Résumé : Alors nos deux couples préférés vont maintenant découvrir les joies de la grossesse, en particulier ce cher Harry, toujours aussi adorablement insupportable ! Heureusement, Severus veille… J'espère que vous aimerez encore, un petit message est toujours le bienvenu ! Sachez également que j'ai posté l'avant-dernier chapitre de l'enfant maudit (le dernier sera posté très prochainement et il sera suivi de l'épilogue ce qui clôturera définitivement mon cycle de 'Harry Potter et l'enfant'…) N'hésitez pas à aller lire et à laisser vos commentaires, pour cette histoire ou une autre. Bises et à très bientôt Lilywen.
OPERATION : Quand bébé arrive…
(Suite de 'OPERATION : Marions le')
Chapitre 12 : Il était une fois les joies de la grossesse
Harry geignit. Il s'était écoulé un peu plus d'un mois après l'annonce à ses amis de la 'Grande' nouvelle et il n'en pouvait déjà plus. Hermione lors de son troisième – ou peut-être quatrième cours particulier – avait expliqué toutes les joyeusetés liées au premier trimestre d'une grossesse. Il se souvenait encore des yeux écarquillés d'effroi de Seamus aux propos alarmants de la jeune femme. Et, lui, pauvre bougre, n'avait pas cru son amie. Il s'était même gaussé de ces nombreuses mises-en-garde. Comme il regrettait maintenant… Il avait réellement pensé être épargné, il était un homme par Merlin et ces symptômes ne pouvaient donc pas le concerner ! Comme il avait eu tort…
Il grogna encore une fois et se tourna, essayant de trouver une position un peu plus agréable mais rien à faire. Sa poitrine l'élançait douloureusement. Oui, lui Harry Potter, survivant, héros adulé de tous, icône gay et hétérosexuelle depuis de nombreuses années, souffrait de douleurs au sein, signe classique d'après Andy du bouleversement hormonal lié à son état. Apparemment, c'était un symptôme, on ne peut plus commun pour les femmes lors du premier trimestre de leur grossesse. Toujours est-il que sa situation en était à un point tel que certains jours, les caresses de Severus lui étaient devenues un supplice lorsque le maître des potions s'attardait un peu trop sur sa poitrine et hier, il avait fini par l'avouer à son époux, la mort dans l'âme. Jamais il n'aurait cru possible qu'il demanderait un jour à son Sev de ne pas caresser, torturer et martyriser son corps pour lui faire perdre tout sens commun et l'envoyer immanquablement au septième ciel. Maudites hormones !
Il y avait aussi les nausées matinales. Il ne pouvait plus s'approcher de la table du petit-déjeuner sans sentir son estomac se tordre atrocement et ce, malgré les potions miraculeuses du maître des potions. Certains aliments lui étaient devenus tout particulièrement insupportables. C'est ainsi que dimanche dernier, il avait passé des heures au dessus de la cuvette des toilettes à son grand désespoir. En fait, son Severus avait commandé un véritable petit festin aux elfes de Poudlard pour célébrer comme il se doit la fin de l'année scolaire. Le menu avait été spécialement élaboré à son intention par l'ancien espion pendant qu'il dormait encore profondément, prolongeant outrageusement sa nuit jusqu'aux environs de midi. D'ordinaire, il se serait damné pour des mets aussi succulents qu'une appétissante poêlée de magrets de canard et de lard fumé suivie pour le dessert, de savoureux beignets aux pommes… Ses préférés… Pourtant, ce jour-là, dès qu'Harry avait deviné les odeurs de friture, il avait prié pour que son estomac cesse ses soubresauts douloureux et il s'était finalement précipité vers les toilettes, mettant fin prématurément au projet de Severus. Adieu déjeuner romantique en tête à tête… Maudites nausées !
A cela, s'ajoutait une fatigue chronique. Harry n'avait jamais été un lève-tôt, bien au contraire, il appréciait de paresser au lit, à se câliner contre le corps de son Severus… Mais en l'occurrence, lors de ce premier trimestre de grossesse, il était toujours épuisé et dormait bien plus qu'auparavant. Il ne pouvait tenir un après-midi sans profiter d'une longue sieste et les soirs, il s'écroulait sur leur lit, juste après avoir dîné. Cet état de lassitude permanente l'avait un peu inquiété mais Hermione et Andrew lui avaient expliqué que c'était là-encore un symptôme classique des premiers mois d'une grossesse. Maudite fatigue !
La chaleur caniculaire qui régnait sur toute l'Angleterre en ce début de mois de Juillet n'aidait en rien à la bonne humeur et à l'enthousiasme légendaire du gryffondor. Harry ne supportait pas cette moiteur désagréable. Il détestait être si mal, il détestait les recommandations de sa meilleure amie et de son médicomage qui lui répétaient inlassablement que tout irait mieux au second trimestre… Comme s'il pouvait attendre jusque là ! Il grogna une nouvelle fois et se tourna, se pressant contre le corps de son époux.
« Mieux dormi ? »
Le brun papillonna des yeux lorsque le souffle doux du maître des potions effleura son front. Il releva son visage vers celui de l'autre homme qui lui renvoya un sourire sincère.
« B'jour Sev…
- Alors ?
- Pas vraiment.
- Tu veux quelque chose… »
A vrai dire, Harry n'avait aucune idée de ce qui pourrait le sortir de son état actuel mais la proposition de Severus le toucha et il se rapprocha davantage de son corps, il tendit le cou pour atteindre le visage de son vis-à-vis et déposa un baiser à la commissure de ses lèvres.
« Merci.
- Pourquoi ?
- Pour me supporter.
- Je suis habitué. »
Le gryffondor frappa un léger coup sur la poitrine de son compagnon et le foudroya de son regard émeraude.
« J'aurais préféré un 'C'est parce que je t'aime infiniment, mon amour…' »
Le maître des potions éclata de rire et le gamin se renfrogna encore davantage.
« Arrête de bouder, veux-tu ?
- Je suis enceint. Je ne commande pas mes sautes d'humeur ! »
Loin de lui reprocher son ton franchement peu agréable, Severus fit basculer complètement le corps de son jeune amant contre le sien et l'enserra complètement dans une étreinte chaleureuse et douce. Il était attentif à ce que lui avait dit la veille Harry et qui l'avait profondément surpris. Franchement, il n'aurait jamais pu imaginer qu'un jour, le gamin prônerait l'abstinence, c'était tout bonnement inconcevable... Après tout, leur relation de couple avait toujours été torride, le sexe entre eux était pour le moins débridé et sans aucun tabou.
Prenant un temps infini, Severus faisait gentiment naviguer ses mains le long du dos du gryffondor qui ronronnait littéralement sous l'effet des caresses apaisantes.
« Humm… C'est bon… Continue… »
Le maître des potions adressa un sourire franc et sincère au plus jeune et murmura tout contre son oreille :
« Allonge-toi sur le ventre, je reviens. »
Avec douceur, Harry se dégagea de l'étreinte du serpentard tandis que ce dernier se relevait et disparaissait par la porte de la salle de bain. Le brun aux yeux d'émeraude se cala du mieux qu'il put, enfouissant son visage dans un oreiller moelleux, empli de l'odeur de son époux. Il se tortilla plusieurs fois, pour trouver une position plus confortable, ses bras étendus au dessus de sa tête. Il commençait déjà se rendormir quand le matelas s'affaissa légèrement. Serverus le rejoignit au centre du lit et enjamba le corps encore svelte du joli brun, s'asseyant sur les cuisses d'Harry. L'ancien espion tendit la potion de régulation hormonale que prenait quotidiennement le joli brun et ordonna d'une voix qu'il réservait habituellement à ses cours avec les septièmes années :
« Bois. »
Le gryffondor se redressa légèrement sur ses coudes et avala prestement la petite fiole avant de se laisser retomber lourdement sur les draps défaits. Severus ne put s'empêcher de sourire à l'air épuisé du gamin. Il fit léviter la bouteille qui contenait le reste de préparation de Londubat jusqu'à la table de chevet avant de se concentrer à nouveau sur le corps d'albâtre de son petit lion. Le maître des potions se courba légèrement et ses mains expertes entamèrent alors un lent ballet des épaules jusqu'au creux des reins du plus jeune. Le massage était extrêmement lent et langoureux. Il caressait, malaxait la peau pâle avec un indéniable talent.
Les grognements sourds qui s'échappaient des lèvres étaient sensuels. Harry s'abandonnait complètement. Les yeux fermés, il appréciait réellement les attentions du maître des potions :
« C'est… C'est tellement bon… Humm…
- Je vois ça.
- Humm… »
Oh doux Merlin ! Severus avait trouvé le point sensible entre ses épaules et sa nuque.
« Encore.
- Vous voilà bien exigeant, Monsieur Potter.
- Potter-Snape et j'attends ton enfant alors c'est bien le moins que tu puisses faire pour moi.
- Tu me sembles bien sûr de ton fait, jeune homme ?
- Pourquoi ne le serais-je pas ? Je sais que j'ai raison et je peux te dire que le bébé apprécie tout autant que moi…
- Forcément, puisque son cher père dorlote son adorable 'maman'.»
Le maître des potions ricana, il savait pertinemment que la mention de sa 'condition' particulière faisait rager sa petite terreur et en bon serpentard, il en usait et en abusait, histoire de se moquer un peu de son gryffondor. Après tout, il fallait bien qu'il se venge de toutes les fois où Harry le faisait littéralement tourner en bourrique avec ses caprices de femme enceinte.
« Humm… OH ! Oui, là…
- Tu n'as pas entendu ce que j'ai dit, Potter…
- Potter-Snape et oui, j'ai entendu, je ne suis pas sourd quand bien même on aurait espacé nos fabuleuses séances de baise en raison de mon état, je ne me suis pas masturbé au point de ne plus percevoir ta douce voix, amour.
- Charmant.
- Merci, tu n'es pas trop mal non plus et pour te répondre, je ne suis pas une femme, Snape ! »
Severus ne put s'empêcher de sourire à la réponse sarcastique de son jeune époux. Il se pencha davantage, jusqu'à frôler de ses lèvres la nuque du jeune sorcier. Il mordilla habilement cette peau à l'odeur délicate de vanille et remonta lentement jusqu'à son lobe d'oreille. Harry ne put s'empêcher de gémir, Severus pensa que ce son était le plus adorable qui lui ait été donné d'entendre. Alors qu'il approfondissait sa découverte, le gryffondor tourna paresseusement le visage de sorte que leurs lèvres se retrouvent. Avec langueur, avec patience, le baiser qu'ils échangèrent les laissa tous les deux à bout de souffle. Pendant cette découverte, les mains du maître des potions avaient rejoint celles de son tendre époux, caressant les bras fins du jeune homme. Severus sentait son souffle haletant, chaud contre sa bouche lorsqu'il susurra :
« Toujours de mauvaise humeur.
- Si tu t'arrêtes, certainement !
- Il me semblait que tu souhaitais une période d'abstinence.
- Premièrement, je change d'avis toutes les dix minutes et deuxièmement, j'aimerais bien savoir depuis quand mon opinion t'importe réellement.
- Tu es vraiment d'une telle mauvaise foi par moments. On dirait Drago.
- Ne te sens pas obligé de m'insulter, Sev. »
Les deux hommes pouffèrent en même temps, ils se regardaient avec envie et ils reprirent immédiatement leur folle embrassade jusqu'à ne plus en pouvoir. Les deux sorciers étaient déjà passablement excités, électrisés par le mouvement de leur peau nue, l'une contre l'autre lorsque l'on frappa avec énergie contre la porte d'entrée de leur appartement. Au grand dam d'Harry, Severus se releva aussitôt. Il fit claquer rudement sa main droite sur les fesses rebondies et fermes de son jeune époux qui grogna méchamment :
« Quel manque d'éducation, Sev ! »
Le maître des potions ricana ouvertement de l'air faussement offusqué du joli brun. Il invoqua une de ses sempiternelles robes noires, avant de se diriger sans attendre vers le salon. Il atteignit rapidement la porte d'entrée et se retrouva devant Miss je-défends-la-cause-des-elfes-opprimés Granger et l'autre dégingandé de rouquin qui lui servait officiellement de mari. Severus renifla avec un dédain non dissimulé et leur demanda :
« C'est pourquoi ?
- On est venu pour voir Harry.
- Il est fatigué et dort encore.
- Ce n'est pas bien de mentir, Sev chéri… »
Enroulé sensuellement dans le drap, les cheveux encore plus ébouriffés, Harry se tenait dans l'encadrement de la porte de leur chambre et fixait Severus avec envie. Ses yeux brillaient de malice, il n'eut pas le temps de s'avancer que déjà, sa meilleure amie se précipitait vers lui et l'enserrait jusqu'à l'étouffer.
« 'Mi… 'Mione… Je ne peux plus respirer… »
La jeune femme riait. Elle se recula légèrement, laissant apparaître sa silhouette plus que ronde. Elle posa avec douceur sa main sur son ventre et releva ses yeux noisette vers son ami.
« Comment te sens-tu aujourd'hui, Harry ?
- Un peu mieux… Ca dépend des moments, en fait. Et toi ?
- J'ai vu Andrew tout à l'heure. »
Le brun la fixa, les yeux écarquillés, puis il sembla réaliser de quoi la jeune femme voulait lui parler. Aussitôt, un sourire sincère marqua son visage.
« Tu… Tu veux dire que c'était ce matin ton examen du cinquième mois !
- Oui.
- Alors ? Dis-moi… »
Ron s'avança à son tour jusqu'à rejoindre son épouse, serrant gentiment sa taille arrondie. Hermione reprit après avoir déposé un baiser tendre et affectueux sur la joue de son mari :
« On dirait que Rose va avoir un petit frère. »
Harry félicita comme il se doit ses deux amis en se jetant dans les bras de ses anciens compères. Les embrassades durèrent quelques minutes, chacun des trois anciens gryffondors babillaient avec entrain, au grand désespoir du maître des potions qui fixait la scène avec incrédulité. Ainsi, en plus de Rose, petite furie rouquine, trop curieuse pour son propre bien, il devrait également faire face à un autre rejeton des Weasley qui, sans nul doute, lui ferait amèrement regretter d'être enseignant dans une petite dizaine d'années. Pauvre de lui ! Severus ne s'attendait cependant pas à la suite des événements…
Il vit d'abord Granger se tourner vivement vers lui tandis que Weasley le fixait d'un air maussade. Le rouquin semblait inquiet, gêné comme s'il aurait voulu être n'importe où ailleurs. Il se balançait de droite à gauche sous le regard goguenard de son meilleur ami qui, à n'en pas douter, devait parfaitement savoir de quoi il retournait. Rien que l'air malicieux de son petit lion fit craindre le pire au maître des potions, pourtant, il n'aurait jamais… Ô grand jamais pensé que…
« Severus…Ron et moi avions une demande à vous formuler…
- Plaît-il ?
- En fait, nous voulions… Enfin, si vous acceptez… Peut-être… Si vous n'y voyez aucune objection…
- Granger, posez votre question par Salazar !
- Voudriez-vous être le parrain de notre petit Hugo ?
- Bien sûr qu'il va accepter, n'est-ce pas, amour ? »
Sale petit traître infâme ! Et le brun qui le fixait avec cet air proprement adorable, la tête légèrement penchée sur le côté, avec ce simple drap qui recouvrait son joli corps. Enceint ou pas, il ne l'emporterait pas au paradis cette fois car il ne faisait aucun doute à Severus que le gamin savait depuis quelques temps ce que manigançait Granger et que loin de l'en dissuader, Harry l'avait confortée dans sa décision. Il aurait aimé pouvoir répondre qu'ils pouvaient tous aller se faire voir mais un seul regard vers son petit lion qui le suppliait de ses yeux émeraude lui fit comprendre qu'il était pieds et poings liés. Sale petit enquiquineur, fourbe et malhonnête !
« S'il te plaît, Sev Chéri… »
Il y avait tant de misérabilisme dans cette voix d'habitude si effrontée. Foutu gryffondor… Comment était-il censé rester le maître des potions, directeur de serpentard froid et calculateur si le gamin le suppliait ainsi ? D'un grognement, il capitula et acquiesça au célèbre trio. La jeune femme lui adressa un sourire lumineux, Weasley paraissait nauséeux, sans doute avait-il pensé que jamais il n'accepterait d'être le parrain de leur rejeton. Abruti de rouquin ! Si ce crétin congénital ne s'était pas laissé mener par le bout du nez – ou plus probablement de la queue - par Granger, il ne se serait pas retrouvé dans cette situation ! Severus n'eut cependant pas le temps d'approfondir ses pensées car Harry enserrait gentiment sa taille et se collait littéralement à lui, se hissant sur la pointe des pieds pour déposer un baiser à la commissure de ses lèvres.
L'air blafard et nauséeux de Weasley sembla encore plus flagrant. Tant mieux ! C'était un juste retour des choses aux yeux de Severus, malgré tout, le maître des potions était loin d'être au bout de ses peines. Les minutes qui suivirent ressemblèrent au supplice le plus abouti auquel il lui eût été donné d'assister et il n'était pourtant pas novice en la matière après de nombreuses années d'espionnage auprès du plus grand psychopathe connu à ce jour. Alors que son Harry restait à ses côtés et quémandait clairement son attention, Granger l'informait déjà de la future cérémonie de parrainage ! Merlin, le mioche était encore dans son ventre, cela pouvait donc attendre quelques jours… quelques semaines… Tout le reste de sa vie lui aurait davantage convenu mais il doutait que cette option soit envisageable pour Granger ou Harry. Il répondait ponctuellement au discours fleuve de la sorcière par un vague 'Oui… Oui… Oui, j'entends…'
Finalement, la torture s'acheva, non parce que Granger en avait terminé avec lui – bien au contraire - mais parce que son petit lion arborait un teint des plus verdâtres. Le couple les laissa donc seuls et en geignant, Harry rejoignit l'endroit qu'il chérissait tout particulièrement depuis quelques semaines – à savoir la cuvette des toilettes. Il resta ainsi accroupi dans la salle de bain près de deux heures, Severus le réconfortant tant bien que mal en caressant tantôt ses cheveux en bataille, tantôt son ventre douloureux pour apaiser les soubresauts de son estomac. N'y tenant plus, l'ancien espion capitula et contacta en urgence Parkinson qui proposa une toute nouvelle potion pour soulager quelque peu Harry. Neville fut chargé de l'apporter par cheminette et pour la première fois de son existence, Severus fut presque heureux et soulagé de voir Londubat devant lui. La potion était une préparation à base de camomille et de larmes de phénix elle devait, d'après Parkinson, atténuer les nausées mais aussi apaiser les différentes douleurs inhérentes aux premiers mois de grossesse comme la poitrine sensible, la fatigue importante… Il s'agissait d'une recherche récente menée par un vieux médicomage russe du nom d'Andropov Kasinsky. Même si elle coûtait une petite fortune, Severus n'eut aucun regret car elle sembla efficace. Son joli brun put se relever. Harry prit ensuite une douche bienfaisante, il s'habilla d'un vieux jean et d'une chemise blanche avant de manger frugalement au repas de midi.
A peine eut-il fini d'avaler son dessert qu'Harry s'allongea sur le sofa et s'endormit profondément sous le regard protecteur du maître des potions qui tenta vainement de se concentrer sur le nouveau programme imposé par le ministère pour les secondes années. Ce fut un grognement de son petit lion qui le sortit de son travail en fin d'après-midi.
« Bien reposé ?
- Humm… Oui… »
Les cheveux ébouriffés du gryffondor lui conféraient un air adorablement sensuel. Sans doute, Harry perçut le regard d'envie du maître des potions sur son corps alangui car il s'étira avec un art consommé de l'érotisme, puis il pouffa de rire devant la stupéfaction qu'afficha Severus.
« Un problème, amour ?
- Je te trouve bien réveillé, maintenant…
- Effectivement, cette potion est tout bonnement miraculeuse. Je n'ai plus mal à l'estomac, je me sens reposé comme jamais… Aucune douleur d'aucune sorte, même à la poitrine… Tu vois où je veux en venir…
- Tu es aussi subtile qu'un troupeau d'hyppogriffes au galop, Potter.
- Potter-Snape, amour. »
A nouveau, le gryffondor ricana et repoussa le plaid dont l'avait recouvert le maître des potions alors qu'il dormait profondément. Il se releva et dans une démarche exagérément féline et sensuelle, il se dirigea lentement vers le bureau près de la fenêtre. Severus n'avait pas bougé, il cachait difficilement un sourire discret devant l'attitude provocante de son petit lion dont les yeux émeraude pétillaient de malice. Lorsqu'Harry se trouva à ses côtés, il repoussa au loin les quelques parchemins noircis par l'ancien espion, laissant place nette et il prit place devant le maître des potions, une jambe de part et d'autre du confortable fauteuil en cuir.
« Il faudra penser à remercier Nev et Andy.
- Il faudrait surtout remercier ce vieux génie russe méconnu qui a mis au point cette prodigieuse potion.
- Comment s'appelle-t-il déjà ?
- Andropov Kasinsky… Pourquoi ?
- Joli prénom.
- Hors de question.
- Tu n'es vraiment pas drôle, Sev. Andropov, ça a un petit côté… Baroudeur…
- Vu ce que m'a dit Londubat pendant que tu geignais au dessus de la cuvette des toilettes, ton 'intrépide aventurier' doit avoir quelques 145 printemps. Mon fils ne s'appellera pas ainsi. Fin de la discussion. »
Le gamin tapotait gentiment son index contre sa bouche, dans une attitude faussement pensive, avant de hocher de la tête.
« Oui… Tu n'as pas tort, ce médicomage ne mérite probablement pas un tel hommage. De toute façon, sa potion est très imparfaite. »
Severus haussa un sourcil surpris à la remarque péremptoire du sorcier.
« Tu peux développer ta pensée ?
- D'accord, je n'ai plus de sensation de nausée. Ma poitrine ne me fait plus souffrir, je me sens en pleine forme… Mais… »
Le gamin s'amusait ouvertement tandis qu'il se penchait vers le maître des potions, bloquant le corps de l'autre homme contre le dossier du fauteuil.
« Mais ?
- Je crois qu'il annihile certains effets précis du Regolamento Hormonalis… »
Les doigts du joli brun glissaient gentiment le long du torse de Severus, jouant avec les boutons de l'austère robe noire. Le maître des potions retint difficilement un éclat de rire dans un toussotement, avant de reprendre :
« Voyez-vous cela… Et de quels effets parles-tu ?
- J'ai brusquement très… très… très chaud…
- Tu veux peut-être que je t'aide à ôter cette chemise.
- Ce serait effectivement un bon début. »
Joignant le geste à la parole, les mains expertes en potion entreprirent de déboutonner la gênante chemise blanche qui glissa très vite le long des bras fins du survivant.
« Et maintenant…
- J'ai encore tellement chaud, Sev…
- Ton jean me paraît tout particulièrement inconfortable avec cette canicule, malgré la fraicheur des cachots.
- C'est exactement ce que je pensais. »
Harry adressa un sourire lumineux à son époux, il se releva légèrement pour permettre au vêtement indésirable de glisser le long de ses jambes fuselées. Une fois enlevé et jeté à terre, le brun se laissa aller contre Severus, se rapprochant le plus possible du torse viril et puissant de son compagnon. Les mains du maître des potions parcouraient déjà son corps dénudé, le faisant gémir sourdement pour plus.
« Continue…
- Continuez quoi, jeune homme ?
- Sev… »
La voix du petit brun mourut dans un soupir extatique tandis que le maître des potions avait entrepris de joindre à ses caresses délicieuses la torture de sa bouche qui naviguait dans la courbe sensuelle de son cou, mordillant la peau trop fine jusqu'à y laisser une empreinte bleutée. Les lèvres fines voguèrent ensuite vers sa poitrine, martyrisant ses tétons durcis et déjà Harry n'en pouvait plus. Il murmura, haletant :
« Oh… Merlin…
- Il me semblait t'avoir déjà dit que la comparaison était, certes, extrêmement flatteuse mais tu peux m'appeler simplement Severus lorsque nous sommes dans l'intimité. »
Le ton mordant était accompagné d'un sourire qu'Harry trouva simplement irrésistible. Il allait répondre mais il fut contraint au silence par cette bouche qui s'attaqua férocement à la sienne. Le combat qui s'engagea alors entre les deux hommes, était des plus impitoyables. Sa langue luttait avec ardeur avec celle du maître des potions, il adorait cette façon qu'avait Severus de le dominer pour lui prouver son amour inconditionnel. Harry se cambra davantage pour savourer pleinement la friction de son corps contre l'autre. Lorsqu'il s'écarta, interrompant leur baiser, il était littéralement à bout de souffle, il tremblait entre ses bras puissants. Il fixa les yeux sombres comme la nuit et se laissa retomber contre lui. Son visage au creux de sa clavicule, il entendait les battements sourds de son cœur, faisant écho au sien.
« C'était… C'était indescriptible… Tu embrasses comme un dieu, Sev.
- Ravi que cela te convienne.
- Amour…
- Oui ?
- Ne trouves-tu pas ta tenue totalement inappropriée ? »
Harry avait relevé brusquement la tête, ses yeux émeraude se confrontant aux perles noires comme les abysses. Il décrocha un clin d'œil complice au maître des potions, tout en jouant de ses doigts fins contre le col boutonné de la robe de Severus.
« Et tu comptes résoudre ce problème, je présume…
- Si bien sûr, tu n'y vois aucun inconvénient. Je ne voudrais certainement pas abuser de la situation.
- Ce serait bien la première fois !
- Hé ! »
Harry décocha un léger coup sur la poitrine de son époux qui ricana, avant de susurrer contre sa tempe :
« Tu peux abuser de la situation autant que tu veux, Potter.
- Potter-Snape, amour, Potter-Snape… »
A suivre…
