Si si !! Vous avez bien lu !! Encore un chapitre tôt ! Allez-y, dites le... Je suis parfaite :) Aïe ! Ne me frappez pas ! On a bien le droit de rêver...
Enfin bref.. Bonne lecture :)
Ps : J'ai eu des remarques pertinentes, je compte donc rectifier le tir, cependant, je ne pouvais plus attendre de vous poster celui là.
Chapitre 12... : La décision...
Ce qu'il y a de bon dans les départs ? Ils commencent le retour.
Yolande Chéné
« Je ne peux rien faire. Je suis navré. Mais je ne peux pas prendre seul une décision qui concerne l'ordre... »
« Nous n'avons qu'à réunir les membres de l'ordre ! »
« Tu dois comprendre Harry. Ça ne se fait pas comme ça. Lorsque nous nous réunissons tous, nous prenons un gros risque. Il faut un certain temps pour organiser une réunion... »
Harry émit un grognement ressemblant fort à celui d'un animal, puis s'éloigna avec rage du bureau, serrant les poings avec ténacité.
Ginny, voyant son ami s'énerver pris le relais et déclara gravement :
« Si vous ne faites rien, Draco risque de faire une énorme bêtise. N'est-ce pas vous qui volez au secours de vos étudiants ? Draco est revenu sur la bonne voie. Il avait une chance de s'en sortir... Il mourra si on ne fait rien. »
Dumbledore adressa un regard désolé à Ginny. Harry revint vers eux, le visage fermé mais déterminé, il saisit Ginny par le bras et déclara sur un ton ne laissant aucune contestation :
« Si l'ordre ne fait rien, l'AD s'en chargera. »
Sur ce, il ouvrit la porte, sortit, accompagné de Ginny. Ils laissèrent là un professeur dépité.
Dumbledore savait que quoi qu'il se passe, des gens allaient mourir. Des membres de l'AD, ou les membres de l'ordre... Cependant, il ne pouvait pas laisser Draco y aller seul.
Il s'était attaché à cet être torturé. Et il n'était pas le seul. Le jeune Malfoy n'enlèverait jamais sa carapace, mais pour ceux qui arrivaient à la percer un peu, tous s'attachaient à cet homme. Dumbledore avait vu évoluer le jeune Malfoy depuis son plus jeune âge. Il connaissait l'endoctrinement qu'il avait subit, et il admirait le courage dont il avait fait preuve. Car on ne sort jamais des ténèbres sans que son ombre nous poursuive. A vie.
Le directeur regarda sa montre. Il était 15heures. Après un dernier soupire, il regarda un des tableaux qui lui adressa le signe de tête qu'il attendait.
La fin de l'après midi passa ainsi. Le doute avait pris quartier chez tout le monde. Tous sentaient cette guerre qui se rapprochait à grands pas. Un quartier moldu avait été attaqué hier soir, et la nouvelle venait d'être annoncé. Hermione avait regardé avec effrois quelques uns de ses camarades s'effondrer. Ils venaient de perdre un ami, un parent, une connaissance. Elle aurait pu être à leur place. Elle avait écrit une lettre pour ses parents. Une longue lettre. Leur disant qu'elle ne les reverrait pas avant que la guerre ne soit terminée. Et qu'importe son issus, il était trop dangereux qu'elle rentre, et elle voulait se battre pour sa liberté.
Les cours avaient été suspendu pour l'après-midi. On ne voyait que très rarement le directeur. Les professeurs avaient renforcé leur vigilance. On apprenait aux élèves à se battre. Tous étaient conscients que bientôt, ils devraient affronter leur plus grande crainte... La mort Ils devraient la regarder dans les yeux, la défier... Vaincre ou mourir.
Les élèves restaient en groupe. Le couvre feu avait été avancé. Le parc n'était plus autorisé lorsqu'il faisait nuit. La peur menait toutes les têtes à la baguette. Elle consumait toutes les âmes, rongeait tous les cœurs. Même les plus vaillants.
Draco cependant préférait rester seul. La fatigue le tirailler mais pourtant le sommeil s'évertuait à le fuir. C'était contradictoire et très frustrant. Il ne parvenait plus à réfléchir comme il le voulait. Ses pensées le menaient où bon leur semblait.
Il ne rentra que vers 21h dans les appartements qu'il partageait avec Hermione. Cette dernière l'attendait sagement près de la cheminé. Nous étions en début mai, mais le temps restait nuageux, à l'image de leur avenir plongé dans le brouillard. Lorsqu'elle entendit le tableau pivoter, elle ne se retourna même pas. Draco s'approcha à pas feutrés et embrassa son épaule dénudée. Elle ne tourna pas la tête, et lui resta derrière elle, la main posé à la place de ses lèvres un instant auparavant. Puis, après un silence apaisant, Hermione prit la parole, et déclara gravement :
« Tu dois y aller »
Il mit quelques secondes à comprendre. Quand il était avec elle, tous ses ennuis s'envolaient. Alors, enfin, la réalité le regagna et il percuta. Comme le silence avait répondu à sa phrase, Hermione continua, tout en se levant du fauteuil, et avançant dans la pièce, toujours de dos :
« Si tu n'y vas pas, tu regretteras toute ta vie de ne pas lui être venu en aide. »
Il soupira, balançant sa tête de droite à gauche. Elle lui pesait, lui faisait mal. Il allait prendre la parole mais elle ne lui en laissa pas le temps. Draco la connaissait assez bien pour savoir qu'elle avait dû réfléchir longuement à ça, et qu'il devait lui en coûter de l'inciter à partir, c'est pourquoi il la laissa finir, avant qu'elle ne change d'avis :
« Mais je t'en pris, ne pars pas maintenant. Laisses moi préparer ton départ. Je veux assurer ta sécurité au maximum. Je veux que tu reviennes... »
Elle se tourna enfin vers lui en achevant :
« Que tu me reviennes »
Il baissa la tête. Il savait qu'elle souffrait, et il souffrait lui aussi. Mais sa mère représentait beaucoup pour lui. Il ne pouvait pas la laisser aux mains de ces tueurs. Hermione serait de plus toujours en sécurité à Poudlard. C'est pourquoi il acquiesça, une moue tout de même soucieuse. Il lui adressa enfin un petit sourire, de ceux qu'on échange quand rien de plus ne doit être dit. Alors, elle se jeta sur lui, comme ça, sans prévenir, guidée par un instinct sauvage et désespéré.
Il tenta de la rassurer et lui promit tout en embrassant son front :
« Je reviendrais Hermione... Je te le promets. »
Elle rigola amèrement et soupira, la tête dans son cou :
« Les promesses n'engagent que ceux qui y croient... »
Il sentit sa chemise se mouiller et serra davantage ce corps si frêle. Avant, il n'aurait jamais permis ce genre de débordement.
Avant.
Mais tout avait changé.
« J'y crois ma douce Hermione... Je reviendrais pour toi. »
Elle s'éloigna quelque peu, ayant séché par pudeur ses larmes et quémanda, les yeux emplis d'espoir :
« Laisses-moi deux jours pou... »
« Deux jours, c'est 48heures que je perd pour la sauv... »
« 24 dans ce cas... »
Il fit une moue hésitante, et elle rajouta, avec une voix d'enfant :
« S'il te plait... »
Il ne dit rien, réfléchissant.
« Draco... »
Il soupira. Cette fille allait le rendre fou.
« C'est d'accord. 24Heures, mais pas une de plus. »
« Merci ! » S'exclama t'elle un peu plus enjouée.
Elle déposa un baiser furtif sur sa joue et monta les marches menant à sa chambre :
« 24heures ! » Lui rappela t'il tandis que la porte se refermait déjà sur elle.
24... C'était trop long pour Draco, et à la fois trop court pour Hermione.
Il savait cependant que c'était le seul compromis qu'ils puissent trouver.
Ces 24heures allaient être un calvaire pour eux deux. Hermione allait se monter la tête pour une sécurité qui s'avèrerait sûrement dérisoire une fois là bas, et Draco allait ruminer ses pensées, pensant perdre son temps.
Ils avaient juste oublier que ces 24heures représentaient un départ. Et que comme tout départ, on est jamais sûr d'un retour...
Mouhahahahaaa !! Je sais ! Je suis injuste de vous laisser dans un tel suspense...
:)
