Que de retard !! Pardon ! Ah... je n'ai aucune excuse, sauf mon manque d'assiduité (et ce n'est pas une excuse en soi...)

Bonne lecture !

Chapitre 12 – Un cadeau pour 200 criminels

Brennan, assise, la tête entre les mains, ne cacha pas ses larmes. Wendell et Saroyan s'échangèrent un regard perplexe. De toutes les réactions possibles, celle-là n'avait pas été envisagée.

Depuis quand Brennan pleurait-elle ?

Ils ne savaient pas comment réagir. Ils la regardaient, sans broncher. Ils se sentaient complètement déstabilisés.

Angela entra en catastrophe dans la pièce.

- Qu'est-ce que vous lui avez fait ? reprocha-t-elle.

- Euh, bien… euh !

Saroyan se sentit offusquée, mais ne répondit rien, elle tendit seulement la boîte à Angela. Elle y constata l'os et la note.

- Merde. Ça ne finit jamais ici. Un criminel en procès et un autre fou surgit. Je déteste mon emploi.

Elle empoigna la note, agacée et la lit.

Félicitations Dr. Brennan, avec Amanda O'Sullivan, vous avez fait emprisonner 200 criminels. Le reste du cadeau arrivera bientôt.

Angela soupira, exaspérée.

- C'est vraiment de la merde, répéta-t-elle.

Brennan s'était calmée et avait essuyé ses larmes.

- Ça va ma chérie ? demanda Angela.

- Non.

- Le FBI a été avertit, fit Saroyan pour se montrer rassurante.

Angela haussa un sourcil. De quoi faire flipper Booth.

Ils discutèrent un moment. Saroyan fut directe :

- Dr. Brennan, vous pouvez reprendre votre poste quand vous voulez. Cette enquête vous appartient si vous le voulez.

- Ce n'est pas un peu risqué, s'objecta Angela, connaissant la condition de Brennan.

- Très bien, fit Brennan décidée.

Angela roula les yeux, mais elle ne s'attendait pas à moins de son amie. Surtout en sachant qu'elle ne travaillerait pas avec Booth.

Saroyan ne cacha son plaisir, Wendell non plus. Ils furent interrompus par l'entrée bruyante d'une nouvelle personne : Booth. Il entrait dans le bureau de Saroyan à la course, visiblement essoufflé. Il ne s'attendait probablement pas à rencontrer tant de gens, à voir son expression surprise.

- Réunion inattendue ? demanda-t-il.

- Que faites vous ici agent Booth ? demanda Camille.

- J'ai demandé à être mis sur l'affaire.

Silence. Tout le monde se tourna vers Brennan. Et tous sortirent en douce, sentant que tous deux auraient à discuter. Angela souffla seulement, avant de partir :

- Ok, on vous laisse alors.

Booth les regarda avec curiosité, puis compris que Brennan voulait reprendre son poste aussi, se sentant inévitablement connectée à l'affaire.

Ils se dévisagèrent un moment.

Brennan hésita entre aller se réfugier dans les bras de Booth ou bien l'envoyer promener.

- Booth, dit-elle froidement.

- Bones, répondit-il amusé.

Ils se regardèrent encore, s'examinant, envisageant la possibilité de retravailler ensemble. La fin de leur collaboration avait été mouvementée. Ils n'avaient pas pu compartimenter.

Elle s'adoucit. Une façade n'était plus nécessaire avec Booth.

- Booth, souffla-t-elle, pourquoi as-tu demandé l'affaire ?

Il sourit et se rapprocha, conscient qu'elle n'était plus sur la défensive.

- Tu sais pourquoi.

Il avait prononcé ces mots avec sérieux. Une pointe d'inquiétude se sentait dans sa phrase. Elle fit volte-face, lui tournant dos. Une expression de douleur se dessina sur son visage.

- Je croyais que c'était dangereux, que tu sois prêt de moi. C'est moi qui est en danger.

- Voilà pourquoi tu devrais rester au département d'arch…

- Jamais ! trancha-t-elle furieuse.

Elle se retourna à nouveau, en colère.

- Tu peux prendre les décisions que tu veux à propos de toi et comment tu gères ta vie et le danger, mais tu ne peux pas me dire quoi faire.

- Bones, tu…

- Et… ne m'appelles pas Bones !

- On m'a dit qu'il y aurait une crise dans les parages, fit Sweets en interrompant la discussion.

Il semblait fatigué. Après tout, ils avaient passé la journée en cours, il était vingt et une heures.

Bones empoigna son sac et sortit de la salle en vitesse, furieuse. Booth se lança à sa poursuite, suivit par Sweets.

- Bones ! s'écria Booth.

- Ne m'appelle pas Bones ! répéta-t-elle sans s'arrêter.

Angela suivit le mouvement des yeux, mi-amusée, mi-inquiète. Elle se rapprocha de la scène, sans s'y introduire.

Temperance s'arrêta soudainement. Elle laissa tomber son sac et revint dangereusement vers Booth, furieuse. Il stoppa sa course, pour ne pas entrer en collision avec l'anthropologue. Elle annonça clairement à Sweets :

- Je ne veux pas travailler avec lui !

- Euh, ce n'est pas moi qui décide.

- Bien sûr ! Vous pouvez faire un rapport ou je ne sais quoi, mais je veux qu'on me change de partenaire ! C'est moi la priorité, je suis la seule anthropologue qualifiée dans les parages !

- Si je fais un rapport, Dr. Brennan, vous ne travaillerez plus jamais avec l'agent Booth.

Les gens autour commençaient à écouter la conversation explosive. Temperance se calma, posée, ne souhaitant pas faire une scène devant une audience. Elle répéta plus calmement :

- Je ne travaille pas avec lui.

- Temperance, tu es en danger, fit Booth.

- Et tu penses pouvoir me protéger ? demanda-t-elle entre ses dents.

Il baissa les yeux. Elle s'approcha de lui, afin que personne d'autre n'entende. Elle siffla avec hargne :

- Si tu voulais me protéger, tu n'aurais pas dû m'abandonner.

Il fronça les sourcils avec douleur. Elle fit volte-face et s'éloigna rapidement. Sweets avait entendu et il regarda Brennan choqué. Ce n'était pas cohérent avec sa personnalité. Elle était définitivement blessée. Assez pour tenter de blesser Booth à son tour. Si ce genre de cercle vicieux s'installait, ils tueraient définitivement leur relation.

Le visage de Temperance se déforma de douleur. Elle s'en voulait déjà d'avoir prononcé ces paroles. Elle ramassa son sac, continua à marcher d'un tempo rapide. Angela la regardait toujours, du bout du la passerelle. Elle vit l'expression de Brennan changer.

Une douleur lui traversa l'abdomen. Elle fut saisie d'angoisse. Le bébé. Elle porta une main à son ventre, continuant sa marche. La douleur passa heureusement.

Je devrais définitivement m'exposer à moins de stress, pensa-t-elle, et j'ai l'impression que les hormones me rendent assez émotive.

Tout le monde attendit avec impatience le verdict des membres du jury. Brennan et Booth étaient cependant tous deux perdus dans leurs pensées.

Un nouveau cas. Des menaces.

Une collaboration possible.

Une dispute.

Les paroles de la juge résonnèrent dans leur esprit. Amanda. Condamnée à la prison à vie, avec possibilité de libération après 20 ans, si elle avait mûri et que ses intentions étaient différentes. Elle pourrait rester en détention juvénile jusqu'à ses 21 ans.

Tout de même, le verdict ne les soulageait pas de leur nouveau cas.

De leur situation.

Ils se manquaient. Ils détestaient se disputer et se faire mal.

Booth s'en voulait plus que jamais. Elle l'avait atteint avec ses paroles. Mais elle avait définitivement raison. Elle était en danger sans lui, cette fois, et il était bien décidé à rester autour d'elle pour la protéger, que cela lui plaise ou non.

Elle le trouverait illogique. Elle serait en colère. Mais il pourrait la protéger. Il la connaissait tellement, il savait comment et quand elle pourrait se mettre en danger.