À la nuit tombée, Marguerite se retrouva seule dans ses appartements. Comme d'habitude, elle se questionna sur les raisons pour lequel que le roi Charles disparaissait toujours la nuit.

Assis devant le foyer, Marguerite était en train de fredonner une mélodie, lorsque soudain, elle entendit des bruits de grelots retentir derrière elle.

« Devrais-je me retourner ou pas ? » Se posa-t-elle comme question en jouant avec ses pouces.

Sous l'effet de l'hésitation, c'est alors que la reine se tourna vers l'arrière et vit soudainement qu'une petite ombre se retrouva devant le canapé, en train de glisser quelque chose sous le divan.

Puis, la chose disparut dans la noirceur du coin du mur, avant même que Marguerite puisse deviner la forme.

Toujours sur ses gardes, la petite reine rampa vigilamment jusqu'au sofa et glissa sa main sous le lit de repos pour prendre…un livre ?

C'était un bouquin, où un liquide toxique, contenu dans un cylindre gradué, se tenait à six pouces de son visage, ce qui commençait à émettre une odeur cachée. Ce que la jeune reine sentait, lui donnait un résultat excellent et intéressant.

- Hmm, se dit-elle. «En jugeant la forme des tâches, je suppose que ce sont des tâches de vin. Cette odeur de raisin n'est certainement pas plus étrange pour moi.»

Marguerite n'avait jamais bu un verre de vin, mais grâce à des connaissances, l'odeur lui était très familière. Peu importe, Marguerite trouva un titre baveux, saignant, à l'encre noire et portant l'inscription «V.1» en haut de la couverture. Qu'est-ce que cette lettre et ce nombre signifiait ?

L'ancienne bergère était prête à ouvrir le livre et, pensait-elle encore. Ce pourrait être un livre contenant des informations personnelles… mais elle supposait qu'elle pouvait avoir un petit aperçu de la page et ensuite, il retournerait sous le canapé.

Elle prit une profonde inspiration et ouvrit le livre. Une image en noir et blanc de celui d'un homme était révéler sur la première page « Sir Augustin ». Un (X) rouge était dessiné sur le visage de l'homme qui ressemblait à quelqu'un qui travaillait pour un roi.

La petite reine fronça les sourcils dans une affaire suspecte au (X). Pourquoi Charles avait-il ce livre ? Comme Marguerite s'en souvenait, il y avait toujours des preuves. La plupart du temps, il fallait de nombreux éléments de preuves pour comprendre la conclusion du mystère.

Mais dans ce puzzle, un seul élément de preuve était à trouvé et il y avait toutes les réponses pour arriver à la conclusion qu'il arrivait rarement dans des affaires mystérieuses. Marguerite se promit de regarder une page du livre, mais sa curiosité l'avait emportée. Donc, elle tourna la page.

Il y avait d'autres photos d'hommes et mêmes de femmes et, ils étaient aussi marquées par un (X) sur leurs visages. Trois mots apparaissaient sur la page de gauche, sous ses yeux.

« Mors per arsenic » C'était écrit en latin ! Elle connaissait les premiers et troisièmes mots et elle savait que «Mors» et «arsenic» signifiaient :

« Morts par arsenic. »

Marguerite était retournée à la première page de gauche et il y avait également les mêmes mots en latin qui étaient écris. Quel genre de livre étais-ce ?

Cela pouvait dire à la jeune femme pourquoi elle avait si peur du roi Charles. Toujours avec un froncement de sourcil suspicieux, elle commença à feuilleter le livre. Chaque page de droite comportait une image représentant à la fois des hommes et des femmes de première classes, avec un (X) rouge, tandis que la phrase «Mors per arsenic» revenait constamment sur les prochaines.

Alors qu'elle continuait à feuilleter le livre, son visage passa d'un froncement de sourcil suspicieux, à un regard terrorisé et ses yeux s'agrandirent après avoir vu chaque image.

Marguerite arrêta de feuilleter les soixante pages (C'était une estimation approximative) et laissa tomber le livre, après avoir vu la dernière page.

Il y avait une photo d'elle avec un regard neutre, une tresse en désordre, des habits de paysanne, et ses mains étaient derrière son dos. La page de gauche disait :

« Si elle tente de fuir, elle sera…» Mais, il manquait l'autre partie du texte, comme si quelqu'un l'avait arrachée ».

- Elle sera quoi ? Que va-t-il m'arriver ?! Paniqua Marguerite. Elle avait de nombreuses raisons pour lesquelles elle se sentait mal à l'aise lorsqu'elle était avec le roi Charles. Cela était devenu sa raison numéro 1 sur sa liste. Marguerite était mariée avec un tueur en série ! C'était vraiment affreux ! Le tyran de Takicardie devrait être en prison, au lieu de s'en tirer avec ses meurtres.

« Je n'arrive pas à y croire, » pensa Marguerite. « Je ne sais pas ce que le roi Charles me dira ou me fera la prochaine fois qu'on se verra.»

À l'intérieur d'elle, il y avait deux voix qui lui parlaient. La première voix disait :

« Regarde le bon côté des choses…au moins, tu l'as découvert et tu dois être plus prudente quand tu seras seule avec Charles.»

La deuxième voix :

« Pourquoi as-tu osez d'aller au coté obscur de cette situation, idiote ! Tu es toujours trop curieuse ! Tu te fais toujours plus d'ennuies à cause de ta curiosité ! Ce tyran va te tuer un jour.»

Certaines personnes essaierons de voir le bien dans une mauvaise situation et d'autres se concentrerons sur le coté négatif. Mais dans cette situation, Marguerite était coincée au milieu. Elle n'était pas sûre de savoir quel était le meilleur camp sur lequel se concentrer.

Si elle se concentrait sur le mauvais coté, le roi Charles cacherait sa colère et il la tuerait certainement si elle ne lui obéissait pas, ou si elle dirait la vérité. Mais si elle était plus à l'aise avec le roi Charles, il penserait qu'il n'y a rien de mal pendant quelques minutes, puis il découvrirait qu'elle a parcouru son livre d'assassinats et qu'elle essaierait de raisonner avec lui.

Eh bien, il pouvait essayer de lui faire des choses horribles, parce qu'elle le méritait, puisqu'elle était trop curieuse.

Puis, elle entendit ensuite le son des portes de l'ascenseur s'ouvrir. Rapidement et doucement, elle referma le livre et le glissa sous le canapé. Marguerite ébouriffa ses cheveux et tira quelque mèche pour donner l'impression qu'elle s'était frotté la tête trop forte sur le divan.

Elle tira un peu les draps, enleva ses talons et les plaça ensuite au bas du bord du fauteuil. La jeune reine respirait très fort, mais pas assez pour que la personne qui était rentrée dans la pièce l'entende.

C'est alors que le roi Charles, l'officier Stanislas et Fido, firent leurs entrées sur les lieux, où les rires du shérif résonnaient de partout.

- Veuillez-vous calmez, shérif, prévenu le souverain, tandis que l'autre homme se tenait le ventre, puisqu'il avait trop rit. Cette blague que vous avez faites à vos confrères, à fait son temps

- Excusez-moi, votre honneur, répondit Stanislas en reprenant son souffle.

- Pourriez-vous plutôt m'aider à trouver mon paquet de jeux de cartes ? Demanda l'héritier du trône. Ce soir, j'ai promis aux courtisans de les épater.

Acquiesçant volontairement, l'officier et le roi, se mirent à fouiller les armoires de la chambre. Durant que ce moment arriva, Fido, qui se retrouvait à l'endroit du foyer, commença à japper plusieurs fois.

- Shérif Stanislas, appela d'un ton agressif le roi. Allez-donc voir ce que mon chien veut. Il a probablement trouvé une souris.

- Oui, mon seigneur, répondit l'autre homme qui se rendit aussitôt rejoindre le chiot jusqu'au canapé. Puis soudain, celui-ci haleta d'horreur et s'écria :

- Votre majesté ! Votre femme est morte !

En entendant cela, le roi Charles échappa ses affaires par terre, tout en accourant sur place pour retrouver les autres qui entouraient sa femme. Immédiatement, il s'agenouilla et déposât sa main sur son pouls. Il constata que la reine respirait toujours. Levant fâcheusement les yeux sur le shérif, Charles ajouta :

- Vous êtes vraiment un abruti. Marguerite n'est pas morte, elle respire toujours. Dût à la fatigue, elle a sûrement roulé en bas du canapé, expliquait calmement Charles. À présent, arrangez le lit, Stanislas. Moi, je vais la déplacer, dit-il.

«S'il vous plait, ne me tuez pas !» S'inquiétait Marguerite.

Soudain, elle sentit Charles la pousser un peu et elle se roula sur le dos. Puis, la jeune reine discerna la main droite du roi en arrière d'elle. Son corps se releva à peine et Marguerite sentit ensuite la main gauche de celui-ci glisser sous ses genoux.

Tout à coup, il venait de la prendre dans ses bras et Marguerite avait l'impression de léviter.

- Tout est fait, Altesse, dit le shérif après avoir placé le lit.

- D'accord, ma très chère épouse, lui dit le roi, bien qu'il ne savait pas que sa femme faisait semblant de dormir. Il est temps de retourner sur le lit. Vous avez encore une longue journée demain.

Il la posa doucement sur le lit, plaçant l'oreiller sous sa tête et couvrant les trois quarts de son corps avec les draps fins. Marguerite ne voulait vraiment pas qu'il fasse ça. Elle l'aurait juste dormit au plancher.

- Ahhh, fit rêveusement le roi Charles en observant son épouse dans le lit. N'est-elle pas magnifique dans son sommeil ?

- Bof, répondit ennuyeusement Stanislas, alors que le souverain eut un air mécontent face à la réponse de son garde du corps.

- Peut-importe, grommela le roi. Voila justement les cartes qui sont dans la bibliothèque.

- Je les aie, répondit le shérif en les prenants sur lui.

- Partons, prévenu le roi en se rendant auprès de sa femme. À demain. Dormez bien, ma douce, murmura t-il à l'oreille de celle-ci.

Finalement, le shérif et le roi quittèrent la chambre. Désormais seule dans ses appartements, Marguerite s'assit dans le lit, alors que Fido était à son chevet. Le regard perdu dans les petites lumières du chandelier qui éclairait faiblement la chambre, la petite reine essayait de réprimer un long frémissement le long de sa colonne vertébrale.

Durant ce temps, le chien se dirigea vers celle-ci et posa son menton sur le lit.

- Tu es fatigué aussi ? Demanda Marguerite. Fido acquiesça. Sans réfléchir, elle frotta sa tête et, les yeux de Fido roulaient sur le plaisir.

De nouveau, elle pouvait entendre les mêmes bruits des petites sphères de métaux qui s'entrechoquèrent au loin, faisant grogner le chien.

« Ce n'est pas le moment de me faire peur. Déjà que le terrible secret que j'ai découvert à propos du roi Charles, commence sérieusement à me hanter,» se mentionna Marguerite en se cachant derrière les draps.

- Nous pouvons vous aider, prévenu une petite voix à quelque part dans la chambre. Au mélange de tout ses émotions qu'elle fut victime, Marguerite devenu si vulnérable, qu'elle perdit connaissance sa tête tomba durement sur l'oreiller, alors que Fido venu la rejoindre.

- Zut alors, fit soudainement le Petit Clown, avant de retourner tristement dans le coin sombre de la pièce.