Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.

Merci à Lea Michaelson, Elo69 (Une fois de plus, on accroche sur les mêmes choses…), Glee4 (Il lui faudra une sacrée motivation… En même temps, on le comprend, elle est quand même un peu dingue !) et Klaroline68.


- Papa ! s'écria Ella en accourant auprès de son père, qui était en train de parler à des gens probablement très importants.

Bonnie et Kol essayèrent de la rattraper mais la petite était trop rapide. Klaus, cependant, se contenta de sourire et de la rattraper. Il l'embrassa sur la joue et reposa Ella contre sa hanche.

- N'es-tu pas magnifique, mon ange, dit Klaus, faisant rougir Ella.

Il se tourna vers les gens à qui il parlait.

- Mme Brice, Mme Arnstein, voici ma fille Ella, présenta Klaus.

- Eh bien, n'es-tu pas adorable, fit Mme Brice, et Ella cacha son visage dans le cou de Klaus, soudainement toute timide.

- J'ignorais totalement que vous aviez un enfant, Klaus, reprit Mme Arnstein.

- Oui, en fait je ne peux pas la voir aussi souvent que je le voudrais étant donné qu'elle vit aux Etats-Unis, lui expliqua Klaus, et j'aime que ma vie privée reste privée. Pourquoi ne retournerais-tu pas avec Oncle Kol, ajouta-t-il en reportant son attention sur Ella, et je te rejoindrai dans une minute ?

Ella acquiesça et Klaus l'embrassa sur la joue une nouvelle fois avant de la faire redescendre.

- Où est maman ? demanda Ella.

- Elle est quelque part dans le coin, va la trouver pour moi, veux-tu ? dit Klaus, et Ella acquiesça avant de se diriger vers Kol et Bonnie.

- Sa mère est ici ? demanda Mme Brice.

- Oui, en fait elle a organisé tout l'évènement, répondit Klaus. C'est la blonde avec le bloc-notes.

- Oh waouh, fit-elle en regardant autour, c'est vraiment incroyable.

- Oui, elle l'est, approuva Klaus. Elle s'appelle Caroline Forbes. Organiser des évènements est sa spécialité, elle le fait depuis le lycée.

- A-t-elle une carte ? demanda Mme Brice.

- Je ne crois pas, mais vous avez mon numéro et je peux lui passer le message, conseilla Klaus. Caroline fait tout, pas seulement des premières artistiques.

- Parfait, répondit Mme Brice. Je vous appellerai.

- Fantastique, fit Klaus.

K&C

- Caroline ! entendit hurler la blonde.

Elle se retourna pour voir Rebekah marcher vers elle avec Matt derrière elle. Caroline sourit et la serra dans ses bras.

- Comment vas-tu ? demanda Caroline.

- Anxieuse, répondit Rebekah, et Caroline rit. Où est-elle ?

- Elle doit courir quelque part dans le coin, fit Caroline. J'ai malheureusement été plutôt occupée et je n'ai pas… Oh, la voilà.

Caroline repéra Ella et alla à sa rencontre avec Rebekah et Matt derrière elle.

- Maman ! s'exclama joyeusement Ella, et Caroline sourit.

- Hey, ma puce, dit Caroline en embrassant sa fille sur la tête. Il y a quelques personnes que je veux te présenter. Voici Rebekah et Matt. Rebekah est la sœur de ton père. Ta tante.

- Ma tante ? fit Ella en regardant Rebekah, qui souriait.

- Je suis tellement ravie de te rencontrer, Ella, dit Rebekah.

- Elle parle bizarrement aussi ! remarqua Ella, et ils éclatèrent tous de rire.

- Eh bien, nous venons tous du même endroit, répondit Rebekah en se penchant pour être à la hauteur d'Ella. Et n'es-tu pas la plus magnifique petite fille que j'ai jamais vue ?

Ella rougit.

- Je peux t'embrasser ? demanda Rebekah.

Ella ouvrit automatiquement les bras et permit à Rebekah de l'embrasser. Elles se séparèrent et Ella regarda Matt.

- Voici Matt.

- J'ai beaucoup entendu parler de toi, dit Matt avec un grand sourire lui aussi. Et je suis d'accord avec Rebekah, tu es vraiment jolie.

- Matt et moi allons nous marier dans quelques mois et j'allais demander à ta mère si, peut-être, tu pourrais porter les fleurs à notre mariage, reprit Rebekah, et Ella écarquilla les yeux d'excitation.

- Oh, je peux, maman ? fit-elle. Je veux porter les fleurs !

Caroline lança un regard noir à Rebekah : comment pouvait-elle dire non quand Ella la regardait comme ça ? Elle allait devoir parler à Rebekah au sujet de demander aux parents avant de demander à l'enfant.

- Je vais y réfléchir, dit Caroline.

Les Mikaelsons. Des salauds sournois, tous autant qu'ils sont.

K&C

Elijah n'était pas du genre à être nerveux. Il était connu pour sa capacité à garder son sang-froid. Kol le taquinait lorsqu'ils étaient enfants en prétendant qu'Elijah n'était pas du tout son frère, mais un robot. Klaus s'était toujours levé pour Elijah et avait dit à leur petit frère de la fermer. Ils avaient été proches à une époque, Klaus et lui. Aussi proches que deux frères pouvaient l'être.

Elijah était celui qui avait pris soin de Klaus après que Mikael l'ait battu, laissant cette horrible cicatrice dans le dos de son petit frère. C'était lui qui avait soigné son frère quand Klaus avait eu une fièvre de 40°C alors que leur mère et leur père prétendaient que Klaus était juste « un peu chaud » et qu'il n'y avait pas besoin d'aller à l'hôpital. Autant Elijah avait pris soin de Klaus quand ils étaient enfants, autant il était celui qui avait ruiné leur relation pour sa nouvellement femme Tatia. Rien que de penser à elle lui laissait un goût amer dans la bouche.

Il prit une profonde inspiration et balaya la pièce des yeux. Il espérait apercevoir Rebekah ou Caroline dans la foule pour avoir quelqu'un à qui parler, mais il ne les vit pas, étant donné le nombre de personnes. Klaus avait fait venir une certaine foule, et Elijah était fier que son frère ait autant de succès. Elijah était celui qui avait donné à Klaus sa première boîte de peinture pour son dixième anniversaire.

Il vit des cheveux bruns ondulés et se souvint de la femme qu'il avait vue à l'appartement de Caroline. Lui parler de nouveau valait mieux que de rester là seul, donc il se dirigea vers elle.

- Rebonjour, dit-il, et la femme le regarda, confuse.

- Excusez-moi, est-ce que je vous connais ? demanda-t-elle poliment, et Elijah sourit.

Alors c'est comme ça que ça allait se passer. D'abord, elle était malpolie et refusait de lui dire son nom, et maintenant elle prétendait ne l'avoir jamais vu auparavant.

- Oui, je crois que c'est le cas, répondit Elijah.

La femme passa une mèche derrière son oreille, et il vit la bague de diamant et l'alliance à son doigt. Elle était mariée ?

- Je vois que vos manières se sont améliorées depuis la dernière fois que je vous ai vue, reprit-il.

- Excusez-moi ? fit-elle, feignant toujours l'ignorance.

- Nous aurions mieux fait connaissance si vous m'aviez dit votre nom, mais si ma mémoire est bonne, vous avez refusé de le faire, ajouta Elijah, et la femme sembla soudainement réaliser quelque chose.

- Attendez ici, dit-elle, puis elle s'éloigna.

Elle réapparut un moment plus tard avec une femme identique à elle, bien que ses cheveux soient lissés. Elijah écarquilla les yeux.

- Voici ma sœur Katherine, présenta-t-elle. C'est probablement elle que vous avez rencontrée, et je suis d'accord, ses manières ont besoin de s'améliorer.

Katherine lança un regard noir à sa sœur.

- Je suis Elena, ajouta-t-elle en lui tendant la main.

- Elijah, répondit l'aîné des Mikaelson en la lui serrant.

- Oh, le frère de Klaus, fit Elena en rassemblant les données.

- Oui, lui confirma Elijah. Avez-vous vu mon frère, à tout hasard ? Ou Caroline ?

- Non, j'ai peur que non, répondit Elena. Chaque fois que je le regarde, il parle à quelqu'un de nouveau, et Caroline court partout en disant aux gens ce qu'ils doivent faire. J'ai vu Kol près de la nourriture avec Ella et Rebekah, si vous voulez les saluer.

- Je le ferai, merci Elena, fit Elijah en se disant que ces deux-là étaient aussi différentes que le jour et la nuit, mais qu'on pouvait quand même sentir l'amour qui les unissait.

- Je vous en prie, dit Elena, avant de murmurer à sa jumelle : Sois gentille.

- Je le suis toujours, lança Katherine, et Elena leva les yeux au ciel puis partit.

Elle regarda Elijah.

- Alors, où est la petite femme ?

Katherine, apparemment, n'allait pas tenir compte du conseil de sa sœur.

- En Angleterre, l'informa Elijah. Elle ne fera pas le voyage.

- Vous ne venez pas juste de vous marier ? s'étonna Katherine. Pourquoi voudriez-vous être séparés si tôt ? Vous n'êtes pas dans la phase « lune de miel » en ce moment ?

Elijah ouvrit la bouche pour parler mais il fut coupé.

- Elijah ? entendirent-ils quelqu'un appeler derrière eux.

Ils se retournèrent tous les deux pour voir Rebekah se tenir là, tenant la main d'une petite fille. Elijah n'avait jamais été aussi heureux de voir sa sœur et d'échapper à un nouvel interrogatoire de Katherine au sujet de Tatia.

- Rebekah, dit-il en allant embrasser sa sœur sur la joue.

Il regarda Ella et fut surpris par sa ressemblance avec Klaus. Pas de visage, peut-être, mais dans son sourire et sa façon de se tenir.

- Te voilà, mon ange, fit Klaus en venant prendre Ella dans ses bras. Tu es fatiguée ?

- Non, répondit la voix musicale d'Ella, mais elle bâilla. Je suis pas fatiguée, papa.

Klaus sourit et sembla ensuite remarquer Elijah. Ses yeux s'écarquillèrent mais il le cacha rapidement. Il ne s'attendait probablement pas à ce qu'Elijah finisse par se montrer.

- Elijah, dit formellement Klaus en frottant le dos d'Ella. Ravi que tu aies pu venir.

- Désolé, je suis en retard, répondit Elijah. Le trafic était un cauchemar. Chicago est très différente de la maison.

- En effet, approuva Klaus. Je te présenterais bien à Ella, mais je crains que le sommeil n'ait finalement eu raison d'elle, ajouta-t-il en regardant Ella, qui avait la tête reposée sur son épaule et les yeux fermés.

- Elle s'est endormie ? demanda Caroline en apparaissant à côté de Klaus avec Kol et Bonnie.

- En effet, répondit Klaus.

- Je vais la ramener à la maison, proposa Kol. Vous deux devez rester plus longtemps et profiter de la fête. Bonnie, voici mon frère Elijah, au fait.

- Ravie de vous rencontrer, dit Bonnie.

- Moi aussi, répondit Elijah.

- Merci, Kol, fit Caroline, et Klaus tendit Ella à Kol à contrecœur. Je passerai la chercher plus tard.

- Je l'ai, dit Kol. Salut tout le monde.

- Salut, fit Bonnie en faisant un petit geste de la main, laissant Klaus, Caroline, Rebekah, Katherine et Elijah.

- Je vais chercher Matt, leur dit Rebekah.

- La dernière fois que je l'ai vu, il parlait avec Damon, l'informa Klaus.

Rebekah sembla horrifiée. Elle ne voulait pas que son fiancé parle avec son ancien… peu importe ce que Damon était. Il y avait des choses qui n'avaient pas besoin d'être racontées.

- Je ferai mieux de le retrouver, dit Rebekah en partant précipitamment.

Les quatre restants éclatèrent de rire.

- Pauvre fille, fit Klaus. Damon est plutôt bavard.

- Je me souviens, commença Elijah. Quand tu l'invitais à dîner, il était plutôt enclin à partager toutes vos aventures à Oxford.

Klaus se surprit à rire. Les deux frères se retournèrent l'un vers l'autre le sourire aux lèvres, quand l'atmosphère se tendit soudainement.

- Hey, Katherine, et si on allait voir ce que Damon raconte à Matt ? proposa Caroline en faisant un geste de la tête vers Klaus et Elijah.

- Oh, d'accord, fit Katherine en comprenant. Bien sûr, allons-y.

Les frères furent laissés seuls. Ils restèrent en silence une minute. L'ambiance était très tendue. C'était la première fois qu'ils se retrouvaient seuls depuis des années.

- Impressionnant, le monde que tu as fait venir, dit finalement Elijah.

- Oui, si seulement Mikael pouvait me voir maintenant, répondit Klaus. Il n'arrêtait pas de répéter à quel point je n'y arriverais pas en tant qu'artiste.

- Je n'ai jamais pensé cela, fit Elijah.

- Je me souviens. Tu es la première personne à qui j'ai vendu une peinture.

- Oui, mais c'était pour beaucoup moins que 500 000 livres, rappela Elijah. Je crois que c'était seulement 5 livres, j'ai fait une bonne affaire.

- Comment va Tatia ? demanda Klaus, ne voulant pas discuter davantage du passé.

En toute honnêteté, il ne voulait pas non plus parler de Tatia, mais aux grands maux les grands remèdes.

- Elle va bien, elle est à la maison en ce moment, répondit Elijah. Probablement à se disputer avec mère à propos de la maison. Elle veut modifier quelques petites choses.

- Mère ne la laissera jamais faire, remarqua Klaus.

La conversation était maladroite et forcée, mais ils parvenaient tous les deux à rester civils.

- Je sais, approuva Elijah. Ce sera toujours la maison de mère, peu importe qui possède l'acte notarié.

- Comment se passe la requête ? demanda Klaus. Mère m'a dit que tu avais adressé une requête pour récupérer le titre.

- Plutôt bien, répondit Elijah. Il y a quelques tâches administratives supplémentaires à faire, mais il semblerait qu'il y aura de nouveau un Lord Mikaelson.

- Tatia doit être ravie, ne put s'empêcher de dire Klaus.

- Elle l'est, fit Elijah, et la tension se fit de nouveau sentir : ils avaient besoin d'un changement de sujet. Ella est magnifique, Niklaus.

Klaus sourit sincèrement.

- Comme sa mère. Désolé que tu n'aies pas pu la rencontrer ce soir.

- Ça va, même si j'espère que je pourrai la rencontrer demain ? demanda Elijah en essayant de ne pas paraître trop optimiste.

- Rebekah, Kol et moi allons déjeuner avec Ella demain, tu devrais venir aussi, proposa Klaus. Nous voulons qu'Ella connaisse l'autre côté de sa famille. C'est vraiment dommage que Finn ne puisse pas venir à cause de Sage qui est sur le point d'avoir son bébé d'un jour à l'autre, et mère, eh bien, elle ne quitte jamais l'Europe.

Elijah acquiesça.

- Demain, alors, dit-il.

- Demain.

K&C

Caroline poussa un soupir une fois que le dernier invité fut parti. Klaus et elle étaient les seuls à être encore là.

- Quelle nuit, dit-elle à Klaus, qui lui tournait le dos et sortait quelque chose de derrière une table. Qu'est-ce que tu fais ?

Il se retourna et elle vit qu'il tenait deux verres et une bouteille de champagne.

- Oh non, je dois travailler demain. Je dois superviser l'équipe de ménage, et je ne peux pas le faire avec une gueule de bois.

- Un verre ? insista Klaus, et Caroline soupira.

- Un, céda-t-elle en lui prenant un verre.

Elle prit une gorgée et ferma les yeux. Ça faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas bu.

- Tu ne bois pas souvent, je suppose ? demanda Klaus, en formulant à voix haute ses pensées.

- Non, je ne peux pas vraiment sortir et boire comme je le faisais à la fac, lui expliqua Caroline. J'ai Ella à prendre en compte.

Klaus ressentit une pointe de culpabilité. Combien de nuits de beuverie avait-il eu en cinq ans pendant que Caroline restait pour élever leur fille ?

- Klaus ? fit Caroline.

- Oui ? répondit Klaus.

- À propos de cet été, j'ai pris une décision, commença Caroline. Elle restera avec toi un mois. Je serai là pendant deux semaines et après tu auras Ella tout seul pour deux autres semaines. Peut-être qu'on pourra parler de la faire rester plus longtemps, mais pour le moment c'est ce que je te propose.

- Vraiment ? fit Klaus, et son visage s'éclaira d'un sourire. Merci, Caroline. Ça veut dire beaucoup que tu me fasses suffisamment confiance pour me laisser seul avec elle.

- Tu t'es bien débrouillé jusque-là, et je pense que c'est important pour Ella de rencontrer le reste de ta famille et voir d'où elle vient, admit Caroline.

- Merci Caroline, répéta Klaus, et il se pencha pour effleurer sa joue de ses lèvres.

C'était à peine un toucher, mais ça envoya des frissons à travers tout son corps.

- De rien, murmura Caroline. Hum… Et si tu appelais un taxi ? Je dois aller chercher mon sac.

- Bien sûr, mon ange, répondit Klaus.

Il se dirigea vers la sortie pendant que Caroline allait dans la direction opposée pour récupérer ses affaires. Alors qu'elle avançait à travers le dédale de peintures, elle s'arrêta à la section où Klaus avait exposé tous ses dessins. Elle avait tellement été occupée toute la soirée qu'elle n'avait pas vraiment prêté attention au travail en lui-même.

Les dessins n'étaient pas aussi populaires que les peintures de Klaus donc il n'y en avait qu'une petite collection. Caroline les balaya du regard et ses yeux se posèrent sur un dessin. Il semblait être d'une personne, et tandis qu'elle se rapprochait, le dessin devint plus clair. C'était une femme. Elle souriait gaiement et un drap la couvrait, exposant seulement ses épaules nues. Caroline ouvrit la bouche sous le choc. La femme, c'était elle. Dans le coin de la feuille, La beauté à l'état pur était écrit avec une date. 2008.

Cinq ans plus tôt.