Salut à tous, et désolée pour cette longue absence, mais je n'étais pas chez moi, voilà tout. Je fais un coucou aussi à ceux que je ne vois plus, à savoir Jwulee, Ombrage, Vivi, Snapi-Snapo et tous les autres. Pour ceux qui m'ont répondu voici les RAR ! Par contre, certains d'entre vous ne lisent pas les RAR, plusieurs questions identiques m'ont été posées auxquelles j'ai répondu lors des chapitres précédents.
RAR :
DarkServilus : Vous avez été la première à reviewé les chapitre 12, vous avez gagné… vous avez gagné… le droit de lire le 12 ! Ainsi que ma plus grande gratitude. Encore félicitations pour ton tournoi ! Et bon courage pour cette première journée d'école ! Perso je suis en vacances jusqu'au 26 ! Moi aussi, j'avais envie de me défouler contre Rogue, elle n'allait pas accepter qu'il la traite comme ça sans broncher quand même ! Non mais… Ah lala la philo, je vais affronter ma prof de philo demain après-midi : « combien avez-vous eu au bac quoi ? » Euh comment dire, que la seule fois où je me suis ramassée en philo c'était le jour du bac ? Coeff.7 ça la fout mal ! Bref, je suis contente que mes divagations philosophiques te plaisent. La philo c'est super intéressant et enrichissant culturellement parlant, enfin quand t'as une prof comme la mienne ! Pour ce qui est de ce que prépare Voldemort crois-moi je n'ai rien oublié ni laissé de côté, tu auras des surprises ! Mais maintenant que je l'ai dit, ce ne sera plus une surprise ! Mais euh, je veux ta fic ! OUIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNN ! Tu sais que « Spinner's End », je n'ai toujours pas écrit le chapitre 3, dès que j'ai un chapitre de près je le poste. Espèce de sadique ! Tu as raison les amis sur le Web sont très réconfortants parfois plus que les amis en chair et en os. Je t'adore et te fais de gros bisous ! A plus… Et merci pour tes reviews si régulières !
Winter Moon Light : Ouais moi aussi j'ai bien rigolé avec Dumby, il est marrant à la base alors ce n'est pas dur de le faire passer pour un rigolo. Elodie est certes butée, mais avec Rogue on ne peut que vivre dans l'incertitude et puis si elle est comme moi, même si on te met les choses sous le nez, en particulier dans un tel domaine, tu as du mal à les croire. Et en effet, je vous réserve pas mal de surprises pour les chapitres à venir. Merci pour tes encouragements !
Malicia-Sirkis : Ô traîtresse ! Tu oses me dire que je suis ton premier amour et que ton amour pour moi est sans faille, alors que tu me trompes avec Jersey… Ô cruelle existence ! Eh ben dans ta face parce que moi aussi je te trompe avec Jersey… Nyark, nyark, nyark ! mdr
Hahem, soyons sérieux ! Tes tendres mots d'amour me touchent toujours autant. Et je suis heureuse que mes fics te plaisent toujours autant, les tiennes sont géniales et prennent des tournures plus qu'intéressantes, je dois dire que j'ai hâte d'être à la suite ! Allez, bisous ma chérie d'amour ! (au fait merci du commentaire sous la photo dans le blog de Jersey, faut que tu me repasses l'adresse du tien)
Jersey : Mon éternelle petite fée des bois, si tu savais comme je t'aime… ouais Rogue est un salop, comme tous les mecs d'ailleurs ! Et la pauvre fille qui se torture l'esprit en pensant à sa folle nuit d'amour, tu vas voir qu'elle n'a pas fini de souffrir. Bisous ma chérie !
Theslayer : Je suis contente que la tournure des évènements te convienne, j'avais peur de faire un faux pas, mais c'est tellement rogue après tout ! Ouais mais Elodie il ne faut vraiment pas qu'elle se remette à chialer sinon ça va m'énerver ! Allez, merci pour tout et bisous !
Etincelle de vie : Rah, enfin le tour de la meilleure ! La revieweuse dont tout le monde rêve ! Celle qui fait des reviews à chaque chapitre et de 50 lignes ! mdr. Mon cœur chavire de bonheur chaque fois que je te lis, si tu savais… Comme tu le dis si bien, ce n'est pas la seule à être embrouillée… et on verra pourquoi par la suite. Rogue il n'est pas clair, c'est un vieux pervers, qui vit chez géant vert, poil qu derrière. J'arrête. Plus sérieusement, tu as bien raison ! Il commence à se relâcher un peu niveau excuses et tout, mais combien de temps va-t-il rester comme un con sans rien faire ? Allez, j'espère que mon nouveau chapitre qui n'est pas si nouveau que ça en fait, suscitera autant d'enthousiasme chez toit. Gros gros, énormes bisous !
Keana : Je suis heureuse de voir que ça te plait toujours autant, et merci beaucoup pour ta review, je suis comblée, ouais t'as raison, Rogue est un salaud, et Elodie a raison de péter une bulle, moi à sa place, j'aurais démoli sa tronche de mange-merde ! En même temps, peut-être que si elle en avait été capable, elle l'aurait fait, mais la question ne se pose pas ; il est plus fort qu'elle ! Mouhahaha ! L'explosivité va revenir très bientôt je te le garantis, et les coups tordus aussi ! Allez kiss !
Maria-Juana : Oh un revenant ! Salut mon chéri ! J'suis contente que tu aies trouvé un peu de temps pour te remettre à jour dans les aventures chocolatées de Picolodie !mdr Je sais pas ce que j'ai dis donc, mais alors, je suis submergée part un élan de connerie, ça fait pitié ! Merci encore pour ta review et bisous mon ami !
- Monsieur Malefoy ! Comment osez-vous vous comporter ainsi dans l'enceinte de cette école ? Ce genre de conduite est inadmissible !
Elle reconnut aisément la voix de son amant d'une nuit, et marcha en direction des paroles.
- Callaway, je retire cinquante points à Gryffondor, et vous aurez droit à une semaine de retenue ! siffla Rogue furieux.
Lorsque la scène fut à portée de vue ; Malefoy face à Rogue et derrière le jeune homme ; Cindy, tremblante et cramoisie, elle n'eut pas besoin qu'on lui explique la situation. A en juger par le visage de sa jeune amie, elle devinait facilement de quoi il en retournait. La jeune fille tourna la tête vers le couloir dans lequel se trouvait son amie, et laissa échapper :
- Elodie !
En un éclair, tous les regards se braquèrent sur elle. Avec une telle vivacité et une telle synchronisation à vrai dire, que ça en aurait été comique, si la situation n'avait pas été aussi grave.
- Que faîtes-vous ici ? s'énerva le maître des potions.
Elle ne répondit pas, ne tourna même pas la tête vers lui, se dirigeant directement vers Cindy, sans même accorder un regard aux deux mâles en question.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda la jeune femme.
Cette dernière rougit vivement, et répondit à voix basse :
- J'avais rendez-vous avec Drago et…. Rogue nous a attrapés.
La teinte du visage de la jeune fille et la fureur peinte sur celui du professeur de potions lui donnait une idée assez précise de la situation dans laquelle il les avait trouvés.
- De tels agissements sont inconcevables dans cette école !
Elle haussa un sourcil.
- Vous me semblez bien mal placé pour tenir ce genre de propos ! siffla-t-elle en rougissant également.
Incrédule, elle vit les joues du maître des potions se colorer d'une légère teinte rouge. Cindy et Drago se lançaient des regards frénétiques d'incompréhension réciproque. Rogue continua comme si aucune réflexion embarrassante ne l'avait interrompu dans sa quête de justicier nocturne.
- Malefoy, reprit-il d'un ton beaucoup moins courtois, dans la mesure où vous n'êtes plus un élève de cet établissement depuis bientôt deux ans, vous auriez dû le quitter après notre… « entretien » ! (je vous assure qu'il ne s'agit pas d'un Yaoï, en fait j'ai décidé de faire un Yuri entre Cindy et Elodie)
- Dans ce cas, je quitte également cet endroit, je n'ai rien à y faire moi non plus ! les interrompit la jeune femme.
- Il n'en est pas question ! s'écria-t-il la fureur imprimée dans chaque ride de son visage, alors qu'il avait jusqu'à présent, feint de l'ignorer. Nous avons à parler ! Il y a certaines choses qu'il nous faut mettre au point !
- Et comment comptez-vous me retenir ? s'écria-t-elle piquée au vif. Faîtes donc vos mises au point tout seul, c'est comme ça que vous êtes le mieux !
- Vous n'irez pas loin sans baguette magique !
Elle lui lança un regard assassin.
- Mais, pour lors, il devient urgent que j'aie une petite discussion avec monsieur Malefoy !
- Callaway, vous retournez dans votre dortoir ! Quant à vous Merson, vous retournez… d'où vous venez !
- C'est ça ! marmonna-t-elle en emmenant Cindy par le bras. Il y en a vraiment qui ne doutent de rien ! lui dit-elle en s'approchant d'elle d'un air complice.
Elles n'échangèrent pas un mot jusqu'à ce qu'elles arrivent devant la salle commune des Gryffondor. Durant tout le trajet, la jeune femme avait ignoré les regards lourds de questions que son amie lui avait lancés.
- Qu'est-ce que tu attends ? Tu le donnes ce mot de passe oui ou non ? s'impatienta Elodie.
- Euh….. c'est… c'est que……
- Eh bien quoi ?
- Tu sais…. je n'ai pas le droit de te faire rentrer !
L'effet n'aurait pas été différent si on lui avait envoyé un coup de poing à lui décrocher la mâchoire.
- Tu as peur de moi ? demanda-t-elle sceptique.
- Pas personnellement ! répondit la jeune fille d'un air affecté. Mais, Dumbledore serait furieux s'il savait que j'ai laissé entrer un mangemort dans les dortoirs. La dernière fois, quand je t'ai aidée à t'échapper, je me suis pris une avoinée…. Je ne raconte pas. Il ne m'a jamais paru aussi énervé. Il m'a reprochée d'avoir mis les élèves de l'école en danger ! Je ne sais pas ce que tu as pu faire pour que même Dumbledore ne croit plus en toi, et pour le moment je ne veux pas le savoir, ajouta-t-elle en voyant son amie ouvrir la bouche pour se défendre. Je crois que je ne suis pas prête à l'entendre ! Quoi qu'il en soit, je ne peux pas te faire entrer.
La grosse dame les observait à tour de rôle, fixant Elodie presque avec dégoût. La jeune femme se résigna. Elle asséna à son amie une tape amicale dans le dos. Elle ne pouvait pas lui en vouloir.
- T'en fais pas, va ! Je comprends parfaitement, je ne vais pas t'attirer davantage d'ennuis. C'est dommage, ajouta-t-elle son regard plein de mélancolie, j'aurais voulu revoir notre salle commune encore une fois ! Cela dit, tu ne saurais pas où je pourrais passer la nuit ? Parce qu'il est absolument hors de question que je retourne… d'où je viens !
La jeune fille lui lança un regard interrogateur auquel son amie ne répondit pas.
- Euh… si, je connais bien un endroit où on pourrait passer la nuit sans être vues.
- Comment ça « on » ?
- Attends, fit son amie en croisant les bras sur sa poitrine, tu ne penses pas sérieusement que tu vas échapper à mon petit interrogatoire ? Je dors avec toi ! On va rire.
Elle était rassurée de voir que son amie n'avait vraiment plus peur d'elle.
- Parce que tu crois que tu vas te soustraire au mien ? demanda Elodie avec un sourire en coin.
Cindy la fixa un moment avec des yeux ronds comme des billes, le teint virant au rouge cerise. Puis, reprenant sa route, elle reprit également le cours de la conversation comme si elle n'avait rien entendu.
- Euh… tu connais la… la…salle sur demande ? interrogea-t-elle encore un peu troublée.
- Non ! répondit la jeune femme. Il faut croire que les autres ont oublié de m'en parler du temps où j'étais ici. Qu'est-ce que c'est ?
- C'est une salle qui se trouve partout et nulle part dans le château.
- Je…je deviens sûrement un peu idiote, mais j'ai l'impression d'avoir mal compris !
- En fait, expliqua la jeune fille, cette salle est magique, elle ne nous apparaît que lorsque le besoin se fait vraiment ressentir. Elle peut s'équiper de tout ce que l'on désire. Mais…j'ai déjà essayé d'y faire apparaître Drago, seulement, il semblerait qu'elle ne puisse nous procurer que des meubles et du matériel pratique. Dommage !
La jeune femme ne put s'empêcher de rire aux éclats devant l'air abattu de l'adolescente.
- Allons-y alors ! Il est vingt trois heures, il va falloir se coucher, fit remarquer Elodie. C'est pas tellement que j'ai sommeil, je viens de me réveiller, mais bon…
- Houlà, tu viens de te réveiller ? Il faut vraiment qu'on ait une sérieuse conversation toi et moi ! lui dit Cindy d'un air faussement sévère.
- Je ne te le fais pas dire ! répondit son amie avec un sourire en coin complice qui fit rougir la jeune fille.
Elles arrivèrent au détour d'un couloir où elles aperçurent une porte en bois vernie, Cindy s'arrêta devant.
- C'est ici, déclara Cindy en poussant la porte.
Elles s'engouffrèrent dans la pièce, plongée dans le noir, et une fois la porte fermée, deux torches accrochées aux murs s'enflammèrent. Un grand lit trônait en plein milieu de la petite salle.
- Et si quelqu'un nous trouvait, hasarda la jeune femme.
- Non ! Logiquement, quand elle est occupée, elle devient introuvable pour les autres. Sinon, t'imagines le bazar quand tu as envie d'aller aux toilettes et qu'on t'y trouve !
- Et là, c'est le drame !
- C'est sûr.
Elles s'allongèrent face à face sur le gigantesque lit et commencèrent à discuter de la vie au collège et des changements qui y avaient été opérés. Puis, sans qu'elles ne s'en rendent compte, la conversation dévia sur la petite sœur de Cindy.
- Tu sais que grâce à cette peste, j'ai eu de graves ennuis ! Rogue savait que je viendrais te voir à Pré au Lard. Je sais que c'est ta sœur, mais fait quand même attention ! Elle n'a pas hésité à te dénoncer. Ce n'est pas un hasard si elle a atterri à Serpentard !
- Je sais bien, mais, elle peut encore changer ! Regarde Drago par exemple !
- En parlant de Malefoy, commença Elodie avec un sourire en coin, saisissant la perche maladroite que venait de lui tendre son amie, qu'est-ce que vous faisiez dans ce couloir la nuit ?
La jeune fille rougit.
- Il n'avait pas l'air content Rogue.
- Mais, dis donc, fit Cindy avec un sourire sournois, profitant du faux pas de son amie, et toi, c'était quoi cette allusion dans le couloir ?
- Euh… je ne peux pas te dire, dans la mesure où une réponse impliquerait que je sache ce qu'il s'est passé entre lui et toi ! répondit-elle du tac au tac.
- Ben,… en fait, on avait rendez-vous, et on s'est retrouvé à cet endroit-là, et…. Comme ça faisait presque une semaine que je ne l'avais pas vu…. Eh bien…
- J'ai compris…en fait vous ne faisiez pas que vous…. embrasser !
Elle baissa la tête en rougissant.
- Vous l'avez déjà fait ? demanda-t-elle avec un sourire taquin.
- NON ! s'écria son amie en devenant écarlate. Ca ne va pas ou quoi ?
- Eh là, calme-toi ! C'était juste une question ! Eh bien, si une semaine de séparation te fait cet effet-là, imagine moi, deux longues années !
- Au fait, c'était quoi cette scène pendant le cours tout à l'heure, on aurait dit un vieux couple.
- Tu étais dans cette salle de classe ? demanda Elodie qui n'avait alors rien vu.
- Oui, j'avais remarqué que tu ne t'étais pas aperçue de ma présence, j'ai bien essayé d'écouter à la serrure de la porte, mais ces fichus Serpentard m'ont virée et menacée de me dénoncer alors… Et puis, c'était quoi finalement cette allusion dans ce couloir ? Ne me dis pas que…
Elle ne s'attendait pas du tout à ce que la jeune femme imite le mouvement qu'elle venait d'esquisser quelques minutes plus tôt ; elle baissa la tête en rougissant vivement.
- C'est pas vrai ? s'écria Cindy. Non ! T'as pas fait ça ?
- Arrête ! Ne crie pas si fort ! chuchota Elodie écarlate.
- Personne ne peut nous entendre ici, mais… mais dis-moi ! Tu as… tu as vraiment ?
- Oui oui oui oui oui ! cria-t-elle pour mettre fin aux élucubrations de son amie.
- HAHAHAHAHAHAHAHA !
- Tu te fiches de moi ? s'énerva la jeune femme.
- Non…. Hihihihi, t'inquiètes, c'est nerveux ! C'est juste que…. ouah, ça…. Ça fait bizarre !
- A qui le dis-tu ?
- C'était comment ?
- CINDY ! s'indigna son amie qui s'était rarement sentie aussi gênée.
- Mais quoi ? dis-le moi, comme ça je saurais à quoi m'attendre.
- Tu veux peut-être un récit détaillé ?
- Si tu y tiens ! se moqua l'autre. J'ai quand même beaucoup de mal à imaginer Rogue et toi….. haaaaaaaa, mon Dieu !
- Alors la ma vieille, tu refais ça et je te fais avaler ta cravate ! C'était quoi cette grimace de dégoût ? t'as vu la tronche de Drago ?
- Attend attend ! Lui, il est mignon comparé à…
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, elle venait de recevoir un oreiller en pleine bouche. Elle ne se gêna pas pour lui rendre la pareille, et ce n'est qu'au bout d'une demi-heure, éreintées et euphoriques, qu'elles se laissèrent tomber sur le lit, en essayant de reprendre une respiration normale.
- T'as aimé ? demanda Cindy.
- Ah ouais c'était génial, ça faisait longtemps que je n'avais pas autant rigolé. Par contre… c'est crevant !
- …ah…. Attend deux minutes, fit la jeune fille, j'ai comme l'impression qu'on ne parle pas de la même chose !
- Tu parles de quoi ?
- De ta folle nuit avec Rogue, dit-elle en serrant entre ses bras un gros oreiller vert. Comment c'était ?
- Sans intérêt ! répondit-elle d'un ton tranchant.
- Tu plaisantes j'espère ! C'était pas agréable ?
- Mais tu arrêtes un peu avec tes questions débiles ! Et puis, ça fait super mal en plus !
- Ah ouais ? Mais, vous n'avez pas fait que ça, je suis sûre qu'il a des mains et une bouche expertes.
- Et moi, je suis sûre, dit son amie en rougissant, que si tu avais pu, tu nous aurais espionnés. Je me trompe ?
- Oui, j'avais mieux à faire ! Figure-toi que Drago est incontestablement doué, LUI !
- Tu es bien chanceuse ma chère ! fit-elle remarquer sur un ton un peu mélancolique.
- Pourquoi tu me dis ça ? demanda Cindy étonnée par la réaction trop calme de son amie.
- Pour rien…… Vous vous entendez bien au moins ?
- Ben oui, sinon on ne serait pas ensemble !
- Tant mieux alors ! Même si je ne te l'ai pas dit, je suis heureuse que Drago ait changé. J'aimerais avoir ta chance ! Fais-y bien attention !
- Pourquoi est-ce que tu parles comme ça ? arrête, tu me fiches la trouille ! On dirait que tu me balances tes dernières volontés, je te jure que c'est vraiment flippant !
- Mais non espèce d'andouille ! s'énerva la jeune femme. C'est pour toi que je dis ça. Il y a tellement de personnes amoureuses et qui ne sont pas payées en retour….Ce serait dommage qu'éprouvant tous deux la même chose, ça ne marche pas, tu n'es pas de mon avis ?
- Euh… si si ! répondit la jeune fille d'un air peu convaincu.
Ce n'est qu'au bout d'une heure, qu'elles finirent par s'endormir dans un silence gêné.
Quand elle se réveilla au petit matin, elle était seule. Son amie devait être partie depuis longtemps déjà pour assister à ses premiers cours. Elle, avait toujours eu un sommeil des plus lourds, son départ ne l'avait même pas réveillée, tout comme lorsque Rogue l'avait laissée seule dans ce grand lit froid. Rogue… qu'avait-il pu penser lorsqu'il l'avait vue encore endormie et que lui s'apprêtait à partir pour entamer sa journée de travail ? A quoi avait-il bien pu penser ? L'avait-il seulement regardée ? (est-ce un pervers qui en a profité pour faire des cochonneries pendant qu'elle dormait ?) Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être, en revanche, elle savait ne pas être du matin, ce qui signifiait qu'il ne devait pas être de bonne heure. Elle resta tout de même une dizaine de minutes étendue sur le lit, à rêvasser, avant de se lever en baillant à s'en décrocher la mâchoire. Elle regarda une dernière fois l'intérieur de la pièce, et sortit. Lorsqu'elle se retourna, la porte vernie avait disparu, seul un vieux mur de pierres délabrées résidait à l'endroit où se tenait l'entrée de la salle sur demande quelques secondes plus tôt. Elle posa une main sur la pierre poussiéreuse et essaya de pousser la brique grise, mais rien ne bougeait. La pièce avait disparu.
Comme la veille, elle se mit à déambuler dans les couloirs du château, elle n'avait pas obtenu de Rogue qu'il lui rende sa baguette, elle allait encore devoir attendre.
- Je ne m'attendais pas à vous revoir un jour ici ! fit une voix dans son dos.
Elle se retourna lentement et reconnut le professeur Lupin, qui s'avançait vers elle d'un pas fatigué.
- Je suppose que si vous arpentez ainsi les couloirs du château, c'est que Dumbledore est au courant de votre présence.
Elle ne répondit pas, continuant de le dévisager. Elle n'éprouvait pas l'envie de le saluer non plus, les formalités n'étaient plus d'usage, pensait-elle. Et elle avait beau chercher quelque chose à dire, son cerveau s'était à nouveau enrayé.
- J'ai du mal, beaucoup de mal à croire que vous ayez pu vous transformer en ce monstre sanguinaire derrière lequel on court depuis plus d'un an ! dit-il son doux visage s'assombrissant un peu.
- Oui, on me le dit souvent ! répondit-elle sur un ton nonchalant.
Un long silence s'ensuivit…elle attendait la suite.
- Mais vous n'avez pas un mauvais fond, vous êtes seulement très… sensible !
- Je ne vois pas le rapport ! siffla-t-elle en fronçant les sourcils.
- Je suis sûr que si ! Vous faites l'agressive, vous paraissez plus froide et renfermée, mais vous n'avez pas changé. Vous restez la même.
- Ne dîtes pas n'importe quoi, les gens que j'ai massacrés se retourneraient dans leurs tombes q'ils vous entendaient. Je suis devenue un assassin ; un mangemort, tout le monde est tombé d'accord là-dessus.
- Pas du tout, et vous le savez ! Personne ici ne vous a jugé malgré les atrocités qui ont été commises par votre baguette.
Pourquoi disait-il que c'était sa baguette qui avait commis tous ces crimes alors que c'était elle ? Ne voulait-il pas admettre qu'elle ait pu faire de telles choses ou bien essayait-il de la persuader elle ? De lui faire comprendre que ce n'était pas sa faute, pas entièrement…. Pff…ridicule ! C'était sa faute, à elle seule. Elle le savait bien, c'était trop tard pour tenter de soulager sa conscience maintenant.
- Je n'ai pas envie d'entendre vos poèmes, dit-elle cynique. Ca ne m'intéresse pas ! J'ai autre chose à faire !
Elle ne supportait pas de voir ce regard sur elle. Elle sentait d'autant plus le poids de ses actes.
- Je n'ai pas l'intention de vous harceler avec mes questions, continua-t-il.
- Tant mieux ! la coupa-t-elle, parce que je n'ai pas l'envie d'y répondre, ni le temps de vous l'accorder !
- C'est exact ! retentit une autre voix dans son dos ! Il semblerait que vous soyez pressée miss Merson, continua la voix de velours sur acier, alors que la jeune femme se retournait pour faire face à son interlocuteur. Dans ce cas, vous allez me suivre immédiatement !
- Et je pourrais savoir ce qui me pousserait à vous suivre professeur ?demanda-t-elle d'une voix mutine.
- J'ai quelque chose qui vous appartient il me semble…. C'est vous qui voyez…
- Exact ! reprit-elle plus froidement.
- Dans ce cas, je vous conseille de me suivre sans rechigner ! Lupin… le salua-t-il avec un rictus méprisant.
Elle-même le salua avec un sourire d'excuse auquel il ne s'était pas attendu vu son comportement envers lui. Elle suivit le sombre professeur qui s'enfonçait dans les geôles obscures du château. Ca commençait à devenir monnaie courante qu'il se permette de la priver de sa propre baguette, et elle n'aimait pas du tout ça ; cela lui donnait l'impression d'être à sa merci. A sa grande surprise, ils s'arrêtèrent au détour d'un couloir au lieu de se rendre à son bureau. Il se retourna vivement vers elle et sortit la baguette magique d'Elodie de la poche de sa cape. Elle voulut s'en saisir mais il retint son bras.
- Pourquoi m'avoir amenée jusqu'ici si vous l'aviez sur vous ? Pourquoi ne pas me l'avoir rendue devant le professeur Lupin ? questionna-t-elle d'un air méfiant.
- Pourquoi avoir fait cette allusion devant Callaway et Malefoy hier ?
- Quoi ? Vous pensiez que j'allais vous laisser cracher votre venin alors que vous n'êtes même pas fichu d'assumer ce que vous avez fait, contrairement à eux ? siffla-t-elle d'un ton acide. Me connaissez-vous si peu professeur ?
- Ca suffit ! pesta-t-il écumant, de rage contenue, serrant incroyablement fort son poignet, et la plaquant rudement contre le mur. Je suppose que vous vous trouvez très maligne ?
Elle grimaça essayant de dégager son bras.
- C'est donc tout ce dont vous êtes capable pour maintenir votre autorité sur moi ? Maintenant que je ne suis plus votre élève vous allez me frapper, c'est tellement plus facile et plus plaisant que de retirer des points n'est-ce pas ?
Le visage masculin devint livide et il lâcha prise d'un geste vif, et eut un brusque mouvement de recul.
- Que se passe-t-il ? Vous n'avez plus envie de me brutaliser ? Pourtant moi si j'étais vous, je n'hésiterais pas ! fit-elle acerbe.
- Taisez-vous ! dit-il froidement.
- POURQUOI DEVRAIS-JE ME TAIRE ? hurla-t-elle. Ce serait tellement plus plaisant si tout le monde serait au courant, je suis certaine que les élèves de Poudlard auraient un scoop et un sujet à polémique pour au moins quelques mois, qu'en pensez-vous ?
Il arborait un air de dégoût tel qu'elle avait envie de pleurer quand elle pensait qu'il lui était adressé.
- Pourquoi ? murmura-t-elle d'une voix hachée. Pourquoi m'avez-vous fait ça ? Moi… j'… j'avais des sentiments pour vous ! … vous le savez…. Vous l'avez toujours su !... C'est pour ça que vous m'avez repoussée le soir où vous m'avez embrassée… Alors… pourquoi m'avoir fait…. Ça, si vous ne ressentiez rien ? C'est répugnant !
Elle recommençait à suffoquer.
- Je vous l'avais pourtant fait comprendre ce soir-là, je vous croyais assez intelligente pour avoir imprimé le message ; il n'y aura jamais rien de possible, vous ne m'intéressez pas. Appelez ça comme bon vous semble, utilisez les termes moldus qui vous plairont…Une bonne fois pour toutes : vous me laissez complètement froid !
Ne laissant paraître la douleur qui étreignait sa poitrine, elle empoigna sa baguette et s'éloigna de lui.
- C'est bon, j'ai compris. Plus jamais je ne ferai allusion à ce qui s'est passé, je vais vous ficher la paix… au revoir professeur !
Elle ne se retourna pas, traversant le château pour s'éloigner le plus possible de cet homme-là. Il fallait qu'elle oublie, qu'elle oublie tout ce qui s'était passé. Pour lui, cela n'avait pas eu le moindre sens alors, elle devait cesser d'y penser avec regret. Ca ne lui apportait que souffrance et tristesse. Elle devait s'enfoncer dans le crâne que cette nuit-là, il n'y avait eu aucun échange entre eux. Même si elle aurait préféré que sa première fois se déroule dans le respect et les sentiments mutuels, elle ne pouvait nier qu'il avait été extrêmement tendre avec elle. Et lui-même n'était pas prêt de se pardonner cet écart de conduite, il allait très certainement le lui faire payer ce moment de faiblesse.
Alors, comment avez-vous trouvé ce chapitre, j'aurais pu le baptiser : « résignation » ! Et oui, il faut s'y faire, Rogue est un bon coup et il ne faut pas abuser des bonnes choses.
Tout à fait hors sujet, vous saviez que Virgin Rogue est professeur ? Ça m'a fait un choc quand j'ai lu son profil, c'est vrai, on se fait toujours des idées préconçues sur les profs. Si ma prof de philo avait écrit une fic,… enfin je suppose que je n'ai jamais eu Virgin Rogue en cours. (Toute façon, une fiction de cette prof, ça aurait donné un truc de dépressif chronique avec des suicides et de la relativisation métaphysique dans tous les sens !)
Elle a aussi écrit un livre, j'espère qu'il sortira bientôt, j'aimerais trop trop le lire !
Allez, bisous à tous, et à très bientôt !
