Note de l'auteure M : Hi les gens. Allez, pour commémorer ce dernier jour d'octobre, voici un nouveau chapitre. Rassurez-vous, on dirait pas comme ça, mais la journée est loin d'être finie...
W : Et merci à tout le monde pour les reviews ! Inukag9 et Ayahne, on est contentes que vous trouviez ça mignon, ce serait inquiétant si les mômes vous faisaient peur ! A Sabine02, ah, toi aussi tu as des réminiscences ? Mwarf. Mais bon, trêve de bavardages, voici le chapitre, bonne lecture !
Une Journée chez les Elric
17h12
Winry releva la tête quand elle entendit un boucan infernal en provenance de l'entrée de la maison. Elle identifia des bruits de pas furieux, le cri de la porte violemment ouverte, l'écho de quelque chose de rageusement lancé contre le mur ou le sol – un cartable, diagnostiqua la mécanicienne – des imprécations coléreuses, et derrière tout ça, les piaillements surexcités de trois autres personnes.
Elle reporta son attention sur ce qu'elle était en train de faire, à savoir resserrer les jointures de l'automail de sa cliente.
« Vous n'allez pas voir ce que c'est ? demanda cette dernière avec appréhension. On dirait qu'on vous cambriole en ravageant votre maison. »
On entendait en effet le roulement de tiroirs, le claquement de placards, le raclement de chaises, le tintement de couverts.
« Oh, ce sont juste mes enfants qui viennent de rentrer de l'école, fit Winry d'un ton calme. Il leur arrive d'être plus bruyants encore.
- Ah, » fut tout ce que la cliente parvint à répondre.
Le dernier doigt de son automail se régla complètement avec un petit ''clic'', qui fut perdu dans le vacarme provenant de la cuisine, où une conversation animée avait débuté, mais que les oreilles exercées de Winry perçurent néanmoins distinctement. Ayant terminé son travail, elle remonta l'automail de sa cliente, qui paya et s'en alla sans demander son reste. Vu son âge, Winry doutait qu'elle eût déjà des enfants, et peut-être cette expérience l'avait-elle définitivement dissuadée d'en avoir.
Comme elle n'avait plus de clients – elle s'abstenait dernièrement d'avoir des journées trop chargées – elle décida d'aller faire un tour dans la cuisine pour voir où en était son quatuor de monstres.
Quand elle vit l'état de la pièce, elle se dit qu'elle partageait l'avis de sa cliente. Malheureusement pour elle, elle ne pouvait plus reculer. Et en plus, elle allait empirer le tout dans les prochains jours, avec un colis express hurlant.
Gaël fut le premier à relever les yeux de son goûter – de la confiture au pain – et à se jeter sur elle pour lui raconter comment ils avaient découvert que les méchants cherchaient à en savoir plus sur papa en les espionnant, mais que maintenant qu'ils le savaient, il allaient dire n'importe quoi pour que les méchants se trompent – et que papa leur casse la figure.
Ce dernier élément fut ajouté par une Louise enflammée. Winry saisit cette occasion pour signaler à sa fille que taper les gens n'était pas toujours la solution, même si c'en était une que son père employait souvent.
« C'est vrai ! s'exclama Alain en voyant l'air dubitatif de sa soeur. Des fois, il suffit de les regarder avec un sourire méchant et le poing levé. »
Et de partir avec les autres dans un questionnement philosophique sur la méthode la plus efficace pour réduire un ennemi à néant – taper, alchimie, intimidation, regard polaire xinois, taper, clef à molette...
Ce n'était pas le genre d'appui que Winry aurait souhaité, mais c'était déjà mieux que rien. Elle retourna à son atelier après leur avoir dit de ranger le marasme qu'était devenu la cuisine une fois qu'ils auraient fini. Comme elle avait sa clef à molette à la main, elle ne doutait pas d'être obéie.
C'est pourquoi elle ordonna également que tous les devoirs soient faits et que tout le monde soit lavé quand elle aurait fini son travail et remis de l'ordre dans ses outils.
Les bruits du raz-de-marée et inondations successifs à l'étage, entrecoupés de cris et disputes, lui firent se demander si elle avait eu raison de lancer ces commandements alors qu'elle n'était pas là pour superviser les opérations. Quand Gaël se mit à pleurer et à hurler de fureur parce que ses crayons de couleurs lui avaient été dérobés et que Tristan commença à déplacer les meubles de sa chambre pour retrouver sa règle, tandis qu'Alain ânonnait ses tables de multiplication en chantant fort – faux – et que Louise faisait tomber les pots de peinture dans la cave, Winry se dit qu'elle ferait mieux de se dépêcher de finir de ranger son atelier – et de le fermer à triple tour.
A suivre ;)
