Bonjour! Ça va? Bienvenue ici pour le douzième chapitre qui rapprochera Murtagh et Rainbow. J'avais prévu faire une partie chaude dans le chapitre, mais en avançant dans mon cahier, ça ne collait pas avec le reste de l'histoire. Je l'ai donc réduit, voir carrément enlevée.

Je dois me grouiller à taper moi, dans mon cahier, je suis rendue au chapitre quinze…oO. Mais bon, vous aimez toujours hein? Et les Vardens ne tarderont pas à apparaître.

Enjoy!

Chaud devant!

XxxX

Le brouillard était si dense que je ne voyais pas à deux pas devant moi. C'est ce qu'on appelle une purée de pois. De temps à autre, je trébuchais à ce qui me semblait être des roches. Si je me brise la cheville, je porte la plainte sur Karim, même s'il n'est pas avec moi.

Mon visage cogna violemment une surface dur. Je sentis la peau de mon nez s'érafler. Aie…

Putain! Voilà que mes narines rejettent du sang. C'est vraiment pas drôle là. Reprenant graduellement le contrôle de ma colère, je posai une main sur le briseur de visage. Une vitre. Du verre. Une vitre en verre.

Temps de réflexion…

Mais qu'est-ce que ce truc fou là? Je me tournai vers la gauche, avant de refoncer sur quelque chose. Aiiiie! Mais merdouille! C'est la maison aux miroirs ou quoi?! Je me retournai encore vers la gauche et le même phénomène se reproduisit. Non de non! C'est pas vrai!

« Putain de brouillard! Vas-t'en! », hurlai-je en ancien langage.

La fumée se dissipa.

J'ai trop de chance. Je dis le tour de moi-même. J'avais bien raison! C'était envahi de vitres transparentes. On aurait dit le château de glace à La Ronde. Et comme j'avais avancé en ligne droite depuis le début, j'avais—presque—pas frappée de vitres. Mais là, je suis prise dans un cul-de-sac.

Je repris le chemin inverse, espérant trouver une sortit à ce cauchemar.

Je repris graduellement conscience. Une douleur atroce me vrillait le dos et la tête. J'avais l'impression qu'un troupeau de Kulls m'était passé sur le corps.

« Ça va? », me chuchota la voix de Murtagh.

« Si on veux. Je souffre le martyre. »

Mon sauveur me prit par les épaules et m'aida à m'asseoir. Le Kull et Eragon avaient disparu. Saphira me regardait, inquiète. Du sang coula sur mon front.

« Tu t'es assommée quand tu es tombée », m'expliqua Murtagh. « Tu as une belle bosse sur le crâne. »

Merci, c'est sympa.

« Et Eragon? »

« Les Urgals l'ont enlevés et l'ont remit à un homme aux cheveux rouges. »

Saphira acquiesça d'un mouvement de la tête. Voilà qui fait un bon résumé. C'est gentil de l'explication.

« Il faut le sortir de là »

Murtagh ne répondit pas. Son regard se perdait dans le vague., Je le fixai un moment, triste.

« Sais-tu qu'Eragon n'est pas uniquement un… », commença-t-il, hésitant.

« Oui, je sais », coupai-je, le ton ferme. Saphira n'avait pas à le savoir.

Je restai silencieuse un moment.

« Ça ne m'empêche pas de vous considérer comme mes seuls amis. »

C'était parfaitement vrai. Je n'avais pas eu d'amis depuis que j'étais arrivée dans ce monde. Malgré leur caractère, je m'étais beaucoup attachée à eux. J'avais l'impression qu'il était mes frères. Et…je ne voulais pas que Murtagh nous quitte. Je l'aimais bien.

« Vous aussi, vous êtes les seules personnes qui m'ont accordé leur confiance. », murmura le fils de Morzan.

Je fermai les yeux. Je savais que ce n'était guère le moment, mais j'avais le goût de retrouver la chaleur des bras d'un homme. Oromis m'avait laissé tomber, mais l'amour était toujours dans mon corps. J'avais un profond désir d'avoir une relation sexuelle, voir juste les préliminaires.

« Murtagh… »

Son front se posa sur ma nuque. Je le sentais tremblant, voir en pleures. C'était triste.

« J'ai aimé une fille, jadis », m'avoua-t-il. « Je n'ai jamais eu le courage de le lui dire et je le regrette encore. Maintenant, elle est mariée et elle a des enfants. »

Je compris que c'était un grand secret qu'il me racontait. Il me faisait confiance. Moi aussi, je lui faisait confiance.

« Il n'y a pas si longtemps, je suis allée chez les elfes pour apprendre des choses…J'ai rencontré mon maître et…il a éveillé des désirs que j'avais tenté d'oublier lors de mon adolescence. Il en a profité et il m'a laissé tomber. Il…m'a enlevé à ce quoi je tenais le plus »

Les sanglots traversèrent ma gorge.

« Ta virginité »

J'acquiesçai. J'avais si honte. Les mains de Murtagh enlacèrent les miennes. Nous restâmes muets durant de longues minutes, les yeux à moitiés clos, profitant désespérément de la présence de l'autre. Sans Eragon, il semblait plus intime avec moi et c'était agréable.

Saphira nous regardait sans rien dire. Je savais qu'elle songeait à Eragon en ce moment. Je crois qu'elle comprit, car elle s'envola avec un vague :

'' Je vais survoler les horizons.''

Murtagh et moi restâmes immobiles. Je me levai doucement et me plaçai là où elle se trouvait auparavant. Le ciel était sombre. On ne la remarquerait pas.

« Rainbow »

Je me tournai vers Murtagh, le corps en feu. Je voyais dans ses yeux clairs la même flamme de pulsion que moi. Nous étions semblables et nous voulions uniquement la chaleur de l'autre contre soi. J'avais besoin de lui, de son souffle, de sa présence.

« Rainbow », répéta-t-il.

Je baissai timidement la tête, me rappelant la promesse que je m'étais faite à propos de l'amour.

« On doit sauver Eragon », tentai-je.

Son souffle chaud fit frissonner tout mon être. Oh Murtagh! Je ne comprenais plus les contradictions que mon corps m'envoyait. Il voulait que le jeune homme le caresse, l'embrasse, le touche.

« Je sais que tu veux », susurra Murtagh. « Juste quelques temps. Allez, mon ange… »

Mes pulsions stoppèrent d'un coup. La rage monta en moi. Oromis m'appelait « mon ange » durant tout le temps où on faisait l'amour. Là, c'était trop! TROP! Je giflai violemment Murtagh qui s'écrasa sur le sol dur.

« Ne m'appelle jamais comme ça! », hurlai-je en dégainant un couteau.

D'un geste furieux, je plantai la lame dans son bras. Il cria de douleur. Il n'essayait même pas de se débattre. Je voyais rouge, je voulais uniquement lui faire du mal. Et encore et encore, je le blessais, sans voir son regard rempli de larmes. Il était trop surpris pour me frapper.

Oromis…devant moi, je voyais Oromis. Oromis! OROMIS!

Un hurlement inhumain retentit dans la clairière. On me prit par mon manteau et je sentis qu'on me levait du sol.

« Lâche-moi! », m'écriai-je, toujours enragée.

C'était Saphira. D'un coup de gueule, elle me projeta dans les buissons. Je retint un cri de douleur. Mon bras s'était cassé. Mais ma rage disparue. Tremblante, je regardai mes mains ensanglantées. C'était le sang de Murtagh…Les larmes coulèrent sur mes joues quand je me rendis compte de la gravité de mes actes.

J'ai failli le tuer.

Je n'arrivais pas à le croire…Notre amitié était gâchée par ma faute.

Ma faute…

C'est de ma faute si Oromis a profité de moi. C'est de ma faute si Eragon s'est fait enlever. Tout est de ma faute. C'est à cause de moi…

Je me levai avec peine et, malgré la douleur qui lacérait mon bras, je m'enfuis à toute jambe. J'avais laissé la colère s'emparer stupidement de moi. Idiote! Je suis si imbécile. Je pleurai tout en courant. J'avais trop honte pour me retourner. J'entendais les grognements de Saphira et les hurlements de Murtagh qui m'appelait.

Mais je continuai.

Jour 2. Je suis affamée et déshydratée. Je possède une bonne dizaine de bosse sur le front et je crois que mon nez est cassé. Bonne nouvelle : J'ai aperçu Karim et il n'est pas en meilleur forme que moi. Super.

Maintenant, je dois trouver un moyen de sortir de cette endroit de malheur. Je n'ai jamais autant détesté la maison des glaces. Et surtout, que dois-je faire? On nous a rien expliqué sauf trouver notre Légende Personnelle.

Brillant…

Et c'est quoi une Légende Personnelle?

Je me levai après une courte pause et je continuai à marcher, les bras tendus devant moi. Je hais ce monde, vous l'ai-je déjà dit? C'est horrible.

Mais…mais…c'est pas vrai! Un autre cul-de-sac.

JE HAIS LES CULS-DE-SAC!

Je me mis violemment à frapper le mur avec mes poings tout en sifflant « Je hais les culs-de-sac » entre les dents.

Au terme d'un énième coup, je sentis la vitre disparaître, m'entraînant avec elle. Woé! Heeeeeee! Je toooooooombe! J'ignore combien de temps a duré la chute, mais quand je m'écrasai sur le sol, j'ai cru que je m'étais fracturée le bassin. Aiiiiiiiie! Un coup de main?

Comprenant que personne ne viendrait m'aider, je me relevai tant bien que mal. Je souffre, oh que je souffre! Ça fait si mal, c'est si douloureux!

Un pas, deux pas. Ok, rien de cassé. Ouf!

Devant moi se dressait un tunnel sombre et étroit fait de pierres. Il n'y avait apparemment plus de vitre à ma plus grande joie. Prenant mon courage à deux mains et mon poignard de l'autre, j'avançai en étant sur mes gardes. Si je voulais devenir rôdeur, il fallait que je sois cou…coura…courageuse.

Oh mon dieu! Des araignées! À l'aide! J'ai la phobie des araignée! Je fis volte-face et m'écrasai contre…

une putain de vitre. Grrrrrr!

Je tentais désespérément de me calmer. Respirons tranquillement…je suis sûre que Murtagh m'en veut. J'ai…tenté de le tuer. Je suis idiote! Mais…j'avais cru voir Oromis—ce con d'Oromis—devant moi. « Mon ange ». Il l'avait tellement dit. Il avait joui en exclamant ces mots. Ce n'est pas de la faute au fils de Morzan. Il ne savait pas et il ne pouvait pas savoir.

J'éclatai en sanglot. Avec tout ça, j'oubliais Eragon, le pauvre Eragon. Il était sûrement terrorisé avec les Urgals. Je dois aller le chercher!

Je séchai mes larmes et je me levai de la souche à laquelle j'étais assise. Je ne fis pas deux pas que je fonçais contre la poitrine de Murtagh. Je ne bougeai pas. J'avais l'air un peu idiote, immobile contre son torse. Le sang qui coulait le long de son bras me donna le goût de vomir.

« Je suis désolée », murmurai-je en étouffant un sanglot. « Je ne sais pas ce qui m'a prit. »

Il m'enlaça de sa main libre.

« Ça va… Je te comprend. », chuchota-t-il d'une voix rassurante. « C'est de ma faute. »

Nous restâmes silencieux, puis je le forçai à enlever sa chemise. Il ne protesta pas—je crus même voir un sourire apparaître sur le coin de ses lèvres—et je pus examiner ses blessures en tentant d'ignorer son corps musculeux et son odeur agréable malgré la puanteur du sang. Je vis évidemment sa cicatrice qui zébrait son dos, mais je restai muette par respect. Il devait déjà en souffrire, pas besoin que j'en rajoute. Après quelques tissus bandés qui empêchaient les artères de projeter le sang hors du corps, je me collai à nouveau contre sa peau chaude. Les yeux fermés, je savourais chaque minute de sa présence.

« Saphira a un plan pour sauver Eragon », murmura Murtagh au creux de mon oreille. « On ne le laissera pas pourrir là. »

Je levai mon visage vers le sien. »

« Murtagh »

Ses muscles se tendirent.

« Eragon est ton frère »

Ses yeux s'agrandirent d'effrois. Apparemment, ce n'était pas à quoi il s'attendait—pourtant, j'aurais juré que c'était ça qu'il voulait dire tout à l'heure! Il me prit par les épaules et m'éloigna de lui.

« J'en avais entendu parlé, mais je n'y avais pas cru. Tout ce que je savais, c'est que j'avais un frère au nord. »

« Ceunon », me rappelai-je en me remémorant mes souvenirs d'il y a presque quatre ans.

Il acquiesça d'un bref mouvement de la tête. C'était donc pour cela qu'il était là. Il n'aurait sûrement pas douté que son frère habitait dans un trou nommé Carvahall.

« Ne lui dit pas », exigeai-je.

« Seulement si tu m'embrasses », sourit-il.

Petit pervers. Mais pourquoi refuserai-je son offre? Il le demandait si gentiment. Par le fait qu'il était plus grand que moi—une belle tête—je me mis sur la pointe des pieds. On souriait sensuellement alors que nos lèvres se rapprochaient les unes des autres.

Malheureusement, je ne suis pas aimée.

Je lui pris brusquement les épaules et je nous projetâmes sur le sol. Des flèches se fichèrent à quelques pas où nous nous trouvions auparavant. Trois soldat sortir des buissons et nous menacèrent de leurs épées.

Je sentis la main de Murtagh se déposer sur le pommeau de son arme. D'un imperceptible mouvement, je l'empêchai de faire une connerie.

« Que nous voulez-vous, messires? », demandai-je poliment d'une voix faussement apeurée.

« Que font un homme et une…rôdeuse en pleine forêt? »

« Nous allons chercher un dragonnier à Gil'ead, messires. »

Les hommes éclatèrent de rire. Je sentais le souffle chaud de Murtagh contre ma nuque. Il semblait furieux.

« Et tu crois pouvoir réussirent? Il est caché dans le cachot avec des dizaines de gardes »

« Maintenant, je sais au moins où il est, merci messires! », raillai-je.

Les traits des hommes se durcirent. Ils venaient de se rendre compte de leur stupidité. Aaah! C'est la vie! Et il faut vivre avec et les utiliser à son avantage.

« Ferme la, femme! »

« Pas femme, mais Puma »

Ce fut de la terreur qui apparut dans leurs yeux. J'ai mauvaise réputation maintenant? Je vais tout de même en profiter. Un niais se tourna vers compatriotes.

« Le Puma? C'est le rôdeur narcissique? »

Ma fureur augmenta à une vitesse phénoménale. Comme ça narcissique? JE NE SUIS PAS NARCISSIQUE! Je sais que je suis parfaite, mais je ne suis pas narcissique! Non!

Ce fut le tour de Murtagh de me prendre le bras pour me calmer. Je fulminais sur place. Moi? Narcissique? Vraiment? Bandes d'idiots. C'est pas parce que je suis mieux que vous qu'il faut en faire un plat! Bande de jaloux!

Je levai ma main :

« Thrysta! »

Les trois hommes furent projetés aux et tombèrent sur le sol, inconscients. Vengeance. Vous voyez que je suis la meilleure.

« Depuis quand tu sais manier la magie? », s'étonna Murtagh.

« Les rôdeurs ont un an de savoir chez les elfes. »

Il parut surpris et je sentis qu'il voulait poser une question, mais ce n'était pas le moment de discuter.

''Saphira'', appelai-je.

Quelques secondes plus tard, la dragonne atterrit devant nous. Elle étira son cou et je sentis son corps musculeux se tendre. Dans ses yeux brillaient la flamme de sauver Eragon.

'' Voici mon plan'', expliqua Saphira.

Attentifs, nous écoutâmes sa brillante idée. Je voyais que Murtagh me jetait des coups d'œil furtifs. Il y avait quelque chose qui clochait dans cet homme qui avait voulu m'embrasser. Je pense qu'il me soupçonnait d'une quelconque trahison. Je ne saurais par la suite.

XxxX

Voilà! Je finis là. Le prochain chapitre sera plus court et sera entièrement constituer du sauvetage d'Eragon.

Et des reviews, c'est pas si long à faire et il faut juste cliquer sur le beau bouton mauve en bas à droite…