… il m'aime aussi…
- Je ne me serai pas sauvée, dit-elle alors dans un souffle.
- Vraiment ?
- Oui, vraiment.
- Pourquoi ? demanda-t-il en plongeant son regard dans ses yeux.
Les yeux gris de sa partenaire brillaient de larmes.
- Pourquoi ? Pourquoi ? répéta-t-il comme elle ne répondait pas.
Elle hésita encore un instant, puis décida de se lancer, oubliant toute résolution, n'ayant qu'une envie : lui avouer son amour pour lui.
- Parce que je t'aime aussi.
Ca y est : elle y était arrivée. Depuis toutes ces années, elle avait enfin réussi à dire à quelqu'un qu'elle l'aimait. Et ce quelqu'un, c'était Booth. Son partenaire et son ami. Et il n'avait pas éclaté de rire comme elle le craignait.
Temperance se concentra sur le corps dur pressé contre le sien, le battement régulier de son cœur. Il était chaud, il était réel. Dans une minute, elle le croirait et serait capable de s'écarter. Dans une minute.
Booth ne fut pas certain du temps qu'ils passèrent ainsi, enlacés. Elle était là, tremblante dans ses bras. Il resserra son étreinte et alors, il sentit qu'elle pleurait. Un instant de faiblesse s'empara de lui et il crut que ses genoux allaient le lâcher. Elle ne faisait aucun bruit, et il ne sut même pas si elle en avait conscience. Mais les larmes inondaient sa chemise, et il se sentit aussi démuni que les fois où elle s'effondrait en pleurs dans ses bras, à cause de son père ou de son frère.
- Chut…, murmura-t-il, caressant sa joue. Tout va bien.
- J'ai eu peur de te perdre aussi…
- Mais non, dit-il d'une voix un peu bourrue.
Puis il glissa une main sous son menton et le leva. Lentement, il but les larmes qui coulaient encore sur ses joues, puis baissa sa bouche sur la sienne. Elle avait les lèvres douces, et quand elles commencèrent à se réchauffer sous les siennes, il se détendit. Progressivement, il laissa s'enfuir sa peur. Sa peur de la perdre. Elle était là, dans ses bras, et il allait veiller à ce qu'elle le reste.
Maintenant, elle était à lui.
Enfin, il avait osé lui parler. Il avait osé lui avouer qu'il était fou d'elle. Et ça, grâce à elle. Quand il était entré dans sa chambre, il avait tout de suite compris le motif de son trouble. Comme lui, elle ressentait des sentiments pour lui. Comme lui, elle était amoureuse de lui.
Alors, il l'avait devancé, lui avait avoué son amour pour elle, ne voulant pas perdre son statut de mâle-alpha qu'elle se plaisait tant à lui lancer à tout bout de champ.
Elle planta son regard dans le sien, et il y vit se refléter toutes les frayeurs qui l'avaient harcelé au cours des dernières vingt-quatre heures. Elle avait peur de le perdre tout autant que lui de la perdre. Comment avait-il pu songer qu'ils étaient différents, alors qu'ils étaient tellement semblables ?
Temperance posa ses lèvres sur celles de Booth et l'embrassa doucement. Alors, ne se contenant plus, il lui rendit son baiser plus fougueusement, plus profondément. Il l'entendit gémir sous sa caresse et cela le rendit à moitié fou de désir. Ses mains commencèrent à caresser son dos et ses hanches.
- Booth, je…
- Tu ne crois pas qu'on a assez attendus ? dit-il d'une voix basse contre sa joue. C'est le moment et c'est le lieu. Et surtout, nous sommes seuls.
Il lui sourit lentement et Temperance crut que ses genoux se dérobaient.
L'alchimie entre eux était si puissante. Il la voulait, et il commençait à comprendre qu'il allait l'avoir. Il se pourrait bien que le besoin qu'il avait d'elle ne lui laisse guère le choix, et ce fut une pensée qui lui fit simultanément froid dans le dos et palpiter le cœur.
A nouveau, il l'embrassa et un éclair de désir, violent, irrépressible, s'empara alors de Temperance. Il fallait qu'elle le touche, qu'elle fasse courir ses mains sur son corps, sur sa peau.
Et elle le ferait, aussitôt qu'elle aurait retrouvé l'usage de ses bras.
En la voyant ainsi, abandonnée dans ses bras, il se sentit traverser par un éclair de désir. L'idée de la toucher et de la découvrir lui fit immédiatement bouillir le sang.
- Je veux faire l'amour avec toi, Temperance.
Temperance ne pouvait détacher ses yeux de Booth. Il avait le regard assez incandescent pour lui brûler la peau. Elle le vit contracter la mâchoire, serrer les dents.
Alors, il commença à glisser ses mains sous le tee-shirt de sa partenaire et il vit qu'elle s'apprêtait à le retirer.
- Non. Laisse-moi faire.
Il l'avait fait mille fois dans ses fantasmes, mais jamais il n'avait imaginé le frisson qui parcourut la peau de Temperance, ni son hoquet quand il repoussa le vêtement de ses épaules. Pas plus que son imagination n'avait décrit la douceur soyeuse de sa peau. Il laissa échapper le souffle qu'il avait retenu.
Un frein, vite, à son besoin de la toucher, de la posséder.
Quand il voulut retirer sa veste, elle posa ses mains sur les siennes.
- Non. Laisse-moi faire.
Cette fois, ce fut sa peau qui fut parcourue d'un frisson quand sa veste et sa chemise tombèrent au sol et qu'elle fit courir ses doigts sur la longueur de son torse nu.
- Je te veux.
Qui avait dit cela ? Temperance n'en fut pas certaine. La seule réalité tangible à ses yeux était qu'il l'embrassait de nouveau. Enfin, presque. Il lui butinait les lèvres, il les goûtait, comme si elle était un plat qu'il voulait savourer peu à peu. De sa langue, il suivit le contour de sa lèvre inférieure, puis il effleura le coin de sa bouche. Dans le recoin de son esprit encore capable de réfléchir, elle se demanda comment un baiser aussi léger pouvait l'affoler ainsi, lui donner l'envie qu'il ne cesse jamais.
Elle posa les mains sur ses épaules, les fit courir sur les muscles déliés et les referma sur sa nuque. Puis elle se haussa sur la pointe des pieds et tenta de se coller à lui.
Alors il l'embrassa vraiment, plongeant sa langue en elle. Cet homme avait un goût d'interdit, celui du miel sauvage qu'elle avait un jour, pendant son enfance, trouvé dans une ruche, et dont elle avait eu un mal fou à se rassasier. Sa saveur enivrante lui avait presque fait oublier les piqûres dont elle avait souffert par la suite.
Booth fit passer ses mains de ses épaules à sa taille, mais au lieu de l'attirer plus près de lui, elles l'écartèrent.
- Tout doux, Temperance.
Elle leva les yeux vers lui et tenta de déchiffrer l'expression de son regard. Le marron de ses iris avait pris la teinte de la mer déchaînée. Ce n'était pas du doux qu'il voulait, et elle non plus, d'ailleurs. Mais le baiser l'avait affaiblie, et elle ne paraissait plus capable de…
Alors, il referma les doigts sur sa taille et l'embrassa encore et encore.
Elle ne l'entendait plus, tant son cœur cognait dans sa poitrine. Et ses jambes… étaient-elles vraiment en train de fondre ?
Un gémissement lui échappa quand son autre main vint se refermer sur un sein, et elle laissa retomber sa tête contre son torse. S'il ne la tenait pas, elle allait glisser, tomber sur le sol. Puis une pensée atroce la frappa de plein fouet. Elle plissa les yeux et releva ses yeux embués vers lui.
- Je ne suis pas en train de rêver ? Dis-moi que je ne rêve pas.
- Tu ne rêves pas, Temperance. Et moi non plus.
Il se pencha et effleura sa gorge d'une pluie de baisers.
- Regarde-moi.
Elle croisa son regard.
Booth l'allongea sur le lit avant de s'étendre près d'elle. Son corps vibrait du besoin de la prendre. Maintenant.
A force de volonté, il mit cependant un frein à son désir. Qu'importe le nombre de fois où il s'était imaginé en train de la caresser, de lui donner du plaisir, jamais il ne s'était approché de la réalité. Jamais il n'aurait imaginé l'effet que pourrait lui faire le fait de voir le plaisir qu'il lui donnait.
Tant qu'elle était encore sous l'effet de ce plaisir, il allait l'aimer encore, et il garderait une allure lente. Il leva la main, la posa délicatement sur son flanc, sur sa hanche, sa cuisse et entreprit de dessiner des arabesques.
Penchée en avant, elle posa sa bouche contre la sienne et y infiltra sa langue. Une fois, deux fois, puis elle lui mordilla la lèvre inférieure et l'aspira lentement. Le petit bruit de gorge qu'il émit paru se répercuter directement en elle.
Elle avait prévu de s'interrompre le temps de lui demander ce qu'il aimait, mais déjà sa bouche longeait sa mâchoire en direction de son oreille. Il avait un goût si masculin, si différent. Si érotique. Alors qu'elle déplaçait ses lèvres sur sa gorge et son torse, elle se dit qu'elle n'arriverait jamais à s'en rassasier. Et quand elle ne put descendre plus loin, elle se haussa au-dessus de lui et se rassit sur ses hanches.
- J'ai envie de toi…, murmura-t-elle contre sa bouche.
Par la suite, Booth se souvint qu'il avait alors senti quelque chose claquer en lui. L'attrapant par la taille, il l'avait fait rouler sous lui et après l'avoir déshabillée avec fébrilité du reste de ses vêtements, il avait aussitôt plongé en elle. Oh, c'était si bon qu'il avait voulu aller lentement, savourer, mais cela avait été impossible. Se retirant, il l'avait de nouveau pénétrée. Plus fort. Encore, et encore.
Elle referma bras et jambes sur lui et accorda son rythme au sien, comme s'ils ne faisaient plus qu'un. Alors que les derniers vestiges de sa volonté l'abandonnaient, il trouva encore la force de dire :
- Jouis avec moi, Temperance. Maintenant.
Et elle le fit, alors qu'il les emmenait tous deux de plus en plus haut, de plus en plus vite. Il eut à peine le temps de la sentir commencer à se convulser qu'un orgasme éblouissant l'emportait sur les cimes avec elle.
Il reprit peu à peu pied dans la réalité, le souffle court, incapable du moindre mouvement. Alors, la culpabilité le transperça, et il releva la tête pour la regarder, incertain de sa réaction. C'était inévitable, puisqu'il n'arrivait pas à se souvenir d'avoir un jour possédé aussi brutalement une femme. Cela devait tenir à la manière dont elle lui avait dit son envie de lui. Et les deux années qu'il avait dû patienter.
Il prit son visage entre ses mains.
- Temperance, est-ce que ça va ?
Elle ouvrit alors les yeux, mais ce ne fut pas de la colère qu'il y lut. Elle incurva les lèvres.
- Merveilleusement bien, à part une montée de testostérone cataclysmique. Et toi ?
- Tu n'es pas en colère ?
- En colère ? répéta-t-elle en le fixant d'un air médusé. Mais non. Comment pourrais-je être en colère ?
Un peu rassuré, il se laissa glisser près d'elle. A sa grande surprise, elle roula aussitôt sur le côté et se pelotonna contre lui, la joue sur sa poitrine. Une telle douceur l'émut, et repoussa définitivement au loin les derniers vestiges de sa peur et de sa culpabilité. Il resserra son bras autour d'elle.
Booth embrouillait l'esprit de Temperance, il l'enivrait de son odeur, de sa chaleur. Plus elle resterait allongée là, avec lui dans les bras, plus elle aurait du mal à ne pas lui demander de lui faire l'amour encore. Et encore.
Une bouffée de pure panique la fit se dégager et se redresser quand elle réalisa qu'elle ne pourrait plus jamais se passer de lui. Jamais de toute sa vie. Elle était prête. Prête à faire sa vie avec lui.
Café. De la caféine et un grand bol d'air qui n'ait pas son odeur, et elle serait peut-être capable de réfléchir un peu plus sainement.
Elle avait réussi à balancer ses pieds hors du lit quand une main se referma sur son poignet.
- Stop. Tu ne vas nulle part.
- Je ne vais nulle part, dit Temperance.
- Tu ne te sauves pas, hein ? Nous devons parler, toi et moi.
Elle se rembrunit.
- Qu'est-ce qui te fait croire que je veux partir ?
- Parce que c'est toujours ce que tu fais. Tu retournes te glisser dans tes labos et vers tes squelettes que tu aimes tant. Et je ne le tolérerai pas. Il est hors de question que ce soit l'histoire d'une nuit… ou d'une matinée, si tu préfères. Ce n'est plus mon truc. Et je voulais te l'expliquer avant. Je pense qu'il faudrait établir certaines règles de base.
Elle s'efforça de s'éclaircir les idées.
- D'accord. Tu as juste un peu d'avance sur moi.
Et c'était ça le problème. Il avait souvent une longueur d'avance sur elle.
- Tu veux donc plus qu'une nuit, reprit-elle.
- Je veux une liaison.
Une foule de pensées se bouscula en elle. Elle s'efforça de les trier, de les évaluer. En tant que son amante, elle pourrait rester près de lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Mais s'ils étaient amants, il se pourrait bien qu'elle n'ait plus la tête assez claire pour assurer efficacement son travail. Le problème c'était…
- Il ne faut pas autant de temps au Congrès pour voter une loi.
Elle ne put réprimer un sourire. Elle l'aimait presque autant à cran qu'éperdu de désir pour elle.
- Je crois que je pourrais me laisser embarquer dans une liaison.
- Tu crois ? Embarquer ?
Non seulement il la lâcha, mais il lui flanqua une bourrade qui faillit l'envoyer par terre. Il allait lui sauter dessus quand elle leva les mains en signe de reddition.
- Pouce. Je demande une trêve. C'était toi qui voulais parler et établir des règles, Booth.
Il fallait qu'elle sorte de ce lit, qu'elle s'éloigne de son parfum et de ses mains. S'il lui plongeait dessus encore une fois, il lui referait l'amour.
- Pourquoi n'y réfléchirais-tu pas pendant que je vais nous chercher du café ?
Et peut-être aurait-elle aussi le temps de prendre une douche vraiment très froide.
Elle se leva rapidement, mais Booth fut plus rapide qu'elle. Il se positionna sur son chemin, lui bloquant le passage. Son cœur fit un bond dans sa poitrine.
- Booth, laisse-moi passer…
- Non.
- Pourquoi ?
- Je veux t'épouser.
Il avait dit ça d'un bloc. Pour la deuxième fois en moins de deux minutes, elle eut le sentiment de recevoir un uppercut en plein estomac.
- Booth…
Il avança vers elle, mais elle l'arrêta d'un geste.
En voyant le feu de ses yeux, il la rejoignit quand même, l'attrapa par les bras, la souleva et la reposa sur son lit. Puis il s'assit près d'elle et lui prit les mains.
- Temperance, j'y suis prêt parce que je le désire de toutes mes forces.
Elle le fixa, interdite.
- Booth…
- Je t'aime, Temperance Brennan, et je te demande de m'épouser.
Alors, il se leva, s'approcha de sa veste qui traînait toujours sur le sol et glissa sa main droite dans une des poches. Il en sortit un petit sachet de plastique que Temperance reconnut aussitôt.
Booth vint se rasseoir à côté d'elle et ouvrit le petit sachet, sortant sa bague. La bague qui lui avait été dérobée. La bague qu'il lui avait offerte pour son anniversaire.
Elle posa une main contre sa bouche, retenant un sanglot.
- Comment as-tu…
- Ne cherche pas à savoir. Je l'ai récupéré, c'est tout. Bien sûr, ce n'est pas une bague de fiançailles, je t'en offrirai une autre, plus tard.
- Non, surtout pas ! s'écria-t-elle. J'aime cette bague.
- Elle me fait penser à toi.
Quand il la lui glissa au doigt, une larme lui échappa. D'autres se rassemblèrent dans sa gorge alors qu'elle croisait son regard.
- Je t'aime, Seeley Booth, et j'avais si peur de te perdre.
- Moi aussi, Temperance, dit-il en l'attirant à lui et en posant la joue sur ses cheveux. On se ressemble tellement.
- Si on se ressemble autant que cela, tu dois savoir à quoi je pense en ce moment même.
Il sourit.
- Maintenant ?
- Oui…, répondit-elle dans un soupir.
- Tes désirs sont des ordres, mon amour.
Elle lui mordillait déjà l'oreille lorsqu'il la renversa sur le lit.
Et, pour la deuxième fois qu'il lui faisait l'amour, il eut un sentiment d'achèvement.
- Tant que je serai avec toi, je serai partant pour tout.
- Moi aussi, Seeley. Moi aussi.
Unis, ils commencèrent à se mouvoir.
FIN
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