Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message de l'auteur : Désolé pour le retard, mais j'ai eu des examens durant la fin de semaine… Vive l'école lol!

Message de l'auteur: Oh mon Dieu... ça fait 6 jours que j'essaye de publier sur ffn et ça ne marchait pas L'HORREUR! Alors je TIENS à dédier ce chapitre à Mila LaChose qui m'a gentimment expliqué comment faire pour publier!

Chapitre 11

Harry se réveilla en sursaut en sentant une main osseuse lui secouer violemment l'épaule. Où se trouvait-il? Pourquoi faisait-il donc une sieste en plein milieu de l'après-midi? Et, le plus important, pourquoi sentait-il une peau douce contre ses mains? Il ouvrit péniblement les yeux et sursauta vivement en voyant les cheveux d'or pâle de Malfoy. Il se trouvait dans le lit du Serpentard? Pourquoi se trouvait-il donc là? Oh Merlin tout puissant, il ne venait pas de faire la même erreur deux fois de suite, pas vrai? Il se rappela soudainement ce qui venait de se passer et soupira profondément. Il devait attendre la décision de Dumbledore. Il devait savoir s'il resterait à Poudlard. Sa maison. Ou bien si Dumbledore allait le mettre dehors. Il espérait que non. Mais, si cela devait arriver… Il devrait louer un appartement. D'ailleurs, qu'il le veuille ou non, il allait devoir se trouver une maison et l'aménager afin de pouvoir élever son bébé. Son bébé avec Malfoy.

-Monsieur Potter! Le professeur Dumbledore vous attend dans son bureau.

Harry se redressa soudainement et réveilla, par la même occasion, Malfoy. Il ne put s'empêcher de regarder le blond ouvrir lentement les yeux avant de s'étirer langoureusement. Il détourna immédiatement le regard en voyant la chemise de Malfoy se relever et laisser transparaître un peu de peau blanche et qu'il savait douce. Très douce. Oh Bordel… N'avait-il pas déjà eu sa leçon? N'avait-il pas compris les conséquences de penser avec son entre-jambe? Il était stupide ou quoi? Ouais… probablement qu'il était stupide… et un cas désespéré aussi. Un éclair d'impatience traversa les yeux de Dobby et Harry ne put que sourire piteusement avant de se lever du lit de Malfoy. Il avait bien dormi. Quand était-ce la dernière fois qu'il avait aussi bien dormi? Ah Merlin tout puissant… Il ne pouvait pas continuer à penser de cette façon. Il allait finir par avoir de graves ennuies. Enfin, plutôt encore plus d'ennuies qu'il n'en avait déjà.

-Merci Dobby. Nous arrivons tout de suite.

L'elfe de maison hocha joyeusement la tête avant de disparaître dans un « pouf » sonore. Ce fut au tour de Malfoy de se redresser et, sans lui dire un seul mot, il se mit à marcher hors de sa chambre et visiblement en direction du bureau de Dumbledore. Quel était son problème maintenant? Allait-il vraiment l'ignorer jusqu'à la fin de leur réunion? C'était ridicule franchement! Voilà pourquoi il n'arrivait pas à s'entendre avec Malfoy. Son humeur n'était jamais égale. Une minute il pouvait l'embrasser passionnément et l'autre il l'envoyait promener. Comment était-il censé comprendre une personne pareille? Il allait devoir s'habituer à son tempérament pourtant. Ils allaient avoir un enfant ensemble. Il fallait absolument qu'ils s'entendent ou tout était fichu d'avance. Malfoy s'arrêta brusquement face à la statue qui barrait le bureau de Dumbledore et se tourna vivement vers lui.

-Potter, tout ira bien, n'est-ce pas?

Est-ce que Malfoy réalisait seulement la vulnérabilité qui transparaissait sur son visage? Même s'il essayait d'avoir l'air impassible et froid, il y avait une fissure dans sa carapace. Est-ce qu'il réalisait seulement qu'il était bien plus attirant de cette façon? Merde alors! Il avait besoin que Malfoy ait l'air d'un prince de glace. Il avait besoin qu'il soit fort et invincible. Il avait besoin… Bon, il devait se calmer. Il était le plus mature. Merlin quel horreur… Il n'avait donc pas d'autre choix que de garder son calme. Malfoy avait les hormones sans dessous-dessus sans compter qu'il était celui qui portait l'enfant. En tant que père… il ne pouvait qu'essayer d'avoir l'air fort même s'il avait envie d'hurler. Il se saisit doucement de la main du blond et le fixa droit dans les yeux.

-Je ne sais pas ce qui va se passer Malfoy. Peut-être va-t-on se faire renvoyer. Je ne suis pas dans la tête de Dumbledore.

Un éclair traversa les yeux gris et Harry sentit une légère panique se faufiler à l'intérieur de lui. Malfoy ne devait pas se remettre à pleurer. Il n'avait pas les mots pour le rassurer, bon sang! Que voulait-il qu'il lui dise? Que tout allait bien se passer? Qu'ils vivaient dans le pays des Bisounours et qu'il y avait toujours une solution parce qu'ils étaient dans le camp des gentils? Il était vraiment pathétique.

-Mais, je peux te promettre que je vais être là, avec toi. Je sais que ce n'est pas très rassurant et que je suis immature et stupide, mais je suis là. D'accord?

Super… N'y avait-il pas des cours afin de savoir quoi dire? Dire à Malfoy qu'il allait être là pour lui… quel magnifique moyen de le rassurer. N'était-il pas le type qui avait failli l'abandonner et qui n'avait rien voulu savoir de cet enfant? N'était-il pas un gamin de 17 ans qui ne savait pas comment aimer convenablement? Ouais… Il était définitivement un véritable prix de consolation pour Malfoy. Putain de merde! Il écarquilla vivement les yeux en sentant la main de Malfoy se poser délicatement sur sa joue. Les yeux gris le fixaient avec une étrange intensité qui le fit déglutir avec peine.

-Merci Potter. Je suis heureux que ce soit toi le père de mon enfant.

Le blond lui tourna brusquement le dos et cogna à la porte du bureau de Dumbledore. Harry n'arrivait plus à respirer. Malfoy était heureux qu'il soit le père? Ne lui en voulait-il pas d'avoir été un lâche? Ne lui en voulait-il pas de n'avoir pas pris de précaution et de l'avoir baisé toute la nuit sur le lit d'Hagrid? Il s'agissait de sa première fois franchement! Cela aurait du être plus spécial et magnifique! Il y aurait du avoir de la musique, des fleurs, au moins des draps propres! Il y aurait… une minute. De quoi parlait-il? La première fois de Malfoy ne le concernait en rien? Devenait-il stupide? À quoi pensait-il? Ils allaient peut-être être mis dehors et lui pensait à la première fois de Malfoy? Il y avait définitivement quelque chose qui ne tournait pas rond chez lui. Il grimpa alors les marches d'escaliers, toujours perdu dans ses pensées. Ce ne fut que lorsque Dumbledore racla bruyamment sa gorge qu'il redressa la tête.

-Asseyez-vous. Déclara calmement le directeur. Moi et le professeur McGonagall sommes arrivés à une décision.

Ça y est. Il avait les mains moites à présent. Tout allait bien se passer. Il avait de l'argent. Il pouvait engager un professeur à domicile. D'accord, cela voulait dire qu'il n'allait pas finir l'année avec ses amis. Mais, ce n'était pas grave. Sa vie avait changé à présent. Il était prêt à faire des sacrifices. Il en était capable. Pas vrai? Oh Merlin tout puissant…

-Normalement, non seulement pour la réputation de l'école, mais aussi pour le bien-être de l'élève concerné, nous aurions suggéré à la mère de partir de l'école afin de mener sa grossesse à terme.

Une petite minute… cette histoire ne le concernait pas lui, mais Malfoy? C'était quoi cette connerie! Ils avaient fait ce bébé! Pas seulement Malfoy! Ce n'était pas parce qu'il était celui qui portait cet enfant qu'il était le seul à devoir subir les conséquences! Il vit le Serpentard blanchir, mais garder une mine impassible.

-Mais, nous connaissons vos circonstances. Poursuivit calmement Dumbledore. Même si Monsieur Potter vous achetait une maison et vous payait un tuteur, vous seriez seul en attendant. Monsieur Potter ne l'acceptera jamais. Cette solution est donc exclue.

Entendait-il convenablement? Ce n'était pas possible… Est-ce que Dumbledore sous-entendait que Malfoy n'allait pas être mis dehors parce qu'il portait son bébé? Si Malfoy avait porté le bébé de quelqu'un d'autre… est-ce que cela aurait voulu dire qu'il aurait été mis dehors peu importe sa situation?

-Dans votre état, Monsieur Malfoy, vous ne pouvez pas rester dans un dortoir. Vos besoins sont différents de ceux de vos camarades. Vous aurez donc un appartement à vous tout seul.

Il bouillonnait. Oui… Harry avait l'intention de brûler et s'il ne s'était pas retenu, il se serait jeté à la gorge de Dumbledore. Il… Il n'arrivait pas à y croire. Oui, tout marchait comme il le voulait, mais c'était injuste. Complètement injuste. Et McGonagall qui ne disait rien. Pourquoi ne disait-elle rien? Ne réalisait-elle pas ce qui était entrain de se passer? Il ouvrit soudainement la bouche et fut couper dans son élan par la main fraiche de Malfoy se posant sur la sienne. Quoi? Le blond voulait qu'il ne dise rien? Il voulait… Bordel…

-Mais, étant donné votre condition, vous ne pourrez plus être préfet et vous ne pourrez plus jouer au Quidditch. Le professeur McGonagall vous conduira à vos appartements Monsieur Malfoy.

S'en était trop. Malfoy était le seul à devoir payer pour ses actions? Pour leurs actions? D'accord, il admettait que Malfoy ne pouvait pas continuer à jouer au Quidditch. C'était bien trop dangereux. Mais, ne plus être préfet? Pourquoi faire? Et il devait quitter son dortoir et s'exiler comme s'il gardait un secret inavouable? C'était quoi cette merde? S'énervait-il pour rien? Il l'ignorait complètement. La seule chose dont il était sur… c'était qu'il se trouvait dans une colère noire et destructrice qui n'était pas très jolie. Mais, il devait se contrôler. Pour Malfoy. Pour son bébé. Il devait…

-Je dormirais dans l'appartement de Malfoy. Déclara-t-il soudainement. Et je ne veux plus être dans l'équipe de Quidditch.

Malfoy tourna vivement la tête vers lui, les yeux écarquillés par la surprise, mais il n'en avait rien à faire. Il était bien trop occupé à fusiller du regard Dumbledore qui le fixait avec un petit sourire qui aurait pu dire n'importe quoi. Il savait que le directeur avait toujours fait preuve de favoritisme envers lui. Il en avait même était heureux. Alors, pourquoi se sentait-il tellement en colère? Est-ce que lui aussi commençait à avoir les hormones en furie? Il faillit éclater de rire. Un rire vaguement hystérique, mais tout de même un rire.

-Très bien Monsieur Potter. Il n'y a qu'une chambre par contre. Je ne voudrais pas faire preuve de favoritisme.

Harry montra légèrement les dents avant que Malfoy ne se redressa, hochant doucement la tête.

-Je meurs de faim. Pourriez-vous nous montrer notre appartement plus tard? J'aimerais bien aller dans la grande salle.

-Très bien Monsieur Malfoy. Passer une bonne journée. Voulez-vous un bonbon au citron?

Harry aurait pu donner n'importe quoi pour lui faire avaler son stupide bonbon au citron. Il se contenta de tourner le dos au directeur et de partir du bureau, les dents serrées. Malfoy le suivait silencieusement, ayant l'air parfaitement. N'était-ce pas lui qui était enceint? Pourquoi était-il donc aussi calme? Était-il complètement stupide?

-Pourquoi n'es-tu pas en colère? S'indigna Harry. Il a été complètement injuste!

-Il ne pouvait pas renvoyer le sauveur du monde sorcier, Potter. Calme-toi et arrête ta crise d'hyperventilation. Ce n'est pas la première fois que tu reçois un traitement de faveur.

Harry se serait volontiers mis à hurler à tue tête si Malfoy ne s'était pas mis à rire doucement, puis de plus en plus fort. Qu'y avait-il donc de si drôle?

-Qu'est-ce qui te fait rire? Aboya le brun.

-Toi, bien évidemment. Répliqua placidement Malfoy. Tu as renoncé au Quidditch et tu as accepté de dormir avec moi uniquement par esprit de justice. Tu es tellement Griffondor… Si notre enfant est comme toi je risque de vivre une vie fort intéressante.

Malfoy continua alors à s'esclaffer tout en marchant vers la Grande Salle.

-Malfoy! C'est un compliment ou une insulte? Demanda Harry.

-J'ai couché avec toi tout en connaissant ta personnalité. Penses-y tout seul.

Il n'avait certainement pas besoin de se souvenir de cette nuit de passion. Harry se secoua doucement la tête avant de suivre le blond.

À suivre…