Chapitre 11


(Attention, LEMON !)

Disclaimer : Tout appartient à Jeff Davis, sauf Juliet, Vincent Delanoé et l'histoire de Joshua Hamilton.

Rappel des précédents chapitres : Juliet a failli se noyer dans le lac de Beacon Hills. La jeune femme des cauchemars où elle voit un homme qu'elle ne connaît pas mourir. Elle a découvert qu'elle possédait des pouvoirs de Médium. Juliet découvre que l'homme dans ses cauchemars, c'est Derek Hale. Elle apprend les vraies circonstances de la mort de sa mère, qui sont similaire au suicide d'une loup garou. Le fils de cette loup garou a fondé un meute et tue toutes les médiums qu'ils croisent. Il se met donc à la poursuite de Juliet. Elle se met à sortir avec Derek, tout en apprenant que c'est sa grand mère la responsable de tout. Elle veut partir avec Allison à Baltimore pour essayer d'entrer en contact avec Maria Hamilton mais elle tombe sur son père qui la touche, déclenchant des visions.

Juliet va chez Derek pour échapper à son père, et ils ont leur première relation sexuelle…

La jeune femme a aperçu ses premiers fantômes, dont Matt, le premier maitre du Kanima et Paige, le premier amour de Derek. Avant cela, elle a donné rendez vous à Joshua au terrain de lacrosse du lycée pour essayer de résoudre ce conflit. Les paroles de Paige l'ayant fais réfléchir, Juliet est allée voir Derek pour savoir si elle comptait vraiment pour lui.


Juliet sentait les mains de Derek parcourir son corps. Elle avait chaud, elle avait envie de lui. Le loup garou se mit à embrasser son visage, ses mains sous son tee-shirt. La jeune femme attrapa le bas du tee shirt de son amant et le tira vers le haut, le faisant passer par dessus sa tête. Les mains de la médium se mirent à parcourir le torse du loup garou, le faisant gémir.

Quand Derek l'embrassa à nouveau, Juliet ressentit comme un sentiment d'urgence. Comme si le temps lui était soudainement compté. Ce qui était probablement le cas. Elle fit passer elle même son pull par dessus sa tête, et retira son jean et ses chaussures. Une fois en sous vêtements, Juliet passa ses bras autour du cou de Derek et pressa son corps contre le sien. L'ancien Alpha fléchit sur ses jambes, passa ses mains sous les fesses de la jeune femme et la souleva, la forçant à enrouler ses jambes autour de sa taille.

Derek l'allongea sur le tapis, la surplombant. Les cheveux auburn de la jeune femme s'étalèrent autour de son visage, ses joues rougies et ses yeux brillants lui donnaient un air angélique. La bouche du loup garou dériva sur sa gorge, pendant que ses mains glissaient sur ses courbes, la faisant se cambrer.

- « Derek…

- Hum…

- Fais moi l'amour. S'il te plait… »

Derek répondit par un grognement et se redressa, l'entrainant avec lui. Juliet se retrouva assise sur ses cuisses, une jambe de chaque côté de ses hanches. Les mains de la jeune femme descendirent vers le bouton du jean du jeune homme et le déboutonna. La médium se laissa partir en arrière, se rallongeant sur le tapis, le laissant se débarrasser de son pantalon et de boxer en même temps. Elle se mit en position assise, les mains appuyées derrière elle, les jambes écartées et les cheveux en bataille, en souriant, lui soutirant un grognement. Elle se redressa un peu plus, glissant ses mains derrière son dos, dégrafant son soutien gorge et fit glisser les bretelles le long de ses bras. Juliet se mit à genoux, appuya sur les épaules de Derek, le contraignant à s'allonger sur le tapis à son tour. Elle glissa le long de son corps, ses lèvres glissant sur le ventre du loup garou. La main droite de la jeune femme se posa sur l'érection de l'ancien Alpha. Les yeux bleus électriques de Derek se mirent à briller et Juliet continua à descendre. La jeune femme enroula ses doigts à la base de son érection, ses lèvres se posant sur son gland. Elle entrouvrit les lèvres, le faisant glisser à l'intérieur de sa bouche. Alors qu'elle faisait remonter ses lèvres, elle sentit une des mains de Derek se perdre dans ses cheveux, lui intimant un mouvement. Quand il appuya un peu plus à l'arrière de son crâne, s'enfonçant trop dans sa gorge, elle mordit légèrement, lui faisant comprendre qu'il fallait qu'il lui laisse le champ libre. Juliet se redressa, le faisant sortir de sa bouche et le regarda, un sourcil leva.

Juliet rampa le long du corps de Derek, pour s'asseoir sur ses cuisses. Le loup garou se redressa, s'appuyant sur ses coudes. La jeune femme le regarda en souriant, commençant à faire onduler ses hanches, en laissant échapper un gémissement. La médium glissa ses doigts de chaque côté de sa culotte et le fit descendre. Une fois le dernier sous vêtements retiré, elle se pencha au dessus de lui, ses bras de chaque côté de sa tête, ses cheveux faisant comme un rideau les coupant du monde.

- « Aimes moi », murmura-t-elle.

Derek grogna, passa ses mains derrière ses cuisses et la fit rouler, se retrouvant au dessus d'elle. Juliet laissa échapper son souffle en sentant l'érection de son amant contre son pubis. Le loup garou l'embrassa, au moment même où il l'a pénétrait. Le gémissement qui lui échappa à ce moment là n'était en rien lié au plaisir. Une larme coula sur sa joue. Larme que Derek récupéra du bout de son index, lui murmurant :

- « Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire de mal.

- Ça va, lui répondit-elle. Je vais bien. Continues, s'il te plait. »

Derek se mit donc à amorcer un mouvement de va et vient. Juliet se cambra, commençant à ressentir du plaisir. Alors que la chaleur à l'intérieur de son bas ventre commençait à devenir de plus en plus forte, elle griffa le dos du loup garou, traçant des marques sur sa peau, qui cicatrisèrent immédiatement. La jeune femme remonta ses genoux un peu plus, croisant ses chevilles autour de la taille de l'ancien Alpha. Derek accéléra le rythme, appuyé sur ses mains. Alors que Juliet ferma les yeux, la boule à l'intérieur de son ventre sembla exploser et elle poussa le gémissement de plaisir le plus fort qu'elle ait poussé jusque là. Le loup garou ne tarda pas à la suivre et il s'écroula à côté d'elle, le corps recouvert de transpiration.

Juliet se mit sur le flanc, face à lui, et lui caressa le visage.

Durant le reste de l'après midi, ils refirent l'amour plusieurs fois, la médium se gorgeant de l'odeur de la peau de son amant.

Mais vers vingt heures, alors que Derek venait de s'endormir après une énième étreinte, Juliet se leva, se rhabilla et quitta le loft le plus discrètement possible. Elle prit la route de son ancienne maison et monta au grenier, espérant que personne ne surveillait l'habitation. La jeune femme se rendit dans la pièce qui fut la chambre de sa mère et glissa un bras sous le lit. Tâtonnant les lattes du sommier, elle finit par trouver ce qu'elle cherchait. Une grosse enveloppe en papier kraft était scotchée et Juliet tira un coup sec dessus, la décrochant. Elle l'ouvrit précipitamment et la vida sur le plancher. Un pistolet tomba dans un bruit sourd, qui fit sursauter la jeune femme et une dague tomba à côté de l'arme. Les mains tremblantes, la jeune femme vérifia que le pistolet était bien chargé et le glissa dans le creux de ses reins, rabattant son pull par dessus. Elle glissa ensuite la dague dans sa botte et redescendit les escaliers à toute allure. Elle remonta dans sa voiture et prit la route du lycée. Cette enveloppe, elle l'avait découvert après la mort de sa mère, par hasard, en fouillant dans sa chambre. Il était d'ailleurs étonnant que la police ne l'ait pas trouvé après la mort de sa Grand Mère.

Juliet avait l'impression que le trajet durait un siècle. Arrivée là bas, elle coupa le moteur et regarda l'heure sur le cadran lumineux de son tableau de bord. Vingt et une heure. Il lui restait une heure avant le rendez vous.

La médium descendit de sa voiture et entra dans le lycée. Ses pas résonnaient dans les couloirs vides. Le silence régnait dans l'établissement, lui donnant des frissons. Elle se dirigea, comme par automatisme, vers le placard à balais dont Derek l'avait sorti après qu'elle y avait été enfermée. Elle tourna la poignée et ouvrit la porte, brusquement, comme pour essayer de surprendre quelqu'un. Mais il n'y avait rien, à part des balais, des sceaux et des serpillères. Elle refermait la porte quand elle vit, à nouveau, quelqu'un dans le couloir, à la périphérique de son champ de vision. Juliet se tourna vers la silhouette et dit :

- « Qui êtes vous ? »

La médium s'approcha.

- « Je ne vous veux aucun mal, dit elle. Je veux juste savoir qui vous êtes.

- Aucun mal !? dit le fantôme, disparaissant pour réapparaitre à seulement quelques centimètres d'elle. Toutes les personnes capables de me voir me font du mal !

- Je vous promets que je ne vous veux vraiment aucun mal. Je veux juste savoir qui vous êtes.

- Jamais ! »

Le fantôme, furieux, se dissipa et Juliet ressentit un grand courant d'air froid l'a traverser. Elle frissonna et se frictionna les bras comme pour se réchauffer.

La jeune femme reprit le chemin vers le stade de lacrosse et quand elle arriva sur le terrain, les projecteurs étaient allumés, l'aveuglant.

- « J'aime la ponctualité, dit une voix masculine qu'elle reconnue sans peine. Tu es même en avance. Es tu si pressée que cela de mourir ?

- Je n'ai pas l'intention de mourir prochainement, dit elle, le cherchant du regard.

- Pourtant, c'est ce qui va arriver. Ce soir. »

La voix de Joshua était juste derrière, et elle se retourna rapidement pour lui faire face, mais il l'attrapa par la gorge, ses pieds quittant le sol et la projeta plus loin. Juliet atterrit durement sur le gazon. Elle se redressa et vit l'Alpha s'approcher d'elle. Elle se mit à ramper en arrière, utilisant ses pieds et ses mains.

- « J'ai découvert les circonstances de la mort de ta mère, dit elle précipitamment, le souffle court. Je sais qu'elle ne s'est pas suicidée, et je sais que ma grand-mère est en partie responsable de se qui lui est arrivé, mais tu ne peux pas tuer toutes les médiums.

- Ah bon et pourquoi ça ? grogna l'Alpha. Je suis un Alpha, je fais se que je veux. (Il l'attrapa par les cheveux et la tira).

- Je peux voir les fantômes, cria-t-elle, le faisant s'arrêter. J'ai réussi à voir des fantômes. J'ai vu ta mère.

- Oh vraiment ?

- Elle a dit que tu ne devais pas mettre toutes les médiums dans le même sac. Elle a dit aussi que le meurtre de ma mère était le meurtre de trop. Tu dois arrêter de briser des familles pour ton propre plaisir.

- Tu dis ça pour gagner du temps.

- Non ! Je te jure que c'est la vérité ! Ce que ma grand-mère a fait est impardonnable, je le comprends. Mais moi, je n'ai jamais rien fais. Je n'ai connaissance de mes pouvoirs que depuis un mois et demi. Tout ce que je veux, c'est avoir une vie normale. Je n'ai jamais demandé à avoir ses pouvoirs. La première chose à laquelle j'ai pensé quand j'ai appris pour mes pouvoirs, c'est 'pourquoi moi ? qu'est ce que j'ai fais pour que ça m'arrive à moi ?'. Je ne veux pas de ses pouvoirs, je veux juste avoir une vie ordinaire.

- Tu parles bien. Et ton baratin est bien ficelé. Mais ça ne change rien. Je vais te tuer.

- Je ne crois pas non », dit une voix que la jeune femme reconnut.

Joshua se retourna pour se retrouver nez à nez avec Derek, qui lui colla un coup de poing en plein visage. L'Alpha lâcha Juliet et la jeune femme en profita pour se lever et s'éloigner. En regardant autour d'elle, elle se rendit compte que la meute de Joshua faisait face à la meute de Scott. Alors qu'elle clignait des yeux, elle revit ce cauchemar qu'elle n'avait jamais cessé de faire depuis qu'on avait tenté de la noyer. Derek se faisant tirer dessus.

Alors que le combat entre les loups garous commençaient, Juliet aperçut son père apparaître dans les gradins… accompagné de toute une horde de chasseurs. Alors qu'une fille s'approchait d'Isaac qui se battait avec un autre bêta, la jeune femme se précipita vers elle et la fit tomber. Elles se redressèrent et Juliet attrapa la dague qu'elle avait glissé dans sa boite. Elles se battirent et la médium finit par réussir à lui entailler sévèrement le bras et la cuisse, forçant la chasseuse à se rendre.

Elle aperçut que ses amis avaient pris le dessus sur leur adversaire, et que Derek avait mis KO l'Alpha de la meute ennemi. Alors que la jeune femme se précipitait vers lui pour le prendre dans ses bras, elle aperçut le visage de son père dans un coin sombre, qui n'était pas éclairé par les projecteurs. Elle le vit lever son arme, viser.

Tout se passa au ralenti. Son regard passa de son père à Derek et de Derek à son père. Le loup garou sembla comprendre et se tourna vers le chasseur, un rugissement sortant de sa gorge au moment même où Vincent Delanoé appuyait sur la gâchette.

Et Juliet hurla.