Salut tout le monde!
J'espère que tout roule pour vous, que tout va bien, tout ça tout ça.
Alors voici le 12eme chapitre de Dirty Little Secret, déjà! Bon, en tout cas je peux vous confirmer que j'ai terminé d'écrire la fic entière à 95% environ. Et je médite sur une nouvelle fic. Sur FMA. Sur du RoyEd. C'est cool non?
Merci à ma beta d'avoir corrigé ce chapitre ^^
Et puis, encore merci à toutes les personnes qui me lisent et qui laissent des reviews. Votre avis compte beaucoup. Alors merci. :)
Enfin voila, maintenant je vous laisse à votre chapitre !


Mayday


« Co … Colonel Mustang ? E... Edward ? »

Les deux clandestins sursautèrent dans un même mouvement, séparant leurs lèvres aussi rapidement à l'entente de leurs noms, et reprirent une distance respectable dans la foulée, Ed étant revenu d'au-delà du bureau de Roy. Mais ça n'y changeait strictement rien, ils étaient pris sur le fait.

Grillés.

Mortifiés, ils se tournèrent vers la personne qui venait d'entrer dans le bureau et de découvrir feu le secret le mieux gardé de Central.
Devant eux se tenait un Jean Havoc, plus blanc que jamais.

« Je … j'ai toqué, et … euh, balbutia le militaire … j'ai pas eu de réponse … j'ai toqué encore une fois … alors je, je, je me suis dit …

- Que vous alliez entrer ? compléta Roy.

- V... voilà … »

Les trois hommes se regardèrent alors dans un grand silence, très gênant.

Roy hésitait entre brûler vif son subalterne, mais l'amitié qu'il avait pour lui l'en empêchait. Et puis, allez expliquer ça à vos supérieurs … Et entre le menacer de tout et de n'importe quoi pour qu'il ne dise mot. Les deux options étaient tentantes chacune.

Edward aurait payé cher pour pouvoir disparaître comme par magie. Ou bien avoir de quoi s'enterrer. En fait, il se retenait de transmuter une pelle et de creuser à même le parquet. On sait jamais.

Havoc lui, une fois le choc de la découverte passé, ignorait tout simplement quoi faire, restait là, droit comme un piquet à les observer avec des yeux grands ouverts. Il se disait qu'il n'aurait jamais, J.A.M.A.I.S. dû ouvrir cette foutue porte.

Ce fut finalement le plus haut gradé qui prit la parole :

« Asseyez-vous, Jean Havoc, fit-il d'un ton sérieux.

- Oui. »

Il prit place, un peu maladroitement, dans l'un des canapés du bureau, suivi par Roy puis Edward. Ce dernier ne savait pas où se mettre, mais tenta de garder la tête haute. Il se disait que c'était Havoc, pas … le Généralissime tiens... là ça aurait pu être la merde totale ! Tous les trois s'entendaient bien entre eux, y'aurait peut être moyen d'arranger tout ça. Enfin, il espérait.

Le fait est qu'ils se retrouvaient dans le genre de situation qu'ils voulaient à tout prix éviter. A l'avenir, si avenir il y avait, ils devraient redoubler de prudence. Tripler même.

« Je suis vraiment désolé, Colonel, Edward, commença Havoc. Je me doute bien que vous ne vouliez que personne n'assiste à ça.
- Vous vous doutez bien, ajouta Roy d'un ton plutôt sévère.

- Ouais, désolé …

- C'est ce genre de situations qu'on essayait d'éviter depuis le début … fit Edward.

- Le début ? tiqua Havoc. Mais … mais … Mais …

- Bravo Edward, souffla Roy en levant les yeux en l'air.

- Mais ça veut dire que … entre vous … balbutia Havoc en les regardant avec des yeux ronds. Ça dure depuis combien de temps ?

- Euh … trois mois ? répondit Edward sous l'œil dépité de Roy.

- Trois mois ?

- Chut ! firent les deux hommes en même temps.

- Pardon, pardon …. »

Havoc mit un certain temps pour assimiler l'information, sous l'œil inquiet des deux hommes. Trois mois que ça durait ? Et sous leur nez à tous ? Bah dis donc …

Roy se demandait s'il devait abuser de sa situation de supériorité pour l'intimider et l'obliger à ne rien dire, ou jouer la carte du : « Allez mec, on s'entend bien, le fait que je sorte avec Ed, c'est pas la mort hein ? »

Et puis, il n'imaginait pas une seule seconde perdre son poste. Ou perdre Edward. Il souhaitait garder l'un et l'autre. Soudainement, il réalisa quelque chose. Il regarda un instant son compagnon, qui n'en menait toujours pas large, et compris. Il tenait autant à Edward qu'à ses ambitions. Pas un plus que l'autre. S'il venait à perdre l'un des deux …. Non, il ne voulait pas imaginer ça. Ed, il l'avait, il voulait le garder !

Ed, lui, ne savait plus quoi faire, ni quoi dire. Même s'il savait que tout était risqué, il ne s'imaginait pas faire face à ce genre de situation si rapidement.

« Havoc, reprit Roy, tu n'es pas sans savoir que ce serait néfaste pour nous si cela venait à s'ébruiter...

- Ah ? Ah bah … bah ouais c'est vrai.

- Bah oui, reprit Ed. On va pas te faire la liste du pourquoi du comment, je pense que tu réalises.

- Un peu oui, avoua un Havoc pensif. Dans quelle merde me suis-je fourré ?

- Aucune, répondit Roy. C'est nous qui sommes dans la merde si tu causes, pas toi.

- Hein ?

- Ouais, fit Edward. C'est surtout Mustang qui risque de se faire virer, pas toi. Et pas trop moi non plus …

- Non mais … pourquoi je parlerais ? »

Havoc les regardait sérieusement, soutenant leur regard de merlan frit.

« Quoi ? demanda t-il.

- Euh … c'est tout ? répondit un Ed plus que surpris.

- Euh … ouais. Sérieux, je vois pas pourquoi je devrais en parler les mecs. »

Aaah c'est pour ça qu'ils avaient l'air tendus comme des … D'accord, tout s'explique ! Voyant qu'il avait toute leur attention, il se permit d'allumer une cigarette, toujours sous le regard éberlué des deux cachottiers.

« C'est que, fit-il pour commencer, je vous apprécie tous les deux. Vous, Colonel, vous êtes le type pour lequel je donnerais un bras pour vous permettre de devenir Généralissime. Vous le savez. Vous nous avez recrutés ( il montra la porte qui les séparaient du bureau où se trouvait le reste de l'équipe ) parce que vous avez confiance en nous.

- C'est vrai, admit Roy.

- Vous nous avez mêlé à des choses bien plus tordues, bien plus graves que ça. Alors garder le secret quant à votre liaison sera très aisé. »

Roy hocha la tête, soulagé. Havoc n'avait pas tort, il les avaient embarqués dans des situations bien plus délicates que ça. On ne fera pas la liste ici. Finalement, ça sert à pas mal de choses d'être un tordu.

« Et toi Edward, c'est simple, on t'aime tous ici – bon, certains particulièrement – et on ne te souhaite que le meilleur. Je vois pas pourquoi je me mettrais à tout déballer … Sauf …

- Sauf ? osa Ed.

- Sauf si c'est une relation forcée ! »

A ces mots, Edward et Roy éclatèrent d'un rire franc. Bon, le message était passé pour Havoc, c'était pas du tout une relation forcée ! Mais une histoire sincère ? Pour une surprise …

« Hé quoi on sait jamais ! Vous êtes tout le temps en train de vous chamailler, à vous chercher des poux !

- Pas faux, avoua Ed en riant toujours.

- Sans déconner, c'était bien la dernière chose à laquelle je m'attendais ! Non franchement, Roy Mustang et Edward Elric … ensemble ! C'est dingue !

- J'avoue que j'ai eu un peu de mal à y croire moi même, ajouta Roy.

- Moi de même, renchérit Ed.

- C'est juste … wow. »

Les trois hommes marquèrent une pause dans leur discussion.

Elle permit au fumeur d'assimiler la chose, et aux alchimistes de souffler un instant, soulagés.
C'est qu'il y a pas cinq minutes ils pensaient que tout était définitivement foutu. Heureusement que, dans leur malchance, ils étaient tombés sur un des types de l'équipe de choc de Mustang. Quelqu'un d'autre n'aurait sûrement pas été si compréhensif. Là, peut être que, selon la personne en face, Roy aurait bien pu abuser de son statut. Peut être.

Mais inutile pour l'instant d'imaginer cela, puisqu'ils venaient d'éviter le pire !

« Et … hésita Havoc, ça dure depuis trois mois alors ?

- Oui, répondit Roy calmement.

- Bah dis donc … j'ai jamais rien remarqué …. Personne d'ailleurs.

- C'était un peu le but, avoua Edward.

- Pas faux. »

Tant mieux alors si personne n'avait rien soupçonné. Un bref silence se fit de nouveau, pendant lequel chacun se plongea dans ses pensées. Roy se disait qu'il aurait bien besoin d'un café après cette entrevue surprise. Ed, lui, reprenait son calme, soulagé. Havoc quant à lui, mit un moment avant de réaliser quelque chose. Et pas des moindres :

« Une minute …. fit Havoc.

- Quoi donc ? demanda Roy.

- Si vous et Edward êtes ensembles … ça veut dire que Margaret est libre !

- Margaret ? répondirent Roy et Edward en cœur.

- Oui, ma jolie bibliothécaire !

- Ah, bah ouais alors, dit Ed.

- Mais c'est génial, j'ai encore toutes mes chances !

- Va donc la reconquérir alors, ajouta Roy. Et avec des fleurs.

- Ouais, je vais faire ça ! »

Havoc se releva tel un ressort, motivé, sous l'oeil mi amusé, mi soulagé des deux cachottiers. Finalement, ça avait eu du bon que Roy ait choisit de draguer, sans le savoir, la dulcinée d'Havoc. Comme quoi …

« Je vais faire ça immédiatement !

- Fais donc ! »

Il adressa un sourire victorieux aux deux hommes, puis se dirigea vers la porte d'un pas conquérant.

Enfin il semblait oublier que le lieutenant Hawkeye était de l'autre coté et qu'elle allait sûrement couper court à sa tentative de drague.

Les deux hommes le regardèrent sortir, Ed adressant un signe de la main d'encouragement à son égard. Tout en cachant au mieux l'immense soulagement qui l'envahissait. En sortant, il irait s'offrir une crêpe pour se réconforter. Ouais, il allait faire ça. Et encore, il n'était pas Roy, il se doutait que ça devait être pire pour lui.

En effet, le brun n'en menait pas large. C'est pas tous les jours qu'on risque de voir sa carrière, sa vie entière, détruite d'un coup. Il bénissait ses nerfs solides pour ne pas avoir craqué, que ce soit en étant plus brusque avec Havoc, ou maintenant, de pousser un immense soupir de soulagement... Il soupirerait une fois les deux autres hommes sortis. Un peu de dignité voyons.

Une fois Havoc sorti, Edward se tourna vers Roy :

« Au fait … pourquoi est-il entré ?

- Sincèrement ? Je m'en fous. »


Voila pour cette fois :)
Pas de chapitre la semaine prochaine, je pars en vacances !
La semaine d'après, pas de soucis, vous pourrez retrouver la suite de leurs palpitantes aventures.
A plus!