Les autres ne fics n'avancent pas je sais mais je suis en blocus…donc pu là avant la fin juin ! snirf
Résumé : Severus a découvert que Sirius était le coupable et l'a capturé. Mais celui-ci s'est défendu et a fini par être tué par notre maître des potions préféré qui est maintenant à Azkaban. Tout ça parce que Fred, tétanisé, n'a pas su avouer aux autres et c'était Sirius son agresseur et non Rogue…
Chapitre 12 : Lovegood de père en fille.
Fred
Je n'avais pas pensé que ça puisse être aussi facile. Mais depuis qu'ils savent que je me suis fait…enfin, que j'ai vécu des choses pas très agréables, Ginny et les autres ne m'embêtent plus. De toute façon, George et Hermione sortent ensemble et me laissent suffisamment de temps pour libre pour réfléchir.
Pour réfléchir et me rendre compte à quel point je suis un monstre.
Mais c'est impossible, je ne peux pas parler.
Ron est rentré avant-hier. Hermione lui a parlé pendant près d'une heure près du feu dans la salle commune lorsqu'il n'y avait plus personne. Je ne sais pas ce qu'elle lui a dit, mais il ne dit plus rien lorsqu'il la voit embrasser George. J'aimerais bien que ça soit aussi facile pour moi.
Harry sait ce que je ressens, il s'isole sans arrêt du groupe lui aussi.
Il y a aussi le fait que je ne veux pas lui apprendre que son parrain adoré était un…
« Le père de Luna est dans le hall d'entrée, Harry, il est venu faire lui-même la seconde interview », l'avertit Lee Jordan.
« Quoi ? Mais ça ne devait pas être lui… » sursauta Harry, sortant de sa torpeur. Ses pensées devaient certainement être à des lieues de son interview.
« Tu vas sûrement faire la première page à nouveau. Ca arrive qu'un éditeur puisse interview une personnalité vraiment importante », fit Hermione en se levant de son fauteuil.
« En tout cas, il n'a pas intérêt à me parler de Sirius », grogna Harry en la suivant.
Luna. Avec toute cette histoire, je l'avais totalement oubliée. « A tout à l'heure », je lance à George avant de sortir de la salle commune. Une fois près de la tour des Serdaigle, je demande à l'une d'entre elle si elle veut bien aller voir si Luna Lovegood y est. Elle me regarde avec de grands yeux puis hoche la tête. Je me demande un moment si elle va vraiment le faire.
Pourtant, je vois Luna arriver au bout de dix minutes, son air rêveur habituel sur le visage. « Salut », me lance-t-elle. « J'allais justement sortir, mon père m'a dit qu'il venait au château aujourd'hui. »
« Tu veux le voir ? » je lui demande d'un air perplexe.
« Bien sûr. Mais d'abord il faut d'abord qu'il interviewe Harry Potter. Je dois le retrouver dans la grande salle. Tu viens l'attendre avec moi ? »
Je hoche la tête et la suis jusque-là. Une fois à table – je lui propose de s'installer à celle des Gryffondor, il n'y a personne à une telle heure de l'après-midi - elle et moi discutons comme si de rien n'était, mais je ne comprends pas qu'elle puisse sembler aussi insouciante alors que son père va arriver d'une minute à l'autre.
Quand je savais que j'allais revoir Sirius, je…mais chut. J'ai juré de ne plus y penser.
Et enfin je le vois arriver dans la Grande Salle, suivi par un Harry moins énervé que tout à l'heure et une Hermione rayonnante. Ils s'assoient à table et aussitôt une carafe de jus de citrouille apparaît. « Vous devez être Fred Weasley, Luna me parle souvent de vous », me fait-il en me tendant sa main. Je le déteste déjà. Sa tête ronde, ses cheveux rares, je n'ai aucun mal à l'imaginer se rendre dans la chambre de sa fille le soir et…
Je serre sa main, gardant un visage aussi neutre que possible malgré tout le dégoût qu'il m'inspire.
« Alors Lunette, tu fais quoi de beau aujourd'hui ? » fait-il à Luna en tapotant sa cuisse pour qu'il vienne s'y asseoir. Elle obéit, lui racontant qu'elle a réfléchi au meilleur moyen d'attraper des tartiflores volantes à Poudlard. Les autres ne font pas attention. Harry raconte les détails de l'interview à Ginny à Nick, qui viennent d'arriver. Moi je ne cesse d'observer le vieux pervers à ma gauche. Il ne cesse de caresser Luna, de lui pincer la joue. De la tripoter. En plein milieu de la grande salle ! Ils discutent une demi-heure, puis finalement il annonce qu'il va devoir retourner parce qu'ils a énormément de travail avant de boucler le dernier numéro. Il embrasse Luna, remercie encore une fois Harry pour son interview, ainsi que les autres autres, qui lui rendent son salut avec enthousiasme.
Je termine rapidement mon jus de citrouille puis je me lève, sortant de la grande salle sans un mot d'explication.
Je le rattrape dans le hall d'entrée. Sans même l'interpeller, j'accélère le pas et je viens me planter devant lui.
« Oh, Fred, vous m'avez fait peur » fait-il en souriant.
Je ne souris pas. « Que les choses soient claires », je lâche d'une voix froide. « J'apprécie énormément votre fille, et si vous ne cessez pas immédiatement de vous comporter comme ça avec elle, je vous avertis que vous le regretterez amèrement.
Son sourire se tord en un rictus. « Des menaces, jeune homme ? A ce que je sache, j'élève ma fille comme bon me semble ! »
« Bon vous semble ? » je crache. « Vous êtes un gros dégueulasse, un sale - »
« Ne me parlez pas sur ce ton, espèce d'impertinent ! Vous ne savez rien de ma fille, alors mêlez vous de vos affaires », fulmine-t-il en passant à côté de moi. Je l'attrape par le bras.
« Je le saurai, si vous recommencez » je gronde.
« De quoi ? Il me semble que si ma fille devait se plaindre des traitements que je lui inflige, ce ne serait certainement pas à un garnement qui porte des accusations horribles envers ses propres professeurs ! » Le temps que je comprenne ce qu'il a voulu dire, mon poing est déjà parti.
« GEORGE WEASLEY ! »
Et flûte. Même si le nom n'est pas le bon, je sens que c'est à moi que l'on s'adresse. Je devrais peut-être me raser le crâne pour qu'on me reconnaisse, étant donné que me laisser pousser les cheveux ne semble pas être suffisant. Je me retourne, ayant du mal à effacer toute haine de mon visage.
« Monsieur Lovegood, je suis sincèrement désolée », s'excuse McGonagall en se penchant vers le petit homme qui se tient le nez. Sale type. Lorsqu'elle se tourne vers moi, je ne suis pas le moins du monde impressionné.
« Présentez vos excuses immédiatement, Weasley. »
« Non », je réponds avec obstination.
Le regard de McGonagall se fait glacial. « Pourquoi cela ? »
« Je ne peux pas vous le dire, professeur. »
« Très bien », fait-elle en pinçant les lèvres. « Nous verrons donc si vous pouvez le dire au directeur. »
Et c'est ainsi que je me retrouve devant Dumbledore, m'interdisant d'avoir l'air penaud ou pris en flagrant délit de violence. J'avais tout à fait le droit de frapper cet homme. Il a fait bien pire à sa fille.
« Minerva, voudriez-vous nous laissez je vous prie ? » demande Dumbledore d'une voix polie.
Je vois qu'elle songe un instant à protester, mais elle serre la mâchoire et finit par obéir. Je me retrouve seul avec le directeur, qui me fixe de son regard pénétrant.
« Alors, Fred, y avait-il une raison particulière pour que tu frappes monsieur Lovegood ? Tu n'es pas d'un naturel violent, ça ne te ressemble pas. »
J'inspire profondément. Je dois trahir le secret de Luna, c'est pour son bien. Après tout, elle m'a fait jurer de ne rien dire de mes problèmes, pas les siens.
« Il n'est pas très correct avec sa fille », je commence diplomatiquement. « En fait…il abuse d'elle. Régulièrement. »
Je vois Dumbledore fermer longtemps les yeux, comme pour assimiler ce que je viens de dire. Sûr que la nouvelle risque d'être un choc.
« Qui t'a dit cela ? » demande-t-il, yeux toujours fermés.
« C'est elle. »
Il soupire et me regarde à nouveau. « Je dois te dire quelque chose à propos de Luna, Frederic. Mais je ne veux pas que tu penses du mal d'elle, et que tu croies qu'elle ait joué avec toi et tes sentiments. »
Je fronce les sourcils, incapable de réfléchir à ce qu'il vient de me dire.
« Tu sais que Luna a perdu sa mère très tôt, et qu'elle a donc en quelque sorte pris la place de celle-ci dans le cœur de son père. Le…le traumatisme a laissé des traces, et elle a longtemps vécu sans repère, car sa mère, malgré qu'il s'agissait d'une femme charmante, était tout à fait incapable de s'occuper d'un enfant correctement. Luna a toujours vécu à mi-chemin entre le réel et l'imaginaire, et ce depuis qu'elle est toute petite. » Il croise ses longs doigts et me fixe par-dessus ses lunettes en croissant de lune. « Ce que j'essaie de te dire, c'est qu'elle est schizophrène, Frederic. »
« Mais…c'est une maladie grave… » je bégaye.
« C'est vrai, mais il y a différents stades. Luna n'est pas à un degré très avancé, c'est ce qui fait qu'elle peut mener une vie normale à Poudlard et être cataloguée d'excentrique tout au plus. Et c'est également pour ça qu'elle t'a raconté qu'elle se faisait abuser par son père, ce qui est totalement faux. »
Excentrique, tu parles. Mais le pire, c'est que je n'arrive même pas à lui en vouloir. Cela explique probablement sa passion pour les dizaines d'animaux étranges qu'elle est toujours la seule à voir…
Quoiqu'à la réflexion, j'ai bel et bien perçu un Jolune voltiger autour de ma tête par moment.
« Maintenant que tu sais cela, tu es bien entendu d'accord pour présenter tes excuses à Monsieur Lovegood ? »
« Oui, évidemment. »
C'est alors qu'une pensée me traverse l'esprit. Si Luna m'a menti, enfin, qu'elle a fantasmé quelque chose d'irréel, ma promesse n'a plus de sens.
« Monsieur », je commence, les yeux dans le vide… « Il faut que je vous parle du professeur Rogue… »
Voilà. Si je commence, je vais être obligé de finir. Mais je ne peux pas rester deux cent ans avec ça sur le dos. Il y a un innocent en prison. A cause de moi.
« Serais-tu également capable de le faire la semaine prochaine ? »
Je lève les yeux vers lui. « Pourquoi ? »
Il me sourit avec gentillesse. « Severus doit se faire juger. Etant donné les accusations de meurtre, de viols si tu témoignes, et probablement d'alliance à Voldemort – s'ils manquent de preuves, c'est ce qu'ils mettront – ses chances de s'en sortir sont faibles. Mais si tu te sens capable de dire la vérité, quelle qu'elle soit, alors il est important que tu témoignes. »
« Vous savez ce qui s'est passé réellement, professeur, n'est-ce pas ? »
Il me fixe longuement avant de secouer la tête avec mélancolie. « Tout ce que je sais, c'est que j'ai toujours estimé Severus et Sirius. Seulement il est apparu récemment que l'un d'entre eux n'était pas digne de cette estime. A toi de me dire lequel, Frederic. »
Et brusquement, une drôle d'idée me vient à l'esprit
Tout pourrait s'arranger.
Oui, tout peut s'arranger.
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