Note de l'auteur : Hello à tous !

Un grand merci à tous ceux qui suivent cette histoire depuis le début et pour tous vos commentaires ! Pleins de bisous !

Mauvaise nouvelle et bonne nouvelle à la fin de ce chapitre !

Bonne lecture !

Rappel : Je ne possède pas TMNT.


L'enfant perdu


Léonardo soupira quand il se rendit compte que Michelangelo avait profité d'un moment d'inattention pour s'esquiver et fuir le travail. Il alla à sa recherche et le trouva regardant la télévision avec Donatello.

Il soupira en se disant que son bébé de frère était un petit feignant et voulut l'attraper. Mais s'immobilisa en voyant Donatello souriant timidement à ce que lui raconter leur petit frère turbulent qui était étonnamment calme pour une fois.

Le jeune mutant à la veste orange lui expliqua le principe de l'émission qui était de répondre à des questions pour gagner des lots ou de l'argent. Donatello gloussa à la réponse d'un des participants en disant, « Il a tout faux. La réponse c'est Blaise Pascal, l'inventeur des transports en commun. »

Léonardo sourit quand le présentateur lui donna raison. Mais après quelques minutes de jeu, le jeune adolescent vert feuille fronça des sourcils quand son petit frère fit un sans-faute avec un temps de réponse très rapide. Il eut le souffle coupé, quand il réalisa que c'était des questions de maths qu'il aurait sans doute eu du mal à résoudre avec une calculette, alors que Don le faisait de tête en quelques secondes.

Le jeune mutant retourna dans la chambre de Donatello en cours d'aménagement avec un visage si soucieux que son frère Raphaël le questionna. « Où est Michelangelo ? »

L'adolescent secoua la tête pour s'éclaircir l'esprit avant de répondre. « Il est avec Donny devant la télévision. Ils regardent une émission de jeu… »

Devant l'expression de soucis qui persister sur le visage de son aîné, Splinter alla à ses côtés et lui prit l'épaule pour avoir son attention. « Que se passe-t-il ? Il y a un problème ? »

Léonardo le regarda et lui demanda. « Donatello… est-ce que c'est normal qu'il sache faire des choses que je ne comprends pas ? »

Devant la question sans sens de son aîné, Splinter s'inquiéta alors de ce qu'il se passait au salon et s'y rendit, avec ses deux fils sur ses talons. Pour trouver Michelangelo consolant comme il pouvait avec son bras dans le plâtre, Donatello qui était en larme.

Le père mutant se précipita sur ses jeunes fils et voulut savoir ce qu'il s'était passé.

Michelangelo lui répondit alors qu'il garda son frère contre lui. « On regardait mon émission et puis il y a eu la coupure de pub. Donny s'est mis à pleurer en voyant une pub sur les animaux abandonnés… »

Splinter voulut prendre Donatello dans ses bras, mais l'enfant se recroquevilla contre son frère annulant ainsi à sa tentative. Le père mutant retient un soupir et s'assit au sol auprès de ses jeunes fils et caressa la tête de Donatello en lui murmurant. « Tout va bien mon enfant, tout va bien. »

Le jeune mutant leva la tête vers lui pour le regarder timidement au travers de ses larmes qui noyer ses yeux chocolat. L'enfant tendit une main vers celle de son père et lui pris le petit doigt entre les siens tremblants.

Le plus vieux mutant regarda avec étonnement cela, avant de se mettre à câliner doucement le dessus de la petite main accrochée à la sienne en souriant doucement à son fils.

« Splinter… est-ce que… est-ce que je peux… ? »

Le père ne compris pas la question de son fils mais hocha de la tête pour donner son consentement et fut surprit quand le jeune enfant se glissa contre lui. Splinter blottit contre lui son fils et lui caressa la carapace alors que celui-ci sanglota encore. « Est-ce que je peux… faire partie de votre famille ? »

Splinter le serra plus fort contre lui. « Tu fais déjà partie de notre famille Donatello. Tout va bien aller maintenant. Tout va bien, mon fils. »


Raphaël sourit en voyant son chétif petit frère se laisser enfin approcher par leur père et même réclamer un câlin de sa part. Léonardo poussa un soupir qui attira son attention, il le vit avec un doux sourire observer leur famille se reconstruire petit à petit. Il y avait encore beaucoup de travail à faire. Et en parlant de travail, la jeune tortue à la veste rouge attrapa son aîné par la manche pour lui souffler à l'oreille. « On devrait lui montrer maintenant ! »

Léonardo hocha la tête et s'approcha de son père pour lui dire. « On devrait lui montrer. »

Splinter hocha de la tête et se leva en relâchant Donatello pour lui tenir la main. Michelangelo attrapa l'autre main de son frère et ils le guidèrent jusqu'à une pièce que Donatello reconnu comme la chambre où il avait dormi.

Raphaël et Léonardo firent glisser la porte de côté pour dévoiler la chambre qui avait subi quelques changements. Il y avait une petite commode avec trois tiroirs, un bureau avec une lampe où était déposé les quelques rares livres et objets que Donatello avait ramené avec lui.

« On voulait te monter une bibliothèque mais un certain idiot en à profiter pour se sauver… » Dit d'une voix grognante Raphaël en donnant une tape derrière la tête de son petit frère qui lui tira la langue en représailles.

Donatello regarda la pièce sans avoir l'air de comprendre, Splinter lui demanda. « Tu aimes ta nouvelle chambre ? »

L'enfant-tortue sursauta et leva les yeux vers lui avant d'observer de nouveau la pièce. Il hocha doucement la tête avant de demander timidement. « C'est… c'est ma chambre ? »

Splinter lui répondit. « Oui, mon fils. C'est ta chambre. »

Donatello s'avança jusqu'à son bureau pour trier dans ses trésors avant de se retourner vers Splinter pour lui donner un petit caillou pas plus gros que le creux de sa main, couvert de crasse. Il lui dit en rougissant d'embarra. « C'est pour vous remercier… »

Le rat mutant frotta la pierre qui releva une couleur blanche laiteuse, Splinter fut impressionné par la pureté de la pierre et lui demanda où il avait eu.

« C'est un gentil monsieur qui me la donner avant d'être tué par le Boss. » Répondit le jeune enfant avec un regard lointain.

Son père lui caressa la tête et l'interrogea. « Pourquoi il a fait ça ? »

L'enfant baissa la tête et avoua en tremblant. « Il voulait m'emmener avec lui. Il voulait que je sois à l'abri… le Boss l'a su par les caméras et il l'a tué. Il était gentil ce monsieur, je l'aimais bien. Il ne m'a jamais fait de mal. Il était gentil comme April et Casey… Mais je n'ai pas pu l'aider… Le Boss m'avait envoyé faire le service spécial pour des clients et il l'a tué. J'ai du tout nettoyé… comme pour la dame… non… maman Linda… »

Splinter poussa une main sur l'épaule de son enfant et lui dit. « Je comprends ta tristesse mon fils, mais tu n'es pas coupable de leur mort. »

Donatello secoua la tête et garda les yeux baissés en disant. « Ils sont morts par ma faute… Ils voulaient m'aider et ils en sont morts. »

Le rat mutant s'agenouilla devant lui et lui fit lever la tête en soulevant son menton d'une main pour croiser son regard. « Ils voulaient que tu sois libre de cet homme. Maintenant que c'est le cas, ce que tu peux faire pour honorer leur mémoire c'est de vivre une vie heureuse. »

Le petit mutant hocha la tête docilement mais ne parut pas convaincu par ses paroles, mais soucieux. Il se mordit la lèvre un moment avant de dire. « Mais est-ce que je suis capable de faire ça ? Je ne suis qu'un esclave… »

Splinter câlina la tête chauve de son enfant pour le faire taire en lui disant. « Tu n'es plus un esclave. Tu n'aurais jamais dû vivre cela, tu es né libre au sein de notre famille. Tu dois juste trouver ta voie pour être en paix avec toi-même. Ils se sont battus pour toi sans rien te demander en retour car ils t'aimaient beaucoup. »

Donatello se mit à sangloter. « Mais… mais je ne le méritai pas… je… je ne suis rien. »

« Ils t'aimaient pour ce que tu es. Tu étais important pour eux comme tu l'es pour nous depuis toujours. » Lui dit Splinter en lui frottant les épaules pour le consoler, tout en se désolant intérieurement que tant de chagrin et de douleur marque déjà la vie de son jeune fils.

Léonardo, Raphaël et Michelangelo se pressèrent autour d'eux pour consoler Donatello.

« Tout va bien aller Donny. Maintenant tu es avec nous ! » Lui dit Léonardo.

« Personne ne pourra te faire du mal car il aura à faire à moi avant ! » Annonça farouchement Raphaël.

« Nous sommes avec toi ! Rien ne me séparera jamais de toi ! » S'écria Michelangelo.

Donatello les regarda avec angoisse avant de leur rendre l'accolade avec un regard déterminé qui les étonna, en déclarant. « Je ne vous décevrai pas. »


Dans la salle du dojo, Splinter soupira en observant Donatello qui était assis en tailleur en fixant désespérément le sol.

La semaine écoulée avait été dure pour tout le monde, sans doute encore plus pour l'enfant qui n'avait aucune idée de comment se comporter normalement. Il avait essayé d'aider de la seule façon qu'il avait apprise en vivant auprès d'un monstre violent et sadique. C'est-à-dire en faisant le ménage et en essayant de faire plaisir aux adultes en étant un peu trop câlin. Cela avait même viré plus d'une fois à des baisers, certes innocents, mais déplacés.

Les frères aînés de Donatello étaient très inquiet pour lui et déconcerté par son étrange comportement avec les adultes. Michelangelo qui savait mieux que quiconque ce qu'il avait vécu, avait pris sa défense et tenter de leur expliquer pourquoi il agissait ainsi. Mais ses explications n'avaient pas rassuré du tout Léonardo et Raphaël qui avaient fini par comprendre, avec horreur, quel genre d'esclave avait été Donatello.

Ils étaient devenus surprotecteur envers lui et essayé de l'aider en lui montrant comment fonctionner leur famille. Donatello avait semblé comprendre. Mais le problème restait présent, dissimulé sous la nouvelle routine et ressortit d'un seul coup, sans prévenir, sur un sujet anodin qui avait conduit à l'actuelle situation déplaisante pour l'enfant.

Splinter observa le jeune mutant assis devant lui avec intérêt. Son fils, en une semaine de prélassement typiquement reptilien à la lumière du soleil, avait acquis un teint de peau presque semblable à celui vert olive dont il se rappelait. Et une abondance de nourriture saine avec des activités de jeu avec ses frères avait fait du bien à la frêle constitution de l'enfant qui avait commencé à s'étoffer.

Le rat mutant se recentra sur le problème actuel, au lieu de s'émerveiller sur les changements physique de son enfant, chose qu'il pourrait faire plus tard.

« Donatello peux-tu m'expliquer pourquoi tu as fait seul le ménage de toute la maison ? »

L'enfant se tassa sur lui-même au son de la voix grave de son père avant de se décider à s'expliquer. « Je-je voulais aider… »

Splinter lui dit doucement. « Nous t'avons déjà expliqué que pour ce qui est des tâches ménagères tu n'as pas à t'en occuper, surtout sans soutien. »

Donatello se mordit la lèvre et baissa la tête, arrachant un soupir à son père quand il reconnut l'attitude timoré de son fils à retenir une question. Il l'encouragea à s'exprimer après avoir attendu en vain qu'il le fasse de lui-même. « Que veux-tu me dire Donatello ? Parle sans crainte. »

Le petit mutant hocha la tête et obéit docilement d'une voix faible. « Mais c'est injuste envers mes frères. Ils font le ménage alors que je me débrouille très bien en ce domaine. Alors pourquoi ne pas me laisser faire cela pour vous ? »

Splinter secoua la tête en souriant. « Mon fils, cela est généreux de ta part, mais n'en as-tu pas assez de faire cela ? »

Le petit secoua la tête et lui dit. « Ça me plaît de faire ça. Je ne pense à rien et c'est relaxant… Comme la méditation pour vous. »

Le père mutant regarda son enfant avec intérêt. « Je comprends mon fils… Mais cela ne sera plus possible. »

L'enfant baissa la tête dans la défaite alors que son père ajouta. « Pas tout seul, on va établir un planning de ménage où chaqu'un de vous aura une tâche de ménage à faire ensemble. Comme cela, ça te semble plus équitable ? »

Donatello leva les yeux vers lui. Splinter lui sourit tendrement, alors que son fils hocha la tête en souriant de bonheur à sa proposition. Le père fut heureux de voir que son enfant, avec du temps et de la patience, lui faisait de plus en plus confiance pour lui parler ou lui sourire sans retenu. Bientôt peut-être, prendrait-il l'initiative, seul de lui parler de lui-même.

Brusquement, Michelangelo entra dans la salle pour se précipiter sur son frère et se cacha derrière lui sous le regard intrigué de son père et de Donatello. Raphaël entra peu de temps après le teint fort sombre et ses yeux dorés lançant des éclairs de rage en grognant. « Mikey ! Viens ici tout de suite petit con ! »

Le jeune mutant vert émeraude se figea quand il vit son père et s'empourpra en s'excusant pour son langage. Alors que Splinter soupira de l'influence de la télévision et de Casey sur le vocabulaire de son fils.

Michelangelo ricana. « Bien fait pour toi Raphy ! »

Donatello observa son frère vert tendre avec scepticisme en l'interrogeant. « Tu lui as fait quoi comme blague cette fois-ci ? »

« Ho, rien de bien méchant. J'ai juste oublié de l'avertir que j''avais ciré le sol du couloir et il a fait un vol plané ! » Dit en riant la petite tortue.

Son aîné immédiat ne rit pas et lui demanda. « Dis-moi, tu as prévenu April au moins pour pas qu'elle glisse ? Surtout si elle a Shadow avec elle. »

La petite tortue blêmie avant de sauter sur ses jambes pour courir hors de la pièce en criant. « April ! Ne va pas dans le couloir ! Ha ! »

Raphaël sourit en entendant le cri et le gémissement de douleur provenant de son petit frère qui venait de chuter dans son propre piège. « Ha ! C'est vrai que c'est une bonne blague ! » Dit-il avec un sourire satisfait qui fit glousser Donatello et Splinter.

Donatello avait compris une chose très importante durant cette semaine.

Il était avec sa famille et il était enfin libre. Le Boss ne viendrait jamais le chercher et même s'il venait, jamais il partirait avec lui. Car maintenant, vivre avec sa famille, joué avec ses frères, aimer chaque instant passé avec eux. Même si c'était des moments de querelles, était son plus grand bonheur et son plus précieux trésor.

Il était chez lui.

à suivre... dans une nouvelle histoire ! (et oui j'ai osé !) Le prochain volet de cette histoire s'intitulera " Ma famille."