Titre Original : Never Alone, Never Again

Titre français : Plus jamais seul, plus jamais

Auteur : Bored Beyond Belief

Traductrices : Blacky et Violette

Bêta correctrice : Syt the Evil Angel.

Rating : T

État de la fic original : Fini (42 chapitre)

État de la fic en français : 12; Traduit : 21; En cours : 22, 30

Chapitre traduit par : Violette

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Déjà 13 chapitres de traduit par Cigale

Retraduction de la fic dès son début.

Nous avons l'accord de l'auteur

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Bonne lecture et à bientôt!

N'oubliez pas de reviewver!

Eni et Onarluca

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Chapitre 12 : Suspicions et surprises

Harry soupira, et sa fourchette tomba lourdement dans l'assiette quand il essaya de la déposer. Il sentait tous les regards sur lui, mais refusa de lever les yeux, et maudit la rougeur de ses joues. Pour faire court, Sirius s'avança vers lui.

« Fini ? » demanda-t-il doucement. Harry acquiesça. Il avait mangé plus aujourd'hui qu'il ne l'avait fait en un mois, et il le savait. Il se sentait bien d'avoir trop mangé. Un péché, vraiment.

« Le repas était excellent, madame Weasley. Et les saucisses surprenantes » déclara Harry. Madame Weasley gloussait. Remus sourit largement à Harry, Sirius fit de même.

Sirius était bon pour Remus, et Harry l'avait remarqué, à ne nombreux niveaux. Remus Lupin avait montré plus d'émotions, plus d'animation ces derniers jours que pendant l'année entière où il avait enseigné à Poudlard. Oups ! Harry se sentit chanceler et essaya de se rapprocher discrètement du fauteuil. Sirius remarqua le mouvement et se leva rapidement, sa main sur l'épaule de Harry.

« Pourquoi ne retournons nous pas sur le canapé ? »proposa Sirius, mais il n'attendit pas de réponse pour prendre Harry dans ses bras. Harry voyait le souci sur les visages de Ron et Hermione, et souhaita pouvoir les rassurer. Mais il ne pouvait pas. Il ne pouvait même pas leur dire qu'il n'avait plus mal. Il avait toujours mal. La cicatrice le démangeait constamment, et semblait pulser avec son cœur. Il s'habituerait à l'inconfort, aurait un autre rêve, et la douleur deviendrait un peu plus forte … juste un peu. Cela effrayait Harry, mais il ne pouvait pas l'exprimer. C'était comme si chaque rêve renforçait son lien avec Voldemort. Cette pensée donnait la nausée à Harry.

Au début de l'été, quand les rêves avaient débuté, Harry avait rejeté, nié les maux de têtes croissants. Juste une semaine avant l'arrivée de Sirius, cependant, il avait du les accepter. Les rêves n'étaient pas seulement plus fréquents, ils étaient plus réels. On avait toujours dit à Harry que les gens rêvaient en noir et blanc. Il ne rêvait pas comme ça. Mais quand les rêves devinrent plus intenses, les perceptions sensorielles aussi. L'odeur d'un endroit ; était-ce de la moisissure, ou de l'essence en train de brûler ? La sensation d'un tapis sous ses pieds, ou la fraîcheur d'un carrelage. De la pierre parfois. Des sons … Le désespoir presque silencieux de quelqu'un qui sait qu'il n'a aucune chance, mais qui refuse de supplier, qui essaye désespérément de ne pas pleurer …

« Harry ? » l'appela Sirius, figé par l'allure du visage de Harry.

« Oui ? » répondit Harry. 'Wouhaou, quel entrain le jour de ton anniversaire, Potter' se dit-il avec une claque mentale. 'Maintenant, arrête ces idioties' se gronda-t-il avant de sourire à Sirius.

« Tout va bien ? » voulu vérifier Sirius. Harry acquiesça, en fermant les yeux et en enroulant ses bras autour de Sirius pour un câlin quand il le déposa sur le canapé.

« J'ai bien aimé comment tu as eu les jumeaux. Je n'avais jamais rien vu de comme ça. Je me demande quelle tête ils feront le jour où ils sauront que toi et Remus étiez les Maraudeurs », dit Harry. Il détestait la faiblesse de sa voix, mais il réussit à faire passer son plaisir. Surpris, Sirius fit une pause pour le câlin avant de répondre. Il enfouit la tête de Harry dans ses épaules. Harry se nicha dans cette épaule et apprécia la douceur de ses robes.

Remus avait insisté pour qu'il les porte le jour de l'anniversaire de Harry. Qui avait répliqué qu'il ne s'intéressait pas à sa tenue, tant que ce n'était pas un uniforme pour les anniversaires. Le tissu épais frottait doucement contre la joue de Harry, et il pouvait sentir des relents faibles de teinture. Il pouvait aussi deviner le parfum du shampoing ou de l'after-shave de Sirius. Un parfum de menthe et de romarin.

Harry prit une grande inspiration de contentement, seulement perturbé de loin par ses sens qui commençaient à tournoyer. Il s'endormait. Il garda les yeux ouverts un moment. Après tout, il s'était juste levé, mais Sirius avait continué à le tenir. Il relâcha Sirius, et soupira doucement en sombrant dans le sommeil, trop fatigué pour se battre, et trop heureux pour s'inquiéter. Le dernier son qu'il entendit fut un gloussement de Sirius en le plaçant sur le canapé, avant un silence de béatitude.

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« Ginny ! » s'écria Ron joyeusement quand elle apparu devant la cheminée, le visage et les vêtements parsemés de suie. Elle lui sourit chaleureusement, et laissa entendre un 'woof' en embrassant Hermione. La différence de taille en les deux jeunes filles était frappante pour Ron. Hermione dépassait Ginny un peu comme Ron dépassait Hermione. Il regarda Hermione, surprise de son affection. Il n'avait pas réalisé qu'elles étaient aussi proches.

« C'est bon de te revoir, Ginny ! » dit Hermione en la serrant dans ses bras. Ginny lui donna une tape dans le dos, apparemment ravie mais surprise. Puis ses yeux glissèrent sur Harry, endormi sur le canapé. Ron pointa la cuisine.

« Salut les garçons, Professeur Lupin », murmura Ginny.

« Appelle moi Remus, Ginny » répondit Remus pendant que Hermione étouffait un gloussement. Ron fronça les sourcils, il ne voyait pas ce qui était drôle.

« Comment va-t-il ? » demanda-t-elle doucement, les yeux fixés sur Harry. Ron la regarda attentivement. Ils se regardèrent un moment, et Ginny acquiesça, baissant les yeux rapidement, mais pas assez pour que Ron ne remarque pas les larmes qui y brillaient. Ron n'était pas prêt à verbaliser certaines choses, mais il était évident que Harry n'allait pas mieux. Ginny compris. Ron acquiesça en direction de la cuisine, indiquant que l'endroit serait mieux choisi pour discuter. Hermione et Ginny acquiescèrent.

Ron connaissait la vraie raison pour laquelle leur mère avait demandé à Ginny de rester avec Charlie. Il n'y avait aucune garantie avec Harry. Dans les premiers jours après l'arrivée de Harry, madame Weasley avait décidé que les cauchemars récurrents de Ginny n'allaient pas être améliorés par les cris de douleur et de terreur de Harry. Elle avait immédiatement envoyé Ginny ailleurs, contre sa volonté, et elle serait restée jusqu'à la rentrée si Charlie avait pu la garder. Malheureusement (pour leur mère, pas pour Charlie), il avait découvert un nid de dragon en Albanie. Atteindre ce nid nécessitait beaucoup de temps et d'organisation, et donc Charlie avait renvoyé Ginny chez elle plus tôt.

« Tu as terminé tes devoirs ? » la taquina Hermione en entrant dans la cuisine, en disant exactement ce que tout le monde attendait qu'elle dise, peut-être pour les aider à briser ce silence pesant. Ron leva une main vers le plafond dramatiquement.

« Hé ! Pourquoi moi ! Pourquoi … Hé ! » couina Ron quand il fut décollé du sol par deux paires de mains, et que ses jambes frappèrent le plafond de surprise. Ginny regarda en l'air, étonnée de voir Fred et Georges au plafond, s'accroupir « au plafond », en tenant Ron entre eux.

« Salut, petite sœur. Bienvenue ! Je pense que nous avons besoin de la recette de cette blague, Fred. Il y a tant de choses que nous pouvons faire ici. Imagine … combiné avec un sort de lévitation, nous pourrions marcher dans les couloirs de Poudlard sans être détectés. Personne ne regarde en l'air. C'est parfait », déclara Georges avec des étoiles dans les yeux.

« Laisse moi descendre » réclama Ron, qui ne luttait plus mais se préparait pour ce qui arriverait après il le savait …

« Comme tu veux » répondit Fred, et ils lâchèrent tous les deux Ron, qui tomba au sol. Tout le monde resta figé, car Ron avait failli atterrir dans la poubelle, qui fort heureusement fut enlevée dans les temps. Calmé, Ron eut peur d'avoir réveillé Harry en faisant trop de bruit. Anxieusement, il se dirigea vers le salon, mais Sirius le vit et secoua la tête. Ron soupira, soulagé que Harry dorme toujours. Sirius eut un regard mauvais envers les jumeaux, qui avaient l'air coupable, et quittèrent la pièce Ginny, aussi, changea d'attitude, manifestement mal à l'aise.

« Désolé » dirent-ils penauds en chœur à Sirius, et ils ne bougèrent plus. Debout à l'envers, leurs têtes étaient juste à quelques centimètres (ndT : à en croire la VO, c'est des mètres, mais les pièces ne sont pas hautes de10 mètres) de celle de Ron, et leurs cheveux partaient dans toutes les directions sous l'effet du sortilège de Sirius.

« Pourquoi ne sortez-vous pas jouer au quidditch ? » suggéra Ron avec une voix menaçante. Ils se regardèrent sérieusement pendant un moment.

« Tu sais, … voler à l'envers peut être très intéressant » dit Fred à Ron, qui sentit ses yeux s'arrondir. Il avait plaisanté.

« Vous n'en ferez rien ! » murmura farouchement madame Weasley. Ron était étonné de voir comment leur mère semblait toujours entendre les jumeaux quand leurs plans sortaient de leur tête. Il se demanda si elle devait déterminer ce qu'elle avait 'entendu' et ce qu'elle n'avait pas entendu. « Et pourquoi êtes-vous tous rassemblés ici ? C'est le premier vrai sommeil de Harry depuis des jours. Si j'étais vous je ne voudrai pas être celui qui le réveillera » ajouta-t-elle, puis, quand elle aperçu Ginny. « Ginny, tu es de retour ! Viens, nous allons défaire tes valises » continua-t-elle chaleureusement. Ron les vit monter les escaliers.

Ginny et madame Weasley esquivèrent les jambes de Fred et Georges qui balançaient dans la cage d'escalier, tout en parlant doucement. Les jumeaux restèrent suspendus à la rampe un moment avant de se laisser aller à l'étage.

Après le départ des jumeaux, Ron resta dans l'encadrement de la porte de la cuisine pour étudier Sirius qui observait Harry dormir. Il était grand, dégingandé, avec des mouvements saccadés. Il faisait tout rapidement et un peu brusquement. Il marchait à longues et puissantes enjambées, s'asseyait comme s'il était dépourvu d'os, se laissait tomber si lourdement dans les chaises qu'elles craquaient, et s'enfuyaient en le voyant s'approcher d'elles.

Juste à ce moment, Sirius était perché au-dessus du côté de Harry, prêt à l'aider ou à le défendre au moindre signe. Son visage était émacié, sombre et anguleux, mais son sourire, les rares fois où Ron l'avait vu, faisait de lui un autre homme. Ron ne pouvait déterminer si les cernes sous ses yeux provenaient de ses propres cauchemars ou des heures à veiller Harry. Sirius avait des yeux bleus d'une couleur surnaturelle, et parfois le seul fait de les regarder faisait frissonner Ron. Douze ans à Azkaban. Il ne pouvait pas l'imaginer.

« Est-ce que Ginny a toujours des cauchemars ? » demanda Hermione, brisant sa rêverie. Ron se tourna vers elle, surpris. Elle haussa les épaules.

« Dans les dortoirs des filles, on remarque presque tout. Garde ça en tête », continua Hermione sèchement. Ron se sentit rougir sans savoir pourquoi. Hermione eut un sourire narquois, et pointa Harry quand Ron acquiesça.

« Dumbledore vient aujourd'hui », lui annonça Ron. Elle acquiesça.

« Madame Pomfresh aussi ? » s'enquit-elle. Ron haussa les épaules. « Je me demande s'ils ont demandé au Professeur Snape de travailler à une nouvelle potion pour Harry », ajouta-t-elle distraitement. Ron sentit sa mâchoire tomber.

« Tu plaisantes ? » s'écria-t-il. Hermione roula les yeux.

« Ron, s'il te plait, c'est un Maître des Potions. Il n'y en a pas dix de son niveau dans le monde entier. Harry a besoin de mettre de la distance entre ces attaques et son sommeil, ou … » la voix d'Hermione faiblit. Ron grogna.

« Nous savons tous ce qui peut arriver, Hermione … » cracha Ron. Hermione secoua la tête.

« Non, ce n'est pas ça », l'interrompit-elle en levant la main, et en fixant Harry attentivement.

« Quoi ? » demanda Ron.

« Laisse moi réfléchir. Nous avons trois jours avant que Harry ne dorme sans potion, oui ? » commença-t-elle. Ron acquiesça, irrité.

« J'ai peut-être une idée. Mais je dois avoir un peu plus d'informations avant … » ajouta-t-elle, et maintenant Ron la coupa.

« Avant quoi ? » dit-il.

« Je te le dirai quand je penserai que c'est faisable », répondit-elle, et Ron la fixa un moment.

« Je déteste quand tu me laisses comme ça », grogna Ron. Hermione rit, se tourna vers lui, solennelle.

« J'aurai besoin de poser quelques questions à ton père. Je ne suis pas sûre qu'il voudra y répondre en rentrant à la maison ce soir », expliqua Hermione. Ron acquiesça.

« Pas de problème. Si tu penses que ça peut aider Harry, il le fera. Je ne l'ai jamais vu aussi secoué que le jour où il a ramené Harry de chez les Dursley … » ajouta Ron, avant de faire une pause. « Hermione, tu savais qu'ils … ? » demanda-t-il. Il vit la douleur et la honte sur son visage qu'elle baissa.

« Je me sens tellement idiote de n'avoir rien vu, Ron. Je veux dire, on savait tous qu'ils étaient méchants. Tu m'as dit ce que tu avais entendu, comment ils lui parlaient. Bien sûr, ce n'est pas le pire », compléta-t-elle, dégoûtée. Etrangement, Ron se sentit mieux. Même Hermione ne l'aurait pas suspecté.

« Ben, je ne peux plus attendre le retour de Papa. C'est quand nous donnerons à Harry son cadeau. J'ai hâte de voir sa tête », continua Ron avec un grand sourire. Il sautait sur place d'anticipation. Les yeux d'Hermione s'arrondirent, mais Ron secoua la tête. « Attends et tu verras », conclut-il, heureux de la taquiner avec ce mystère à lui. Hermione rit, et ils rejoignirent Sirius dans le salon.

À suivre