Lorsqu'il se décida à me laisser partir, je pris mes affaires et partit directement dans ma chambre. Je n'avais aucune envie de parler à qui que ce soit. En plus étant punie, je ne voyais pas avec qui j'allais parler. J'avais lâché mon sac en plein milieu de ma chambre avant de m'écrouler sur mon lit. J'étais plus calme même si j'avais encore mal aux fesses après ce traitement
Dix minutes plus tard alors que j'étais sur le point de le jeter à une horde de requin affamé, on cogna à ma porte. Je ne m'étais pas redressé, ni même pris la peine de dire entrer. J'avais vraiment envie d'être seule et de ne parler à personne.
On frappa une fois encore avant que je n'entende la porte s'ouvrir. Je pris mon oreiller que je posais sur me tête pour ne voir et n'entendre personne
- Le dîner est prêt, signala-t-il calmement
- Je n'ai pas faim, répondis-je en faisant la moue
- Vous cessez votre caprice immédiatement et vous venez manger ! Ordonna-t-il. Il ne tient qu'à vous de décider si vous voulez vous asseoir correctement ou avec un derrière bien puni pour caprice ! Prévint-il
Sur ses mots, je poussais un soupir avant de me lever et de le suivre les bras croisés. Il y avait deux assiettes sur la table, et un oreiller sur l'une des chaises. Je me doutais bien que cette chaise m'était réservée, je pense que pour demain, il me faudra plus qu'un oreiller.
Le repas se passa dans un silence quasi-religieux, j'avais mangé la moitié de mon assiette avant de la pousser loin de moi, boudant. Il me jeta un regard en coin avant de se lever et de me saisir l'oreille
- Vous êtes fort désagréable ce soir, après vous avoir lavez la bouche au savon vous irez directement vous coucher ! Dit-il en m'entrainant dans la salle de bain
Il fit léviter un savon pas encore utilisé qu'il me présenta sous le nez. Je l'avais regardé un moment avant de m'adosser contre un mur et de verser des larmes de frustrations.
- Lily, tu cesses ton numéro ! Ordonna-t-il, cette punition tu la mérites du début à la fin ! Gronda-t-il
- Mais je n'aime pas la façon dont vous me traitez ! Répliquai-je énervé
- Et comment est-ce que je te traite ? Demanda-t-il curieux
- Comme une criminelle, répondis-je avec une voix enroué
- Et tu ne penses pas que ton comportement mérite d'être traité comme telle ? Demanda-t-il. Tu n'as aucune excuse Lily et tu le sais très bien alors arrête de faire l'enfant et assumes tes actes ! Gronda-t-il
- Vous ne m'aimez plus, marmonnai-je en mettant ma tête entre les jambes
- Si je ne t'aimais pas, je n'aurais pas agi comme je le fais ! Réprimanda-t-il, oui je suis en colère et oui je compte être sévère le temps qu'il faudra pour que tu comprennes ton erreur, tes larmes de crocodiles ne changeront pas ma décision
- Et vous comptez être en colère encore longtemps ? Demandai-je étouffé.
- En colère non ! Sévère oui ! Il y a une nuance à cela ! Répliqua-t-il
- Mais je n'aime pas quand vous êtes comme ça avec moi ! Rétorquai-je à mon tour
- Ne t'attends pas à une amélioration de ma part pour la semaine à venir ! Prévint-t-il
- Mais vous n'êtes pas obligé d'être aussi méchant ! Ajoutai-je au bord du sanglot. Ma punition est déjà très sévère et je n'ai pas envie que vous rajoutiez une couche !
- Pourquoi as-tu séché les cours alors que tu savais pertinemment que je ne l'aurais pas permis ? Demanda-t-il
- Parce que … je voulais qu'on me fiche la paix avec ce stupide tournoi, répondis-je
- Et ne pas aller en cours était ton moyen, c'est ça ? Demanda-t-il sarcastiquement
- Mais papa, repris-je pitoyablement, je suis désolée
- Je sais, je le sais parfaitement, dit-il tendrement. Cependant je ne compte pas passer ma soirée à te convaincre le contraire et à m'expliquer sur mon attitude, dit-il fermement. Lèves toi ! Ordonna-t-il
J'avais essayé de me soustraire d'une partie de la punition mais il était décidé à aller jusqu'au bout. Je m'étais levée m'appuyant contre le mur avant de le voir sortir un mouchoir et m'essuyer le visage. Il m'emmena dans le salon où il me tendit le savon qui sentait atrocement fort la lavande
- Ouvre ! Demanda-t-il en me mettant la barre de savon dans la bouche. Efforce-toi à respirer par le nez où tu avaleras tout le savon !
J'écoutais son conseil n'ayant pas trop le choix d'ailleurs. Mon père pouvait être sévère et chiant à la fois, même si je l'aimais je devais dire qu'à cet instant j'aurais préféré qu'il me porte moins d'attention Après avoir passé 10 minutes environs au coin, il m'autorisa à sortir de coin et à me laver la bouche. J'avais brossé mes dents pour me débarrasser de ce goût de savon qui persistait dans ma bouche mais sans succès.
J'étais repartie le voir alors que j'étais censée aller dormir mais l'attente d'une fessée demain m'angoissait trop. Même si je voulais croire qu'il aurait oublié demain matin, je préférais effacer l'ardoise maintenant et me réveiller tranquille demain matin. Il me lança un regard en coin, pas sévère je dirais normal
- On … on ne pourrait pas … commençai-je hésitante, faire ça toute de suite ? Demandai-je attendant la réponse
- …, il me regarda un moment surpris
- Je veux dormir avec l'idée que vous m'ayez complétement pardonné, ajoutai-je
- Nez au mur dans votre chambre, j'arrive dans un instant ! Finit-il par dire
Je me sentais défaillir à chaque minute en sachant que l'heure de ma fin était proche. Je m'étais dirigée vers le coin le plus proche respirant le plus calmement possible alors que mon pauvre cœur s'emballait à chaque seconde, mon bourreau ne tarda pas à venir derrière moi, voulant si je ne m'abuse en finir assez vite. Je l'entendis tirer la chaise de mon bureau et s'asseoir
- Vous allez me dire exactement pourquoi vous êtes puni ! Dit-il alors que je frissonnais de terreur
- J'ai … je ne suis pas allée en cours de DFCM, répondis-je en essayant de contrôler ma voix
- Mais encore ? Demanda-t-il
- Que c'est un cours comme les autres et que je suis dans l'obligation d'y assister ! Ajoutai-je en sentant ma gorge s'assécher
- Approchez ! Ordonna-t-il
Je me retournais pour constater qu'il avait une brosse dans la main, je le jetais un regard de chien battu. Je gardais encore quelque douleur des coups de règles mais là il voulait m'achever. Il me tira vers lui avant de me basculer sur ses genoux
- Papa, commençai-je avec une voix enrouée, pas trop sévère … s'il vous plait ! Suppliai-je alors que je sentais ma culotte se faire la male
La première claque raviva la douleur causé par la règle, les autres étaient très tranchantes et douloureuse. J'essayais de prendre ma punition la plus silencieusement possible mais plus le temps passait plus les claques se faisaient tranchantes. Il ne me fallut pas longtemps avant de me mettre à gesticuler tout en serrant les dents. Un coup bien plus puissant que les autres me fit pousser un gémissement pitoyable. Voyant que cela faisait plus d'effet il continua cette méthode. Je passais une main derrière pour protéger mes pauvres fesses qui me faisaient souffrir alors des larmes coulaient sur mes joues et que j'étouffais mes sanglots dans mon chemisier. Après s'être assuré d'avoir le champ libre, il se remit à l'œuvre toujours avec autant de force et de précision.
Une fois que j'éclatais en sanglot et 10 claques plus tard il arrêta pour se saisir de la brosse qu'il posa sur mes fesses qui me faisaient déjà bien souffrir
- Douze pour chaque semaine manqué et dix comme avertissement, encore une bêtise de ce genre et j'utiliserai ma ceinture ! Prévint-il sévèrement. Vous comptez !
Dans ma tête que j'avais entendu que le mot ceinture et compter. J'avais vraiment trop mal pour me rendre compte de ce qui m'attendait. Je sentis le premier coup tombé très durement sur mon postérieur et un pitoyable un sortie de ma bouche. Je m'efforçais de ne pas perdre le fil du décompte mais plus on avançait vers le fin et plus mon décompte était imperceptible, voir incompréhensible. En arrivant à la fin du décompte, c'est-à-dire 34, je sentis un grand coup s'abattre sur mes fesses alors que je m'accrochais comme une malade au pied de la chaise.
Je ne compris pas vraiment lorsqu'il voulut me relever. J'étais bien trop occupée à m'accrocher au pied de la chaise attendant que la douleur s'en aille.
- C'est terminé, dit-il en me forçant à me décrocher de la chaise, c'est fini
- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh, était le seul truc qui sortait de ma bouche
- Allez calme-toi ! Dit-il en me serrant contre lui
Je l'avais senti passé, du début à la fin. Je m'écroulais sur lui terrassé et fatiguée pour au final m'endormir sur lui.
Le lendemain en me réveillant j'étais dans mon lit et aussi super fatiguée. Comme prévue, j'étais réveillé à 6h30 pour me préparer à aller en détention avec lui et passer une autre journée catastrophique. N'ayant plus à me préoccuper de ce qui allait m'arriver ou même de la fessée, j'étais plus détendue et apte à écouter ses explications malgré la forte douleur sur mon derrière mais comme apparemment m'asseoir faisait partie de ma punition
J'avais profité pour poser un max de question et m'exercer le maximum possible. Les sorts étaient tous faciles mais avec lui au aguets je stressais à mort. Il me fit recommencer le sort Expelliarmus une vingtaine de fois avant d'être satisfait et de faire une pause
J'avais l'impression que la vie avait repris son cours normal si on oubliait le fait que l'un de mes meilleurs amis était suicidaire et que j'avais la moitié de l'école à mon dos.
- Papa, interpellai-je doucement
- …, il leva les yeux vers moi sans rien dire
- La première tâche est dans deux semaines et personne ne connait encore en quoi elle consiste, commençai-je inquiète
- Nous aviserons au moment voulu, ce n'est pas la peine de se focaliser dessus, dit-il d'un ton rassurant
- Eh ! Constatai-je avec un sourire, vous n'êtes plus du tout en colère en faite
- Je croyais avoir été clair hier, dit-il en reprenant son travail, sévère oui, en colère non !
- Menteur ! Répliquai-je fière de moi, on ne vous a jamais dit que comme prof vous étiez effrayant ?
- A mainte reprise, dit-il fièrement
- Comme quoi une fois n'est pas coutume, dis-je désespéré. Je peux au moins espérer que vous soyez un peu moins sévère qu'on finisse plutôt et que … qu'on puisse avec un petit moment père/fille ou est-ce que je fonde tous mes espoirs sur des illusions ? Demandai-je emplie d'espoir
- Si l'on reprend maintenant, nous aurons fini pour 16h00 et si vous en avez toujours envie, nous pourrons prendre le thé ensemble, proposa-t-il
- Sortilège de désarmement, parfait, c'est quoi la suite des festivités ? Demandai-je pressée de reprendre
Malgré mes appréhensions et le caractère difficile de mon père, les cours avec lui se passaient relativement bien. Même si j'aurais préféré retrouvé les autres pour parler un peu, c'était assez bien de passer des moments avec son père
La semaine reprit et comme prévue j'avais la retenue de Maugrey à effectuer. Je me présentais devant sa salle attendant que le dernier élève sorte avant de me présenter à son bureau. Il fit le tour pour se poster devant moi avant de sourire
- J'ose espérer que vous avez eu ce que vous méritiez, commença-t-il en brisant le silence
- Oui monsieur, répondis-je honteuse en rougissant
- On m'a dit que vous saviez manier les éléments, dit-il en me regardant de haut en bas
- Si vous parlez du sortilège Incendio, alors oui, je sais l'utiliser, répondis-je en me demandant où il voulait en venir
- L'incident en botanique est un peu étrange non ? Demanda-t-il suspicieux
- Je … euh … pourrions-nous commencer ma punition ? Demandai-je en interrompant ses pensées incessantes, mon père voudra, je pense vérifier ce que j'ai fait
Je m'installais à la première table avec de l'encre et des parchemins vierges me demandant où il voulait en venir. L'incident qui c'était passé en botanique n'avait pas suscité autant d'interrogation de la part du professeur Chourave et encore moins de l'infirmière. Et lui avait l'air particulièrement intéresser de savoir comment cela c'était produit.
Durant l'heure, je ne cessais de me sentir observer, épier pendant que j'essayais de fournir un travail assez potable. Je savais maintenant pourquoi j'avais réellement séché ses maudits cours ; autant la matière est intéressante autant je ne pouvais pas encadrer le professeur.
A vos claviers lol, n'oubliez pas de laisser vos avis
