Hello ! :)

Voici ce qui sera l'avant dernier chapitre du passé! Je pense qu'il est temps! Car la situation m'a un peu échappée ^_^ Je n'avais pas prévu que cela devienne aussi compliquée pour moi, par rapport à toute la cohérence avec le présent et puis, je n'ai presque aucune notion en agence gouvernementale et cartel, ce qui je sais, fausse desfois le récit et le rend "peu crédible". Mais je ne suis pas une professionnelle ! :P Enfin, j'espère tout de même que cela vous plaira, j'ai beaucoup aimé l'écrire! :)

J'ai aussi changé ma mise en page, finit les tirets à remettre à chaque foi !

Merci à ceux qui me lisent :)

Hay


Under the rain

12

9 ans plus tôt -6

"I'm addicted to the thrill, It's a dangerous love affair."

Cela faisait maintenant presque deux semaines que les deux agents avaient infiltré le cartel de Vargas. Lorsqu'il leur avait présenté la clé USB ayant en mémoire des noms et identités pouvant être très utiles pour quelqu'un de mal intentionné, ils en avaient conclus qu'il fallait absolument qu'ils l'obtiennent. Et ils n'étaient pas les seuls à avoir conclu la même chose... ce qui était problématique puisque ils étaient loin d'avoir les ressources financières suffisantes comparé à d'autres... Du moins, c'est ce qu'avait pensé Callen. Alexandra avait réussit sans problème à réunir la somme réclamée par le chef de cartel et n'avait toujours pas voulu lui dire d'où tout cet argent sortait. Ils avaient donc en leur possession la clé, gardant en sécurité -du moins, c'est ce qu'ils espéraient- les informations qu'elle contenait. La provenance de ces informations leur était restée inconnue et ils savaient que c'était un autre problème à réglé...

Leur but premier étant de rester le plus proche possible du cartel, ils avaient réussit à lui proposer leurs « services » qui consistaient avant tout, à éliminer des cibles gênantes pour Vargas. « Qui vous voulez, Où vous voulez, Quand vous voulez. » avait donc déclaré Callen au chef de Cartel, avant de lui serrer la main devant une Alexandra angoissée. Ils savaient pertinemment qu'il allait leur falloir dépasser des limites qu'aucun d'eux n'avait envie de franchir...

Depuis donc deux semaines, ils avaient logé et attendu dans le même hôtel, tournant en rond et se demandant sans cesse s'il ne valait pas mieux arrêter.

Ce jour-là, les deux agents avaient été engagé par Vargas pour une « simple mission de protection » qui avait mal tournée après un malencontreux désaccord. Callen s'était fait toucher à l'épaule, et bien qu'il y avait très peu de risque pour que sa blessure lui soit mortelle, Alexandra ne cessait de lui répéter que si la balle qu'il s'était prise ne le tuait pas, c'était elle qui s'en chargerait.

« Idiot. Idiot. Complément idiot. » continuait-elle de marmonner alors qu'ils rentrèrent dans leur chambre d'hôtel.

« Alex... »

« Non ! Ne me 'Alex' pas ! » cria-t-elle en le faisant s'asseoir sur le lit. « Je vais chercher de quoi nettoyer tout ça. »

Callen eut à peine le temps d'enlever sa veste que la jeune femme était déjà revenue.

« Tu vas aussi devoir enlever ton tee-shirt. » lui dit-elle fermement.

« J'avais imaginé que tu me dirais ça dans une tout autre circonstance... » tenta-t-il pour détendre l'atmosphère.

Il s'exécuta et la jeune femme commença à nettoyer la blessure.

« Outch ! Eh, vas-y doucement ! »

Elle s'arrêta, le regarda dans les yeux et recommença en appuyant encore plus fort.

« OK, j'ai compris, tu m'en veux. »

« Tu as pris un risque inutile pour sauver sa vie. »

« C'était risqué, mais pas inutile. Maintenant il nous fait confiance et nous est redevable. »

« Super ! » s'exclama-t-elle en lui souriant. « Tu as eu de la chance, il aurait suffit de de deux centimètres... »

Elle tourna la tête pour cacher son émotion.

« Je suis désolé... » chuchota Callen.

Il prit le visage d'Alexandra entre ses mains et essuya d'un doigt la larme qui venait de tomber.

« Je te promet de faire plus attention... »

« Tu n'es qu'un idiot... »

« Je sais... » dit-il en déplaçant une mèche de ses cheveux.

Ils se regardèrent dans les yeux. C'était un de ces moments où le temps s'arrête et où le mouvement qui suit a des conséquences. Ces deux dernières semaines, ils avaient lutté pour résister à cette attirance qu'ils avaient l'un pour l'autre. Et là, à ce moment, chacun attendait que l'autre fasse le premier pas. Ils le firent tous deux en même temps. Quelques baisers passionnés et un tee-shirt enlevé plus loin...

« Stop, stop, arrête. » murmura Alex.

Callen s'arrêta, soupira et posa son front sur celui de sa partenaire.

« On ne peut pas... Je sais, je suis désolé. » s'excusa-t-il.

« Non, ne t'excuse pas... » Elle passa sa main sur le visage de l'agent et l'embrassa légèrement avant de se défaire de son étreinte. « Je devrais finir ça... » dit-elle en montrant sa blessure.

Elle enfila son tee-shirt, termina de nettoyer la plaie et commença le bandage.

« Encore combien de temps avant d'avoir de quoi l'envoyer en prison pour de bon ? »

« Après aujourd'hui, je pense que ça devrait s'accélérer... Mais ça fait deux semaines qu'on lui a dit qu'on travaillerait pour lui et il ne nous a donné que cette 'simple' mission de protection... Peut-être a-t-il encore des doutes... »

« Met toi à sa place, deux tueurs à gages renommés se mettent à la disposition d'un chef de cartel... Je sais que Vargas possède une très grande estime de lui même, mais il n'est pas si idiot. »

« Alors pourquoi ne pas nous avoir poliment envoyé voir ailleurs ? »

« Cette liste... Je ne peux pas m'empêcher de croire qu'il joue avec nous... »

« Comme tu as dit, il n'est pas si idiot. Il ne prendrait pas de risque. »

« Peut-être a-t-il plus à y gagner qu'a y perdre ? »

« Sincèrement, » dit-il en se levant « Je ne pense pas. Je pense qu'il est juste très prudent. »

« Eh bien j'espère que tu as raison... »

« J'ai... »

« Toujours raison. » le coupa-t-elle, « c'est ça. »

« Absolument ! »

Et Callen avait raison. Les jours qui suivirent, Vargas les appela plusieurs fois pour leur proposer des contrats plus intéressant. Il restait toujours sur la défensive et les deux agents n'avaient pas eu la possibilité d'amasser des informations intéressantes et ils doutaient de plus en plus quant à la continuité de leur « mission ». Ils venaient de décider de se retirer lorsque le téléphone sonna. C'était la mission. La mission qui allait leur permettre d'atteindre leur objectif. C'était un contrat et le malheureux concerné se prénommait Antonio Ortega. Apparemment, il aurait la possibilité de « régner » mieux que Vargas sur un marché et le chef de cartel ne pouvait pas le tolérer. Callen et Alexandra n'avait pourtant jamais entendu parlé de lui et ils ne savaient pas de quel genre de « marché » il pourrait s'agir. Drogues ? Armes ? Hommes ? Il était cependant certain que cet homme était une ordure et il méritait sans doute de mourir. Les deux agents se regardèrent. Étaient-ils capables de franchir cette ligne ?

« Je m'en occuperai, ne t'inquiète pas. » déclara Callen.

« On est une équipe je te rappelle. »

« Je sais. »

« Et c'est mon combat. »

« C'est NOTRE combat ! » s'énerva-t-il en tapant du poing sur la table.

La jeune femme sursauta.

« C'est notre combat. » reprit-il doucement. « On est d'accord ? » demanda-t-il en prenant sa main.

Elle acquiesça d'un signe de tête. Callen se leva puis l'embrassa sur la joue.

Vargas leur avait donné les informations nécessaires pour mener à bien la mission. Antonio Ortega avait pour habitude de passer ses soirées dans un club qu'il possédait se situant à quelques heures de Mexico. Vargas leur avait déjà réservé l'hôtel et, contrairement à ce qu'ils auraient pu croire, il voulait que l'on sache qu'il était responsable du meurtre de son « adversaire ». Une façon de montrer qu'il ne valait mieux pas tenter de s'opposer à lui et qu'il demeurait le chef d'un des cartels les plus puissant. « Ego surdimensionné... » avait alors soupiré Alexandra.

Musique à fond, lumières clignotantes et danses collées/serrées, Callen et Alexandra étaient au bond endroit. Certes beaucoup moins « classe » que la réception à laquelle ils avaient assisté au Gran Hotel, la robe d'Alexandra étant beaucoup plus courte et suggestive et Callen ayant laissé quelques boutons de chemise ouverts.

« La musique est pas mal ! »

« Quoi ? »

« J'ai dit : La musique est pas mal ! » cria Alex pour se faire entendre.

« On doit le repérer rapidement ! » cria Callen à son tour.

« Oh aller... On peut bien s'amuser un peu non ? » proposa-t-elle en attrapant son partenaire par le bras.

« Ok... mais juste le temps de la chanson... » abandonna-t-il.

Ils dansèrent donc à leur tour collé/serré, Alexandra se déhanchait et passa ses bras autour du cou de Callen puis lui chuchota à l'oreille « Talk dirty to me... » en reprenant les paroles de la chanson. Il esquissa un sourire : elle prenait un malin plaisir à le tourmenter. Elle s'arrêta.

« Hey, je crois que je l'ai vu ! » Elle montra discrètement l'endroit où Ortega se trouvait. « On fait quoi alors? »

« J'avais pas prévu que le club serait aussi grand et aussi plein... »

« Et qu'il aurait autant de gorilles... Va falloir l'isoler. »

« Une idée ? »

« Regarde toutes ces filles autour de lui.. tu penses que je peux les battre ? » demanda-t-elle d'un air malicieux.

Callen scruta sa partenaire de la tête au pied, remonta un peu plus sa robe et écarta les cheveux qui cachait sa poitrine.

« Sans aucun problème. »

Alexandra prit alors son air le plus aguicheur et se dirigea en direction de la table d'Ortega. Un de ses gorilles l'arrêta et le chef de cartel la scruta à son tour. D'un signe de main, il lui fit signe de s'approcher et l'homme de main la laissa passer. Ortega la fit s'asseoir sur ses genoux, lui servit un verre et balada ses mains sur son corps en prenant soin de n'être en aucun cas un gentleman.

Callen observait la scène au loin et avait du mal à rester en place. Il alla chercher un verre sans quitter Alexandra des yeux et l'avala d'un seul coup lorsqu'il vit la main d'Ortega se glisser sous sa robe. Il vit la jeune femme glisser quelques mots à l'oreille du chef de cartel qui semblait alors très heureux de ce qu'il venait d'entendre. Il se leva, attrapa Alexandra par la main et informa un de ses gorilles qu'il allait « se faire cette bombe ». Les trois se dirigèrent vers une salle qui semblait avoir été construite pour se genre de chose mais l'homme de main resta -bien entendu- devant la porte.

A partir de cette instant, Callen n'avait plus les yeux sur sa partenaire et de la savoir seule avec cette ordure était insupportable. Il fit mine de s'être trop porté vers la boisson et se dirigea vers l'homme d'Ortega.

« Hey toi ! Laisse moi passer ! »

« Va voir ailleurs. »

« Ma femme est à l'intérieur ! Je peux pas la laisser 5 minutes qu'elle va déjà voir ailleurs ! »

« Pas mon problème mon gars, dégage. »

« Z'êtes vraiment pas drôle ! »

Il fit semblant de trébucher, en profita pour lui envoyer un beau crochet du droit et deux-trois autres coups qui le mirent rapidement K.O. Évidemment, les autres se dirigèrent rapidement en sa direction et Callen entra rapidement dans la salle pour assister à une scène qu'il n'était pas près d'oublier. Alexandra était en sous vêtements, sa robe jonchant le sol à côté du corps inerte d'Antonio Ortega.

« Je t'avais dis que je m'en occuperai ! » lui lança-t-elle avec un sourire.

« Je te féliciterai plus tard. On doit trouver un moyen de sortir d'ici en vie. » répondit-il en lui posant sa veste sur ses épaules.

Les gorilles passèrent la porte et se ruèrent vers les deux agents qui se mirent à courir. Ils étaient quand même professionnels et avaient étudié les plans du club mais apparemment, pas assez. Ils se retrouvèrent dans les cuisines et se frayèrent un chemin entre les employés qui se faisait doublement bousculé, par les agents et par les hommes de mains. Un d'entre eux réussis à les rattraper mais fut vite assommé par un magnifique et douloureux coup de casserole de la part d'Alexandra. Ils atteignirent enfin la sortie de derrière, et chevauchèrent la moto qu'ils avaient préalablement laissé à cet endroit.

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« C'était incroyable ! » s'exclama Alexandra en entrant dans la chambre d'hôtel. « Tu as vu la façon dont je l'ai assommé ? »

« C'était un joli coup en effet ! »

« Est-ce que c'est mal de s'être autant amusé à avoir tué un homme ? »

« Eh bien... » il fronça les sourcils et en plaisantant s'exclama : « Oui c'est mal ! Tu devrais avoir honte. »

Alexandra se laissa tomber sur le lit.

« Je crois qu'on a un peu trop bu... »

« Pas faux...»

Elle se releva et passa ses bras autour du coup de Callen.

« Qu'est ce que … tu fais? »

Elle tenta de l'embrasser mais fût repoussée gentiment.

« Comme tu l'as dit, on a pas tous nos esprits... »

Elle se décolla, lui tendit sa veste et mima « Merci » avec ses lèvres. Callen eu à nouveau la possibilité d'admirer le corps dont il avait rêvé depuis plusieurs semaines. Elle le tuait... Elle le tuait et s'en jouissait. Elle restait là, devant lui, le défiant du regard et le regardant contempler son corps. Doucement, elle défit les boutons de la chemise de son partenaire et l'enleva en prenant soin de passer ses mains sur son torse. Callen ne bougeait pas. Il ferma les yeux avant de prendre une grande inspiration et de l'embrasser passionnément, prenant sa tête entre ses mains.

Mr et Mrs Queen allaient enfin avoir leur nuit de noce...