Bonjouuuuuur tout le moooonde ! Je suis suuuuper heureuse j'ai eu pleiins de gentiiiiilles reviiiiews ! Merciiiiiii je vous adore ! Dites-moi vraiment si vous voulez voir quelque chose de particulier dans cette ff, sur un perso, sur une relation etc...ou un chapitre bonus à la fin qui vous sera dédicacé ?
Réponses aux guest:
Nathanniyelhs: Wow, et ben merci beaucoup ! C'est super touchant ! Si, j'écris beaucoup, mon rêve est de devenir écrivaine. ^^
Nidalee: Wouii, pleins de câlins et pleiiiins de bizouiiiilles ! x3 (Ca ne me dérange pas c'est mimi comme surnom :3 J'ai l'habitude avec ma fiancée en plus x3) Anwww merci beaucoup en tout cas, ça fait plaisir ! Bisouuuuuus !
Rappel: Cette fic est dédiée à ma fiancée, ma Lie, ma Rose Blanche, mon coeur, ma Lisa...Je t'aime. Dois-je rajouter quelque chose ? *coeur* Si oui, ordonne-le moi x3
Je dédie également ce chapitre à mon frère, Julien, 22 ans.
Merci encore et bonne lecture !
Disclaimer : Je ne possède aucun perso de Death Note, ils sont la propriété de Messieurs Ohba et Obata, Beyond de maître Nisioisin, Zwei et Echo appartiennent à Jun Mochizuki. Je ne possède pas non plus le monde, les villes des Etats-Unis, ni les jeux-vidéos ou les consoles cités, qui sont à Nintendo ou Sony. Les films dont je parlerais ne sont pas à moi non plus. En fait, rien ne m'appartient à part l'histoire, et les persos que j'ai moi-même inventés…(Et je sais que Near n'est PAS un albinos.)
Chapitre 11-Matt, et la nouvelle aventure des réveils.
Matt se retourna dans son lit, cachant son nez sous ses couvertures. Il ne faisait ni froid, ni chaud. Physiquement, tout allait bien. Mais le problème, c'était encore sa cervelle. C'était la dernière nuit qu'il passait dans son lit. La dernière où Mello serait à ses côtés dans son lit hauteur. Demain serait certainement le dernier jour qu'il passerait avec Ryûzaki, cet homme qui c'était comporté comme un père. La dernière journée où il apercevrait un petit albinos, étalé au beau milieu de lego. Il n'aurait jamais pensé regretter le jour de son départ, celui où tout redeviendrait comme avant. Mais, bizarrement, sa gorge était bloquée. Il savait que si, là maintenant, il essayait de dire le moindre mot, il se mettrait à pleurer. Matt était quelqu'un de sensible. Mais à ce point, lui-même s'étonnait. Il ne voulait pas partir. Il ne voulait pas particulièrement ne plus jamais retourner à Clovis. Mais si Mello, son père, son frère albinos, Flow, Julien, Inga, Namikawa… S'ils étaient tous là-bas, ce serait mieux…
Noooon ! Matt s'était attaché à des gens autres que ses amis d'enfance !
Respire doucement. Ferme tes yeux mon Matty. Endors-toi. Oublie que tu te réveilles tôt demain pour quitter New-York. Retiens tes larmes, et monte vers le pays des songes.
C'était la voix de Mello qui lui murmurait ces mots. Matt n'était pas schizophrène, heureusement. Mais son cerveau décidait de bien des choses étranges…le fait qu'il copie la voix de son correspondant n'avait rien d'étonnant.
Le rouquin serra ses draps très fort, ses ongles s'enfonçant dans le tissu. S'ils étaient un chouia plus longs, ils déchireraient certainement la couette.
Au pied de son lit, emballées dans des sacs ou valises, se trouvaient presque toutes ses affaires, qui allaient bientôt se retrouver, comme lui, dans l'avion. Pour revenir…à Clovis…
La respiration de Matt se calma. Elle devint légère et régulière. Le sommeil emportait avec lui toutes ses angoisses, tous ses soucis… Dans ses rêves, il n'en avait plus. Dans ses cauchemars, il en avait encore plus. Et dans le rêve qu'il faisait en ce moment…Nous ne décrirons rien.
xxXxx
Mello soupira silencieusement. Il entendait les légers ronflements de son correspondant. Il devinait qu'il était endormi, bien qu'il ne puisse pas le voir.
En fait, il ne voulait pas le voir. Le voir ? Il n'avait pas envie de le voir avant d'être contraint de partir à Clovis. Il voulait que Matt parte là, directement, que ça se fasse rapidement. A moins que…
Le blond se redressa dans ses couvertures. Il jeta ses jambes au-dessus l'échelle. Il devait le faire.
Respire doucement. Ouvre grand tes yeux, princesse. Vois dans le noir. Oublie ta fierté, un peu, car demain… Retiens tes larmes, et fais-le. Ca ne t'engage à rien.
-Tais-toi, murmura-t-il à Matt.
Il savait que Matt n'avait pas parlé. Mais il l'avait entendu.
xxXxx
Elle était allongée en travers de son torse. Elle était là, elle était belle. Elle s'était endormie pendant le film qu'ils avaient regardé. Near se demandait s'ils resteraient en entente longtemps, avec Mean. Il ne la considérait pas comme une amie, ni une petite-amie, ni un plan cul. Near n'avait besoin ni d'amis, ni de petites amies, peut-être de plan cul…
-Near ?
Nate River baissa ses grands yeux vers Mean, qui avait ouvert ses yeux bleus, l'air désorientée.
-Tu t'es endormie, Mean. Papa a dit que tu pouvais rester dormir. Je n'ai pas osé te réveiller.
-Tu aurais dû, Nate.
-Ne m'appelle pas comme ça, demanda Near.
En fait, ce n'était pas une demande. L'albinos lui donnait un ordre. Un ordre dit de façon douce, mais ça restait un ordre.
-Respire doucement. Ferme tes yeux. Imagine que tu es sur une plage. Oublie ce qui t'entoure…Pense à ce que tu veux, et endors-toi…
Mean plongea dans l'obscurité et l'absurde des rêves peu de temps après.
-Bonne nuit, Me'.
xxXxx
Une seule salle. Six adolescents entassés dans des matelas. Une petite blonde serrée contre son amie aux yeux bleus. Un brun à ses côtés, de la barbe sur le menton. Une jeune fille pâle. Un brun aux yeux rouges injectés de sang. Un autre brun aux cheveux longs. Echo, Zwei, Flow, Inga, Beyond et Namikawa.
Ils avaient bien évidemment proposé à Matt, Mello et Julien de se joindre à eux pour cette dernière nuit à New-York. Julien ne pouvait pas. Soirée impose d'en louper une autre. Matt avait catégoriquement refusé. Il adorait tous les gens qui dormiraient avec lui, mais il ne pouvait pas dormir autant dans une seule salle. Etrangement, Mello avait semblé d'accord avec lui.
xxXxx
« Can you feel life moving through your mind… »
-Ta gueule Sonic…marmonna Matt en déverrouillant son portable.
Le rouquin aperçut Mello remuer dans son lit. La chanson du jeux-vidéo Sonic l'avait donc réveillé aussi. Mello…il devrait attendre longtemps avant de le revoir…dans une heure il retournait à Clovis. La boule dans sa gorge était de retour.
Il commença par rassembler ses affaires et les vérifier vite fait.
Il sortit quelques vêtements de sa valise, ceux qu'il allait porter pour le voyage, et rangea son T-shirt de nuit dedans.
Il se dirigea ensuite vers la salle de bain, et fit couler sur lui de l'eau chaude, encore légèrement endormi.
Il se savonna rapidement, et enfila les vêtements qu'il avait préparés après s'être séché.
C'est alors que ses yeux se posèrent sur l'horloge murale de la salle de bain. Sa pupille noire charbon se rétrécit sous le coup de la surprise. Au lieu d'avoir une heure devant lui, il n'avait plus que quinze minutes. Son réveil, pourtant bien programmé, avait donc sonné en retard.
La panique s'empara de Matt. Quinze minutes. S'il y arrivait, il devrait pouvoir être à l'heure. Mais pourquoi son réveil avait-il sonné si tard ?!
Toujours aussi paniqué, il s'aspergea de parfum, et alors…il comprit. Ses poings se crispèrent de rage. Ce…ce petit con !
Il reposa rageusement la bouteille de parfum, rassembla ses affaires de toilettes dans une petite trousse, avant de faire une entrée fracassante dans la chambre, qu'il ouvrit de son pied.
Il jeta avec colère ses affaires sur son lit, et posa son regard sur Mello, accoudé à son bureau.
-POURQUOI T'AS FAIT CA ? cria-t-il. T'AS QUE CA A FOUTRE DE TA VIE ? ME FAIRE CHIER !? J'EN AI MARRE DE TOI ! J'ai plus de temps maintenant !
Le blondinet esquissa un sourire en ricanant.
-T'es vraiment qu'un connard, princesse !
Quand Mello se redressa et se dirigea vers lui vivement, le rouquin crut qu'il allait se prendre une autre claque. Pourtant, ça n'avait aucun rapport avec le coup qu'il pensait recevoir. Les deux lèvres de Mello se posèrent sur les siennes. Ce n'était pas leur premier baiser, mais Matt écarquilla les yeux de surprise. Son correspondant lui tenait la taille et l'embrassait sauvagement. C'était la première fois que Mello embrassait Matt, et non pas l'inverse. La première fois que ce baiser n'avait aucune raison d'être. Ou alors, qu'il en avait une vraie…
Matt se demanda si c'était de nouveau une comédie, si Near allait bientôt ouvrir la porte. Ceci commençait sérieusement à l'énerver. Il en avait ras le bol de servir d'objet !
Quand Mello se recula, Matt lui cria :
-Tu m'énerves Mel, je suis pas ton chien tu com…
Le blond se pencha de nouveau vers lui, l'embrassant. Il le renversa totalement sur son lit bleu. Le rouquin poussa un gémissement de surprise.
Bizarrement, Matt oublia sa colère, et s'abandonna totalement aux baisers du blondinet. L'amour maîtrisait son corps, plus son crâne. Tant mieux, d'ailleurs, vu les idées de son cerveau… Il laissa même Mello lui retirer son T-shirt, celui qu'il venait juste de mettre. Il était blanc à rayures noires. Et il se retrouva sur le sol bien plus vite qu'il ne fut enfilé par le rouquin.
-Matt…murmura Mello.
Le geek ne put même pas lui répondre, car le chocovore l'embrassait déjà. Toute sa raison, sa conscience étaient parties en fumée. Il n'avait plus la moindre idée de ce qu'il se passait. Tout était flou, à part une chose : les lèvres de Mello sur les siennes. Elles, ils les sentaient. Puis, un éclair de lucidité le parcourut. Dans quelques minutes, il n'aurait plus ces lèvres avec lui. Ni-même un cheveu de Mello. Et puis, il ne comprenait plus. S'ils ne jouaient plus la comédie, alors que faisaient-ils ? Near n'était pas là, ce n'était donc pas ça. Mello ne le poussait pas non plus à relever un défi, puisque c'était lui qui avait commencé cette fois-ci. Peut-être, alors, qu'il prenait sa revanche sur la dernière fois, qu'il lui prouvait que, lui aussi, il pouvait l'embrasser et que, par conséquent, il n'y avait aucun gagnant.
Le cœur de Matt tambourinait très fort dans sa cage thoracique, transformée en batterie humaine. Il espérait que Mello ne pensait pas à ça. Qu'il l'embrassait seulement parce qu'il le voulait, qu'il se sentait attiré par lui, et qu'il ne pouvait faire autrement. Qu'il avait alors rangé sa fierté de côté pour le geek.
Ce n'est que quand la main du blond s'aventura sur son jean que Matt reprit entièrement ses esprits. Mello allait trop loin, beaucoup trop loin, mentalement, il n'était pas prêt à tout encaisser d'un coup. Pas sans explications préalables du blondinet. Il ne ferait rien de plus avec lui, tant qu'il ne connaissait pas les intentions de son correspondant.
Il détacha ses lèvres de celles de Mello, poussa la main de celui-ci, et puis poussa même le blond tout entier, et se mit à courir dans le couloir, s'enfermant dans les toilettes, sans prêter attention aux paroles de son correspondant. Paroles qui se résumaient à « Matt ? ».
Une fois dans les toilettes, Matt se laissa glisser le long de la lourde porte, soupirant légèrement. Il n'avait plus son T-shirt, seulement ses goggles et son bas. Il grelotta. Il avait envie d'y retourner, de finir ce qu'ils étaient en train de faire, mais il était intelligent. Il ne voulait pas s'auto-détruire. Il n'était pas suicidaire. Au moins, il était sûr d'avoir pris la bonne décision.
Il prit sa tête entre ses mains. Il se retenait, pour ne pas frapper sa tête contre la cuvette, et que les Lawliet retrouvent un cadavre roux plein de sang quand ils arriveraient à déverrouiller la porte.
Mello ne l'avait pas suivi. Au moins, ça lui enlevait un poids. Mello….son être frissonna en repensant à ce qu'il venait de se passer. Quelque chose de…merveilleux. Qu'il ne savait comment décrire.
Ô monde cruel, quand Matt Jeevas pourra-t-il embrasser Mihael Keehl de nouveau ?
Et voilà que son cerveau recommençait.
Quelqu'un frappa à la porte. Le roux se tendit. Pas Mello.
-Matt ?
Le geek lâcha un long soupir de soulagement. C'était la voix de Ryûzaki.
-Oui ?
-Dépêche-toi, il faut que je t'amène à l'aéroport. Continua le père des Lawliet.
-Oui, Ryûzaki.
Matt avait presque oublié le retard qu'il avait. Il tira la chasse d'eau-sinon ça paraissait louche-et ouvrit la porte. Avec empressement, et sans regarder autour de lui, pour éviter le regard de Mello, il se rhabilla. Il croisa vite fait Near, à qui il dit au revoir. Je crois bien que c'est un adieu. Il rencontra Mean en même temps. Il fit la bise à la blonde, avant d'attraper ses affaires, qu'il descendit dans l'entrée. Il engloutit ensuite son petit-déjeuner, regardant qu'à peine ce qu'il avalait.
Ryûzaki, Mello et lui purent enfin monter dans la voiture noire des Lawliet, laissant la maison aux petits soins de Near.
L'ambiance dans la voiture était tendue. Ryûzaki le ressentait, bien sûr, mais il ne pouvait deviner la raison de cette électricité dans l'air. Aux dernières nouvelles, il n'était pas médium.
-Alors, tu vas retourner à Clovis, Matt ?
-Ouais…répondit évasivement le concerné, le regard dirigé vers ses pieds.
Il savait que Mello l'observait dans le rétroviseur. Il ne devait pas croiser son regard glace.
-Dis-moi, on se reverra d'après toi ? On essayera ? demanda le père des Lawliet.
Matt se pinça les lèvres. Il ne voulait pas perdre contact avec eux, lui non plus…mais…
-Bien sûr…
-De toute façon, tu as le numéro de Mello !
Le blond n'ajoutait rien, ce qui étonnait son père. Il était peut-être malade…
Arrivés sur le parking, ils se dirigèrent tous les trois vers l'aéroport. Il y avait Zwei sur le côté, avec Inga et ses parents. Quand elle aperçut les deux correspondants, elle se dirigea vers eux.
-Salut.
-S'lut.
-Bonjour…
Zwei remarqua tout de suite que quelque chose clochait, mais elle ne fit aucune remarque dessus. Ils étaient peut-être juste mécontents de se quitter…
-Ca va ?
Matt haussa doucement les épaules. Mello sourit simplement à la jeune fille. Celle-ci lui rendit un grand sourire. C'était la première fois qu'il lui souriait.
-Je suis un peu triste de partir de New-York…déclara-t-elle avec un petit sourire sadique. Il y a peut-être la maison pleine de « trésors » de Beyond à Clovis, mais ici, il y avait une bande merveilleuse. Je suis triste de vous quitter.
-On va se revoir…dit simplement Mello.
Zwei plissa les yeux. Le blond n'était définitivement pas dans son état normal. Matt…bah…c'était le Matt habituel de Clovis. Celui qui semblait effacé, jamais impliqué dans les conversations. Alors que, depuis deux semaines, il avait changé en présence de Mello. Oui, tout était étrange chez eux, aujourd'hui.
-Bon, je me dépêche, dit la jeune fille, je vais rejoindre Echo !...Oh, au fait, Matt ! Elle veut s'installer à côté de toi dans l'avion !
-Ok…répondit le rouquin alors que Zwei courait déjà dans l'aéroport.
Ils se trouvaient tous les trois dans le hall du bâtiment. Matt devait partir, rejoindre les autres habitants de Clovis. Il se tourna vers Mello avec courage, osant enfin soutenir son regard.
-Bon, et bien…on se revoit en avril, je suppose.
Purée, je suis nul.
-Oui…A très bientôt…
-Au revoir Ryûzaki, continua Matt, ses affaires dans ses bras. Passez une bonne fin de journée, et pensez à remercier Near également.
Mello roula des yeux en entendant le prénom de son frère, mais ne dit rien de plus.
-Compte sur moi, gamin, répondit Ryûzaki avec un grand sourire. Allez, va…
Le rouquin hocha la tête, et fit demi-tour, suivant de près les traces de Zwei. Il se sentit subitement traversé par un éclair de folie.
Il se retourna vivement, à trois bons mètres de son correspondant et son père, qui venaient de lui tourner le dos, et cria à l'intention du blond :
-On se reverra princesse ! Et pense à manger du chocolat avec modération, que tes fesses ne grossissent pas encore d'ici avril !
Matt arborait un grand sourire, content d'avoir pu s'amuser un peu avec Mello avant de le quitter.
Le chocovore se retourna lui aussi, ses yeux jetant des éclairs. Cependant, il ne put retenir ses rires. Il répliqua, s'en donnant à cœur joie :
-Alors toi ! Quand je te reverrais, tu es sûr que tu seras puni ! D'ailleurs…fais attention à toi aussi…je n'aimerai pas apprendre que tu es mort d'un cancer du poumon en mars !
Matt lui tira la langue, puis lui fit un signe de la main. Il se mit à courir dans l'aéroport, un grand sourire sur les lèvres.
xxXxx
Il voulait s'endormir. Plonger dans un profond sommeil, pour ne plus y penser. Dormir jusqu'en avril serait la solution parfaite. Cependant, Matt n'était pas sûr de pouvoir hiberner. Arrête de te comparer aux ours toi ! Le long soupir qui s'échappa de ses lèvres signifiait que son cerveau lui pétait les…bonbons !
Echo, qui n'arrêtait pas de parler pour rien dire, et que le rouquin n'écoutait plus-parce qu'il voulait dormir mince, lâcha subitement dans son monologue quelque chose qui fit tiquer Matt :
-Alors Matt, ça s'est bien passé la nuit dernière avec Mello ? Je suppose que vous avez « dormi » dans le même lit, en plus…Je veux tous les détails.
Bien sûr, c'était de l'humour, elle rigolait et ça se voyait. Echo n'aimait pas spécialement être méchante, elle aimait taquiner. Matt le savait, mais avec ce qui s'était passé le matin-même, il ne réussit pas à faire la part des choses et à rester calme. Il agressa donc son amie, sans vraiment le vouloir, plus par automatisme.
-Ta gueule !
Le sourire de la blonde s'effaça. Le geek ne saurait dire si la rockeuse était en colère contre lui, ou si elle était triste.
- D-désolée, je ne voulais pas t'énerver Matt…
Vu sa réaction, il en déduit qu'elle était plus triste qu'en colère.
-Et si tu as des problèmes qui ne me concernent pas, ça sert à rien de se défouler sur moi, compris ?!
Ah, il ne savait plus maintenant…
-Qu'est-ce qui se passe devant ? demanda Zwei, dont la tête apparue entre l'espace de leurs deux sièges. Echo pourquoi tu es en colère ?
-Tu as qu'à demander à Matt, Zew, il le sait certainement mieux que moi, répondit la concernée.
Son amie tourna ses yeux bleus vers le rouquin.
-Matt ?
-Rien de grave. J'ai été méchant avec elle. Désolé. Voilà. Maintenant j'aimerais dormir.
-Tu vas changer de ton avec nous, Matt, on ne t'a rien fait ! continua Zwei. Et si tu voulais juste dormir, t'avais qu'à lui dire avant, non ?
Le geek savait pertinemment qu'elle avait raison, il ne rétorqua donc rien et préféra se tourner sur le côté dans l'espoir de dormir. Il était en train de se disputer avec tout le monde, et il n'aimait pas vraiment ça.
De plus, il y avait tellement de monde dans cet avion qu'il valait mieux fermer les yeux pour ne plus les voir. Il devait s'endormir.
xxXxx
Il y avait un petit garçon. Pas plus de dix ans. Ses cheveux blonds n'avaient pas été coupés depuis sa naissance, car personne ne s'occupait de lui. Ils lui arrivaient au-dessus des hanches. En ce moment, le petit garçon les brossait en chantant une chanson. Il ne savait plus s'il l'avait déjà entendu auparavant, ou s'il était en train de l'inventer.
Coupant subitement sa petite chansonnette, la porte de l'entrée grinça, et le petit blond se tendit. Il hésita entre aller se cacher ou courir vers la personne qui venait d'entrer. La brosse tomba sur ses pieds, et il ne la ramassa pas.
Tout à coup, le paysage autour de lui se transforma. Tout devint sombre. C'était une petite ruelle, mal éclairée alors qu'il faisait nuit. Devant lui, il n'y avait qu'une chose. Un bac. Une sorte d'abreuvoir. Remplie d'eau claire et glacée à ras bord. Dans cette surface translucide, il apercevait son reflet. Ses yeux bleus, son nez surmontant sa bouche, et ses longs cheveux dorés glissant sur tout son tronc. Mais il n'y avait pas que lui. Il sentit d'ailleurs SA présence. Il se doutait qu'elle était là. Elle était toujours dans cette ruelle en même temps que lui.
Des yeux aussi bleus que les siens, et des cheveux auburn, bouclés. Sa mère.
La femme l'attrapa par la nuque et le fit plonger dans l'eau, essayant de le noyer. Il ne succomba pas à cette pression, il ne se plia pas aux envies de cette femme. Il sorti délicatement de sa poche un pistolet aux reflets argentés. Un Beretta. Il le gardait pour cette occasion.
La tête toujours immergée, il tendit son bras en arrière et tira au hasard, espérant la toucher et la blesser à un tel point qu'elle ne pourrait plus le toucher.
La pression se fit moins forte. Puis la main le lâcha totalement, et il put sortir sa tête de l'eau, ses longs cheveux, trempés, mouillant son corps frêle.
Il se retourna vivement, et poussa un cri de stupéfaction et d'horreur. Autant son plan s'était bien passé pour sa mère, qui était simplement blessée au bras et à la hanche, autant un détail le terrifiait. Il avait tiré énormément de balles. La plupart n'avait atteint aucune cible, deux avaient touché sa mère, et trois s'étaient plantées dans le torse et sur le crâne d'un garçon de son âge. Un garçon qui devait juste passer par là, ne se doutant pas de ce qui allait lui arriver.
Le petit garçon blond se jeta sur la victime de ses tirs, pleurant comme jamais il ne l'avait fait auparavant. Il était un meurtrier. Il avait tiré trois balles sur un enfant qui ne lui avait rien fait, et qui n'était rien d'autre qu'un passant.
Il prit l'autre enfant dans ses bras. Il était recouvert de sang. Ses cheveux étaient rouges, mais était-ce à cause du sang, ou bien était-ce sa couleur naturelle ? Il portait sur le haut de son crâne une paire de lunettes orange. Ses yeux étaient pratiquement fermés, si bien qu'il n'arrivait pas à en distinguer la couleur. Il portait un T-shirt à rayures blanches et noires, maintenant troué à deux endroits, dégoulinant d'hémoglobine.
-Mihael…murmura le jeune enfant blessé. Tu t'appelles Mihael Keehl… Je vais bientôt devoir te quitter, mais je voulais me présenter avant. Que tu te souviennes de moi. Je m'appelle…
-MATT !
Mello se réveilla en sursaut, criant le nom de son correspondant. Il avait rêvé qu'il tuait le rouquin en même temps que sa mère. Il pleurait, il était en sueur, et il lui manquait quelqu'un. Matt n'était plus dans le lit à côté. Il n'y avait même plus de lit bleu à côté du sien, en fait.
-Matt…sanglota-t-il.
Il essuya ses larmes du revers de sa main. Il ferait mieux de se calmer et de dormir maintenant. Matt n'était plus là pour le consoler…
Il descendit automatiquement son échelle, il ne décidait plus vraiment de ce qu'il faisait. Il se dirigea sans vraiment s'en rendre compte vers la porte au bout du couloir. Il toqua au battant :
-Near…tu dors ?
-Mello…répondit la voix de son frère.
La porte s'ouvrit, le petit albinos derrière. Tout était allumé dans sa chambre. Le blond savait que son frère ne dormait pratiquement pas, mais il était quatre heures du matin…
-Tu ne dors pas ?
-J'ai l'air de dormir ? Et toi…tu ne dors pas ?
-J'ai l'air de dormir ? rétorqua Mello à son tour.
Le blondinet s'assit sur le lit de son frère. C'était comme s'il redécouvrait cet endroit.
-Tu ne mets jamais les pieds ici habituellement…qu'est-ce qui t'amène, Mello ?
L'aîné ne répondit rien. Il n'avait rien à dire. Si Near avait été Matt, il ne lui aurait posé aucune question et il l'aurait pris contre lui. Hélas, l'albinos n'était pas le rouquin, et ses réactions étaient celles d'un être sans émotions.
Mello ne se souvenait qu'à peine de l'époque du jeune Near, celui qui riait, qui pleurait pour rien, qui sautait, qui dansait…il s'était envolé avec le Mello aimable, et le fantôme de Naomi.
Le regard ciel du blond fut attiré par un objet rond posé dans la niche de lit de son frère. Un médaillon rond. En bois. Sans se soucier du fait qu'il fouillait dans les affaires personnelles de son frère, il l'attrapa et l'ouvrit sans se poser plus de question.
Le médaillon révéla une photo. Une femme aux longs cheveux noirs, au teint basané, souriante, tenant contre son sein un jeune bébé avec quelques cheveux foncés sur son crâne. A côté, tout sourire aussi, se tenait un homme, à la peau plus claire, possédant des yeux bleus clairs, et muni de cheveux châtains. Devant eux, arborant un sourire de psychopathe ou de pédophile, un jeune garçon aux cheveux blancs et bouclés, bien trop petit et maigre, regardait l'appareil avec des yeux pétillant de bonheur. Il devait avoir cinq ans.
Mello poussa une exclamation à la fois surprise et intéressée. C'était la première famille du jeune Nate River, celle qui avait péri sous ses yeux à cause d'un virus.
-Donne-moi ça, Mello, dit Near d'une voix froide et menaçante.
Comme le blond n'eut aucune réaction, son frère le lui arracha des mains.
-Toi aussi, tu as connu la mort, Near…déclara son frère, une once de compassion dans les yeux.
L'albinos se radoucit légèrement, voyant que Mello n'avait pas l'intention de l'embêter.
-Oui.
-Merci. Ca va mieux.
Near fronça les sourcils, perplexe. Son frère avait toujours été bizarre, certes, mais là ça dépassait tout ce que le cadet Lawliet avait vu : il l'avait remercié.
-Je ne vois pas trop en quoi je t'ai aidé, Mello, répondit-il. Mais de rien.
Mello se dirigea vers la porte et lança avant de retourner dans sa chambre :
-Bonne nuit, brosse à chiottes.*
xxXxx
Pour le « brosse à chiottes », j'ai vraiment fait un rêve où Mello appelait Near brosse à chiottes…mais ce rêve-là reste encore très flou pour moi en ce jour (27 novembre 2014).
