Rating: NC-17 / M / 18+

Disclaimer: les personnages de Numb3rs ne m'appartiennent pas et, miracles de la mémoire, je crois me rappeler qu'ils sont aux frères Scott ou un truc comme ça...

Notes de moi: Qui a essayé de pirater mon ordinateur durant la semaine ? Je veux des noms ! lol

Bon, à part ça...

Je ne déteste personne, promis juré ! Si j'ai coupé au moment crucial, c'est pour vous donner quelques frissons supplémentaires. Et sachez que rien n'est encore terminé, loin de là.

Rappel: cette fanfiction est classée M / NC-17 pour présence de violence, mentions d'inceste et lemons softs.

Bonne lecture !


Et chacun en son coeur prépare son requiem.
La fin sera la même pour toute l'humanité.
Des notes d'une oeuvre d'art au chant d'un poème
Mes pensées t'accompagnent jusqu'au Jugement Dernier.

Requiem aeternam dona eis, Domine.
Repos éternel aux Hommes et aux espoirs.

C'étaient les seuls mots qui parvenaient à son esprit. Il n'était pas ici.
Le coeur en mille morceaux, assailli par tout un tas d'émotions contradictoires, il leva les yeux au ciel et s'aperçut que s'il y avait bien quelque chose au-dessus de lui, en tout cas ce n'était pas le ciel.
Son corps se mit à trembler violemment. Il ne réalisait pas vraiment. C'était trop tôt. Tout était trop confus. Comme le sang affluait vers son cerveau pour le maintenir conscient, ses mains devinrent froides et sans forces.
Il se sentit soudain partir... Il entendit un cri...

o0o0o0o0o0o

... Un cri qui atteignit son cerveau en urgence. « Nom de... A terre !
Brusquement rappelé à la réalité, Charlie rouvrit violemment les yeux, juste à temps pour voir le tireur se redresser comme il pouvait et viser son frère, encore. L'adrénaline courut à nouveau dans ses veines et il tendit derechef le bras vers l'ennemi dans le corps duquel il logea deux autres balles. La dernière l'atteignit entre les omoplates et il s'écroula.
Le jeune homme abaissa lentement le canon encore fumant. Il ne tremblait plus cette fois. Et si son coeur battait la chamade, son regard était aussi froid et dur que de l'acier. Il contempla l'arme qu'il tenait à bout de bras et la tendit finalement à Megan qui la prit du bout des doigts pour la poser à terre. Puis il releva la tête et ses yeux se posèrent sur son frère qui le contemplait, stupéfié.
Don tenta de se relever, mais il tremblait trop pour ça. Il resta donc à terre, immobile, essayant de se calmer, et tressaillit lorsque la main de son cadet se posa sur son bras.
« Donny ? Ca va ? »
Son regard se porta sur la blessure qu'il avait au bras et qui teintait sa chemise, puis sur le sang tachant son front. Tandis qu'il l'essuyait avec l'extrémité de sa manche, Don contemplait le corps d'Anatoly Iouchtchenko.
« T'aurais pas dû faire ça.
Charlie se retourna et posa un regard méprisant sur sa victime. Puis il revint à son aîné.
- Et toi, tu n'aurais pas dû commencer.
- Je sais.
- Tu en as tué combien ?
Don sentit son coeur se serrer. C'était maintenant que tout allait se compliquer. Comment son frère allait-il réagir ?
- Un seul.
Charlie hocha la tête avec un flegme admirable.
- Alors on est à égalité.
Il observa un instant Megan qui était suspendue au téléphone, puis revint vers lui. Don avait le visage baissé pour cacher ses larmes naissantes.
- Don.
Il ne répondit pas.
- Eh ! Regarde-moi !
Son cadet l'obligea à relever la tête.
- Ne te torture pas l'esprit. Je comprends ce que tu as vécu. J'aurais fait la même chose à ta place.
- Je ne crois pas.
- Pourquoi est-ce que tu pourrais aimer jusqu'à la mort et pas moi ? Si tu as un doute, adresse-toi à lui. » Fit-il en désignant le défunt caïd.
Don se leva finalement et alla récupérer son arme. Il l'essuya soigneusement et la reprit en main pendant plusieurs secondes. Charlie s'approcha de lui et le regarda sans comprendre.
« Qu'est-ce que tu fais ?
- J'efface tes empreintes.
- Va te faire voir, Don Eppes ! S'exclama le jeune homme en essayant de reprendre le pistolet. Ce type allait te tuer ! J'assume totalement ce que j'ai fait.
Don le regarda avec une infinie tristesse.
- Je sais Charlie.
Puis, reposant le 10mm sur le sol, il saisit le visage de son frère entre ses mains et l'embrassa, brièvement mais passionnément.
- Mais je risque beaucoup moins que toi. »
Les yeux de Charlie exprimaient de la souffrance, cette même souffrance qu'éprouvent ceux qui ne peuvent rien faire et qu'il avait si souvent vu dans la glace aux lendemains de l'accident. Les deux frères s'étreignirent à nouveau, pendant un long moment.
« Qu'est-ce qu'ils vont faire de toi ? Murmura le cadet, le visage enfoui dans le creux de son épaule. Et s'ils te condamnent ?
Don se recula et le regarda en souriant.
- Ne t'inquiète pas. Ton vieux frère a encore quelques cordes à son arc.
Puis il le serra à nouveau contre lui.
- Je t'aime Charlie. Tu ne peux pas imaginer à quel point je t'aime.
- Si, j'en ai une idée. » Répondit le jeune homme en revoyant le corps sans vie de Iouchtchenko.
Don ne pouvait pas le voir, mais son regard n'exprimait aucun regret. ON avait voulu tuer son âme sœur; ON en avait payé le prix. Peut-être qu'avant cela, il aurait eu peur de son aîné en apprenant ce qu'il avait fait. Mais maintenant qu'il avait tiré, maintenant qu'il avait tué pour la même raison que lui (ou presque), il pouvait accepter ce qu'il s'était passé. Il y avait des choses auxquelles il ne fallait pas toucher.
Les hommes deviennent dangereux lorsqu'ils ne craignent plus aucun châtiment. Mais ça, nous croyons l'avoir déjà dit, non ?


Alors ? Vous avez recommencé à respirer ?

Vous croyez que c'est fini, hein ? Tout va aller pour le mieux dans le meilleur des mondes...

Vous vous doutez bien que je ne vais pas tout achever maintenant. ce serait trop facile...

A plus !