Bonsoir Bonsoir Messieurs Dames, enfin je pense surtout Dames, voici le chapitre dans lequel Snape et Hermione craquent ENFIN (presque) leur string.
Bonne lecture ! Et une review bien sur, si jamais...
IV
Chapter 12
Une semaine. Sept jours. 168 heures. 10 080 minutes. 604 800 secondes. C'est le temps que m'a donné Snape pour ce "devoir". Normalement, une semaine serait largement suffisante pour que je fasse n'importe quel genre de travail, essai ou exercices, mais pas cette fois. Je mâche nerveusement ma lèvre inférieure et fixe le morceau de parchemin devant moi. J'ai rédigé une liste de toutes les choses qu'il ne m'a pas dites et certaines n'ont absolument aucun rapport. Argh ! Qu'est-ce qu'il veut que je comprenne ?
"Hermione! Tu es là ! Je te cherchais partout…"
« Harry ! Tu es un garçon ! » Je dis excitée, en me tournant vers lui.
"Brillante observation, Hermione."
"S'il te plait, j'ai besoin de ton aide !"
« Hermione Granger a besoin de mon aide ! Parce que je suis un mec ? »
« Oui ! »
Harry me regarde curieusement avant de rire et de s'asseoir à côté de moi à la table de bibliothèque. Il dépose ses affaires sur le sol et s'installe confortablement avant de me regarder fixement. « Alors ? Comment exactement le fait que je sois un garçon peut t'aider ? »
« Eh bien tu vois, il y a ce mec… »
« Whoa, Whoa, Whoa, » dit Harry rapidement, en secouant ses bras pour que j'arrête. « Est-ce que tu es sure que tu veux ME parler de ça ? Je veux dire, je peux t'aider à chercher Ginny si tu veux, ou même Luna. Est-ce que les filles ne parlent pas de ça entre elles ? »
« Quoi ? Non ! Non, j'ai besoin de toi !"
« D'accord… Okay, alors continue. »
"Ok, donc ce garçon et moi on s'aime bien; je veux dire, je l'aime sans aucun doute mais je ne sais pas s'il m'aime. Il a laissé insinuer que oui mais il ne s'est pas vraiment manifesté devant moi et dit que c'était le cas, donc je pourrais très bien me faire un film. Mais je ne lui ai pas vraiment dit que je l'aime non plus… »
« Tu tournes autour du pot Hermione. Merlin, ce gars doit vraiment être spécial pour non seulement te faire demander conseil à MOI mais aussi pour te faire divaguer à ce point. »
J'ignore le commentaire et continue. « Donc, nous nous sommes embrassés après la fête de Noël de Slughorn-»
« McLaggen ? Je pense qu'il est plus que raisonnable de dire qu'il est intéressé par toi Hermione."
« Cormac ? Non ! Merlin non ! Ce n'est pas Cormac ! Non, ce gars et moi … et bien nous ne pouvons pas vraiment entamer une relation publique à cause de… et bien pour des raisons sociales. »
Les yeux verts d' Harry s'ouvrent en grand. « C'est un Serpentard c'est ça ? C'est Malfoy ? C'est pour ça que tu l'as défendu toute l'année quand je l'ai accusé d'être un Mangemort ? Merlin, pourquoi tu ne l'as pas dit plus tôt ? Je veux dire, je pense toujours que c'en est un mais j'en aurais moins parlé ! Et à vrai dire, pour être honnête, je pensais que tu aurais un peu plus de bon sens que de sortir avec Malfoy… »
« Ce n'est pas Malfoy ! » Dis-je rapidement. "Il est à Serpentard mais ce n'est définitivement pas Malfoy. » Je ne mentais pas vraiment en disant que Snape est un Serpentard n'est-ce pas ? Après tout, il est Directeur de Serpentard et il était un Serpentard quand il était à l'école. Non, je ne mens pas.
« Bien ! N'importe qui est mieux que Malfoy." Harry s'arrête un instant. « Ce n'est pas Crabbe ou Goyle n'est-ce pas ? »
"Merlin Harry ! Est-ce que tu penses que je suis complètement idiote ?"
« Non ! Je vérifiais juste ! Ok, donc tu es plus ou moins avec quelqu'un de Serpentard ?"
J'acquiesce.
« Wow. D'accord… um je dois être honnête Hermione, Je ne pensais pas à ça quand tu disais que tu avais besoin de mon aide. Mais… d'accord. J'essaye de garder mon self-control. Comment je m'en sors ?"
"Exceptionnellement bien. Donc, nous nous sommes embrassés, mais on ne peut pas être vus en publique tous les deux. Du genre vraiment pas. Mais nous étions ensemble l'autre soir et je lui ai demandé si je pouvais de nouveau l'embrasser-«
« Pitié Hermione, pourquoi est-ce que tu ne l'as pas juste embrassé ? Ne demande pas la permission ! Fait-le ! S'ils te repoussent, alors tu arrêtes, mais sinon, vas-y !"
« Je garderais ça en mémoire pour la prochaine fois. Enfin bref, il a dit que je ne pouvais pas l'embrasser et ensuite il m'a demandé de lui dire ce qu'il n'a pas dit et ensuite il a dit que j'avais une semaine pour réfléchir à ce que qu'il voulait dire. Je sais qu'il y a un proverbe qui dit « Les hommes sont tous les mêmes », ce n'est pas vrai mais j'ai vraiment besoin d'y répondre et tu es mon meilleur ami, Harry s'il te plait ! »
« Ça va, on a une semaine. » Il fait une pause. « On a bien une semaine n'est-ce pas ? »
"Plutôt quatre heures."
"Quatre heures ! Pourquoi n'es-tu pas venue me voir plus tôt ? »
« Tu étais occupé avec le Quidditch et Ron et j'ai pensé que j'y arriverais toute seule, mais j'admets ma défaite et je te supplie de m'aider ! »
« Um, d'accord. » Il se redresse sur son siège. "Eh bien, de toute évidence il n'a pas dit grand-chose. Je suppose que la liste que tu as devant toi liste un certain nombre de ces choses, mais en voyant la manière dont tu divaguais tout à l'heure, je suppose que la majorité de cette liste n'est pas convaincante n'est-ce pas ? »
« En effet, oui. »
« Eh bien, il n'a pas dit qu'il ne voulait pas t'embrasser. Uh, il n'a pas dit qu'il n'avait pas envie que tu le touche, ou qu'il te touche. Il n'a pas dit qu'il ne pouvait pas t'embrasser, il n'a pas dit-hey ! Où vas-tu ? »
« J'ai trouvé ! Merci Harry je t'en dois une ! » Je crie par-dessus mon épaule en courant hors de la bibliothèque.
Je cours à travers les couloirs vers les laboratoires privés de Snape et lâche, à bout de souffle, le mot de passe au corbeau. Il croasse pour m'ouvrir l'accès. Je me dépêche d'y entrer et ferme violemment la porte derrière moi. Snape n'est pas encore là très bien. Je pose mon sac sur une station de travail. Je me tords les mains et mord ma lèvre inférieure. J'aurais très bien pu me tromper avec la question de Snape… J'ai peut-être tort, mais j'ai peut-être aussi raison. Je l'ai observé toute la semaine. Il a plusieurs fois rencontré mon regard mais n'a jamais montré la moindre trace d'émotion. Il n'a jamais frissonné, ne m'a jamais fixé, ni souris. Il était complètement et simplement indifférent. J'ai une chance sur deux.
"Vous êtes là tôt."
Je me retourne rapidement et trouve Snape adossé contre la porte. Ses bras sont croisés et il porte toujours cet air d'indifférence. « Arrêtez de me regarder comme ça. »
« Comme quoi, Miss Granger ? »
"Comme si vous n'en aviez rien à faire de moi."
« Je n'ai jamais dit que c'était le cas. »
« Vous n'avez jamais dit le contraire, » je contre.
« Brave fille, » souffle-t-il. « Que n'ai-je encore pas dit ? »
« Tout. »
Il hausse un sourcil. « Oh, vraiment ? »
"Vous n'avez pas dit que vous ne pouvez pas me toucher."
« Qui a dit que j'en avais envie ? » demande-t-il. Malgré ses mots, il se rapproche de moi.
« Vous n'avez pas dit que je ne pouvais pas vous toucher. »
« Je n'ai pas non plus dit que je voulais que vous le fassiez, » dit-il lentement tandis qu'il attrape mes poignets et me tire pour que je mette sur la pointe des pieds, ma poitrine pressée contre la sienne. Ses doigts s'entrecroisent avec les miens et il incline la tête pour m'inviter à continuer.
« Vous n'avez pas dit que vous ne pouviez pas m'embrasser.
« Je pense que c'était insinué pendant mon speech sur le fait que je suis votre professeur et vous mon étudiante. Ne pensez-vous pas ? » Demande-t-il, sa bouche dangereusement proche de la mienne.
« Vous n'avez pas dit qu'on ne devrait pas. »
« A nouveau, insinué. »
« Vous n'avez pas dit que vous ne vouliez pas. Vous n'avez pas dit qu'on devait le faire. »
« Autre chose, Miss Granger ? »
« Si vous me faites attendre plus longtemps je vais vous jeter un sort, » je grogne.
Il rit et capture mes lèvres pendant le temps que dure mon choc. Ses mains plaquent les miennes contre mes hanches tandis qu'il me recule vers un mur, m'empêchant tout mouvement. Il mordille ma lèvre inférieure et gronde contre moi, me faisant gémir dans sa bouche. Sa langue s'insinue dans ma bouche m'explorant entièrement avant de danser avec la mienne. Finalement, il laisse ma main pour attraper une me mes cuisses. Je plonge mes doigts dans son cuir chevelu et joue avec ses cheveux.
« On brise un certain nombre de règles de l'école, tout comme certaines lois, » il murmure contre ma peau, ses lèvres descendant le long de mon cou. Il mord la peau là où mon cou et ma colonne dorsale se rejoignent, me causant un nouveau gémissement de s'échapper de mes lèvres.
« Je m'en fiche complètement. »
« Est-ce que vous essayez de me faire virer, sorcière ? »
Je ne peux pas répondre parce que ses lèvres ont à nouveau capturé les miennes. Merlin, sa langue ! De toutes les fois que j'ai imaginé l'embrasser, ce n'était jamais aussi bon que ça ! Une de ses mains agrippe fermement mes robes tandis que l'autre se déplace légèrement sur mon cou, en tenant ma tête en place en face de lui. Je descends ma main de ses cheveux vers son torse, attrapant un poing plein de ses robes pour le garder contre moi. Il ne se plaint pas quand une de mes jambes s'enroule autour de ses hanches, en fait il sourit dans notre baiser en me poussant plus encore vers le mur et remonte ma seconde jambe avec l'autre.
« Oh merde ! » Je grogne tandis qu'il écrase ses hanches contre les miennes.
"Tsk, tsk, langage Miss Granger," il murmure. Ses longs doigts attrapent ma taille et les enfonce dans le mur avant de m'embrasser à nouveau, cette fois doucement et chastement. En s'éloignant, il pose son front contre le mien et garde les yeux fermés. « Pour autant que j'apprécie cela, et croyez moi c'est le cas, j'insiste pour que nous nous arrêtions avant qu'un de nous ne fasse quelque chose que l'on risque de regretter. »
Je suis sur le point de lui parler de mon rêve. Je ne veux pas qu'il s'arrête maintenant. Pas maintenant, ni jamais. Mais, il a raison. Nous avons brisé suffisamment de règles et je ne veux pas qu'il ait d'ennuis. Snape relâche mes mains et sépare mes jambes, mais il ne bouge pas quand mes pieds touchent le sol. Ses yeux noirs sont toujours sans fond mais ils ne semblent pas dénués de toute émotion en ce moment. Je lui souris et les coins de ses lèvres remontent légèrement.
« Je suppose que vous n'allez parler de ça à personne ? »
« Je n'arrive toujours pas à croire que c'est arrivé, Monsieur. »
Snape place ses mains de chaque côté de mon visage et m'embrasse gentiment. Ses lèvres sont douces contre les miennes, le baiser est chaste et doux. Je l'embrasse en retour, mais il s'écarte avant que je puisse l'approfondir comme je le souhaite. « C'est arrivé, » dit-il simplement avant de s'éloigner de moi et de retourner vers son poste de travail.
Je touche mes lèvres quand il se retourne. Elles ont l'air gonflées de ses baisers et je n'ai aucun doute sur le fait qu'il y a un suçon sur ma peau au niveau de ma colonne. Mes cheveux doivent surement être complètement emmêlés et mes vêtements froissés. Et je m'en fiche.
« Um, Monsieur ? »
« Oui ? »
« Pourquoi m'avez-vous fait ce speech sur le fait que s'embrasser est inapproprié si vous aviez de tout de façon juste prévu de me draguer de tout de façon ? »
Il ne se tourne pas pour me faire face et continue de travailler sur sa potion. « Qui a dit que j'avais prévu de vous draguer, comme vous venez de le dire ? C'est hautement inapproprié et mon discours avait pour but de vous détourner de l'idée d'aller plus loin. Cependant, il semblerait que cela n'ait pas fonctionné. C'est malchanceux, puisque je ne suis pas très enclin à aller contre le règlement de l'école ni du Magenmagot.
« Malchanceux ? » je demande, essayant de masquer la douleur de ma voix.
« Peut-être que ce n'est pas le mot adéquate, » il dit consciencieusement. « Une heureuse faute fonctionnerait mieux, je pense. J'ai échoué à vous convaincre qu'un quelconque avancement physique entre nous serait malvenue. Mais je pense, que tant que nous ne sommes pas découverts, cela ne me dérange pas. »
« Alors… que sommes-nous ? »
« Je pense que nous sommes des êtres humains, Miss Granger, mais corrigez-moi si je me trompe. » Dit-il. « Si vous vous parlez de notre nouvelle relation intime, je nierais toutes vos suggestions que nous sommes « ensemble » comme vous et vos camarades aimez le dire. »
Il ne me regarde pas mais je deviens tout de même rouge. Bien sûr, nous ne sommes rien, juste des amis de drague. Oui, bien sûr, à quoi pensais-je ?
« Bien. D'accord. Um, bonne nuit, professeur. »
« Bonne nuit, Miss Granger. »
