Arrivé au sol, le Majordome ouvrit la porte avant de prendre les bagages. La fraicheur de l'hiver leur fouetta aux yeux dès le premier instant. Les vents étaient plus forts ici qu'en ville! Albus ouvrit la porte en imposant sa main sur la plaque au centre. La chaleur de la maisonnée leur frappa au visage autant que le froid les avait surpris.

La première personne qu'elle vit fut une sorcière âgée environ de 20 ans habillée en femme de chambre classique. Du genre qu'on en voit plus ainsi sauf de version coquine dans les spectacles burlesques dans les bars de danse de l'Allée des Velours. Elle avait une coiffe blanche, des gants blancs, une robe noire à dentelle, un tablier blanc avec une pochette pour sa baguette et des collants.

Elle tendit les mains pour leurs manteaux :

-Bon retour M. Potter. Ravie de vous rencontrer Mademoiselle Crowchastel, le Manoir est heureux de vous accueillir.

Ses gestes et son service était impeccable. Criséis cependant sentait quelque chose d'étranges. Elle huma.

-Merci Miranda! Répondit Albus simplement.

-Le souper est en train d'être servi, votre famille attend dans le Salon Jaune. Dans moins de cinq minutes, on va se revoir à la table.

Criséis sentit chez elle quelque chose à se méfier. Elle lui donna son manteau et fit un effort pour toucher le peu de peau visible de son poignet. Miranda expira d'hormones troublantes comme une fille qui venait de revoir un objet de convoitise.

Criséis regarda Albus, lui n'avait aucune réaction en sa présence mais ça n'empêcha pas la jeune sorcière d'être un brin jalouse.

Albus la guida vers le dit Salon. Le hall était immense, suivi d'un long couloir décoré avec soin. Albus ouvrit la Porte et Criséis eut un léger souffle de foule en voyant ses nouvelles personnes.

-Albus, mon poussin! Dit sa mère en levant les bras.

Elle se précipita sur lui pour prendre un grand câlin. Ensuite elle tira son étreinte pour mieux le regarder :

-Tu as encore grandi, j'en suis sure! Et toi, tu dois être Criséis?

-À moi qu'Albus est un autre copine! Dit-elle en souriant.

Ginny lui fit aussi un grand câlin et Albus constata son malaise évident. Criséis n'avait jamais eu pareils contacts avec quiconque. Elle eut droit au même rituel avec ses grands-parents.

Une femme avec de longs cheveux roses se leva ensuite et l'honora d'une poignée de main :

-Nymphadora Tonks, Je suis une amie de la famille. Voici ma fille, Remusia Lupin.

Sa fille était plus âgée qu'Albus. Elle semblait avoir 5-6 ans de plus qu'eux.

-J'ai entendu parler de vous.

Quand elle serra la main de Remusia, son visage changea brièvement. Comme un chat irrité par une mauvaise odeur et elle lâcha sa main presque dégoutée.

-Pardon, je ne m'y attendais pas.

La métamorphomage s'inquiéta et prit sa fille par les épaules :

-Qu'est-ce qu'il y a ma chérie?

Tous les gens dans la pièce se levèrent inquiets. Criséis sentit ce mélange de peur et d'angoisse qui caractérisait tant sa présence.

- Elle a un destin particulièrement troublé. Désolé, ça m'a sauté dessus.

Albus rajouta :

-Ma belle, Remusia est oracle. On pourrait s'assoir un jour avec elle, en savoir plus …

Remusia regarda son ami d'enfance :

-J'ai bien peur que je ne puisse pas dire plus de choses sur son passé qu'elle ne sait déjà… Peut-être pourrions-nous parler d'avenir dans ce cas…

Le suspens palpable rendait Criséis mal à l'aise. Heureux furent la famille quand le second majordome ouvrit la porte de la salle en manger, annonçant que le souper était servi.

La table était longue, comme les tables des maisons à Poudlard. Les chaises hautes étaient gravées des prénoms de leur hôte à l'instant qu'ils s'assoyaient dessus. Criséis était curieuse de cet enchantement. Lorsqu'elle s'assit, Criséis s'inscrit, suivi d'Isis, de Mélissa, d'Andrewan, Odinna… puis les lettres se mélangèrent jusqu'à laisser qu'un brouillon étrange. Criséis sourit.

Mama Weasley sortit sa baguette et tapota sur le haute de la chaise :

-Ce mobilité! On a payé cher cet ébéniste! , pourtant!

Criséis leva la main pour éteindre son geste :

-Je crois que l'enchantement fonctionne très bien… Je pense qu'il ne peut pas trouver mon nom parce que je ne sais pas quel est le mien…

Le silence s'installa et Albus prit la cruche de bière au beurre sans délicatesse :

-ah, ces réunions de famille qui partent sur des notes joyeuses! Dit-il en remplissant son verre.

Criséis concocta une version abrégée et moins sombre de son passé. Afin de répondre correctement à leurs interrogations sans engendrer de nouveaux questionnements. Elle ne voulait pas consacrer ce réveillon au récital de sa vie.

En soit, Albus fut surpris que Criséis prenne aussi facilement sa place dans une réunion de famille aussi formelle. Ses charmes de vélanes fonctionnaient très bien sur la majorité d'entre eux, c'était évident.

Après une entrée de canard à l'orange vînt le plat principal, une belle tranche de saumon norvégien avec une salade de pomme de terre le tout magnifiquement composé. Les cuisiniers ne faisaient pas que de la nourriture ici, ils montaient des œuvres d'art! Albus mangeait et répondait aux questions de sa mère en faisant rire la tablée. Criséis avait parfois son piment à rajouter et la conversation devenait que plus appétissante.

-En tout cas, Madame Potter, je tiens à complimenter les talents de vos elfes de maison pour ces plats.

-J'ai bien peur que vous devez ce magnifique repas à votre chère Miranda Andromède ainsi que ma mère Molly. Ma belle-sœur, la sous-secretaire Hermione Granger soutient énormément le projet de Loi pour l'abolition du travail forcé des elfes de maison. Ça serait incongru qu'elle en ''utilise'' sous son toit.

-C'est vrai, Albus m'en avait parlé.

Féliciter les elfes de maison pour le repas était une tradition chez les sorciers. Est-ce qu'il n'y avait que Criséis d'au courant?

-Toutes les occasions sont bonnes de faire de la propagande … Au temps que ça prend pour avoir un vote du Sénat, vous serez probablement vieux quand la Loi va passer!

Les adolescents levèrent les yeux vers le ciel ennuyés de la politique.

-Il est certain, cependant, que si votre mari acceptait le poste de Ministre si souvent proposé, ça prendrait un autre rythme! Déclara Criséis.

-C'est sur… mais Harry ne sait pas passer plus que deux jours derrière son bureau sans trouver un prétexte pour retourner sur le terrain… Je ne crois pas que le poste de ministre puisse faire avancer quelque chose, même dans ses mains!

Les amis eurent un petit rire complice mais les enfants se tournèrent vers le bout de la table : le siège vide qui devait être le trône de l'Élu.

-Si on passait aux cadeaux! Dit la matriarche Weasley.

Cela prit peu de temps avant que tous les jeunes soient levés devant la porte, Molly ouvrit la porte du second salon avec sa baguette. Un grand sapin bleu décoré de boules de lumières et de cristal se tenait à gauche de la cheminée au feu chaud mais endormi. Sous le pied de l'arbre se tenait une boite pour chacun avec des tricots hideux portant leurs initiales. Criséis reconnu le genre de gilet qu'Albus portait après les séances de Quidditch ou de course lorsqu'il faisait froid. Criséis avait eu droit à un. Il était trop long, très large avec des manches un peu courtes : plus une tunique qu'un sweatshirt. Il était violet avec un gros emblème jaune des Crowchastel dessus.

C'était la tradition de déballer les tricots le soir du réveillon : afin de les porter le matin de noël. Après quoi, les adultes se servirent des verres de liqueur de café. Criséis se sentait trahie par son âge : oh comment un repas entier sans alcool laissait une amertume dans la bouche, autant que si elle aurait liché un cendrier.

La bonne qui les avait accueillis vînt les avertir que les chambres des enfants avaient été finalisées.

-Merci Miranda Andromède, vous pouvez nous quitter pour le restant de la soirée! Dit Molly.

La femme de chambre s'inclina légèrement en fermant les yeux, toute la famille voyait là une domestique humble et résignée mais Criséis voyait dans ce demi-sourire un quelque chose. En relevant la tête, elle déposa son regard un peu trop longtemps sur le dos d'Albus. Criséis ne savait pas pourquoi, mais elle s'en méfiait énormément.

Une fois rendue seule dans le couloir, Criséis lui demandait ce qu'il pensait d'elle :

-Miranda? C'est personne… Elle travaille ici depuis que j'ai huit ou neuf ans. Elle n'a pas fini son diplôme de Poudlard pour… Je ne sais pas quoi donc elle a eu de la difficulté à se trouver un travail.

-Pourquoi a-t-elle été engagée alors?

Albus se tourna en mettant la main sur sa poignée de porte, un sourire au baume de sarcasme décorait son visage :

-Elle t'intrigue?

-Elle dégage quelque chose que je n'aime pas… Je ne sais pas comment l'expliquer.

-Dans quel genre? Dit-il en ouvrant sa porte.

La chambre était vaste et bien en ordre. Il y avait une armoire vitré avec différents balais de Quidditch ainsi que ces médailles. Il y avait un grand bureau du genre secrétaire en bois clair ainsi qu'une chaise qui avait l'air incroyablement confortable. Le lit était caché derrière d'imposants rideaux de baldaquins d'un petit gris bleuté. La pièce possédait cinq fenêtres ainsi qu'une autre porte vers les commodités. Les murs étaient en partie bleus, blancs et gris avec des accents de tapisseries modernes. En soit, la chambre d'Albus reflétait beaucoup l'ancien lui : ordonné, simple et à son affaire.

Les valises avaient été déposées au sol à côté de la grande garde-robe. Épinglé au lit, il y avait un bout de parchemin.

Ça intrigua Albus. Il se rendit directement aux rideaux afin de détacher cet intrus.

Enfant de la magie noire

Légion bientôt seront levées

Aube est levée pour un dernier soir

Tes sœurs bientôt se lèveront

Tes frères sous peu t'obéiront

Lève ta baguette vers le ciel

Morsmordre saura tout te révéler

Enfant de la magie s'élève

La menace s'est relevé

Albus n'eut le temps que de lire les lignes que le parchemin se désintégra devant ses yeux. Il releva sa tête, Criséis venait tout juste de pencher sa tête pour lire par-dessus son épaule. Ils se regardèrent :

-Qu'est-ce qu'il était écrit?

Albus cligna des yeux :

-je n'ai pas eu le temps de comprendre.

Criséis ouvrit alors son sac sans fond et prit une des baguettes qu'elle n'utilisait pas souvent, c'elle en bois tordu avec un cristal bleu au manche. Elle le regarda avec un grand sourire, le genre de sourire d'hybrides vampire, vélane lycanthrope qui fait peur :

-Criséis?

-Regarde mon visage d'initiatrice à la légilimencie!

-Ton sourire semble me déclarer que tu n'as jamais fait ça? Soupçonna Albus avec l'orgueil du courageux Gryffondor en lui.

Elle tourna sa langue en levant les yeux :

-Je ne m'en souviens pas… mais j'ai le sentiment que je vais y arriver…

Le premier essai elle frappa son esprit fort de plein fouet, le deuxième elle se perdit dans des souvenirs impertinents mais après quoi Albus comprit comment se concentrer pour divulguer la bonne séquence de souvenirs. Après trois essais, Criséis réussi à relire le parchemin.

Criséis sortit de la tête d'Albus, la baguette encore pointée vers son crâne. Elle cligna les yeux deux ou trois fois avant de prendre une grande respiration.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Several.

Criséis était rarement surprise ou inquiète. Il comprenait bien, indestructible et débrouillarde qu'elle était.

-Comment ça s'est rendu ici? Dit-elle enfin.

Albus commença à comprendre son inquiétude. Le manoir était équipé des meilleurs systèmes de sécurité et d'une zone d'anti-entrance. Même Poudlard et Askaban était des prises faciles comparées au Manoir Weasley& Potter.

-Ça doit être une farce… Se dit alors Albus en voyant une forme d'anxiété bien rare dans son visage.

-C'est toute une farce alors… Sais-tu ce que c'est? Demanda-t-elle en revêtant son air de créature dangereuse.

C'était bien évident que non de plus la parchemin avait été imprimé et non écrit à la main.

-C'est un extrait d'un des prophéties du Nécronomicium.

-Le quoi?

-C'est un recueil qui était assez répandu dans le moyen-âge… Beaucoup de mages noirs ou d'oracles sous pression y on transcrit des conseils et un certain nombre de prophéties… Dans le Nécronomicium, Tirésias avait prédit la venue de Grinderwald, Nostradamus avait prédit la venue de la deuxième grande terreur des sorciers : Voldemort. Je crois que l'œuvre a été recorrigé et traduit en anglais dans le courant du siècle des Lumières pour être imprimé. Si je me souviens bien…

-Donc… Qu'est-ce qui est le plus inquiétant?

Criséis ne comprenait pas.

-Que ''cet'' extrait soit écrit, ou qu'il soit là?

-Si c'est une farce, tu devrais savoir qui l'aurait fait ? Demanda Criséis.

Albus prit le temps de bien regarder les alentours puis répondit :

-Je connais bien mes cousins et tout… On ne rigole pas de la magie noire comme ça ici…

-De plus, je ne crois pas que personne ait pu se rendre dans ma chambre après Miranda…. Ils étaient tous avec nous.

Criséis se redressa. Dans sa tête, les faits venaient de s'additionner.

-Si on allait lui parler? Dit-elle avec ses yeux encore plus félins que malins.

-On est passé minuit et c'est noël… Dit alors Albus qui avait bien plus envie d'essayer son nouveau cadeau que de poursuivre ses interrogations.

Criséis rangea sa baguette tordue dans sa botte et sortit alors sa véritable baguette :

-Alors, ne trainons pas trop!

Elle fit un Lumos dans le couloir et Albus les guida vers les quartiers des domestiques. Ils cognèrent à la porte mais celle-ci s'ouvrit vers une pièce vide. Les lieux avaient été vidés de tous les effets personnels de la domestique. Il ne restait qu'une pile polie de vêtements de travail à côté des draps bien pliés.

Criséis flaira un air incroyable pure, comme si la pièce aurait été complètement lessivé à l'eau de chlore. Albus se dirigea alors vers la chambre de Gerald. Il était surpris de son départ.

-Mérinda avait pourtant refusé de partir pour les fêtes… Elle est orpheline, vous savez, ce n'est pas comme si elle avait une famille à aller voir. Mais qu'est-ce qu'il vous a alerté, ?

-J'ai trouvé une note étrange épinglée sur mes rideaux de lit.

-Elle a donc laissé une note d'adieu? S'interrogea-t-il en sortant de son air endormi.

-Ce n'était pas vraiment ça…On ne sait pas si c'est elle qui l'a laissé mais c'était assez bizarre qu'on voulait savoir d'où ça sortait.

Après avoir fait réciter Criséis l'extrait, Gerald décida alors de faire réveiller tous les domestiques ainsi que les adultes autour d'un thé dans la cuisine.

-Mais êtes-vous sûr que c'est bien la petite Andromède qui aurait laissé ça là? Ah que j'aimerais pouvoir lire, je pourrais reconnaitre son écriture! S'époumona Moly Weasley en levant les bras.

-Je te l'ai dit, Grand-mère, c'était une écriture droite, on aurait dit que ça aurait été imprimé, Répondit Albus en croisant les bras.

-Peu importe ce que c'est, nous avons une femme de chambre en fuite et un extrait d'un important recueil de magie noire apparu dans la chambre de mon fils… Dit Ginerva Potter en refermant une copie du dit-livre sur la table de la cuisine.

Gerald, le second majordome silencieux et le chauffeur se regardèrent :

-Je suggère d'en faire part à M. Potter, expressément. Suggéra Gerald qui semblait le plus personnel parmi les domestiques.

-Je ne veux pas revoir ma maison envahie d'aurores ! Dit Molly. C'est noël!

-Ce n'est pas comme si nous étions en danger immédiat non plus, Répliqua Remusia.

-Ma fille a raison, nous sommes l'Ordre du Phénix, on peut résoudre ça sans l'appuis du ministère... Rajouta Tonks avec des cheveux ondulés gris et bleus.

Albus sourit, fier d'être considéré comme un membre de l'ordre légendaire.

Molly fit venir à elle une pile de parchemin, un encrier et une plume depuis le bureau de cuisinier :

-Je vais écrire à Hermione, elle saurait surement plus pour nous renseigner. Dit la matriarche.

-Tu devrais aussi parler à Podmore, ça demeure le meilleur théoricien de la magie noire qu'on aille dans notre carnet de bal! Dit Ginerva en croisant ses doigts sur sa tasse de thé.

-Excellente idée, ma belle! Dit Molly en relevant sa tête de son parchemin.

-Mais on devrait quand même en parler à Père, il est celui qui s'est le plus souvent frotté à des prophéties parmi nous tous… Dit alors Albus.

Remusia leva un sourcil et expira de façon exagéré :

-Qu'est-ce qu'on ne fera pas pour avoir un oracle dans la famille! Dit-elle avec un ton artificiel et ingrat en levant sa tasse bien haut avant de boire.

Malgré l'ambiance tendue de ce drame omniscient, tous sourirent. Criséis appréciait ce sarcasme déplacé.

-Désolé, ma chère Remusia… Commença Albus en riant aussi. Qu'en penses-tu, selon ton avis d'expert?

Elle reposa sa tasse avec un surplus d'attention :

-en soit, toutes les prophéties se réalisent. Si, pour la majorité, se réalisent dans le secret morne et platonique du quotidien, souvent dans des degrés bien faibles que l'interprétation a pu concrétiser, certaines cependant son glorifiée et répandue comme c'elle conscrites dans ce livre ou encore c'elle de ton père. Cependant, je ne peux voir aucun lien entre la disparition, coïncidence et cet extrait.

-Merci, Remusia. Rajouta Albus avec un sourire.

-Merci, mon cher Several . Par contre, je ne crois pas que ça avance quoi que ce soit dans notre enquête. Si Miranda Andromède travaille ici, elle devait avoir un historique impeccable et aucun antécédents . Elle a du passer comme toute les autres au véritaserum et tout…

Les adultes acquiescèrent les dires de la jeune femme. Pendant que tous semblait lâcher l'affaire, Criséis avait le sentiment intarissable de méfiance.

-Si on présume que votre servante a épinglé ce message et ensuite fuit, c'est parce que ce message représentait une menace pour elle. Donc, en l'affichant, elle risquait quelque chose ici. Commença Criséis.

-Tu veux dire qu'elle aurait été ici en couverture? Commença Gerald.

-Peut-être, mais le mobile n'est pas le plus important dans cette histoire. Peu importe ces raisons, elle n'a laissé qu'un message ici… Rajouta Criséis. Mais ce message, a éveillé rapidement des inquiétudes et nous a conduit jusqu'à elle… Donc, si elle est partit, si on considère que c'est elle qui a laissé le message, c'est parce qu'elle avait à craindre.

-Alors pourquoi? Dit Remusia. C'est comment dire, la pire chose à faire pour un espion?

-Je ne crois pas que Miranda ait été un espion… Elle n'aurait pas pu… J'ai déjà passé les tests d'admission, ne laisse aucune chance au hasard, Dit Gerald.

Criséis été tourmenté dans ses réflexions. Les adultes continuèrent à parler et elle réquisitionna l'exemplaire du recueil. C'était une édition de 1967 avec couverture en cuir avec des sangles pour la sceller. Criséis repéra l'extrait dans le sommaire. Elle retourna au début du chapitre. Une lettre avait été encerclée, elle dirigea son regard sur la deuxième page : une autre. Elle tourna la page et une autre lettre avait été encerclée dans la notice de l'illustration. Elle tourna les pages et nota ses lettres dans sa tête :

La gargouille de la fontaine.

-Est-ce que vous avez une fontaine? Demanda Criséis.

Les adultes la regardaient comme si elle était la plus effrontée du monde.

-Oui dans le jardin, ma petite, pourquoi? Dit Molly quelque peu offensée du manque de respect de l'adolescente.

-Il y a une gargouille sur la fontaine?

Albus la regarda avec soupçon :

-À côté? Répondit-il.

Criséis montra le message caché.

Tous sortirent les manteaux de la garde-robe d'entrée et se dirigèrent dans le jardin gelé.

Dans la bouche de la dite gargouille se tenait un parchemin roulé, scellé avec de la cire. Madame Potter fit venir le parchemin avec un accio bien rapide.

-Regardez le sceau! Dit alors Madame Weasley.

C'était la marque des ténèbres.

Tous se regardèrent inquiets;

-Cette blague a trop longtemps duré! Dit Ginerva en brisant le sceau avec un sortilège.

Elle fit dérouler le parchemin.

Les bras des ténèbres mèneront à bien

Ce que les mains n'ont pu obtenir

Le parchemin se désintégra en un instant.

-C'est un excellent sortilège programmé pour une sorcière qui n'a pas reçu son diplôme… Rajouta Remusia.

Criséis se sentait gonflé de fierté et de rage. Elle avait su percevoir le secret d'un étranger mais aussi colérique de savoir cet ennemi si proche de la famille d'Albus.