Note de l'auteur : Comme promis, j'ai fini cette fiction qui s'étalera en tout sur 15 chapitres. Les derniers chapitres seront un peu plus long que les précédents déjà paru et seront publiés assez rapidement. J'espère que ceux et celles suivant cette histoire prendront plaisir à lire la suite. Tout avis est le bienvenu ^^. Le dernier chapitre de 'notre lien' paraîtra samedi prochain au plus tard. Je finirais ensuite cette story pour embrayer sur une autre histoire avec un style bien différent. Vous voilà prévenu pour la suite. Bonne lecture ^^.Lasolitaire.
- Entrez !
Une jeune femme était assise à un bureau, entourée de livres.
- Tu devrais faire une pause Ma douce Libraire ...
- Je ne peux pas !
Une jeune femme remonta la distance entre le bureau et la porte d'entrée. Elle s'avança vers la jeune femme et la souleva de son siège.
- Julia repose moi !
- Non !
Julia remonta deux allées jusqu'à une autre pièce. Elle ferma la porte et retira les vêtements de la jeune femme. Celle-ci se laissa faire non sans un léger soupir. Julia se déshabilla à son tour et présenta une main à la libraire. Elle l'amena vers un bain grec et s'aventura à l'intérieur. Tenant fermement la jeune femme, Julia murmura.
- Laisse l'eau te laver de tes craintes.
- Il me faudrait plus que la contenance de ce bain pour laver mes craintes.
Julia embrassa tendrement le cou de la jeune femme tout en caressant son ventre.
- Détends-toi au moins.
- Julia ?
- Hum ?
- Y'a-t-il eu un accord ?
- Je me charge de cela ne t'inquiète pas.
- Mais…
- Pas de mais ! Personne ne sait que je me suis liée à toi. Je suis toujours la déesse de la foudre alors ne t'inquiète pas. Tout marchera comme nous l'avons prévu.
- Et si ce n'est pas le cas ?
- Dans ce cas je me battrais jusqu'à la mort pour défendre notre honneur et notre peuple. Soit au moins sur de cela Harry.
Akane avait la tête posée sur sa main, assoupie. Nao la fixa et délia sa cape pour la mettre au-dessus de la jeune femme. Elle sourit légèrement puis reprit sa lecture. Après plus d'une heure de recherche, elle décida de sortir et marcher dans les couloirs. Ses pas l'amenèrent vers une fontaine interne. Elle fixa la statue en son centre représentant une jeune femme en armure, assise sur un cheval. Elle se reposa un instant puis décida de revenir sur ses pas quand un détail l'interpella. Elle fixa la plaque à l'aplomb de la fontaine et resta figée. « Julia déesse de la contrée de L'Est »
Je suis donc la déesse de ses Terres ? … Je dois trouver plus d'informations là-dessus… Peut-être que je peux convaincre le dirigeant de ses Terres de nous suivre s'il y a une guerre…
Mai fixa un instant Haruka et demanda distraitement.
- Que savez-vous sur les déesses ?
- Ce que je vous ai signalé en présence de votre esclave de chair Ma Reine.
- N'y a-t-il pas autre chose ?
Haruka semblait réfléchir puis secoua la tête. Mai avait remarqué un changement de comportement et tenta directement.
- Et vous que pensez-vous d'elles ?
- Ce que je pense importe peu Ma Reine.
- C'est important pour moi.
Haruka s'avança vers le trône et murmura.
- Puis-je être honnête ?
- Bien entendu.
- Soit ! Premièrement je n'apprécie guère le fait que nous ayons eu l'obligation de construire un temple à leur effigie juste parce qu'elles ont élu domicile sur nos Terres.
Haruka semblait attendre l'accord de sa Reine pour poursuivre ce qu'elle obtint.
- Ensuite, je ne comprends guère leur volonté de rester neutre face à la recherche de l'Envahisseur. Etant des Dieux, ils pourraient le localiser plus facilement que nous en demandant à leurs disciples ou encore aux dirigeants les respectant de les aider.
Haruka devint d'un coup rouge et hurla.
- Et pour finir, je trouve cela déplacé de la part de la déesse du feu de chercher par tous les moyens de vous courtiser que ce soit dans vos quartiers personnels ou même lors de prise de décisions importantes.
Mai avait rougi fortement face à la dernière réplique mais essaya de poursuivre.
- De quels dirigeants parlez-vous ?
- Ceux du Nord et de L'Est ma Reine.
- Et pour le Sud ?
Haruka semblait déroutée.
- Vous savez très bien que …
Voyant le malaise Mai s'empressa de rajouter.
- Oui pardonnez-moi. C'est l'habitude.
Elle vit Haruka s'incliner et se retirer. Seule, elle resta songeuse Nao et Akane sont à l'Est alors peut-être qu'ils rencontreront ce dirigeant… Je dois en savoir plus sur les différents dirigeants et notamment sur celui du Sud…
Midori fixait avec attention un parchemin. Elle le reposa délicatement sur la table et se murmura « Je dois aller au Sud ». Elle s'aventura à l'intérieur du temple et remarqua un garde.
- Chie c'est bien ça ?
Le garde s'inclina.
- Je dois m'absenter pendant un moment.
- Vous ne pouvez pas quitter votre temple de cette manière….
- Et pourquoi cela ?
- Vous êtes la déesse de la contrée de l'Ouest… Vous avez des obligations envers vos adeptes.
- Ecoutez, je ne suis pas là pour vous demander votre avis… Je veux juste un cheval et des vivres.
Chie semblait réfléchir mais capitula. Elle héla un autre garde.
- Faîtes préparer deux chevaux et des vivres pour plusieurs semaines.
- Comment ça deux ?
- Je ne vais pas vous laisser sans surveillance, je viens avec vous.
- Kyohime ?
- Oui ?
- Tu ne voudrais pas retourner au Nord ?
- Et pourquoi cela ?
- Je pense que tu devrais aller voir tes parents. Je suis sûre qu'ils seront rassurés et heureux de te voir.
- Je ne partirais pas sans toi.
Un soupir se fit entendre.
- Je veux que tu partes Kyohime.
Kyohime se figea un instant, fixant douloureusement la jeune femme ayant émis ces propos.
- Tu… Tu me demande de partir… Pourquoi ?
- Je n'ai pas à te donner de raisons ! Pars ! Retourne chez les tiens !
Kyohime sentit une douleur la traverser mais murmura difficilement.
- Tu en as assez d'être liée à une esclave… Je … Je pensais que tu m'aimais vraiment Duran.
La jeune femme se retrouva entre un mur et un corps chaud. Elle releva la tête, faisant face à un regard doux et protecteur.
- Ne redis plus jamais que j'en ai assez de toi ou que je ne t'aime plus.
- Alors pourquoi….
Duran caressa doucement le visage de Kyohime et l'embrassa délicatement sur les lèvres.
- Pars tant que tu le peux encore. Personne ne sait pour nous deux. Si la prophétie est vraie … je …
- Tu ?
- Je ne supporterais pas de te perdre Kyohime. Alors vas te mettre à l'abri chez les tiens.
Kyohime enlaça la taille de Duran.
- Si la prophétie est vraie, quel que soit l'endroit où je me trouverais, je ne serais pas à l'abri. Alors ne me demande plus jamais de partir ou de te quitter car il est sûr que je mourrai de chagrin sans toi.
Natsuki et Shizuru avaient passé plusieurs jours à discuter avec les membres du village. Pour autant, rien n'avait avancé. Les deux jeunes femmes étaient en compagnie des parents de Kyohime.
- Nous allons remonter vers l'Empire du Nord. Savez-vous la route à emprunter ?
- Tous les chemins mènent à l'Empire.
- Ma fille allait vous rester auprès de nous ?
Shizuru fixa un instant 'sa mère' puis Natsuki.
- Je regrette Mère, je me dois de rester auprès de mon seigneur.
- Prenez garde ma fille. L'Empereur vous reconnaîtra.
Shizuru semblait déroutée par les propos de l'homme. Elle fixa un instant Natsuki.
- Quel est le problème avec l'Empereur ?
L'homme se frotta la barbe et murmura.
- Il n'a pas apprécié le choix de Kyohime pour son dévouement.
- Comment ça ?
- Nous avons toujours voué une grande foi à la déesse du Nord et ne serviront que celle-ci. Kyohime a été choisie pour être l'esclave de chair de l'enfant de l'Empereur mais…
- Mais ?
Le père fixa Shizuru avec fierté.
- Elle a préféré remonter vers l'Ouest pour servir notre déesse Duran.
Natsuki fronça les sourcils.
- Duran est la déesse du Nord ?
- De quelle contrée provenez-vous mon Seigneur pour ignorer cela ?
Natsuki soupira un instant.
- Savez-vous à quoi ressemble la déesse ?
- Seules les personnes d'un rang digne ont eu le privilège de l'apercevoir mais cela n'ébranle pas notre foi. Nous savons qu'elle est la seule qui protégera cette contrée et ses habitants quel que soit la menace. J'espère vivre assez vieux pour pouvoir un jour lui parler.
Natsuki se frotta l'arrière du cou puis se concentra. Un léger mur de glace était apparu sous les yeux des différentes personnes. Elle fit face au regard ébahi des parents de Kyohime et sourit légèrement.
- Je vous remercie pour votre accueil.
Elle se releva et tendit une main à Shizuru.
- Ne vous inquiétez pas, je ne laisserais personne faire du mal à votre fille. Nous devons nous remettre en marche avant que la nuit ne tombe.
Akane avait un mauvais pressentiment et les différents gardes armés jusqu'aux dents ne pouvaient pas lui permettre de soulager ses craintes. Elle sentit une source chaude enlacée sa main droite et fut surprise lorsqu'elle nota qu'il s'agissait de la main de Nao. Celle-ci lui sourit et lui murmura « Tout ira bien »
Nao semblait calme et sereine en apparence mais à l'intérieur elle n'était pas dans un meilleur état qu'Akane. Elle fixait avec beaucoup d'appréhension le trône vide A voir la taille du trône ainsi que les différents gardes, nous allons faire face à un malade de l'épée ne cherchant qu'à décapiter son prochain… La porte s'ouvrit avec un lourd grincement révélant un jeune garde fin et droit aux cheveux cyan et yeux rouges accompagné par une jeune fille blonde aux yeux bleus. Celle-ci avait du mal à grimper sur le siège et fut aidée par le jeune garde. Celui-ci fixa avec un regard froid les autres gardes qui s'inclinèrent et sortirent de la salle puis fixa Akane et Nao.
- Mademoiselle Alyssa Héritière des Contrées de l'Est est prête à vous recevoir.
Nao fixa un instant la jeune fille puis Akane et murmura.
- Attend c'est ça le dirigeant de l'Est ? Nan mais c'est…
Elle se fit couper par un poignard passant à 1cm de son nez. Elle fixa le jeune garde qui rajouta.
- Je ne tolèrerais aucune insulte sur Mademoiselle.
- Miyu, soit gentille avec nos invités.
Nao déglutit difficilement. Akane quant à elle s'inclina et se présenta.
- Je suis Harry votre libraire et voici Julia, déesse des contrées de l'Est.
Miyu tilta sur la dernière parole et s'inclina plus profondément.
- Veuillez m'excuser déesse, votre dernier visage m'était inconnu.
Nao se contenta de souffler légèrement.
- Je veux un tour et une histoire.
Nao et Akane fixèrent la jeune fille.
- Nous sommes ici pour vous demander des renseignements sur des faits sortant de l'ordinaire
Alyssa fixa un instant Miyu qui prit la parole
- Nous savons que peu de chose dans ce domaine. Nous connaissons le massacre de la royauté de L'Ouest ainsi que les dires sur les contrées du Sud mais nous n'en savons guère plus que vous chère libraire
- Que s'est-il passé au Sud ?
- Il n'est pas d'usage d'en parler ou de mettre au courant les personnes de votre rang. Surtout devant une déesse.
- Miyu je veux une histoire et un tour.
Miyu sourit à la jeune fille.
- Bien Mademoiselle.
Nao s'avança à proximité de l'enfant.
- Si nous vous racontons une histoire et réalisons un tour répondrez-vous à nos questions ?
- Miyu y répondra.
- Dans ce cas. Ak… heu Harry tu as bien une histoire non ?
Celle-ci se contenta d'hocher la tête.
- Dans ce cas, je te laisse avec l'Héritière et Miyu et moi allons parler.
Miyu se mit à une distance où elle pouvait voir la jeune fille mais ne pas la perturber dans son écoute.
- Alors le Sud ?
- Déesse vous savez les dires. Nous ne pouvons les vérifier.
- Je veux l'entendre. Quels sont les dires ?
- Vous le savez… sur la disparition de la contrée du Sud…
- Et qu'en pensez-vous ?
- Un simple problème interne.
- Comment ça ?
- Nous n'avons plus de contact avec le Sud depuis plusieurs cycles lunaires. La populace a dû se révolter face au tyran qu'est le Prince et après… Seul Fumi, votre mère sait
- Personne n'est jamais parti au Sud ?
- C'est une contrée éloignée de tout et nos traités nous interdisent d'y accéder sans accord
- L'Ouest et le Nord possèdent-ils cet accord ?
- Le Sud a été banni
- Banni ?
- Pour avoir remis votre existence en question. Qui plus est, le Sud ne possède aucune règle correcte. Seule la volonté du Prince Artaï est prise en compte. De sorte a évité les mouvements d'exiles et autres, nous avons rompus avec cette Terre.
- Je vois.
- Julia ?
Nao se retourna pour faire face à Akane.
- C'est à toi.
- A moi ?
- Bah oui le tour. L'héritière veut te voir utiliser tes pouvoirs.
Nao souffla légèrement, remercia Miyu et se dirigea vers le trône.
- Ne pouvons-nous pas passer par un autre chemin ?
- Je suis désolée déesse mais le seul moyen d'aller dans les montagnes est ce sentier.
- Vous appelez ça un sentier. Le cheval ne possède même pas de marges de chaque côté.
- Nous pouvons redescendre si vous le souhaitez.
- Non ! Je dois parler à cet ermite.
- Dans ce cas continuons.
- Tu as remarqué comment les gens nous regardent ?
- Ils doivent te prendre pour un soldat avec son esclave.
Natsuki secoua la tête et vit apparaître un immense château.
- ça doit-être ici.
Natsuki mit pied à terre et se dirigea vers deux gardes.
- Nous désirons …
Les deux gardes se mirant à genoux et prononcèrent en même temps.
- Déesse Duran, nous sommes tes plus grands serviteurs.
Natsuki se frotta l'arrière du crâne et murmura.
- Heu merci … Je voudrais m'entretenir avec le maître des lieux.
Les deux gardes se relevèrent et l'un d'entre eux signala.
- Veuillez me suivre.
Natsuki aida Shizuru à descendre mais se fit interrompre.
- Pas d'esclave inconnu dans le palais.
Natsuki souffla.
- Elle reste avec moi.
- Notre Seigneur refuse …
- J'ai dit elle reste avec moi !
Les deux gardes se regardèrent puis l'un deux fit signe à Natsuki et Shizuru de le suivre. Shizuru murmura doucement.
- Ara je ne savais pas Natsuki aussi autoritaire… J'aime ce côté très séduisant oh déesse du froid
Natsuki se contenta de rougir tout en suivant le garde.
Arrivées devant le maître des lieux, Natsuki fut surprise par le regard froid que celui-ci lançait à Shizuru.
- Que me vaut cette visite déesse du froid ?
- Je suis ici pour obtenir des réponses.
L'homme rigola amèrement.
- Cela ne vous suffit pas de priver ma fille de son esclave de chair, il vous faut aussi me commander !
Natsuki resta figée un instant.
- Père ?
Natsuki et Shizuru se retournèrent en même temps vers l'origine de la voix. Une jeune femme d'environs 18 ans leurs faisait face. Celle-ci s'avança vers Shizuru avec un large sourire.
- Tu es enfin revenue mon esclave ?
Shizuru se décala de l'emprise et alla directement se coller à Natsuki, surprise par le geste. Celle-ci poursuivit.
- Nous voulons savoir qui est l'Envahisseur et où nous pouvons le trouver.
L'homme secoua la tête et fixa sa fille.
- Tomoe. Viens t'asseoir auprès de ton vieux père.
Celle-ci s'exécuta tout en ne cessant de fixer Shizuru. L'homme reprit.
- Nous ne savons rien. Je vous prierais de retourner dans votre demeure.
Natsuki semblait agacée par la réponse mais fixa Tomoe ayant son regard vers le sol. Shizuru avait elle-aussi remarqué le changement dans l'expression de la jeune fille. Celle-ci murmura à Natsuki.
- Elle sait quelque chose.
Natsuki se contenta d'hocher la tête.
- Que signifie ses mots échangeaient à voix basse ?
- Je proposais juste à ma déesse de vous laisser un peu en sa compagnie pendant que la jeune Impératrice me fasse profiter un peu de sa présence.
Tomoe avait un sourire jusqu'aux oreilles, là où Natsuki avait une mine septique. L'Empereur hocha la tête.
- Allons-nous restaurer. Nous en profiterons pour reparler de ce désaccord que nous avons laissé en suspens lors de notre dernière rencontre.
Shizuru sourit malicieusement à Natsuki et suivit Tomoe. Après plus de dix minutes à remonter dans les allées, Tomoe attrapa délicatement la main de la jeune femme. Celle-ci s'arrêta et fixa l'esclave.
- Nous pourrions aller dans mes quartiers si tu n'y vois pas d'inconvénients.
Shizuru fut surprise par la requête mais ne s'y opposa pas. Une fois arrivée, Tomoe congédia ses gardes et referma la porte. Elle caressa doucement le visage de Shizuru et descendit ses mains le long des hanches de celle-ci. Shizuru se décala légèrement cherchant un moyen de se sortir de cette situation. Tomoe s'avança de nouveau vers la femme.
- Tu seras bien traitée si tu es mon esclave Kyohime. Je t'en fais la promesse. Pour te montrer ma bonne foi, je te laisse me demander ce que tu veux.
- Je voudrais des réponses.
Tomoe rit légèrement.
- Ta question est bien trop vaste… Laisse-moi profiter un peu de ton corps si pur et ensuite je te donnerais toutes les réponses que tu souhaites.
Tomoe malaxa la poitrine de Shizuru tout en l'embrassant dans le cou. Celle-ci se défie de l'emprise.
- Que savez-vous sur l'Envahisseur ?
Tomoe commença à s'énerver.
- Il a massacré les parents de la Reine de l'Ouest et va selon les dires poursuivre son action. Mais c'est de la foutaise !
- Comment ça ?
- Il aurait déjà tué la Reine de l'Ouest si c'était son but et qui plus est, où est son armée ? Il ne tiendrait pas un quart d'ush ici car Père le réduirait en cendres. Il n'existe pas ! C'est juste des histoires pour effrayer les jeunes.
- C'est peut-être un Dieu ?
Tomoe rit à gorge déployée.
- La dernière lignée provient de la Déesse Blanche qui a vaincu tous les autres dieux.
- Et pourquoi cela ?
- Je ne sais pas ! Et pour être honnête cela n'est égal ! Pourrions-nous passer au plaisir de la chair ma chère esclave ?
- Je regrette mon cœur appartient à Duran.
Shizuru se fit plaquer contre le lit, les deux poignets tenus fermement par une des mains de Tomoe. Celle-ci descendit son autre main vers le bas de l'étoffe couvrant l'esclave et remonta à l'intérieur, caressant au passage, la cuisse, la hanche puis le sexe de Shizuru. Celle-ci allait crier mais se fit arrêter par une paire de lèvres.
- Lâchez-moi!
Tomoe gifla Shizuru et reprit d'un ton dur.
- Tu n'as pas à demander quoi que ce soit ! Tu es juste une esclave alors je fais ce que je veux avec toi c'est clair ?
Shizuru essaya de se sortir de l'emprise, tout en suppliant son agresseur d'arrêter. Des larmes commencèrent à couler sur le visage de Shizuru. Instinctivement, elle pensa Aide-moi Kyohime je t'en prie.
La porte fut ouverte avec fracas détaillant une Natsuki légèrement remontée suivit de près par l'Empereur. Celui-ci fixa en secouant la tête sa fille. Natsuki attrapa violemment Tomoe et la fit se lever. Elle parla d'une voix dure faisant trembler le dirigeant.
- Si tu oses encore une seule fois la toucher je te tuerais de mes propres mains !
La prise sur le cou de Tomoe s'était faite plus ferme et l'air avait refroidie d'un coup. Tomoe commença à grelotter et sa peau devenait de plus en plus bleue. Shizuru sortit de son mutisme et se dirigea vers Natsuki, mettant sa main sur celle tenant le cou de Tomoe.
- Allons-nous-en. Il n'y a rien de plus que nous pourrions apprendre.
Natsuki fixa Shizuru et défit son emprise tout en s'en allant vers la sortie.
Le trajet du retour se fit dans le silence. Natsuki se contenta de trouver une auberge pour passer la nuit. L'aubergiste avait refusé catégoriquement au départ mais Shizuru avait réussi à le persuader de leur laisser un lit situé dans une grange au-dessus de ses animaux. Après plusieurs minutes voir heures, le mutisme de Natsuki devint lourd à supporter. Shizuru était assise sur le lit et fixa la jeune femme.
- Pourquoi m'en veux-tu exactement ?
Pour simple réponse, elle reçut un léger soupir. Shizuru décida de capituler et s'allongea sur le lit de paille. Elle resta éveillée jusqu'à la tombée de la nuit. Avant de s'endormir, elle sentit Natsuki se coller à elle et murmurer « Je ne t'en veux pas, j'ai juste eu peur pour toi »
Shizuru se retourna et murmura à son tour.
- Est-ce toi ou Duran qui a eu peur ?
Elle sentit une main caresser son visage et sentit une paire de lèvres douces sur les siennes. Le baiser était chaste et simple. Elle sentit Natsuki la ramener vers son corps, la tenant fermement.
- J'ai eu peur pour toi ...
