Alice POV
-Les résultats sont concluants Madame Delani, c'est bien cette arme qui a servi à assassiner Eléanor Graham.
Dit l'officier au shérif, interrompant notre discussion.
-Dans ce cas, il n'y a plus de temps à perdre, nous dit elle. Nous allons rendre une petite visite à notre cher sénateur.
-On peut vous y accompagner ? Lui demandais je.
Elle nous regarda un moment, puis accepta.
-Vous le méritez bien les filles.
Bien que nous venions à peine de faire connaissance, je savais que cette femme allait faire respecter la loi, peu lui importait le statut social d'Aro Volturi ou de la notoriété de Billy Black. Elle nous avait appris qu'à l'époque du meurtre d'Eléanor, elle n'était qu'un petit officier et qu'elle avait été troublée par la façon dont Billy avait classé l'affaire, on avait retrouvé le corps d'Eléanor dans une petite ruelle très mal fréquentée. Eléanor était connue pour les rumeurs qui allaient bon train sur une certaine relation qu'elle entretenait avec son ancien patron qui n'était autre d'Aro Volturi… Mais jusqu'à maintenant, il n'y avait eu aucune preuve qu'il soit mêlé à ça…
Mais maintenant, ils allaient devoir répondre de plusieurs chefs d'inculpations… Durant le trajet qui nous conduisait vers leur maison, Jasper me téléphona pour me dire qu'ils avaient retrouvé Bella. Rose et moi avions eu du mal à contenir notre joie. Quand à Sam et Paul, ils allaient passer quelques jours en détention. Mais Jacob, l'autre homme mêlé dans cette affaire, avait été conduis à l'hôpital dans un état critique…
Mais l'essentiel était que Bella était désormais hors de danger, en sécurité et apparemment en bonne santé…
La demeure Volturi brillait de milles feux, elle était très bien décorée pour Noël, et les gyrophares des voitures de polices complétèrent le tout. Nous suivions Maria pour aller frapper à sa porte. Une Heidi mère Noël vint nous ouvrir. Son sourire disparut dès qu'elle posa les yeux sur nous.
-Que faites vous là ?
-Bonsoir Madame Volturi. Pouvons nous entrer s'il vous plait ?
-C'est à quel sujet.
-Du meurtre d'Eléanor Graham.
-Je ne la connais pas. Nous dit elle avec dédain.
-Moi si. Intervint Félix dans son dos. Je vous en prie, entrez, mon père et Billy son dans le salon. Heidi, emmène les enfants dans leur chambre s'il te plait. Ajouta t-il d'une voix ferme.
-Mais… Il n'y a pas de mais. Fais le.
J'étais assez étonnée de le voir ainsi.
Il attendit que sa femme aille chercher leurs enfants et ait monter pour demander à Maria :
-Vous allez les arrêter ?
-J'ai bien peur que oui…. Avez-vous été mêlé de près ou de loin à cette affaire ?
Il hocha la tête :
-Oui, j'ai été témoin de la scène et… J'ai gardé l'arme de crime avec moi pendant tout ce temps…
-Je crains que vous risquerez d'être poursuivis pour complicité… Mais si vous acceptez de coopérer et de témoigner contre eux… Les charges qui pèseront contre vous seront moindres. Lui dit Maria.
-Bien…
Il soupira, passa une main dans ses cheveux, avant de nous montrer le chemin du salon.
-Félix, pourquoi avez-vous mis tout ce temps ?
Aro Volturi était installé paisiblement dans un grand fauteuil, et buvait un verre avec son ami de toujours.
-Il est temps d'arrêter cette farce.
-Qu'est ce que…
Ils se figèrent en nous voyant entrer.
Rose et moi restions en retrait. Un agent de police était debout derrière Maria et attendait les ordres du shérif.
-Bonsoir messieurs… Je pense que vous savez tous les deux la raison pour laquelle je me trouve ici ce soir.
Billy fut se leva tout de suite, nous fusillant Rose et moi du regard.
-Où sont mes fils !
-Plus en état de nuire désormais, et vous n'allez pas tarder à les rejoindre.
-Félix, comment as tu pu les laisser entrer ici ?
-C'est fini ! Alors arêtes.
-Tout allait s'arranger… Il a fallu que tu choisisses d'ouvrir ta sale gueule !
J'étais étonnée de voir cet homme à l'allure si calme commencer à péter les plombs… La colère déformait son visage.
-Messieurs, je vous arrête pour les meurtres d'Eléanor et Lauren Graham.
-Quelles preuves avez-vous ! S'indigna Heidi qui était revenue.
-Beaucoup, nous avons entre possession l'arme du crime, votre arme Monsieur Volturi. Nous avons le témoignage de votre fils…
-Traître ! Aro se leva et regarda son fils avec fureur.
-Tu as commandité le meurtre de ta propre fille ! Ma sœur ! Tu croyais que j'allais fermer les yeux ! Je ne suis plus le gosse que tu as pu manipuler… Et je ne suis pas un salopar comme toi !
Aro semblait être en état de choc. S'en était fini du prestige, du luxe, du pouvoir… Il allait payer pour tous ses crimes.
-Par contre, vous n'avez strictement rien contre moi. Fit Billy, reculant devant l'officier de police qui s'avançait vers lui.
-La ferme Billy ! Si je tombe, tu plonges avec moi !
Les deux hommes se toisèrent du regard. Billy état conscient qu'il n'allait pas pouvoir s'en sortir. Il avait étouffé l'affaire, préférant être nommé à la tête de la police, et Dieu seul savait combien d'affaires il avait géré de la sorte. D'autant plus que ses fils étaient autant mêlé que lui…
-Maria, pourriez vous nous accompagner à l'hôpital où se trouve notre amie ?
-Bien sur ! De toute façon, il faut que j'y aille.
Cette fois ci, le trajet se déroula avec un peu plus de sérénité. Nous savions que nous ne risquions plus rien.
-Maria, allez vous nous demander de rester ici jusqu'au jugement ? Bella, notre amie a du subir de graves traumatismes, et nous aimerions la ramener chez elle… Lui demandais je.
Elle prit le temps de réfléchir.
-Ecoutez les filles, étant donné la situation, j'accepte qu'elle rentre chez elle. De toute façon, l'affaire ne sera jugée dans au moins un mois, le temps de rouvrir le dossier, et de rassembler tourtes les preuves nécessaires. Mais on m'a appris que l'un de vos amis avait grièvement blessé Jacob Black… J'ignore s'il pourrait quitter l'état…
Je savais qu'elle faisait allusion à mon frère. Mais j'étais persuadé s'il avait fait cela, c'état par e que cet homme le méritait. Mon frère n'était pas quelqu'un de violent, sauf si on le cherchait…
Edward POV
Je dus finalement me séparer de Bella une fois à l'hôpital. Elle était allée se faire ausculter et interroger par la police au sujet de ses conditions de séquestrations. Quand à moi, j'avais été soumis à un long et énervant interrogatoire.
-Pourquoi avez-vous continué à frapper Jacob Black en sachant très bien qu'il était incapable de se défendre.
L'homme en face de moi était en train de me faire sortir de mes gongs. Je voyais bien qu'il voulait malgré tout prendre les intérêts de son ancien collègue de travail.
-Ce salop a violé ma femme ! Qu'est ce que vous auriez fait à ma place ?
Fis je entre les dents
-Je ne suis pas marié. Me dit il, sérieusement.
Je rugis, sur le point de lui sauter dessus.
-Edward, calme toi.
Lança Jasper, faisant irruption dans ma chambre.
-Est-ce que vous pourriez continuer votre interrogatoire plus tard, mon ami a besoin de se reposer.
Bien qu'il l'ait demandé avec politesse, on sentait bien que lui aussi, il était énervé. L'officier accepta de nous laisser.
-Comment tu te sents ?
-Bien. Où est Bella ?
-On s'occupe d'elle. Mais réponds moi, sérieusement. Comment tu te sents ?
Je soupirais.
-Désemparé. Jazz… On n'est pas arrivé à temps pour la sauver…
Je passais une main dans mes cheveux.
-J'ai été incapable de la protéger de cette ordure…
-Edward, nous avons fait tout notre possible pour l'aider, si ce n'était pas le cas, elle serait morte à l'heure qu'il est. Et c'est l'essentiel. Elle est vivante.
-Oui… Mais dans quel état ? Elle… Elle est … détruite.
-Je sais.
Il était désolé et posa une main réconfortante sur mon épaule.
-Alors, tu vas devoir l'aider à se reconstruire. Elle est fragile, elle aura besoin de s'appuyer sur quelqu'un de fort. Alors calme toi. Tu es à bouts de nerfs. Elle n'a vraiment pas besoin de sentir ça de ta part. Ni même de la pitié. Bella est quelqu'un de fort dans la tête, même si elle n'en a pas l'air pour l'instant. Elle a besoin de personnes qui la soutiennent, car ça ne va pas être facile pour elle. Montre toi patient, tendre, attentionné. Et surtout, ne sois pas gêné du fait qu'elle ne voudra sûrement ne pas avoir de contacts physiques avec toi. C'est tout à fait normal dans son état.
J'écoutais religieusement les conseils de Jasper. Il était sans conteste un excellent psy.
-Les gars, j'ai de mauvaises nouvelles.
Je sautais du lit.
-Bella ? Demandais je à Emmet qui avait l'air inquiet.
-Non. Jacob Black.
-Oui, qu'est ce qu'il y a ?
-Il est tombé dans le coma. Apparemment, il a fait une hémorragie interne suite aux coups que tu lui as donné. James vient de me dire que vu son état, il a de très faibles chances de s'en sortir ou de se réveiller.
-Merde. Fit Jasper.
-Où est le problème ? Leur demandais je.
Sincèrement, j'estimais que ce n'était pas assez comme punition pour lui.
-Edward, tu risques gros. M'appris Jasper.
-Je n'ai fait que défendre ma Bella ! M'indignais je.
-Là n'est pas la question ! Jacob n'avait aucun moyen de se défendre ! Enfin… Regarde toi, tu as tout juste un bleu et des écorchures à la main à causes des violents coups de poing que tu lui as donnés, alors que lui… Edward, tu as failli le tuer.
Je vis dans son regard qu'il repensait à moi, enfonçant le revolver dans la bouche de Jake.
Je secouais la tête.
-Ce serait injuste…
-Mais c'est la loi ! Tu n'étais pas en état de légitime défense.
On frappa à la porte, et je vis une femme d'age mur entrer.
-Vous êtes Edward Cullen ?
-Oui.
-Maria Delani, le shérif.
Elle entra.
-Vous êtes dans de beaux draps jeune homme.
-Ecoutez, j'estime que je n'ai rien fait de mal. Jacob Black a participé au meurtre d'une jeune femme innocente, il a séquestré et violé Bella, si vous jugez que je mérite d'aller en tôle pour avoir vengé la femme que j'aime…
Je lui tendis les mains :
-Allez y, arrêtez moi.
Elle me dévisagea et garda le silence avant de soupirer.
-J'aimerais rester impartiale. Mais j'ai toujours eu du mal avec les violeurs, qui méritent à mon avis la peine capitale. Vous n'avez pas tué Jacob Black, et bien que ça soit dommage, c'est aussi une bonne chose. Vous risquez d'être poursuivis pour coup et blessures. Mais rien de plus. Je m'arrangerais pour que vous ne soyez pas trop puni. Mais vous serez tout de même poursuivi.
-Ca veut dire qu'il devra rester ici jusqu'à ce que l'affaire soit jugée ? Demanda Jasper.
-Normalement, oui.
-Mais si je me porte garant ? Oh ! Je suis Emmet Mc Cathy, adjoint du chef de police de Fors, à Washington. Edward travaille et vit là bas. Si je m'engage à le placer sous surveillance pour qu'il ne quitte pas l'état de Washington en attendant… Le laisseriez vous rentrer ?
Elle lui sourit.
-Il est aussi votre ami, non ?
-Oui. Et si Bella rentre, je ne veux pas qu'il reste ici.
-Dans ce cas, j'accepte. Mais nous allons devoir en parler avec le procureur avant que ce soit officiel. Mais je pense que ça se fera.
-Merci. Lui souris je.
-Non, c'est moi qui vous remercie. Vous nous avez aidé à mettre la main sur un sénateur véreux et assassin, à faire tomber des policiers corrompus… Il est tout à fait normal que vous bénéficiiez d'un peu de clémence. Sur ce… Je vous souhaite un joyeux Noël. Nous sourit elle avant de sortir.
Je m'autorisais enfin à respirer.
-Tu as beaucoup de chance Edward. Me dit Jasper.
-Au fait… Les filles sont arrivées. Elles sont avec Bella. Nous apprit il.
Bella POV
-Rose !
Je pleurais à chaudes larmes dans ses bras. Mais me séparais rapidement d'elle.
-J'ai eu si peur pour toi.
Je lui souris, et essuyait rapidement mes larmes.
-Moi aussi, j'ai eu peur pour moi.
Je réussis à esquisser un sourire pour elle.
-Ma chérie…Elle serait les lèvres.
-Ce que ce monstre t'a fait… Je… Je suis tellement désolée…
Elle tremblait, essayant de contenir ses sanglots.
-Je suis en vie Rose. C'est tout ce qui compte.
-C'est bien que tu essaies de prendre les choses comme ça.
Mes yeux rencontrèrent ceux d'Alice. Identiques à ceux de son frère.
-Bella… Tu te souviens de moi ?
-Pas vraiment… Tout est flou dans ma tête… Je sais juste que tu m'as beaucoup aidé… Merci.
Elle s'approcha de moi.
-Bella, toi et moi, nous allons devenir de très bonnes amies.
Elle me serra les mains.
-Bee… ?
Je souris en voyant Emmet passer sa tête par la porte.
-Oh ! Emmet !
Il s'avança vers moi, je posais une main sur ma bouche en me rendant compte qu'il portait une grosse grappe de ballons. Il effleura doucement mon front d'un baiser affectueux.
-Tu nous as fait très peur. Charlie est en train de devenir fou à Forks…
Mon Dieu ! Il faut que je lui parle !
-Plus tard ma puce… Il sait déjà que tu s en sécurité maintenant. Mais je lui ais dit que tu as besoin de te reposer, et il comprend.
J'hochais la tête.
-Tu te sens mieux ? Me demanda Jasper.
Il était venu me voir alors que nous nous trouvions encore sur la route. Les mots qu'il m'avait dits, son attitude envers moi, m'avaient insufflés un peu de courage. Je vis comme il s'approcha d'Alice.
-Nous sommes mariés. M'apprit il.
-Oh…
Mon regard alla se poser sur celui qui se tenait dans l'encadrement de la porte. Ses yeux d'un vert émeraude me regardaient comme si j'étais irréelle.
-Hey…
Lui dis je.
-Salut. Fit Edward, s'avançant un peu, mais gardant toutefois une certaine distance entre nous.
-Bee… On va vous laisser tous les deux. Mais on se voit demain, très tôt, okay ?
-D'accord.
Rose m'embrassa une dernière fois avant qu'ils ne sortent tous. Me laissant seule avec Edward.
-Alors… Ca va ?
Je regardais ses mains bandées. Il les regarda à son tour.
-Oui… Ce n'est rien, c'est juste que… Heu… Et toi ?
-Ca va.
Je me redressais sur mon lit. Comme pour l lui prouver, sauf sue je grimaçais, mon corps me faisait mal. Et même si après avoir été soumise aux affreux, mais nécessaires, tests de la police, j'avais pu me doucher pour essayer d'enlever toute trace de Jacob sur moi…
-Tu…
Il soupira.
-Tu peux approcher tu sais. Lui dis je.
Il me sourit, et avança de quelques pas.
-Encore. L'encourageais je.
-C'est que… Jasper m'avait dit que tu n'allais pas…
Il soupira.
-Bee… J'ignore comment agir…
-Sois toi-même.
Il s'assit sur le lit et me caressa tendrement la joue.
-Bella, je sais très bien que tu ne pourras pas commencer tout de suite une relation avec moi. Je suis prêt à attendre. Je veux juste te voir. Passer un peu de temps avec toi.
Je lui adressais un sourire timide.
-Edward, je n'ai jamais dit que nous allions arrêter de nous voir. C'est juste que… tu as raison, je ne peux pas commencer une relation alors que...
Je sentis ma voix se briser, ma gorge se nouer.
Ce que Jake m'avait fait me tourmentait encore. J'éprouvais beaucoup de difficulté à accepter qu'on me touche. Même Edward, lorsqu'il posait sa main sur moi, j'avais envie de me dégager. Mais en même temps, j'avais besoin de lui, de sa proximité.
Il essuya la larme qui m'avait trahie.
-Bon, je te promets de ne pas précipiter les choses. On va y aller petit à petit…
-Donne moi un peu de temps. J'ai besoin de me retrouver… De… D'essayer d'oublier…
-D'accord. Prends tout ton temps, tout ce que je demande c'est de ne plus être séparé de toi. Bee… Je t'aime.
-Je… t'aime aussi… Mais tout est si… Si difficile pour moi…
-Jure moi que tu ne m'écarteras pas de ta vie.
-Jamais plus.
Lui assurais je.
-Bonsoir…
Une infirmière entra dans la chambre, nous interrompant.
-Votre amie doit se reposer. Vous pourrez la revoir demain matin. Lui dit elle.
Edward soupira.
-D'accord.
Il se leva, me caressa à nouveau sur la joue, lorsqu'il se pencha vers moi… Mon cœur se mit à battre à toute allure et je tournais brusquement la tête. Son baiser atterrit sur mon nez. Il sourit en se redressant.
-Essaie de te reposer. On se revoit demain.
Je soupirais, le regardant partir.
J'ignorais comment j'allais pouvoir surmonter ce traumatisme, je ne savais pas si j'en serais capable… Mais Edward méritait amplement que j'essaie…
Et voilà !!
J'espère que cette fic continue de vous plaire !
Je tiens à rassurer certaines, il nous reste encore quelques chapitres avant la fin… Une dizaine peut être…
En tout cas, Edward et Bella vont rentrer à Forks au prochain chapitre, et il va commencer à l'aider à se reconstruire…
Bon, nous ne sommes pas encore aux 300 Reviews ! J'espère que nous y arriverons avec ce chapitre !!
BisouXoXo !
