Bonjour bonjour! Vous ai-je déjà dit que j'étais nyctalope?
Le nain: j'le savais bien que t'étais une salope!
Ichigo: on est obligés de commencer avec des insultes?
J'y peux rien M'sieur Kurosaki, c'est l'effet de l'euphorie, de l'émotion qui m'étreint la gorge à l'idée de délivrer ce chapitre PRESQUE en temps et en heure! :'D
Et pour la suite, sortez le matériel de secours et faites le 18, parce que ça castagne dans tous les sens! Beaucoup d'action dans ce chapitre, je ne sais pas si ce qui va y être dira plaira à tout le monde mais...c'est une direction que doit prendre l'histoire.
Mercis rocambolesques à
Agrond
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Loupiote54
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amuto67100
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Sylialith
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Koba54
Merci également à tous ceux qui ajoutent l'histoire en alert/fav's, si vous n'avez encore jamais rewiewé venez, on a du thé et des gâteaux servis dans un jacuzzi! :D
Vous remarquerez également des changements dans l'affichage des points du vue, on m'en a beaucoup parlé et je crois que ça sera plus lisible comme ça. Bonne lecture donc!
RÉSUMÉ DES CHAPITRES PRÉCÉDENTS:
Ocha Yume est une Shinigami de la première division, sans zanpakuto, ni pouvoirs particuliers. Sur les ordres du Capitaine Commandant, elle s'est vue nommée « secrétaire », chargée des comptes rendus, pour une patrouille, dirigée par le Vice-Capitaine de la treizième –Kaien Shiba- et du troisième siège de la première division, la parfaite et pulpeuse Magsu Aozora –avec qui elle entretient des rapports assez conflictuels.
L'expédition tournant au vinaigre suite à l'attaque d'une mystérieuse organisation –l'A.C.N.E-, Ocha se retrouve à devoir coopérer avec un chat parlant –Yoruichi- et son scientifique d'ami –Kisuke- qui semblent cacher pas mal de chose. Ocha a d'ailleurs conclut un pacte avec le scientifique, aux termes duquel elle doit récupérer un objet très important, détenu par un garçon du nom de Jinta, quelque part dans le monde des esprits. De fil en aiguille, elle sera amenée à constituer autour d'elle une drôle d'équipe, avec notamment deux garçons de la patrouille initiale, Ha Hakusho, sympathique –si on omet son obsession inquiétante pour les animaux-, et Ichijiku Kaju –avec qui il semble y avoir un houleux passé commun.
Après un bref passage au Manoir Shiba, où ils ont pu en apprendre plus sur leur mission et sur Yoruichi, onstater en passant que la famille de Kaien est bien à son image (cinglée), décision est faite de se lancer à la poursuite de Jinta afin de mettre la main les premiers sur le précieux bien en sa possession. Promenade de santé a priori, sauf que leur destination n'est autre que le sinistre et inquiétant dernier district...le Zaraki.
Après qu'un charmant quoique sanguinaire pitit lapin ait rejoint l'équipé (et contribué à sonner l'alerte en passant), le groupe est enfin confronté à l'ACNE, menée par Magsu. Cette dernière prend Ocha à partit, et le combat s'engage enfin entre les deux antagonistes. Ocha en profite pour révéler la faille notable dans le pouvoir de la blonde, ce que cette dernière est loin d'apprécier, bien qu'elle n'en soit pas moins déterminée à en finir avec sa meilleure ennemie, plus si sans défense que ça armée d'un redoutable...couteau de cuisine.
Au loin, les recherches pour récupérer le Hogyoku se poursuivent, et la situtation se corse pour Kaien et Yoruichi...
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MAGSU
Magsu Aozora, malgré toutes les facultés dont on l'avait dotée, peinait à se remettre de sa surprise. Elle repassait, comme hébétée, la main sur la coupure proche de la lèvre, qui saignait abondamment, tentant distraitement de stopper ce flot-ci et celui, plus glacial, qui s'infiltrait dans ses veines.
Sentiments ancien, longtemps enfouis, toujours reniés.
Elle se sentait redevenir l'enfant colérique et pleine d'effroi qu'elle avait été. Des images apparaissaient par éclair dans son esprit, tableaux dont elle avait presque finit par oublier l'existence aujourd'hui, presque quatre-vingt dix ans après les évènements. Des bribes de souvenirs remontaient renflouées par le flot de la mémoire, d'un passé si résolument révolu qu'il lui semblât qu'il appartenait à quelqu'un d'autre.
Ces moments, elle ne pouvait pas les avoir vécus. Elle les avait empruntés à quelqu'un d'autre, une autre jeune fille, prénommée Zassu Doro. Mais Zassu était morte, morte pour que puisse naître Maggy.
Reprenant son sang-froid, elle se redressa et ses lèvres émirent un ricanement malveillant. C'est vrai, elle était toujours Magsu. Il n'y avait plus guère qu'une poignée d'initiés qui connaissaient l'origine de ce nom, qui était en fait la contraction de plusieurs mots qui définissaient le projet.
Perle-Lys de Ciel Azuré. Le tout était évidemment à prendre au sens figuré, chaque mot si innocent et attrayant soit-il renfermait derrière lui une signification complexe, puissante…et dangereuse. Mais pour ce travail aux frontières de la légalité, il avait fallut employer bien des subterfuges, et ce n'était que le plus simple d'entre eux…
Sur la base de ce nom, elle avait forgé son identité. Perle-Lys avait donné Margareth-Susan, qu'elle avait contracté en Mary-Sue d'abord, Magsu ensuite quand elle s'était rendue compte que le nom était peut être trop transparent. On n'est jamais assez prudent. De Ciel Azuré avait donné lieu à moins de complications : Aozora était finalement un patronyme tout à fait quelconque, qu'elle pouvait se permettre de porter sans craindre que quelqu'un n'aille faire des recherches. Quand bien même celles-ci seraient menées, elles ne donneraient lieu qu'à une étude étymologique des plus inintéressantes et au bénéfice quasiment insignifiant.
Avec le temps, son nom était devenu sa plus solide armure. Elle avait tout construit autour de lui : sa beauté, son habileté au combat, ses aspirations…
Elle laissa aller sa main, laissant le sang couler le long de sa mâchoire. Et qui osait défier le monument qu'elle était devenue ?
Non, même pas qui…qu'est-ce qui venait l'entraver, osait se mettre entre elle et son objectif ?
Un grondement rauque, guttural, presque bestial monta de sa gorge.
Ocha Yume.
Il n'y avait qu'un seul nom au monde qu'elle abhorrait plus que celui-ci, mais là où il était il ne pouvait plus l'atteindre. Elle se demandait même si elle l'avait plus honnit que celui-ci, si quiconque eût jamais été empli de plus de rage un jour même ici, sur les terres sanguinolentes du Zaraki…
Tout l'horripilait chez Ocha Yume. Tout. Sa chevelure hirsute et inconventionnelle, les inflexions sempiternellement monotones de sa voix, et les différentes nuances de vert dardées par ses yeux.
Ses yeux…
Elle planta encore une fois ses prunelles qu'elle savait devenu flamboyant, dans celles de son adversaire. A une œillade brûlante fut rendu un regard calme, froid comme la mort
De nouveau, malgré elle, sa fureur retomba, et elle dû fermer les yeux pour ne pas avoir à les détourner. Elle ne pouvait pas affronter ce regard. Il la remplissait d'effroi.
Elle irait lui arracher alors, puisqu'elle ne pouvait pas les regarder. C'est ça, il ne fallait pas la tuer tout de suite mais lentement, oh ! lentement, arracher ses yeux d'abord, et chacun de ses membres un par un après…
Et la langue en dernier. Ce faisant, elle pourrait accomplir la besogne en se délectant d'autant de cris de douleur, chaque coup rendu pour celui-ci donné…
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TESSAI
-Alors ?
Son audace le surprit lui-même. D'ordinaire, il se contentait de se mettre sur le côté et de regarder, prodiguant questions et conseils quand le moment était venu. Un peu à la manière d'un Maître qui faisait passer à son élève un examen blanc, et le regardait s'appliquer avec une regard patient et bienveillant, attendant la fin de son épreuve pour l'examiner sous toutes les coutures avec lui.
Aujourd'hui, il ne pouvait pas se retenir. Mais les choses étaient différentes. La première chose qui tranchait d'avec ses habitudes était que ce n'était pas Urahara, mais lui-même qui avait de façon totalement fortuite, fait une découverte…
D'habitude, il se contentait de discuter de l'objectif à atteindre avec l'ancien Capitaine, et il se chargeait des modalités. Il n'avait jamais vraiment été à l'origine de la recherche, les membres de son corps n'étant normalement appelés qu'à l'exécution-bien qu'elle devait être parfaite- de sorts déjà existants.
Il ne tirait aucune gloire de ce qu'il avait trouvé, d'autant plus que cela avait été fait assez…eh bien, disons les choses comme elles sont : stupidement. Dire qu'il l'avait trouvé par hasard n'était pas suffisamment précis, c'était par un stupide hasard en vérité, que la chose s'était imposée à lui.
Une fois les faits remis à leur place, toutefois, il ne considérait pas qu'il fallût en tirer une quelconque honte. Ce qui comptait, c'était le résultat et ce que Kisuke allait pouvoir faire avec. Ce dernier avait d'ailleurs eu beaucoup plus de mal ses derniers temps qu'il n'en avait jamais eu, confronté à des difficultés croissantes avec la complexification de ses théories…
Son cerveau génial n'était pourtant pas hermétique à ses sentiments. Une trop nombreuse série d'échecs avaient entamé son moral, cette fois-ci plus profondément que les autres. Aussi avait-il jugé plus sage de prendre du repos, du recul, afin d'être plus efficace…
Tessai avait été peiné lorsque son ami lui avait annoncé si déconfit qu'il en avait finit pour la journée. Il s'était alors mis en tête de faire la seule chose pour laquelle il pourrait lui être utile en des temps pareils.
S'il n'était pas doué avec les mots, et qu'il se savait incapable de trouver des paroles qui remonteraient son moral, il savait que l'environnement pouvait faire beaucoup. Cela peut vous paraître comique, voire ridicule, mais il s'était attelé à ce que le magasin soit le plus impeccablement rangé possible.
L'avantage d'avoir été Shinigami, était bien évidemment qu'on pouvait tricher. Et il ne s'en était pas privé. De toute façon, il trouvait depuis un moment déjà que les fenêtres n'étaient pas assez spacieuses et donc ne laissaient pas entrer assez de lumière. Ça lui avait prit à peine quelques secondes. Et puis, le moment de faire l'inventaire était proche, un désherbage massif des produits qui ne servaient plus serait toujours de l'avance de prise…
Il avait donc rassemblé nombre de cartons au contenu hautement spiritique, et les avait disposés un peu partout. Dans le hall. Sur les étagères du salon. Et puis, une pile sur le kotetsu. Et ces quelques cartons dans la cuisine…
La chose à ne pas faire. Ou pas, songeait-il en regardant le mélange jaune qui aurait dû devenir une omelette, et qui maintenant se voyait aspergé de spray anti-esprit. Un malheureux coup de coude avait renversé le carton et son contenu sur le plan de travail où dormait l'omelette qu'il destinait au patron avant qu'il n'aille se coucher. Et puis, curieuse réaction…
Au lieu de se dissoudre dans le mélange crémeux, le spray faisait son travail de répulsif : lentement, il rassemblait de nouveau le jaune de l'œuf et le séparait du blanc.
Quel rapport avec les Vizards ? Attendez, vous allez voir.
Ebahit devant ce phénomène, il courut sans plus attendre à la chambre du tenancier, espérant que celui-ci ne soit pas encore endormit.
Il ouvrit la porte en trombe, pour trouver un Kisuke allongé sous les couettes.
-Urahara-san, prononça-t-il.
Une tête coiffée d'un bonnet de nuit à pompon émergea, le regard cerné à faire peur.
-Il y a du mouvement, je pense que vous devriez voir ça. Venez. Vite.
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KISUKE
J'avoue que je ne me suis pas mis à trépigner d'impatience quand Tessai est venu me sortir de mon presque-sommeil. Il faut croire que, déception sur déception, je me suis retrouvé aussi blindé qu'une certaine créature à la chevelure Alguière (en algues).
Et je me suis aussitôt senti stupide d'avoir sous-estimé l'œil du Maître de Kido. Dubitatif au début (du genre « mais qu'est-ce qu'il me veut l'autre avec ses omelettes quand je suis en mode #soiréedéprimedansmonlit), une fois que j'ai compris ce que cela impliquait, toute fatigue s'est envolée.
Et je me suis remis immédiatement au travail. Je n'avais jamais pris la peine de regarder de près ce répulsif pour esprits, mais en l'examinant de plus près…
Ironique, n'est-ce pas ? Après avoir mené des calculs et des recherches toujours plus complexes, toujours plus savantes, je découvre que la clef s'est peut-être baladée sous mon nez pendant tout ce temps, posée dans le rayon « produits de la maison ».
Plus de temps à perdre à divaguer. On est partis pour une analyse en labo…je ne pense pas dormir, mais ça en vaudra certainement le coup…
La nuit sera longue…
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HAKUSHO
La scène terrible et sanguinolente à laquelle Ha s'attendait en se précipitant vers le lieu du combat Maggy/Yume n'avait pas lieu. A la place, ils tombèrent sur les deux adversaires figées en position de combat, se fusillant du regard.
-Ha…murmura 'Ju, incrédule en attrapant la manche de son ami.
Celui-ci se dégagea doucement. Il avait vu la trainée rouge qui barrait la joue de la gradée, et dont le sang gouttait encore en un « ploc » pas très abondant, mais régulier.
« Alors c'est ça… »
A son tour, il attrapa la manche de Kaju et fit signe au cinquième siège de se rapprocher. Ce dernier se pencha de façon à ce que son oreille frôle la bouche de son ami. Stupidement, le chatouillement de son souffle lui arracha un sourire.
-Je pars devant en renfort pour le Vice-Capitaine.
-Non.
Le ton était des plus secs, le sourire parti aussi vite qu'il était venu.
-Je suis le gradé ici, c'est encore plus dangereux là-bas, tu restes avec moi ou on part tous ensemble.
Malgré son déplaisir, Ha ne put s'empêcher de noter le changement de ton dans le discours de son ami, « tous ensemble »…
-Kaju, tenta-t-il de le raisonner, il est clair que nous ne pouvons pas rester ici les bras ballants pendant qu'ils prennent des risques, ce serait irresponsable. Mais il le serait tout autant de laisser tomber Ocha dans un moment pareil.
-Parce que tu ne penses pas qu'elle ait ses chances ?
-Parce que, au contraire, je crois qu'elle les a trop.
Il vit le grand brun lui décocher un regard perplexe.
-Je refuse toujours. Tu n'iras nulle part, c'est le Zaraki ici, tu ne sais même pas par où…
-35-78° nord-est.
Ichijiku soupira.
-Tu ne changeras pas d'avis ?
-Non. Et si tu veux me retenir, il faudra que l'on se batte.
Ils échangèrent un regard plein de gravité.
-Alors bonne chance, et on se retrouve…
-…vivants, acheva Hakusho.
Ils échangèrent une brève accolade amicale, celle qu'ils avaient l'habitude de faire depuis leurs premiers combats.
-Veille bien sur Yume, je te la confie.
Un souffle de vent, et le voilà disparu en Shunpo, laissant le Shinigami tout seul, tendu, la main fixée sur la garde de son sabre, les yeux rivés sur le combat qui était sur le point de reprendre.
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KAIEN
Il avait couru à perdre haleine, sans s'arrêter ni regarder en arrière pendant ce qui lui avait semblé être une bonne demi-heure. Le dos rompu, les bras cassés sous le poids de son paquet et de sa massue, il posa un instant le dos contre un arbre pour récupérer son souffle.
Il n'avait pas encore finit d'essuyer la sueur dont son visage était inondé qu'une épée vint se planter devant lui, suivie de près par son propriétaire qui dégringolait de l'arbre.
Rapide comme l'éclair, il se saisit vivement de ses deux items, roula sur le côté et était sur ses jambes prêt à reprendre sa course. L'action avait duré moins de deux secondes. Mais il était encore beaucoup trop lent pour l'adversaire auquel il faisait face.
-Allons, Niño, ce n'est pas très poli de tourner le dos aux adultes quand ils viennent t'aborder.
Un coup d'estoc qu'il esquiva sans s'émouvoir lui tint lieu de réponse.
-C'est la base, dans le Zaraki : on n'adresse pas la parole aux inconnus.
-Et si je te donnais du chocolat ?
-Alors t'aurais l'air encore plus suspect.
Un rire, guttural mais franchement amusé, sortit de la gorge de l'individu en face de lui. A quoi ressemblait-il ? Je serais incapable de vous le dire, pour cela il faudra qu'il retire cette espèce de cape…qui ne semble pas le gêner le moins du monde pour se mouvoir, à en juger la facilité avec laquelle il vient de jeter le petit garçon par terre.
Ce dernier se redressa immédiatement après, portant la main à son visage pour examiner l'ampleur des dégâts. Des égratignures, et un nez cassé. Il reprit sa batte en bois, et se plaça précautionneusement devant son bien.
Son ennemi sembla hausser un sourcil.
-Je m'attendais à ce que les gamins du Rukongai 80 soient coriaces, mais je ne m'attendais pas à autant de résistance.
-On n'juge pas un livre à sa couverture, articula ledit gamin à travers le liquide chaud qui emplissait malgré lui sa bouche.
Dordoni s'inclina légèrement en signe d'assentiment.
-C'est une leçon que je ne manquerais pas d'oublier. Maintenant, si on en a finit avec les civilités…
-Exactement ! répondit de nulle part une troisième voix. Fini de bavarder messieurs !
Un flash et un shunpo plus tard, l'arrancar se trouvait obligé de brandir son épée, qui s'entrechoqua avec un adversaire pour le moins inattendu.
-Ha, mais c'est-à-dire qu'on nous avait dit que le Gotei n'était pas sur l'affaire…
-Rassures-toi, je ne suis pas là pour les treize divisions.
Pour corroborer ses dires, Kaien décrocha le badge de lieutenant accroché à son bras droit, et le lança un peu plus loin entre les arbres.
L'épéiste en face de lui éclata de rire.
-Je suppose qu'on ne pourra sortir de cette situation qu'après un combat à mort ?
-Le gagnant empoche le tout, ça me semble correct, appuya le lieutenant d'un ton badin. Qu'en penses-tu ?
-Accordé, pues claro !
Il effectua quelques sauts périlleux, qui le ramenèrent une quinzaine de mètres en arrière, où il s'assit en indien attendant que Kaien ne le rejoigne.
-Mais ici, par contre. Une fois que tu seras mort, je repartirais avec mon prix et il me le faut en bon état. Comme je sens que tu es un bon adversaire, je sais qu'il y aura des dommages collatéraux, et je ne voudrais pas les blesser.
« Les ? »
Sans rien laisser paraître de son trouble extérieur, il leva son épée et se propulsa d'un shunpo vers l'homme en cape, qui se leva d'un bond pour l'esquiver. Il allait profiter de ce que l'élan du Vice-Capitaine l'ait mené un peu plus loin pour lui asséner un coup sur la nuque, mais trop tard : il ne rencontra que l'épée du gradé.
Il fronça les sourcils, plus vraiment amusé.
Il n'était pas en chocolat, celui-ci.
Pas du tout même.
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YORUICHI
Jinta observa de loin les deux adversaires échanger des coups de plus en plus violents. Il était mitigé. D'un côté, heureux qu'on soit venu à sa rescousse, de l'autre…il ne faisait pas confiance aux officiels, ceux qui vivaient de « l'autre côté du mur ». S'il était habile, il pourrait se cacher suffisamment bien le temps qu'ils s'entretuent…Et il pourrait reprendre sa route après.
Il se leva doucement, soucieux de ne pas se faire remarquer. Il n'irait ni avec l'un, ni avec l'autre. Il avait toujours tout fait par lui-même et pour lui-même. Et pour le reste…
Il jeta un regard avide aux couvertures déchirées qui renfermait l'objet de toutes les convoitises. Est-ce qu'il aurait le courage de tout laisser et de s'enfuir ? Il avait porté ce fardeau pendant suffisamment longtemps, il en était fatigué…
Un petit bruit, à peine audible, le ramena à la réalité. Si l'amertume face à sa situation restait bien présente, le reste de ses sentiments négatifs lui, disparu.
Au lieu de s'éloigner, il s'approcha de l'arbre sous lequel il l'avait reposée.
-Hanakari Jinta, je présume ? Intervint un ronronnement feutré.
Il sursauta, cherchant la provenance de ce bruit.
-Ici, indiqua un…chat noir ?
S'il n'avait pas été sous l'effet de l'adrénaline, il aurait certainement crié. Là, il se contenta d'acquiescer et de s'accroupir pour être à la même hauteur.
-Je suis Yoruichi, une amie de Kisuke Urahara. Tu te souviens de Kisuke Urahara ?
Le petit garçon hocha la tête, se souvenant de l'homme pourchassé et sanglant qui lui avait confié son paquet un soir.
-Il t'a remit quelque chose, et nous sommes venus ici pour le protéger, pour te protéger. Il ne te sera fait aucun mal, rasséréna le Yoru en réponse au regard suspicieux de Jinta. Juste…montre-le moi.
Yoruichi était curieuse, presque malgré elle. Même si Kisuke était un…ami, de très longue date en qui elle avait complètement confiance, elle devait avouer que même à elle, il ne disait pas tout. Le Hogyôku faisait partie de ces rares mais présentes zones d'ombres sur lesquelles il avait refusé en partie de l'éclairer. Ce n'est pas grave, elle verrait par elle-même…
Précautionneusement, le rouquin se saisit du petit paquet qu'elle l'avait vu protéger avec tant de soin. C'était déjà plus gros que ce à quoi elle s'attendait, de quelle taille était cette fameuse perle ?
Tandis qu'il écartait doucement le tissu en lambeaux, elle s'approcha la queue battant ses flancs avec impatience, le regard brillant.
-Qu'est-ce que…
Son regard fauve s'agrandit. Il sembla à Jinta que même ses moustaches retombaient d'étonnement.
-Ben…quoi ? interrogea-t-il, interloqué.
Un cri de douleur au loin attira son attention, et il eut une grimace en regardant l'entaille-profonde à en juger la quantité de sang- que venait de subir Kaien au niveau de l'épaule.
Yoruichi n'avait pas daigné tourner la tête. A vrai dire, elle ne cillait même plus, et un feulement menaçant grondait même dans sa gorge. Il eut un mouvement de recul, peu rassuré, sa précieuse dans les mains.
-Non, se reprit-elle, ce n'est pas vers toi que se dirige ma colère, petit d'homme…est-ce que…est-ce qu'elle a un nom ?
-J'ai connu son père, c'était un vendeur d'eau du Rukongai 68…il s'appelait Tsumugiya. Mais il n'a pas vécu assez longtemps pour lui donner un nom, sa mère non plus d'ailleurs ils…ils sont venus le jour de sa naissance, mais pas pour elle, elle n'avait rien avoir avec tout ça, c'était lui qu'ils cherchaient…Alors je l'ai appelée Ururu.
-Ururu ?
Le garçon haussa maladroitement les épaules.
-Quand elle rit, on dirait une clochette…c'est ce que ça m'évoque.
Rui hocha la tête. Puis la baissa imperceptiblement, les yeux fixés contre le sol, accablée par le poids soudain du fardeau qu'elle sentait passer de Jinta à elle.
« C'est encore plus complexe que ce que j'imaginais…qu'est-ce que tu as été faire là, Kisuke ? »
Dans les bras de son protecteur, la petite fille remua.
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YUME
Aaah c'est vraiment malin, cette espèce de pancarte d'affichage que le narrateur a été vous fiche là. Du coup, il n'y a plus aucun suspens quand on passe d'un personnage à l'autre. Genre, là par exemple, vous savez très bien, que c'est moi.
Mais à votre place je ne m'y fierais pas trop, on peut toujours se tromper, les erreurs ne sont pas si rares dans l'administration…Autant vous le dire tout de suite, en fait, c'est Afro-san qui parle !
Argumentation crédible et imparable, comme toujours…
L'ironie suinte de partout dans les parages. Étonnant, n'est-ce pas ? J'essaie de garder un peu de légèreté quand même dans mon esprit, parce qu'autrement je sais que je vais être submergée par la rage, et je n'ai pas besoin de ce désavantage en plus. Mon adversaire est suffisamment balaise comme ça.
Déjà en train de baisser les bras ?
Sachez le Monsieur aux griffes d'acier et aux rouflaquettes, que non, comme vous le savez, abandonner n'est pas la tasse de thé de notre famille. Franchement abandonner ? Moi ? Après tout ce que j'ai dû faire pour en arriver là ?
Je jaugeais mon adversaire du regard. Sue a un étrange sourire tordu sur ses lèvres tremblantes. Sourcils froncés, les yeux un peu fous, et au moins aussi hirsute que moi. Je crois que la balafre que je lui ai collée ne lui a pas plu. Pas du tout, même.
Dommage pour elle, parce que j'en ai encore pas mal en réserve. Une pour chaque tourment que j'ai eu à subir ces vingt-dernières années, les plus mouvementées de ma vie.
J'ai appréhendé cet instant autant que je l'ai voulu. Le premier coup était le plus difficile, psychologiquement, à porter : il s'agissait de briser deux décennies de suprématie mentale, et c'était la partie la moins évidente.
Pourtant je n'ai pas faillit. Ma main n'a pas tremblé, je n'ai pas ressenti d'hésitation au dernier moment. Je suis parfaitement à l'aise avec cet instrument qui m'est évidemment familier. Et trancher la peau blanche de Maggy m'a procuré un sentiment de satisfaction…indicible.
Curieux, n'est-ce pas ?
Du coin de l'œil, j'observais la petite lame, encore légèrement gouttante de sang. Un peu fascinée, je l'avoue : trancher une personne vivante, c'est une autre expérience que découper de la viande morte.
Comment combat-on un ennemi aussi coriace que Magsu Aozora, troisième siège de la première division ? Eh bien, pour le premier coup je l'ai appréhendé comme s'il s'agissait d'un filet un peu rêche à la découpe. Et ça a merveilleusement fonctionné.
Y'a plus qu'à imaginer que Sue est une gigantesque cuisine récalcitrante sur pattes, lancée sur moi à pleine vitesse.
…
Oui, je sais, ma stratégie dit comme ça fait un peu bancal, fantaisiste et pas du tout préparé. J'improvise comme je peux. Je n'ai aucune certitude mais…
Je suis déterminée. J'y vais.
Enfin, pour l'heure, c'est plutôt la blonde qui vient à moi. Comment expliquer ? Je senti l'assaut avant même qu'il ne fut lancé. C'est peu de chose, mais tout de même…Je m'aperçois de plus en plus que dans un combat à la vie-à la mort, un détail infime peut faire la différence entre la victoire, et la défaite.
Sentir d'instinct l'attaque quand elle arrive n'est qu'un tout petit palliatif à la différence de vitesse entre Magsu et moi. Vous voulez un comparatif ? Avez-vous déjà vu une fusée lancée à pleine vitesse ? Bah l'autre dinde, c'est à peu près ça, en mille fois plus puissant.
Et plus vicieux aussi, notais-je en mettant mon couteau entre ses doigts de sorcières et mes mèches de cheveux. C'est qu'elle me scalperait l'escalope, salope !
Calembour, tu t'goures…
Un public n'est-il pas sensé encenser le héros de l'histoire ? En attendant, ses doigts aussi ont morflés, ha ha ! Prends ça blonde au rabais !
Un coup particulièrement puissant vient me cueillir au creux de l'estomac. Le souffle coupé, un peu de sang me remonte à la bouche. J'ai jamais été aussi contente de cette bouée autour de mon ventre, je vous jure.
Néanmoins s'il est sérieux, c'est également un bon avertissement. Pas de précipitation, et ne crions pas victoire trop tôt.
Je fis danser ma lame entre mes phalanges tandis que Maggy, l'air un peu plus assuré, faisait rouler les muscles de ses épaules dans une pose menaçante.
oOo
AIZEN
-Où en sont-ils ?
Kaname Tôsen était accoudé à la fenêtre du bureau du Capitaine de la cinquième, pour une fois l'air distrait. Ses pensées étaient tournées vers la tombe de son amie, où il devrait aller se recueillir demain à l'occasion de son anniversaire de mort. Assailli de souvenirs, il était moins attentif qu'à l'ordinaire. Mais à quoi bon tenter de le cacher ? S'il y avait une chose à laquelle il s'était résigné depuis le temps, c'était à que son chef savait tout. Et ce qu'il ne savait pas, il le devinait. Et le bougre avait une intuition surnaturelle.
Après quelques secondes de divagations supplémentaires, il se tourna vers Sousuke, penché sur un dossier complexe, attendant patiemment sa réponse.
Il s'inclina profondément, en guise d'excuse de son inattention.
-Pardonnez-moi, Maître Aizen.
Celui-ci lui lança un regard tranchant, désignant du menton la fenêtre ouverte. Décidément, la mélancolie distraite de Kaname pourrait se révéler être une faiblesse à l'avenir, il fallait qu'il prenne garde…mais comment combattre un ennemi aussi invulnérable qu'une personne qui est déjà morte ? Cette amie de Tôsen se révélait une opposante aussi coriace que tous les Capitaines du Gotei réunis.
-Du rapport de Szayel, il ressort qu'ils ont perdus suite à l'utilisation d'une arme inconnue et apparemment, redoutable…je vous ai écrit un compte-rendu à ce sujet.
-Bien. Si nous avons des lacunes, autant le savoir tout de suite afin d'être mieux préparés à l'avenir. Continue.
-Quant au Hogyoku, Dordoni est sur les lieux en ce moment même, il sera certainement amené à affronter Kaien Shiba. Un de ses fraccions l'accompagne.
-Et j'espère pour lui qu'il fera taire ce morveux une bonne fois pour toutes, ajouta sombrement le traître avec une aura menaçante. Autrement il pourrait bien baisser en grade…
-Faut-il que je me rende sur les lieux pour m'assurer que le travail soit fait…proprement ? S'enquit le dirigeant de la neuvième.
Il se souvenait de l'excitation que cette perspective avait fait courir le long de sa colonne vertébrale il y a quelques jours à peine. Excitation qu'il avait du mal à retrouver. Il fallait qu'il se reprenne, ce n'était pas le moment d'être faible…
Il reprit, d'un ton ferme, résolu :
-S'il-vous-plaît, Aizen-sama. Donnez-moi l'ordre de m'y rendre.
Sousuke considéra son subordonné avec satisfaction. Il leva l'index…
-Non.
…et le pointa sur un certain serpent, qui se tenait dans le coin le plus sombre de la pièce.
-Gin va s'en charger.
Celui-ci les gratifia de son plus large sourire, et disparut immédiatement sans même dire un mot.
Désorienté, Kaname passa machinalement la main dans ses tresses et reprit sa place. Le désir d'aller rendre visite à Saijin Komamura lui passa fugacement dans l'esprit, et alla s'engouffrer par la fenêtre.
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KAJU
Après une brève pause, le combat avait reprit de plus belle. C'était un spectacle singulier pour Kaju, qui n'avait jamais connu Ocha qu'au tapis, ou encastrée dans un mur.
Il se souvenait de ses efforts vains et désespérés pour tenir correctement les bokkens pendant les cours de kendo. Même les plus petits d'entres eux lui échappaient des mains. Il savait pourquoi, bien sûr. Il faut une certaine force physique, de l'endurance et de la résistance pour manier une épée. Capacités dont elle était-en tout objectivité- manifestement dépourvue.
Et si certains Shinigami possédaient des shikai réduit à la taille d'un poignard, il ne fallait pas se fier à cette illusion : le capitaine Ichimaru, par exemple, pouvait allonger la taille du sien. Et donc avoir une maîtrise parfaite de toutes les formes de combat à l'épée.
Son cursus scolaire aurait-il été autre si on lui avait fournit une formation à sur la base de cette drôle de…d'arme ?
Non. Peut-être s'en serait-elle mieux sortit en duel, mais pour le reste…l'histoire, le kido, le renforcement physique…
Au moins ce drôle de talent lui permettait-il de prendre sa revanche sur Magsu, avec qui elle partageait une étrange inimitié, teintée de familiarité, depuis très longtemps. Il ne demandait pas plus, songeait-il en serrant les poings. Pas plus que la meurtrière de Genhairo soit châtié. Et comme il fallait.
Tout de même, hésitait-il, tout de même…si Ocha ne semblait nullement avoir besoin de son aide, il faudrait qu'il fasse attention…Ha avait vu juste, elle avait toutes ses chances, et au-delà même…Il fallait qu'il prenne gare à ce qu'elle n'en fasse pas trop.
-Pour le bien de la mission, prononça-t-il mi-voix.
Pour son bien à elle, lui souffla sa conscience.
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YUME
Ocha se défendait bien. Mieux que bien, même.
Si on prenait en compte le nombre de dégâts qu'elle avait infligés et ceux qu'elle avait subit, on pouvait même dire qu'elle prenait l'avantage.
Un coup de genou au menton avait eu pour conséquence de lui ouvrir la lèvre, qui était bleuit sur le coin droit et un peu enflée, et une gêne sous la poitrine lui indiquait qu'au moins deux de ses côtes étaient au minimum fêlées. Au minimum. Ses jambes souffraient également de contusions dues aux chutes et autres cascades rocambolesques qu'elle faisait parfois pour éviter les mouvements souples de Sue. Son corps saignait d'un peu partout, mais elle tenait bon.
Dans les premiers temps, c'était son adversaire qui ne lui laissait pas de répit. Aozora attaquait, et attaquait sans cesse. Techniques compliquées, sophistication dans leur réalisation…Force, vitesse et souplesse, combinées à une solide expérience et à une intelligence aigüe. Intelligence contre instinct. Yume ne réfléchissait pas vraiment, et improvisait plus ou moins les coups comme ils venaient, encaissant quand il fallait encaissait, répliquant quand Maggy montrait les crocs de trop près.
Mais en dépit de son sérieux avantage, la gradée était…désarmée, au sens propre et au sens figurée, face à la méthode désorganisée dont usait l'algue pour mener le combat. Pour chaque coup intelligent asséné, un coup instinctif répondait. Or, les schémas et tactiques militaires ne sont efficaces qu'entre initiés : ils ont des réactions rationnelles et prévisibles.
Tout ce que Yume n'était pas.
Certes, elle était plutôt ridicule, attaquant et parant sans aucun contrôle de ses mouvements, les bras moulinant l'air à grande brassées, glissant-cahotant sur le sol mais enfin elle tenait bon, et le rapport de forces avait doucement commencé à s'inverser.
Dès qu'elle se fut un peu adapté au rythme, elle ne se contenta plus de trancher Magsu. Quittant sa position défensive, elle entreprit de… partir à l'attaque. Tout son savoir faire cuisinier était mis à contribution.
Elle balafra un peu plus son visage, la dépeça de son uniforme à des endroits stratégiques et commença son festin. Déchirer les muscles, hacher les tendons, émincer la chair, peler la peau, l'entamer jusqu'à l'os et une fois celui-ci atteint, piqueter, ébarber, cisailler, taillader. Fendre sa carcasse, en extraire tout le jus, tout le sang, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien…Rien qu'un amas de viande informe et sanguinolent.
Perdait-elle le contrôle de ses mouvements ? On ne peut pas vraiment dire ça, puisqu'au contraire, plus elle entaillait, plus ses gestes devenaient sûrs. Se laissait-elle griser par ce sentiment de toute-puissance divine résolument humain ? Oui. Pour la première fois de sa vie, Ocha Yume expérimentait la joie de livrer un vrai combat. Et elle en voulait toujours plus, sa lame avait toujours plus soif, et son désir de sang ne semblait jamais devoir être étanché.
En vérité, elle eût aimé que le combat dure vingt ans. Vingt années d'humiliation et de souffrances diverses qu'elle pourrait rendre à Sue. Les souvenirs étaient la première force qui animait son bras.
Le contenu d'un bol inopinément renversé sur sa tête. Un coup particulièrement brutal qui avait faillit la faire devenir tétraplégique, et asséné à la demande de Yamamoto…
*Clang*
Une fausse lettre d'amour écrite par le Don Juan de l'Académie lui donnant rendez-vous dans la cour où la promo était en fait rassemblée à la demande de la blonde. Des lames cachées dans les pages de ses manuels de cours qui lui entamaient les doigts quand elle tournait les pages…
*Clang* *Clang* *Clang*
Sue poussa un cri pitoyable, portant sa main au coin de l'œil, qui avait bien faillit être perdu à une seconde près. L'estafilade avait laissé un trait brûlant le long de son cuir chevelu.
Les sceaux d'eau jetés par-dessus la porte dans les toilettes, les affaires cachées ou mises en feu, la pendaison de son hamster dans la cafétéria en troisième année, cinq dents cassées sur le rebord du tatami par un coup « malheureux », les boulettes de papiers lancées dans son dos, les insultes, brimades et hypocrisies diverses…
*CLANG*
Un coup plus féroce que les autres perfora si profondément Magsu, élancée pour l'attaque, que la lame entrant de face reparut de l'autre côté de la chair. La blonde était empalée sur toute sa profondeur, juste à côté de l'aisselle, côté gauche.
Elle cracha un peu de sang. Il sembla à Yume, qu'après tout, ses poumons n'étaient pas si loin…
Elle remua lentement le couteau dans la chair tendre de cette chère Maggy. Son opposante tressaillit et ne put retenir une exclamation de douleur.
La lame d'Ocha ne s'arrêtait pas, faisait doucement son bonhomme de chemin. Le bras gauche d'Aozora était dégagé, certainement. Mais elle n'osait pas-et n'oserait pas- faire de mouvement trop brusque : mine de rien, le ridicule mais affuté couteau de cuisine était seulement à quelques centimètres de son cœur. Et son créateur ne lui avait pas donné l'immortalité…
Elle fut secouée de spasmes musculaires dans la région où l'acier la mordait, et remarqua à ce moment là le regard que son ancienne camarade de classe portait sur elle.
Froid.
Son visage était lisse, comme de coutume. Mais il s'ajoutait une détermination et une satisfaction glaciale, ainsi que quelque chose de singulièrement farouche au fond des yeux, qu'elle ne lui connaissait pas.
Un regard de guerrier, un regard de prédateur. Elle avait déjà vu cette expression auparavant, et l'avait certainement arboré plus souvent qu'à son tour.
Le visage d'un tueur.
Et le métal s'enfonçait toujours plus profondément.
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YORUICHI
-Je ne le dirais qu'une fois : pose cette enfant sur le sol, délicatement, et immédiatement.
Une lueur gourmande brillait dans les yeux d'Ylforte. Gourmande, et joueuse.
-Sinon ? Susurra-t-il langoureusement.
-Sinon ça !
Parfaitement synchro, Hakusho venait de faire son apparition beaucoup plus loin que l'endroit où Kaien et Dordoni livraient leur combat. Là où Jinta et Ururu, entraînés par Yoruichi, tentaient de s'échapper pour rallier le district suivant. Manque de chance, après quelques minutes de course ils étaient tombés sur Ylforte, qui se tenait à une distance respectable des hostilités, soucieux de respecter les ordres du Maître. Après tout, leur existence devait rester inconnue…C'était une pitié pour Alessandro Del Sossaccio d'avoir à se cacher, mais enfin, c'était prudent.
Le coup porté n'atteignit pas l'espada, qui avait dégainé avec une vivacité prodigieuse, malheureusement forcé de lâcher prise ce faisant.
Rapide comme l'éclair, Yoru se propulsa et attrapa un morceau de la couverture avant qu'elle ne touche terre, de façon à ce que le bébé enveloppé pende au bout de sa gueule.
« Mauvais. C'est toujours très mauvais pour un enfant en bas-âge d'entrer en contact avec de l'énergie de hollow…je crains pour les conséquences sur cette petite quand elle grandira…en attendant … »
Légère et avec une rapidité toujours inégalée, elle entreprit de se mettre à l'abri haut dans les arbres, ses griffes s'enfonçant de branche en branche à mesure de son ascension.
Le blond lui jeta un regard distrait, et eût un haussement d'épaules qui semblait vouloir dire « je verrais ça plus tard ».
Il accorda sa pleine attention au gamin insolent qui se présentait devant lui. Ce Shinigami n'avait pas la dégaine de l'autre, coiffée de cette étrange mousse verte…Une position de combat impeccable, une garde levée qui ne laissait pas la moindre ouverture…intéressant. Mais, oh !
Il huma l'air avec délice.
Et ça, qu'est-ce que c'était ? Un parfum familier qui l'embaumait délicatement.
La peur. Ce gamin était effrayé, et apparemment il lui fallait toute la force de sa volonté pour se présenter devant lui debout. Il eut un ricanement malveillant.
-Mon frère, tes grands cernes, ton teint cireux…tu ressembles étrangement à un vampire. Mais il y a une différence fondamentale, c'est que les vampires sont des chasseurs, et ton effroi te renvoi à la position de proie.
-Un vampire, vraiment ? répondit tranquillement Ha sans se démonter. Tu as un bon instinct, hollow. Vampirise, Allucard !
Le katana se mit à rougeoyer.
-C'est un nom intéressant pour une épée, approuva narquoisement Grantz. Es-tu à la hauteur ?
Le Shinigami para habilement un coup.
-Peut-être bien, gloussa le blond.
Le combat s'engagea. Autant dire qu'Hakusho n'avait jamais connu de duel d'une telle intensité. L'adversaire était plus que coriace : il avait du mal à entamer sa peau, comme recouverte d'un filtre d'acier, et sa force et pression spirituelle était si brute, bestiale, qu'il s'en fallait de peu pour qu'il n'en ait le souffle coupé.
-Mais une chose me perturbe…tout ce sang que tu bois, où va-t-il ?
Il jeta un coup d'œil au réseau sanguin visible sur la lame pâle de son adversaire.
-Je vois… ton épée s'en abreuve, et je suppose qu'au bout d'un certain quota, la puissance des coups est décuplée ?
-Il semblerait que j'aie trouvé mon sensei, railla Hakusho.
Grantz n'apprécia pas l'ironie, et il le fit entendre yeux plissés, en entaillant le flanc.
Le combat se poursuivit ainsi pendant plusieurs minutes. S'il parvenait à maintenir à peu près le niveau, le brun peinait de plus en plus face aux coups brutaux de son adversaire. Il savait qu'il était plus fort, et il aurait certainement besoin d'un peu plus que de l'habileté pour se sortir de là…
Il aperçut le petit garçon roux, une énorme massue en main, s'approcher silencieusement de l'endroit où ils se battaient, l'index posé sur la bouche.
Ha fit mine de n'avoir rien vu. Le gamin acquiesça, comme s'ils s'étaient entendus, et se faufila tel une ombre derrière Ylforte. Puis, sans crier gare, il profita de ce qu'un assaut du Shinigami maintenait le blondin sur ses deux jambes, et…
-JINTA HOMERUN !
… il frappa de toutes ses forces, avec la puissance d'un gamin qui avait connu le Zaraki, au niveau de…l'entrejambe de l'arrancar. Le visage de ce dernier perdit dans l'instant toute couleur.
Il s'effondra sur ses genoux, les lèvres pincées, le visage blême, le corps tremblant de toutes parts. Ses yeux s'étaient révulsés alors que ses mains serraient convulsivement ses parties.
Piteux spectacle.
-Bien joué, garçon ! applaudit Hakusho.
Ne voulant pas frapper son adversaire à terre, il attendit un peu que celui-ci reprenne des couleurs, pendant que Jinta grimpait aux arbres pour se mettre à l'abri. L'arrancar se releva enfin, péniblement, en s'appuyant sur son épée comme un vieillard sur une canne.
Joueur, Ha prit un peu de distance, rejeta la tête en arrière, et huma l'air dans une parfaite imitation du geste de l'arrancar, un peu plus tôt.
-C'est toi.
- Plait-il? S'étonna poliment-quoique faiblement- Grantz.
Tiens, ça lui avait appris les bonnes manières, on dirait…
-Tu étais présent quand Okikiba est mort...je reconnais on empreinte spirituelle. Elle est bestiale et malfaisante.
Un feu s'alluma dans les yeux d'Ylforte.
-Veux-tu que je te montre jusqu'où va ma bestialité?
-Je suis impatient de le découvrir, mon frère.
-De toute façon, tu as été beaucoup trop loin… Ce qui va te tomber dessus dans un instant, tu l'auras cherché.
Il recula de quelques pas et plaça son épée à hauteur de visage.
-Cornea…DEL TO…
*SWITCH*
-Bien, bien, bien. On dirait que j'arrive juste à temps.
-Qu'est-ce que…balbutia Ylforte, les yeux écarquillés devant cette apparition inopinée, qui se mettait entre sa proie et lui.
-Contrôles un peu ta colère mon petit Grantz…tu voudrais que l'ennemi possède un tableau de toutes nos capacités spéciales, ou quoi ?
L'arrancar ne put que s'incliner profondément, en guise d'excuse.
-Je me suis laissé emporté. Ça n'arrivera plus.
-Non, puisque tu es relevé de tes fonctions. Sur cette mission au moins, tu attendras que le Maître…statue sur ton sort.
Un horrible sourire rampa sur le visage de l'homme. Ylforte eut un mouvement de recul.
-Ca-capitaine Ichimaru ? bégaya Ha, non moins estomaqué.
L'homme au Haori lui jeta un regard distrait.
-Oh, ce n'est pas toi que je cherche. Tu es un Shinigami de chez nous, c'est ça ?
-Ha Hakusho. Treizième division, Ichimaru-taicho.
-Et un bon petit soldat, en plus, railla Gin, en entrouvrant un œil. Si jeune, quel gâchis…
-Qu'est-ce que…
-Hakusho FUIT !
Se jetant de l'arbre, Yoruichi s'élança à toute allure, foudre noire plutôt qu'animal. Mais le zanpakuto de Gin fut encore plus rapide qu'elle.
Propre, net, et sans bavure. Il avait barré le torse du gamin d'une croix sanglante, de l'épaule gauche jusqu'à la hanche droite, et inversement.
Dans un grondement furieux, Yoruichi se jeta sur lui. Trop tard.
Avec un ricanement et tourbillon de cape, il s'était enfui, son subalterne sur les talons.
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BYAKUYA
-Héééé Shunsui-kun, donne-moi des gâteaux ! Du cake, je veux du cake !
-Comme ta tronche ? HA HA HA H-AÏE ! C'est douloureux, Nanao-chaaaan !
-Ce n'est pas une façon de s'adresser à une enfant, Capitaine ! Vous voulez que le Capitaine Zaraki nous tombe dessus, ou quoi ?
-Nia nia nia, nia nia niaaaaaa…
Yachiru savourait sa victoire (ainsi qu'un paquet de bonbons) en tournoyant autour du de Shunsui, qui pleurait sur le sol une bouteille de saké à la main.
-Ah mais voilà notre sauveur ! Byakuya-kuuuuuuuuuuuun ! appella-t-il à force de mouvements de bras.
Le noble, qui passait dans le coin par hasard, eut la brusque envie de faire demi-tour. Fallait-il que tant de gens soient réveillés alors que le soleil se levait à peine ? Enfin, tans pis. En tant que tête de sa division, il estimait qu'il devait avoir plus de courage que ça.
-Kyoraku-san, Ise-san et…Kusajishi.
L'absence de suffixe honorifique ne surpris personne, pas plus que le froid regard qui était assorti. Après tout, il y avait seulement une semaine depuis qu'elle dévasté le manoir Kuchiki en y attirant une centaine d'oiseaux de toutes tailles avec des miettes de pains. L'attention des serviteurs détournées, elle avait été récupérée par Rukia dans le garde-manger, les babines encore pleines de caramel.
Inutile de dire qu'il n'avait pas apprécié du tout, et qu'il s'en était fallut de peu pour qu'il oublie que malgré son grand âge, elle avait l'apparence d'une gamine. Et qu'il ne pouvait donc pas utiliser Senbonzakura sur elle.
Un qui ne s'était pas gêné en revanche pour casser du mobilier à sa guise, c'était Zaraki, qui avait débarqué en trombe chez lui pour exiger le retour de sa fille adoptive.
Inutile de vous dire que ni l'un ni l'autre des Capitaines n'avait apprécié la rencontre, et qu'il n'avait pas fallut moins du retour de Rukia il y a deux jours pour que l'humeur orageuse du Capitaine baisse encore un peu.
Il se rendait d'ailleurs, à l'instant, aux terrains d'entraînement de la division treize, où il était certain de la trouver.
Mais juste avant cela, il avait reçu – et c'était ce qui l'avait tiré du lit si tôt- des instructions venant directement du Capitaine Commandant, pour affaire urgente et secrète. Le sage lui mandait de se rendre aux archives pour y récupérer certains documents. Il n'allait évidemment pas demander quoi.
Tout de même, il ferait attention à ce que cela ne lui prenne pas trop de temps. Après son passage chez Ukitake, il avait rendez-vous avec son fournisseur de thé. Et la fête des cerisiers approchant, pas question de commettre la moindre bévue.
Il resserra ginpakukazaharu autour de ses épaules, et poursuivit son chemin d'un air digne.
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YUME
Est-ce que je croyais vraiment en mes propres chances pour gagner ce combat ? Pour tout dire, au début, pas vraiment.
Non, ne vous méprenez pas et cessez de lancer ces cacahuètes, je m'explique. J'étais décidée à y aller coûte-que-coûte, à la vie, à la mort. Mais mes planifications n'allaient pas aussi loin que de me retrouver plantant Maggy à seulement quelques centimètres du cœur. Dans mon esprit, je crois qu'elle (ou moi, plus vraisemblablement) prenait la fuite avant.
Quel genre de sensation est-ce de tenir la vie de quelqu'un ? Grisant. Pour la première fois de ma vie, j'admets que je comprends pourquoi les Shinigami font ce job.
Pourtant la sensation est loin d'être agréable. Ma main agrippée au manche de l'arme est en contact avec la masse tremblotante, chair ouverte et spongieuse. C'est inexplicable.
Y-a-t-il une limite ? Etait-il écrit que ce moment devait arriver ? Et que faire, alors ?
Croyez-moi, les pulsions meurtrières sont communes, mais on ne considère vraiment la question de tuer une personne que lorsqu'on s'apprête concrètement à abréger sa vie.
« Ocha ! »
Echo lointain, la voix atteint avec peine mon esprit. Je l'ai déjà entendu…
« Oï marmimo, t'es sourde où quoi ? C'est bon maintenant ça suffit ! Elle a eu sa dose, tu as eu ta dose, tout le monde est gavé. Tu dois t'arrêter, maintenant. »
Je me rends compte que je fixais un peu trop insistamment le sang qui s'écoulait de la plaie, comme un mammifère fasciné par un reptile. Pourtant, je ne lâchai toujours par prise.
-Yume.
Cette fois-ci, l'appel suffit à faire sortir la Shinigami de sa torpeur. Elle sembla reprendre contrôle de ses mouvements, et dégagea d'un mouvement sec sa lame de l'épaule de Magsu, causant un flot de sang encore plus prononcé.
Elle le regarda avec des yeux un peu éteints, qui reprenaient peu à peu leur flamme habituelle tandis que la férocité disparaissait de son visage impassible. Elle le contempla un moment, avec la tête de quelqu'un qui émerge d'un long, long sommeil.
-Kaju ?
Celui-ci renifla, avec une mauvaise humeur qui ne suffisait pas à cacher son soulagement.
-Je me demande bien ce que tu ferais sans moins. C'est finit, Yume. Tu as gagné le combat, la puissance de tes convictions a terrassé ton adversaire…pas besoin de prendre sa vie en plus.
-Elle a tué Genhairo, m'entendis-je répliquer, distraitement.
Faible protestation. Je revenais peu à peu à mon vrai moi et observais avec stupeur mes mains, poisseuses d'un sang qui ne m'appartenait pas.
-C'est vrai. J'ai autant envie de la sabrer que toi, pour ça, et pour tout le mal qu'elle a fait, mais…
Il ne finit pas sa phrase. A la place, il s'approcha et fit quelque chose qu'il n'avait jamais fait de sa vie. La main qu'il posa sur son épaule fut le dernier élément qui permit à Ocha de reprendre pied.
De nouveau maître d'elle-même, elle prit du recul par rapport à son adversaire, tombée à genoux, recroquevillée dans la poussière. Ça n'en valait plus la peine, effectivement…
Au fur et à mesure qu'elle récupérait ses esprits, son trouble intérieur augmentait. Avait-elle vraiment été sur le point de tuer quelqu'un ? Toute Magsu fut-elle, y avait-il des cas où un humain pouvait prétendre à prendre la vie d'un humain ? Et-pensée qui la fit frissonner-, sans l'intervention de Kaju qu'aurait-elle fait ?
-Qu'est-ce qu'on fait d'elle, maintenant ? interrogea-t-elle à voix haute, plus pour elle-même que pour son comparse.
Celui-ci ouvrit la bouche pour répondre, mais Aozora (qui n'avait pas dit son dernier mot) le fit pour lui.
Elle souleva, nul ne sait comment, un écran de fumée rêche derrière lequel elle disparu, d'un shunpo boitilleux. Mais un shunpo boitilleux Magsuien, toute diminuée fut-elle, demeure un shunpo : elle disparut de leur champ de vision.
Ocha allait ouvrir la bouche pour lui balancer une insanité, rageuse, puis se rattrapa au dernier moment. Elle savait qu'elle n'en avait pas finit ave Maggy. Mais elle savait également qu'elle en était quitte pour quelques temps de tranquillité.
Obnubilé par le combat, elle n'avait plus prit la peine depuis un moment de faire l'état des lieux sur son propre corps. Aux blessures déjà énoncées, s'ajoutaient certainement un œil au beurre noir, et la peau ouverte en de nombreux endroits de plus.
La fatigue, conséquence de la perte de sang notable, la fit s'écrouler à son tour sur les genoux.
Ou presque. Vif et reposé de ses précédentes émulations, 'Ju tendit un bras puissant pour la rattraper. La saisissant par les deux bras, il la soutint pendant le temps que ses genoux ne purent la porter.
-Hé, crétin ?
-Mmmh ? s'enquit-il, sans bouger ni cesser de la fixer.
-C'est la première fois que tu m'appelles par mon prénom.
-Et alors ?
-Alors j'savais même pas que tu le connaissais.
-Je suis au fait de tout, qu'est-ce que tu crois ? Je parie que toi, tu n'as aucune idée du mien.
-Bien sûr que si. Tu es une stupide, ridicule, et maléfique, noix de Kaju.
La réplique lui arracha un sourire malgré eux.
-'Ju ?
-Quoi.
-Pour tout à l'heure…je me sentais sombrer quand t'es intervenu. Donc…merci.
Il eut sa moue arrogante habituelle, mais détourna le regard, gêné.
-Ouais. Ben, hein…Ha me l'avait demandé.
-Bien sûr…
Elle ne laissa rien transparaître, mais ce démenti lui arrachait une petite déception. Malgré tout, elle reprit son équilibre, se dégagea de l'emprise du cinquième siège et lui tendit la main.
Il se rapprocha et s'en empara, la baisant galamment plutôt que de la serrer. Cette fanfaronnerie chevaleresque tira un frais éclat de rire à Yume, suivit à sa grande surprise du propre rire de 'Ju.
-Trêve temporaire ? demanda-t-elle.
-Trêve…temporaire, approuva-t-il.
Tandis qu'Ocha reportait, grimaçante, son couteau dans la poche intérieure de sa veste, Kaju à l'inverse dégainait de nouveau son propre sabre.
-Allons-y.
Pas de répit pour les guerriers.
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MAGGY
-Je suis tout à fait surpris, vraiment. Je n'avais pas prévu que tu ferais appel à moi de la sorte un jour, pauvre pitoyable création mal embouchée. Qu'est-ce qui te fais croire que je suis dispensé à te fournir de l'aide?
-Vous voulez le Hogyoku?
-...
-Alors?
-Tu es maligne. Pas étonnant, tu le tiens ça de moi. Qu'est-ce que tu veux exactement?
Un froid sourire étira les lèvres gercées et ensanglantée de Magsu. Elle avait encore une carte dans sa manche. La dernière, mais elle était déterminée à la jouer, peut lui chaut de risquer sa vie.
Cette histoire aurait un point final, mais c'est elle qui l'apposerait, et elle le ferait dans le sang.
-Je savais que vous seriez raisonnable...Capitaine Kurotsuchi.
A l'autre bout de la transmission, le scientifique étira ses lèvres dévoilant un large sourire aux dents jaunâtres.
A suivre...
