Chapitre 12
Il l'avait enfin trouvé. Enfin, croisé par hasard dans un couloir était une version plus juste de l'histoire. Yuuri s'apprêtait de nouveau à fuir, mais l'occasion était trop bonne, il ne le laisserait pas s'échapper cette fois. Personne n'était dans les environs pour gêner leur conversation et il pourrait enfin lui faire part de sa décision. Il le cerna dans un coin et faisant fi de l'expression terrorisée peinte sur le visage de l'adolescent, il commença : « Majesté, je tiens tout d'abord à vous présenter mes excuses pour mon attitude de la nuit dernière, je n'aurai jamais du faire ce que j'ai fait. Je voudrai également vous demander la permission de quitter le château. J'ai bien peur que je ne puisse plus travailler à vos côtés, ce sera mieux pour tout le monde si je m'en allais. » Conrad repris son souffle et regarda dans les yeux de son roi, attendant une réponse. Malheureusement celui-ci n'eut aucune réaction, il était immobile et regardait le demi-Mazoku avec des yeux vides de stupeur. Le soldat soupira et se détourna. Il allait écrire sa demande dans une lettre, s'ils n'étaient pas face à face, le garçon pourrait donner sa réponse. Encore une fois, il avait fait une erreur, confronter Yuuri avait seulement réussi à le paniquer. Il commença à s'éloigner lentement.
Yuuri était sous le choc, Conrad voulait le quitter, pour de bon. Son cœur le faisait souffrir, mais ses membres refusaient tous de bouger. Et Conrad s'en allait. Non ! Il ne pouvait pas ! Il ne pouvait pas l'abandonner comme ça ! Ses jambes se mirent enfin en mouvement et il se mit à courir pour rattraper le soldat. Il tendit la main pour agripper le bas de sa veste et lorsque le Mazoku s'arrêta enfin, ses jambes lâchèrent et il s'écroula au sol. Ses yeux se mirent à couler mais au travers de ses larmes il parvint tout de même à parler : « Pourquoi ? Pourquoi ? Suis-je si dégoûtant que tu ne supporte même plus ma présence ? Je sais que mon amour pour toi n'est pas normal, je sais que c'est mal, mais c'est pas ma faute si je t'aime. Je combattrai ce sentiment, je le promets, je ferai n'importe quoi pour que tu restes à mes côtés, j'ai besoin de toi ! Je t'en prie, ne part pas, ne me laisse pas Conrad ! »
Le soldat était abasourdi, qu'avait dit Yuuri ? Il l'aimait ? Comment était-ce possible ? Est-ce qu'il rêvait ? Il se pinça et dut se rendre à l'évidence, il était bel et bien réveillé. Il se retourna alors enfin et pris le garçon dans les bras, tentant de le consoler : « Ne pleurez pas majesté, je ne partirai pas si vous ne voulez pas que je le fasse, et vous n'êtes pas dégoûtant !
- Mais... mais alors, bégaya le garçon aux cheveux noirs, pourquoi est-ce que tu veux partir ?
- Je croyais que mon amour pour vous vous mettait inconfortable, murmura Conrad à son oreille.
- Ton... ton amour ? Répéta Yuuri incrédule.
- Oui, je pensais que vous aviez réalisé quels étaient mes sentiments pour vous et que vous me fuyiez parce que cela vous gênais, confessa le demi Mazoku.
- Ha ha, rit l'adolescent. Je n'ai rien vu du tout, si je prenais la fuite à chaque fois, c'est parce que j'ai réalisé mes propres sentiments et que j'avais peur que ça te mette toi mal à l'aise... Je suis un idiot !
- Ne dites pas que l'homme que j'aime est un idiot, majesté, demanda Conrad.
- Mais tu m'aimes vraiment ? Insista le garçon. Ce n'est pas l'âme de Julia que tu voies en moi ?
- Ha ha, ce fut au tour du brun de rire. Non, Julia n'était qu'une amie, et elle était bien différente de vous. C'est bel et bien vous que j'aime majesté.
- Je veux bien te croire, accepta l'adolescent qui avait cessé de pleurer, mais à une seule condition, tutoies moi et appelle moi par mon prénom.
- Yuuri, je t'aime, susurra-t-il à son oreille.
- Je t'aime aussi Conrad », lui assura le garçon dont des larmes lui piquaient à nouveau les yeux. Le soldat serra son roi dans ses bras et après une seconde d'hésitation, alla déposer un baiser sur ses douces lèvres.
Un peu plus haut dans le couloir, une porte entrebâillée cachait une petite fille et une tête blonde. C'est pas trop tôt, se dirent les deux observateurs qui espionnaient la scène.
FIN
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Voilà ce qui a commencé en Gunrad se finit en connerie (conradXyuuri, ouais, je sais, ça craint comme jeu de mot, je recommencerai plus promis !). Je trouve que j'ai un peu bâclé la fin, mais j'avais pas trop d'inspiration alors j'ai fait en sorte que ça se termine au plus vite.
Je vais peut-être écrire une deuxième partie des Intrigues de Morphée. J'ai lu un peu trop de Yuuram et du coup je me suis attachée à Wolfram (qui est plus intéressant dans les fic que dans l'anime je dois l'avouer ...). Bref, je veux pas que Wolfram soit triste, donc je veux lui trouver un autre amoureux... ça sera un couple assez improbable alors je vous demande l'autorisation parce que je veux pas me faire lyncher... Ah, et ce sera certainement Rated M ou au moins T.
En revanche, j'ai beaucoup de travail en ce moment alors même si je reçois votre feu vert, ça risque de quand même prendre du temps jusqu'à ce que je m'y mette.
