Bonjour bonsoir !

Voici un nouveau chapitre, que j'aime bien, avec un peu de changement à la fin... Je n'en dis pas plus...

Merci à mes bêtas, Miiss et Marion, et vous, fidèles lecteurs/lectrices, notamment celles et ceux qui laissent des reviews si gentilles :

Orthon McGraw : Sisi, Ladi va faire son service militaire, mais pas maintenant, évidemment... En plus il y aura une petite surprise, bref, je n'en dis pas plus ! Et sinon, je confirme, ce serait le rêve de pouvoir lire toutes les heures un nouveau chapitre des fics que l'on lit, mais hélas, ça serait difficile à gérer pour l'auteur, et pour les betas. Personnellement, je n'aime pas trop harceler mes betas xD Mais, je pense que je posterai un chapitre dimanche, car j'ai pris beaucoup d'avance.

Adenoide : Oui, j'ai voulu faire quelque chose de différent, d'autant plus que normalement, les professeurs devraient plutôt encourager l'entraide entre camarades... Et oui, ils acceptent bien Ladislas malgré son nom... Ça va peut-être l'aider à se rapprocher de son grand-père, qui sait ?

Mini-Yuya : J'aime personnellement beaucoup Leonardo, et je suis contente qu'il te plaise. Cependant, concernant tes reviews, j'ai l'impression qu'il y a toujours un décalage entre celui que je sors et celui que je lis... Y aurait-il un problème au niveau du site ?

Merci également à 1, Auriane07, crystal of shadow, et Miss lyli !


Petite note, étant donné qu'il y a beaucoup de nouveaux noms pour le conseil, je vous fais un petit récapitulatif. Dans le conseil, il y a (que j'ai déjà nommé) :

Les Flammel (Nicolas et Pernelle)

Les Dumbledore (Albus

Les Agazzi (famille de Leonardo)

Les Zabini (La mère de Blaise notamment)

Les Black (Narcissa, accompagné de son mari et de Draco)

Les Ozerov (qui tiennent l'école de Koldovstoretz)

Voilà, j'espère que ça peut vous permettre de ne pas vous perdre, même si ce chapitre ne parle pas vraiment du Conseil...

Sur ce, bonne lecture !


Chapitre 11 : Cours de vol


– Merlin, je déteste ce prof, grogna Yakov en s'étirant douloureusement. Il lança un regard mauvais en direction de la table des professeurs, et fit rouler les muscles de son dos dans l'espoir de diminuer la douleur de ses courbatures.

– C'est un génie ! Rétorqua à voix basse Edwin.

– Dois-je te rappeler qu'il nous a ordonné de faire le parcours de la vallée pendant tout le cours hier ? Sans parler d'avant-hier ! Répliqua Yakov en rattrapant le journal que sa chouette venait de lui livrer.

– Tu oublies les cours de la semaine dernière, renchérit Leonardo qui achevait d'attacher ses cheveux dans un ruban doré.

– C'est parce que les autres équipes sont nulles, marmonna Edwin en se renfrognant.

– C'est ça, c'est ça…

– Au moins, ce soir, nous allons enfin avoir un vrai cours, sourit Ladislas en continuant de guetter l'arrivée de Levi qui lui donnerait la réponse de sa sœur qu'il attendait avec impatience. Depuis la rentrée, ils s'étaient échangé trois lettres en deux semaines c'est-à-dire une tous les cinq jours.

– Heureusement, je n'en pouvais plus… souffla Yakov.

– Tiens, voilà Hans, annonça Edwin en levant la tête vers l'un des septième année qui était dans leur équipe.

Le roux s'avança jusqu'à leur table puis se pencha avec une grimace, indiquant qu'il était tout aussi courbaturé que les quatrième année, avant de déclarer :

– Je vous préviens pour ce soir, je suis un batteur, et Anton poursuiveur. Vous vous débrouillez pour que ça marche, mais je ne veux pas de problème avec Primakov, c'est clair ?

– Comme de l'eau de roche, répliqua Yakov qui se tourna vers ses coéquipiers. De toute façon, il n'y a pas de problème, n'est-ce pas ?

– Aucun ! Répondirent à l'unisson les quatre autres camarades avant de se lever pour leur cours de défense contre les forces du mal.

Depuis leur premier cours de vol, Ladislas ne quittait plus ses coéquipiers, Leonardo, Yakov, Alvis et Edwin. Malgré la vieille complicité entre eux, les élèves de Koldovstoretz l'avaient parfaitement intégré dans leur bande d'amis et ils passaient à présent leur soirée ensemble dans l'une ou l'autre de leurs chambres. Parfois, lors d'une pause, Ava révisait avec eux, mais elle se fâchait rapidement avec Yakov et finissait toujours par repartir en colère.

Koldovstoretz était fantastique. Les professeurs, mis à part Primakov, étaient tout simplement géniaux. Ladislas devait même reconnaître que les potions, avec Vladimir Ozerov, pouvaient être intéressantes. Déjà, elles n'étaient plus enseignées dans de sombres cachots, mais des salles plutôt accueillantes, bien qu'aux sous-sols de l'école. D'une part, les cours étaient principalement de la pratique, la théorie des potions était plutôt vu dans les devoirs et essais que devaient rendre les élèves à chaque cours, et d'autre part, le professeur laissait les élèves se mettre en paire pour réaliser les potions si bien que Ladislas, aidé de Leonardo récoltait de bons résultats contrairement aux années passées avec Snape.

Il avait également été initié à l'Occlumencie qui était enseignée par la directrice, Isadora Ozerov. Cette option qui s'avérait être, pour le moment, une sorte de méditation, prenait place tôt certains matins et avait le don de relaxer ceux qui la pratiquaient. Même si ce n'était pas encore de l'Occlumencie à proprement parler, Ladislas aimait beaucoup s'assoir en tailleur sur le parquet de l'une des salles bordant le cloître pour méditer et mieux percevoir la structure de son esprit, comme le disait Isadora.

Les soirs où il n'avait pas vol, il bavardait avec Leonardo ou s'invitait dans la chambre de Yakov et Alvis. Autant Yakov était assez bruyant et remarquable - déjà dans sa stature de militaire -, autant son colocataire était plus calme et posé dans ses propos, ce qui amenait à certains échanges assez animés, lorsque Yakov cherchait trop son ami.

Il n'était pas rare qu'ils forment une équipe lors des cours de défense contre les forces du mal pour affronter des créatures toujours plus originales. Akin, comme Leonardo l'avait dit, était impressionnant. Ses cours étaient vivants, contrairement à ceux de Quirrell ou de Lockhart, et Ladislas redécouvrit cette matière tout simplement exaltante.

Son niveau, assez bas par rapport aux élèves de Koldovstoretz, s'élevait de jour en jour, grâce aux explications de son colocataire, et de son étude acharnée qui lui valait d'être charrié par ses amis. Il repensait parfois à Poudlard, où Ron et Hermione devaient l'attendre, mais il était trop heureux dans sa nouvelle école pour regretter son choix. Il était enfin accepté, pas pour son nom, ou son histoire, mais pour lui, et lui seul.

Il avait aussi changé d'avis sur l'histoire de la magie qui n'était pas enseignée par un fantôme mortellement ennuyeux, mais par un autre membre de la famille Ozerov, Boris Ozerov, très doué dans son domaine. Les élèves, ici, n'étudiaient pas les révolutions gobelines, mais l'histoire de la Russie magique, particulièrement passionnante.

Pendant de nombreux siècles, les sorciers russes avaient été gouvernés par une dynastie qui régnait également sur la Russie moldue. Ainsi, la structure moldue était en tout point identique à celle des sorciers. Les ambassades étaient à la fois moldue et sorcière, tout comme les palais, qui, grâce à un brillant sortilège de miroir, possédaient un espace pour les moldus, et un autre pour les sorciers. De cette façon, lorsque des incidents survenaient entre les deux peuples, l'empereur ou l'impératrice parvenait rapidement à calmer les deux parties.

C'était tout simplement ingénieux comme système, car il garantissait la sécurité des sorciers, tout en modérant les tensions qui pouvaient exister entre eux et les moldus. L'empereur et l'impératrice, dirigeant et les moldus, et les sorciers, maintenaient une paix et une union qui ne s'était rarement vue dans d'autres pays.

Seulement, en 1917, la révolution bolchévique avait menacé l'équilibre. Les communistes avaient assassiné l'empereur ainsi que la famille impériale, qui, pour ne pas dévoiler l'existence des sorciers, étaient morts en moldu, sans se défendre. Il y avait eu alors une scission nette entre moldus et sorciers, ces derniers reprochant aux moldus d'avoir tué leur empereur. Évidemment, l'existence des sorciers étaient restée secrète, mais les choses avaient changé. Le pays n'était plus paisible. Depuis lors, les sorciers russes attendaient avec espoir un survivant de la famille impériale, en rendant hommage à cette famille qui s'était sacrifiée pour préserver leur secret.

Ladislas trouvait cette histoire tout à fait passionnante, tellement elle était différente de l'histoire d'Angleterre.

– Vous avez déjà rédigé l'essai pour demain sur les propriétés de la corne d'Eruptif ? Demanda Yakov alors qu'ils déjeunaient après un cours de sortilège.

– Tu pourrais être plus studieux, non ? Remarqua Ava en levant les yeux au plafond. On l'a depuis trois jours…

– Contrairement à toi, j'ai une vie sociale, rétorqua le garçon avant de se tourner vers ses voisins.

– Personnellement, je l'ai déjà fait, répondit Leonardo qui lisait un journal italien sans se soucier réellement de ce qui se passait autour de lui.

– Moi aussi, ajouta Ladislas qui discutait avec entrain du premier match de la coupe de Quidditch qui se déroulerait la semaine prochaine avec Edwin. Il venait d'apprendre que la coupe mondiale de Quidditch durerait toute l'année, jusqu'en juillet pour la finale qui se tiendrait en Angleterre.

– Vous pourriez m'aider ? Osa leur ami brun avec un froncement de sourcil hésitant. Il n'aimait pas vraiment la matière des potions, préférant les duels ou les combats en cours de défense contre les forces du mal.

Ladislas allait acquiescer lorsque Leonardo se mit à hurler de douleur, sans aucune raison apparente. Son colocataire se précipita à ses côtés, alors que le reste de la table demeurait calme. L'italien, hoqueta plusieurs fois, avant d'articuler :

– Franscioni s'est blessé lors d'un entrainement…

Le jeune Grindelwald se releva, abasourdi, son regard glissant sur ses camarades. Il finit par baisser les yeux sur le journal que lisait Leonardo, et tomba sur une photo animée d'un joueur en larme, blessé suite à un coup de cognard.

– Tu te moques de moi ? Interrogea lentement son ami, en clignant plusieurs fois des yeux.

– Mais pas du tout, répliqua Leonardo, le visage blême. Il ne va pas pouvoir jouer avant novembre, ce qui signifie que…

– L'Italie va perdre, achevèrent en chœur Edwin et Alvis, qui affichaient tous deux un rictus légèrement moqueur.

– C'était à prévoir, Leo, finit Yakov, en toute sincérité, même avec Franscioni, votre équipe n'était pas désignée comme l'une des favorites.

– C'est horrible… marmonna le jeune Agazzi.

– Je… ne comprends pas tout, souffla Ladislas qui s'était rassis à sa place, sous le regard bienveillant d'Edwin.

– On t'avait dit que c'était un fou du Quidditch, souffla ce dernier avant d'afficher un air affecté. Il continua plus haut : Je sais, Leo, mais c'est la vie. Vous pourrez gagner à la prochaine coupe !

– Oui, c'est ce qui va arriver… On l'a mérité, assura Leonardo qui renifla une dernière fois avant de replonger dans la lecture de son journal.

Ladislas échangea un regard avec Edwin, avant d'éclater de rire. Il ne s'attendait vraiment pas à ça, lorsqu'ils l'avaient prévenu de l'amour fou de Leonardo pour l'équipe nationale de Quidditch. Il roula des yeux, avant de retourner à sa conversation avec Edwin.

L'après-midi fut plaisante, avec deux heures de métamorphose enseignées par Nikolai Ozerov. Depuis qu'il avait eu accès aux souvenirs de jeunesse de son grand-père, Ladislas était passionné par cette matière, qui même avant cela l'intriguait. Pouvoir changer une chose en une autre était tout simplement fascinant et à présent qu'ils commençaient à voir les transformations sur êtres vivants, il était d'autant plus ravi. Il eut également un cours de runes, avec Akihito-san, l'un des rares professeurs à ne pas faire partie de la famille Ozerov avec Primakov et Akin.

Même si cette option était très théorique, elle intéressait Ladislas, qui prenait plaisir à traduire les textes écrits en runes. Et puis, il pouvait se reposer avant le cours de vol qui viendrait dans la soirée et où il jouerait enfin son premier match en tant que poursuiveur.

Le dîner fut électrique à leur table, grâce à Leonardo dont l'humeur restait sombre depuis qu'il avait appris l'annonce de l'élimination de Franscioni dans l'équipe italienne. Ladislas le laissa tranquille, discutant avec Edwin qui serait également poursuiveur avec le septième année. Yakov quant à lui harcelait Alvis, le gardien, de conseils en tout genre, tant et si bien qu'il finit par se retrouver seul, une fois qu'Alvis fut parti, lassé de toutes ses recommandations.

Un peu avant vingt heures, la petite équipe de quatrième année se rendit en haut de la tour d'astronomie, pour retrouver Hans et Anton qui les attendaient.

– Bon, commença Hans en grattant sa courte barbe rousse. Qui se désigne pour être le capitaine ?

Leonardo renifla et s'éloigna du groupe, entrainant son colocataire vers une fenêtre qui donnait sur l'ancienne abbaye.

– Tu ne veux pas être capitaine ? Souffla Ladislas pour son ami, observant le groupe s'amenuisait à mesure que les élèves s'écartaient, jusqu'à ce qu'il ne reste que Yakov et Hans. Ce dernier haussa un sourcil et fit :

– On va dire que c'est toi, d'accord ?

Yakov hocha la tête d'un air solennel, puis rejoignit ses amis qui le félicitèrent avec soulagement.

– En fait, être capitaine implique de se faire engueuler par Primakov à chaque défaite, répondit enfin Leonardo en examinant ses ongles. Et… comme tu as pu le voir, Primakov n'est déjà pas aimable de bonne humeur, alors…

– Et lors d'une victoire ? Risqua Ladislas avec une petite grimace de compassion pour Yakov.

– Il ne faut pas s'attendre à grand-chose. Ce type est un monstre, malgré tout ce que peut dire Edwin.

– Hé ! Fit ce dernier, j'ai entendu !

– C'est la vérité, rétorqua l'italien en haussant les épaules.

Le blond allait répliquer lorsque l'objet de leur conversation arriva sur son éclair de feu et commença à leur hurler dessus.

– Qu'est-ce que vous faites là ? Vous devriez être sur le terrain ! Allez, bande de mollusques, j'ai pas que ça à faire ! Quand je pense que vous êtes la jeunesse de notre pays !

Les élèves enfourchèrent leurs balais et volèrent en direction du terrain, où les attendait l'équipe B, constituée majoritairement de cinquième année. Ils avaient déjà quatre matchs à leur actif, dont trois victoires, ce qui inquiétait légèrement Ladislas, qui pour la première fois se plaça au niveau des poursuiveurs. Il leva la tête vers les deux attrapeurs, dont Leonardo, puis se concentra sur Edwin et Anton, ses deux coéquipiers.

– Pour augmenter le niveau de votre jeu pitoyable, commença leur professeur en élevant la boite contenant les différentes balles pour le match, j'ai décidé de mettre en jeu trois cognards ! Et si vous restez lents, j'en ajouterai un quatrième.

Les élèves frissonnèrent, mais restèrent en position. Après un dernier regard très encourageant, leur professeur lança le souafle, ainsi que le vif d'or, suivi de près des trois cognards. Le jeu débuta.

C'était la première fois que Ladislas jouait en tant que poursuiveur, et il eut du mal à rester au même rythme que ses coéquipiers, lui qui avait l'habitude de jouer seul sur le terrain. Alors qu'il restait à l'arrêt, Anton et Edwin se jetèrent sur le poursuiveur adverse qui tenait le souafle et finirent par lui arracher des mains. Ils se dirigèrent vers les buts et marquèrent.

– Toi ! Hurla Primakov en pointant Ladislas de la baguette, tu comptes regarder ou jouer !?

Le jeune russe s'aperçut qu'il était le seul à l'arrêt, et partit rejoindre ses coéquipiers, en évitant un cognard envoyé par un batteur ennemi. Anton lui envoya le souafle qu'il rattrapa tant bien que mal, avant de s'élancer vers les buts, suivi de près par deux poursuiveurs adverses. Il accéléra, forçant son balai, et envoya la balle à Edwin qui volait seul, sur un côté du terrain.

Le gardien de l'équipe adverse rattrapa le souafle et le renvoya à l'un de ses coéquipiers qui fonça vers les buts ennemis. Ladislas le poursuivit, ainsi qu'Edwin et ensemble ils encadrèrent le poursuiveur ennemi, qui dut rebrousser chemin lorsqu'Anton fonça vers lui. Seulement, un cognard de Hans le toucha violemment et il lâcha le souafle qui tomba en chute libre.

Ladislas descendit immédiatement en piqué, ayant l'habitude après ses courses-poursuites de vif d'or. Il rattrapa le souafle et remonta en chandelle avec grâce, avant de l'envoyer à Anton, qui commença à échanger des passes avec Edwin, fatiguant les poursuiveurs adverses.

Arrivé à hauteur des buts ennemis, Edwin propulsa la balle vers le ciel, intriguant le gardien, jusqu'à ce qu'Anton n'arrive et par un coup de pied magistral, n'envoie le souafle dans le but central. Ladislas resta un instant à observer la course de la balle, avant de s'élancer à la poursuite de celui qui l'avait attrapé.

Une fois la balle en main, il s'envola vers les buts, tandis qu'Edwin et Anton se mettaient en formation autour de lui pour le protéger des cognards et poursuiveurs ennemis. Il acheva sa course aux buts, où il lança énergiquement le souafle, marquant ainsi son premier but.

– Bien joué, Ladi ! Cria Edwin en lui tapant amicalement l'épaule alors qu'ils repartaient à l'autre bout du terrain.

L'entrainement dura deux heures, pendant lesquelles ils jouèrent trois matchs. Primakov ne cessait de leur hurler dessus, volant d'un joueur à un autre pour lui conseiller en vociférant une meilleure technique. Ladislas dut reconnaître qu'il était doué en quidditch, et qu'il lui manquait seulement un sens de pédagogie pour mieux transmettre ses connaissances aux élèves.

Hans et Yakov étaient très doués pour viser les joueurs ennemis, bien qu'ils soient moins synchrones que Fred et George. Alvis était également un bon gardien, quoiqu'un peu moins assuré qu'Olivier. Quant à Leonardo, il était très agile et il réussit quelques cascades impressionnantes bien qu'inutiles. Le trio des poursuiveurs était prometteur, et lorsqu'ils seraient parfaitement coordonnés, ils seraient probablement meilleur que ceux de l'équipe de Gryffondor, selon Ladislas.

L'entraînement s'acheva vers vingt–deux heures, et après un dernier discours aboyé, Primakov les laissa partir. Les cinquième années se précipitèrent sur les douches de leur chambre, suants et puants après deux heures de sport intensif. Après cela, ils se couchèrent et s'endormirent rapidement, le corps fourbu.


Sirius Black se réveilla en sursaut, lorsque les détraqueurs arrivèrent en niveau de son couloir, remplissant l'endroit de tristesse et de désespoir. Il s'assit sur la planche de bois qui lui servait de lit, et lança un regard à la petite ouverture dans le mur. Au dehors, la pluie tombait sur la petite île où s'élevait la prison d'Azkaban.

Lorsqu'il était jeune, Sirius avait appris que cette prison sorcière était particulièrement efficace en matière de sécurité, pour sa localisation et pour ses gardiens, considérés comme les créatures les plus répugnantes du monde sorcier.

La vérité était bien pire.

À Azkaban, il n'y avait pas de bonheur, de joie ou d'espoir qui tienne. Il n'y avait que le froid et l'humidité des lieux, les cris des prisonniers rendus fous depuis bien longtemps, ou encore le fracas de la mer contre les falaises de l'île.

Et pourtant, Sirius restait sain d'esprit coûte que coûte. Ou plutôt, il gardait en tête deux idées qui lui permettaient de s'accrocher à la vie. La première était son innocence. Il n'avait jamais trahi James et Lily. C'était Peter Pettigrow, ce lâche, en réalité un mangemort, un rat, un…

Il les avait trahis. Et lorsque lui, Sirius Black, l'avait retrouvé, il l'avait accusé de sa propre trahison, puis s'était mutilé, avant de disparaître sous sa forme d'animagus en tuant au passage une douzaine de moldus. Sirius avait alors été jugé coupable, et, sous le choc, il n'avait rien dit. Il était dans un état second.

Il avait toujours su que Peter était un lâche trouillard, se cachant derrière leurs robes, à lui et à James. Son animagus était un rat, ce qui était révélateur de sa vraie nature. Mais il avait été aveugle ! Et ça avait coûté la vie de son meilleur ami.

Quelques semaines après son incarcération à Azkaban, Albus Dumbledore lui avait rendu visite et avait demandé à voir ses souvenirs du soir en question. Il lui avait alors raconté la vérité. Il n'avait jamais été le gardien du secret de James et Lily, c'était Peter qui l'avait été. Et c'était ce sale rat qui les avait trahis !

Son ancien directeur avait hoché la tête, paraissant extrêmement triste, et lui avait expliqué qu'en raison de tous les procès pour mangemorts, il ne pourrait pas faire appel avant plusieurs mois. Le nouveau premier ministre se méfiait également de Dumbledore et de son influence, et ne l'écouterait sans doute pas, même sous Véritaserum, si bien qu'il avait peu de chance pour lui de sortir avant très longtemps.

Cela faisait douze ans qu'il attendait.

La deuxième pensée qui l'aidait à tenir était Harry, son filleul. Le fils de James… Qu'est-ce qu'il était mignon dans ses souvenirs, sur son petit balai, avec son chat, ou ses parents… Les souvenirs qu'il en gardait, Sirius les chérissait, et espérait sortir pour retrouver son filleul. Peut–être même le prendre sous son aile ? Après tout, c'était lui son tuteur, puisque James et Lily… Puisque James et Lily étaient morts.

Seulement voilà, quelques heures auparavant, le premier ministre, Cornelius Fudge, un incompétent notoire, facile à corrompre, était passé à Azkaban et lui avait lancé un numéro de la Gazette du Sorcier. Pas que Sirius ne croit à ce tissu de mensonge, mais un article avait retenu son attention. En réalité, deux articles avaient retenu son attention.

Le premier était sur un employé du ministère qui avait gagné le grand prix de la loterie. En soi, ce n'était pas intéressant, mais la photo de l'employé et de sa famille qui avait profité du prix pour aller en Egypte avait attiré son attention. On y voyait, entre neuf têtes rousses, un rat, porté par un jeune garçon de la famille.

Un rat à qui il manquait un doigt.

Sirius avait cru qu'il avait perdu la raison, à observer cette photo pendant plusieurs heures. Après tout, il devait exister des centaines de rats à qui il manquait un doigt. Et une dizaine à qui le doigt manquant correspondait à celui que Pettigrow s'était arraché.

Mais tout de même…

La pensée absurde que le traître qui avait tué son ami soit toujours en vie, logé et nourri par une innocente famille sorcière le hanta toute la nuit, et il ne fit que somnoler, obsédé par son vieil ami. Il relit plusieurs fois l'article, ramassant les informations sur la famille Weasley, dont plusieurs enfants étaient à Poudlard. Et, par hasard, son regard se posa sur un autre article, bien plus discret.

DISPARITION DE HARRY POTTER : SIX MOIS APRÈS, LE MINISTÈRE N'A TOUJOURS PAS D'INFORMATIONS.

Son…son filleul avait disparu ? Quand ça ? Pourquoi ? Comment ?

Dumbledore, lors de sa visite lui avait promis qu'il le protégerait au péril de sa vie, et son regard avait une lueur si particulière que Sirius n'avait pas douté de ses paroles. Et puis, il était à Poudlard lors de sa disparition, lui apprit le bref article. Or Poudlard était l'endroit le plus sûr de toute l'Angleterre. Alors comment Harry Potter, le survivant avait-il pu disparaître sans laisser la moindre trace ?

Sirius ne savait pas. Mais il avait commencé à ressentir de la peur, tandis que son regard passait de la photo avec le rat à celle de son filleul, prise lors de sa deuxième rentrée avec le nouveau professeur de défense contre les forces du mal. Il avait promis à James qu'il protégerait son fils.

Il se l'était promis.

Alors, lorsqu'il fut réveillé par les détraqueurs, il se leva et posa son front sur l'un des barreaux de sa cellule. Le froid du fer le sortit de l'état second dans lequel il était depuis la veille. Il se recula et se métamorphosa dans sa forme d'animagus, ce qu'il faisait lorsque les détraqueurs s'attardaient trop.

Il se glissa entre les barreaux de sa porte, sous les sifflets des autres prisonniers, et commença à trotter le long du couloir. En passant devant la cellule de sa cousine, il entendit le rire fou de Bellatrix Lestrange le poursuivre, ce qui le poussa à accélérer. Il finit par sortir du bâtiment et s'enfonça dans les eaux agitées qui entouraient l'île. Il nagea jusqu'à la terre ferme et courut le plus loin possible, jusqu'à ce que les forces lui manquent.

Bientôt, les détraqueurs s'apercevraient de son absence, et le ministère lancerait les aurors à sa recherche.

Quant à lui, il avait deux personnes à rechercher et à trouver.


Et voili, l'histoire de HP3 se met en marche : Sirius s'évade d'Azkaban...

Si vous ne vous rappelez pas, lors de la révélation d'Albus à Harry sur sa véritable identité, il avait parlé de Peter Pettigrow comme coupable, sachant la vérité, mais cela n'a pas empêché l'emprisonnement malheureux de Sirius..

Comment trouvez vous les différents amis de Ladi ? J'espère qu'ils vous plaisent... Et sinon... aha, les cours de tortu...balai avec Primakov ? :)

Bonne semaine !