Et voilà le chapitre final ! N'hésitez pas à me laissez vos impressions générales. J'espère que vous aurez apprécié cette histoire ! ^^
Manoir Malefoy
- Endoloris !
Elle tomba, convulsant et hurlant de douleur face au blond au regard froid, imperturbable. Le Drago chaleureux et aimant qu'elle avait connu n'était plus. Tout n'avait été que manipulation. Elle lui avait fait confiance, était tombée amoureuse de lui, l'avait aimé comme jamais elle n'avait aimé quelqu'un. Ces moments de bonheur, de chaleur, de plaisir, tout n'avait été que mascarade. Tout n'avait été qu'illusion, une illusion parfaitement entretenue par ce manipulateur sans pitié. Elle était à présent torturée, il allait jouer avec elle jusqu'à ce qu'il la tue. Elle le fixa, les yeux dans les yeux. Aucune trace de remord. Aucune trace de regret. Aucune trace de pitié.
- Qu'est-ce que ça fait, Granger ? Qu'est-ce que ça fait de tout perdre ?
Oui, il allait s'amuser ainsi. La torture physique n'était pas ce qu'il préférait c'était la torture psychologique. Il insistait sur le fait que ses amis les plus proches lui avaient tourné le dos. Que ses amis et alliés de l'Ordre la voyait à présent comme une traîtresse. Celle qui avait vendu la moitié de l'Ordre à un Mangemort, mais pas n'importe lequel, le bras droit de Lord Voldemort. Ronald Weasley a perdu son père de sa faute. Harry Potter a perdu sa petite amie Ginny Weasley de sa faute. Et elle mourrait de sa propre faute. C'est sa bêtise qui la menait à mourir si tôt. Il lui rappelait qu'elle mourrait dans le déshonneur, condamnée à être surnommée la Traîtresse, vue comme celle qui avait vendu la Résistance au Seigneur des Ténèbres peut-être même serait elle vue comme une Mangemort.
- Tu es née insignifiante, tu vas mourir insignifiante.
Des larmes coulèrent à flot. Quelle idiote elle avait été. Les mots durs, cruels du blond lui faisaient plus mal que les Doloris. Elle serait vue comme tout ce qu'elle méprisait.
- Tout ce que tu m'as dit, tu ne l'as jamais pensé ? Toutes les fois où tu m'as touchée, embrassée, tu ne l'as jamais fait par amour ?
- Par amour ? Je ne t'ai jamais aimé, sale Sang-De-Bourbe. Comment pourrais-je aimer de la vermine ? Tu as autant de valeur à mes yeux que la crasse qu'essuie cet esclave d'elfe de maison. À mes yeux, tu n'as été qu'un pion, une marionnette. Une fois entré dans ta tête, te manipuler n'a été qu'un jeu d'enfant. Tu n'es qu'un jouet que je jetterais quand je me serais lassé de lui. Je vais te briser, Granger.
Ses derniers mots firent frissonner la brune. Elle sentait la violence qui émanait du garçon. Il était calme, c'est bien ce qui l'inquiétait le plus. Le calme olympien dont il faisait preuve avait quelque chose de malsain. Sous les yeux luisant d'impatience de Lord Voldemort, Drago asséna un nouveau Doloris qu'il fit durer, prenant un plaisir quasi orgasmique devant ce spectacle de pleurs, de cris et de douleur. Elle allait s'évanouir, il le voyait.
- Revigor !
Il lui redonna de l'énergie. Il voulait en profiter. Un petit ricanement s'éleva du fond de la pièce.
- Tu feras un très grand Mangemort, mon cher Drago, dit Lord Voldemort. Tu as déjà de bon réflexe. Lord Voldemort apprécie beaucoup. J'ai un grand projet pour toi.
- Merci, Maître.
- Je te laisse jouer, ce que j'ai vu m'a beaucoup plus.
Il quitta la pièce.
- A nous deux.
Il la souleva, la plaque contre le mur, et serra une main autour de sa gorge, de plus en plus fort. Le regard horrifié de la fille lui procura tant de plaisir ! Il relâcha son emprise, la laissant s'écrouler au sol, et retrouver un peu ses recommença, ça l'amusait. Puis des sortilèges fusèrent vers elle, entaillant sa peau, rendant son calvaire encore plus insupportable. Elle se retrouva vite dans une flaque de sang – dans la flaque de son propre sang.
- Drago... Drago s'il-te-plaît... Je t'en prie... Laisse-moi partir.
- Arrête de te plaindre. Tu n'es qu'à ta juste place. Tu as le traitement que tu mérites.
- Tu sais au fond de toi que c'est faux. Tu vaux mieux que ça. Drago...
- Dernier avertissement.
- Drago...
Un sortilège de la Mort frôla sa tête. Elle se recroquevilla, tremblante, en larmes, suppliant que ça s'arrête, traumatisée.
- Tais-toi !
Elle ne put contenir ses petits cris. Son visage noyé de larmes entremêlées de sang laissait malgré tout transparaître sa terreur. Elle voyait sa fin venir. Elle sentait déjà la présence de la Mort dans la pièce. Elle voyait que Drago se désintéressait de plus en plus. Elle pensa à ses parents, à Harry et Ron qui lui avait tournés le dos, à Arthur et Ginny Weasley, morts de sa faute, à la famille Weasley qu'elle avait déchirée. À Luna qui était plus proche de la mort que de la vie. À Dumbledore, et à tous les innocents qu'elle avait envoyés à l'abattoir. Elle n'était plus rien aux yeux du monde. Rien. Elle que tout le monde destinait à une grande carrière, n'atteindrait même pas la majorité. Le blond se retourna vers elle, la regardant droit dans les yeux.
Une seconde.
Deux secondes.
Trois secondes.
- Avada Kedavra !
Plus rien. Le néant.
