Angélica était bouleversée par cette nouvelle, elle n'imaginait pas une seule seconde que son compagnon pouvait la quitter après s'être juré de rester ensemble jusqu'à la fin de leur vie. Dans cette lettre, il lui expliqua que c'était de sa faute si ils en étaient arrivé là, qu'elle ne pensait qu'à elle et à son travail. De plus il lui avoua qu'il avait rencontré une autre femme. Angélica pleura à chaude larmes, elle était seule dans cette appartement, elle n'avait personne à qui se confier à part sa grand mère. Elle téléphona à cette dernière afin de lui expliquer la situation et si elle pouvait retourner vivre avec elle dans cette immense villa, sa grand mère, bien évidemment, accepta. Le lendemain, Angélica partit au travail le cœur lourd, elle avait du mal à se concentrer. Lors de sa visite à son patient favoris, elle demanda au garde de retirer la camisole du prisonnier. Celui-ci était contre cette idée.

-« Ne vous inquiétez pas, si jamais il y a un problèmes je vous appel, promis. » dit Angélica

-« D'accord, je reste dans le couloir devant la porte au cas ou ! »

Angélica commença sa consultation avec beaucoup de difficultés, elle bafouait dans ses questions et avait l'air ailleurs.

-« Ca ne va pas ? » demanda le détenu

A peine avait-il posé cette question qu'Angélica sanglota, ne sachant quoi faire son patient lui pris la main. Il jouait avec les mains de la psychologue afin d'essayer de la calmer.

-« Qu'est ce qu'il y a ? » demanda t-il

-« C'est Lionel, mon petit ami, il…il m'a quitté. »

-« Oh ! Et je peux savoir pourquoi ? »

-« Il m'a dit à travers une lettre, que j'étais trop obstinée par mon travail et que c'est à cause de ça que notre couple a été détruis, que tout était de ma faute. Et puis, il m'a avoué qu'il avait rencontré une autre femme. »

-« Quel enfoiré ! C'est vraiment un con ! Comment peut-il en vouloir à une aussi charmante femme que toi ! J'en reviens pas ! Il a vraiment de la merde dans les yeux ! Angélica, tu es vraiment quelqu'un de bien ! »

A ces mots, Angélica arrêta ses sanglots, le détenu se rendit compte que ses propos avait dépassé le stade de la relation médecin/patient. Elle le regarda en écarquillant de grands yeux, lui aussi la regardait l'air un peu surprise par ses propres propos.

-« Tu…tu me trouve charmante ? » demanda Angélica

-« Oui. Euh…je suis désolé si je t'ai choqué en disant ça mais je n'ai pas su m'empêcher de te l'avouer. Angélica si tu savais comme…» dit-il en prenant le visage de la psychologue entre ses mains.

Et en un éclair, il l'embrassa. Cette dernière sursauta et voulut se retirer mais elle fonda en un rien de temps dans les bras de son patient. Depuis qu'elle l'avait rencontré, il ne la laissait pas indifférente. Ils arrêtèrent leur baiser aussi vite qu'il est venu, ils se regardaient avec des yeux tendres, Angélica lui souriait et mis ses mains sur les cicatrices du détenu, celui-ci frissonna en sentant les douces mains de sa belle sur ses joues.

-« Tu n'es pas effrayée par mes cicatrices ? »

-« Non, bien au contraire. » dit-elle en l'embrassant

Tout à coup, quelqu'un frappa à la porte, les tourtereaux sursautèrent et se remettent à la place de départ. C'était le garde qui venait voir si tout allait bien, Angélica lui dit que oui et qu'elle allait bientôt sortir. Le garde sortit et ferma la porte, lorsqu' elle se retourna son patient se trouvait déjà derrière elle. Il la saisit et la claqua contre le mur et l'embrassa avec passion, puis il lui souffla quelque chose à l'oreille.

-« Viens me voir ce soir, j' t' en prie ma belle fais le, j'ai tellement besoin de toi ! Je me sens bien en ta compagnie. »

Angélica accepta son invitation et sorti en trombe de la salle. Ce soir là, elle resta dans son bureau, elle faisait croire qu'elle voulait faire des heures supplémentaires. C'est vers 22h00 qu'elle se rendit chez son patient, à cette heure ci il n'y avait pas beaucoup de gardes. Mais elle faisait attention que personne ne la voyait se rendre dans la cellule son chéri. Grâce à son badge elle pu entrer facilement, il était là assis sur le bord du lit, il l'attendait avec impatience. Dès que la porte fut fermée, ils s'embrassèrent passionnément. Le détenu commença à enlever le haut de son costume de prisonnier, Angélica le regardait l'air étonné, pourtant elle savait ce qu'il allait se produire en se rendant dans sa cellule. Elle recula d'un pas hésitant tandis qu'il s'approcha de la jeune femme et la saisie par la taille.

-« Qu'est ce qu'il y a ? Tu regrette d'être venue ? »

-« Euh…c'est que…je me sens effrayée par ce qui va se passer et en même temps j'en ai envie…c'est… »

-« Chhuuttt, ne dis plus rien. Laisse toi faire, je suis sur que tu vas aimer, je vois dans ton regard que tu me désire. »

Il l'embrassa une nouvelle fois et l'attira sur le lit, il l'allongea sur le dos et se plaça sur elle. Entre deux baisers, Angélica réussis à placer quelques mots.

-« S'il te plait, dis moi comment tu t'appel ? »

-« Pourquoi tu veux le savoir ? »

-« J'aimerai connaître l'identité de l'homme avec qui je me donne en ce moment. » dit-elle avec un sourire malicieux.

-« Tu veux vraiment le savoir ? »

-« Oui ! Je veux savoir comment s'appel l'homme que j'aime ! » dit-elle le regard pétillant

Il était surpris des dires d'Angélica, elle l'aimait ? Comment étais-ce possible ? Lui au visage si horrible était aimé par une ravissante et sublime femme. Il ne put ressentir la même chose en son égard et lui dévoila son identité.

-« Mon nom est Jack Napier et…moi aussi je t'aime Angélica. »

Angélica lui souriait et versa des larmes de joies, elle était aimée par son chéri de psychopathe. Ils passèrent la nuit à faire l'amour avec passion, tendresse et surtout les yeux remplis d'amour. Ils s'étaient unis pour la première fois de leur vie. Angélica c'était endormie aux côtés de son chéri, blotti l'un contre l'autre. C'est vers 2h00 du matin que Jack se réveilla, il regardait autour de lui et son regard se posa sur la blouse blanche d'Angélica avec le badge qui permettait d'accéder à toutes les portes. Il se releva, s'habilla en vitesse et pris le badge d'Angélica, puis se rendit auprès de sa belle et la réveilla. Quand Angélica vit que Jack possédait son badge, elle entra dans une colère noire.

-« Mais qu'est ce que tu fais avec mon badge ? Tu voulais t'enfuir c'est ça ! »

-« Oui ! Mais je ne partirai pas sans toi. Je veux que tu viennes avec moi ! »

-« Mais…mais…mais c'est de la folie ! Et puis, ou veux-tu qu'on aille ? »

-« Je ne sais pas, mais on trouvera bien ! Viens avec moi Angélica !»

Angélica était perdue, certes elle aimait Jack de tout son cœur mais l'enjeu était bien trop risqué. Et si il se faisait prendre ? Mais l'amour était plus fort que tout, Angélica accepta et repensa à l'appartement qu'elle avait loué avec Lionel, le loyer était encore payé pour deux mois.

-« Ecoute, on va aller à mon ancien appartement et je t'y cacherai. »

-« Tu accepte ? Oh mon bébé, si tu savais comme je suis content ! »

C'est avec subtilité tel des félins chassant la nuit qu'ils quittèrent l'asile sans un bruit. Comme prévu, ils allèrent à l'appartement. Angélica dut mentir à sa grand mère, elle lui avait raconté qu'elle et Lionel s'étaient remis ensemble, elle dut mentir aussi à son travail : elle inventa qu'elle était malade et que le médecin lui avait ordonné de rester chez elle pendant quinze jours, après on verra. Evidement, l'évasion de Jack faisait la une des journaux, Angélica était anxieuse par la situation, de plus ils devaient vivre dans la plus grande discrétion. Les semaines défilèrent malgré les journées longues et interminables. Les nuit étaient angoissantes pour Angélica, la peur de se faire prendre l'angoissait. Mais un jour, quelqu'un vint troubler cette tranquillité, c'était Lionel qui était revenu chercher ses dernières affaires, croyant l'appartement vide. Il fut très surpris de voir Angélica, quant à Jack il partis se cacher dans la salle de bain. Il regardait par la serrure de la porte Angélica et Lionel entrain de se disputer. Ce dernier se dirigea vers la salle de bain mais Angélica lui barra le chemin. C'est avec force qu'il la poussa sur le côté et entra dans la pièce Quel ne fut pas sa surprise de voir l'homme qui était recherché dans toute la ville face à lui.

-« T-t-t-t, t'aurai pas du faire ça l'ami ! » dit Jack en sortant son couteau de sa poche

Il l' attrapa par le col et le balança par terre, voyant que Lionel essayait de se relever il se précipita sur lui et lui entailla le tendon juste au dessus du talon. Lionel ne savait plus se relever et le sang coula sur la moquette, il était à la merci de Jack et appela à l'aide. Angélica se releva aussitôt en voyant cette scène et se précipita sur son amant afin de l'empêcher de commettre l'irréparable. Mais Jack n'était plus lui même, comme si il était envahit par une autre personne et administra un coup de poing à Angélica. Elle s'effondra à moitié sonnée mais elle put néanmoins voir l'horrible scène qui se déroulait devant ses yeux. Du sang coulait partout, des cris douloureux se faisaient entendre, Lionel était passé de l'autre côté de la barrière. Jack se releva, couvert de sang et fière de lui, il rigolait à en pleurer, il se comportait comme avant d'être interné à Arkham. Il se rendit auprès d'Angélica qui tremblait comme une feuille, elle ne reconnaissait plus l'homme qu'elle aimait.

-« T-t-t-t, pourquoi t'es venue me faire chier pendant ma créativité ? Pourquoi tu ne voulais pas le voir mourir ce sale con ? Aaahhh j'ai compris…t'as toujours des sentiments pour lui, C'EST CA ? »

-« Non…non tu te trompe ! Je voulais juste… » sanglota Angélica

-« Tu voulais juste te payer ma tête ! »

-« Non ! Mais qu'est ce que tu vas t'imaginer là ? C'est toi que j'aime, pas lui ! »

-« Il va falloir que je te punisse pour ce que tu as fais ! » dit-il avec un immense sourire

-« Mais arrête ! Jack réveille toi, tu n'es plus toi même ! Non, ne fais pas ça, j' t'en prie ! »

Mais il était trop tard, Jack la frappa de toutes ses forces. Angélica était à terre en se mettant en boule, les mains au dessus de sa tête et le suppliant d'arrêter. Mais Jack continuait de plus belle, jusqu'à ce qu'il voit du sang sortir des narines et de la bouche d'Angélica, elle hurlait tellement ça lui faisait mal, elle le suppliait encore d'arrêter et pleura à chaude larmes. En quelques secondes, Jack se ressaisit et cessa ses coups, il se pencha sur la jeune femme, la prise dans ses bras et lui caressa les cheveux. Lui aussi sanglota à son tour, il avait eu peur de l'avoir tué.

-« J't' en prie Angélica, pardonne moi mon bébé, je ne savais plus ce que je faisais ! Laisse moi…laisse moi t'amener à l'hôpital. »

-« Non…je ne veux pas d'hôpital ! »

-« Ok très bien, mais laisse moi te soigner. »

Il la soigna et la laissa dormir sur le lit. Le lendemain, Angélica ne lui adressait pas la parole, pourtant il faisait des efforts pour se racheter à ses yeux. Elle ne sait pourquoi mais, plus tard dans la journée elle lui laissa une deuxième chance, qui ne dura que deux jours. Après une dispute à propos de la manière de faire disparaître le cadavre de Lionel, Jack recommença à frapper Angélica. Comme d'habitude il n'était plus lui même et comme la première fois, après avoir battu Angélica, il se ressaisit et la prise dans ses bras. Il lui demanda de lui pardonner encore une fois, qu'il lui promettait qu'il allait changer, qu'il voulait que tout soit parfait pour eux deux. Le lendemain de cette dispute, Angélica lui demanda si il voulait quelque chose au supermarché.

-« Je vais faire des courses, tu veux quelque chose en particulier ? »

-« Non…Angélica ?! »

-« Quoi ? »

-« Je suis désolé de ce qui c'est passé, pardonne moi ma chérie. Ca ne se reproduira plus ! Je te promet que tout ira mieux…je ne veux que ton bonheur ! »

Angélica lui fit un petit sourire en coin et sortit de l'appartement avec des lunettes de soleil au visage afin de cacher ses hématomes. Les heures défilaient et aucunes nouvelles d'Angélica. Jack s'impatientait, il tournait en rond dans l'appartement, de plus il ne pouvait sortir. Puis le soir arriva et toujours aucunes nouvelles, il sortit à ses risques et périls de l'appartement et se mit à la recherche de sa belle, mais en vain. Lorsqu'il retourna en direction de l'appartement, une patrouille de flics le reconnut et se mit à sa poursuite. Il aura fallu plus d'une heure avant que Jack soit attrapé. La nouvelle fit vite le tour de la ville grâce au journal parlé du soir. Angélica était entrain de regarder la télé à ce moment là, elle était dans un centre pour femmes battues. Elle avait le droit de garder l'anonymat, il valait mieux pour elle de ne pas dévoiler son identité, elle était soulagée que Jack soit arrêté. Deux mois passèrent, Angélica appris qu'elle était enceinte, mais de qui ? Qui était le père de cet enfant ? Lionel ? Jack ? Elle était envahie par cette question, elle n'en dormait plus. Ce n'est que lorsqu'elle appris que Jack c'était enfuis de l'asile et qu'il avait quitté la ville, qu'elle sortit enfin du centre et enceinte de trois mois. Son seul soutient était celui de sa grand-mère, elle l'avait contactée lors de son entrée au centre et lui expliqua toute l'histoire. Afin d'en finir avec cette torture, Angélica décida de faire un test de paternité prénatale. La nuit, elle retourna à l'appartement afin de trouver les deux éléments indispensables pour effectuer le test. Quand elle ouvrit la porte de l'appartement, qui était envahis pas les banderoles de la police, on pouvait encore sentir l'odeur de cadavre en putréfaction, elle en avait la nausée. D'abord, elle récupéra un morceau de la moquette encore tachée du sang de Lionel, puis elle récupéra un cheveux de Jack sur une brosse à cheveux dans la salle de bain. Elle reconnu ce cheveux, il était brun et légèrement ondulé, Angélica eut un haut le cœur et versa des larmes, comment a t-elle pu être aussi immature ? Comment a t-elle pu tomber amoureuse d'une ordure pareil ? Mais les sentiments étaient bien présents, elle l'aimait encore malgré ce qu'il lui a fait endurer, mais elle devait se protéger et protéger ce petit être qui grandissait dans son ventre. Le lendemain, elle se rendit à l'hôpital afin de faire le test de paternité. Lorsqu'elle sut l'identité du père, elle décida de quitter la ville et partit habiter en Californie. Malheureusement, elle eut des complications quinze jours avant son accouchement ce qui l'amena à rester à l'hôpital. Un jour, en se baladant dans les couloirs, elle rencontra un homme, Peter Baldwin, qui avait un cancer et se lia d'amitié avec lui…

Angélica sortit de ses pensées lorsqu'elle entendit une voix masculine et familière venant de cette même pièce.

-« Arrête de rêvasser ! »

Angélica sursauta et se releva de son fauteuil tout en remettant la lettre dans son enveloppe et la cachant derrière son dos.

-« Comment es-tu entré ? »

-« Héhé je suis un pro, tu le sais ! »

-« Va t'en ! »

-« Mais qu'est ce que tu cache derrière ton dos ? » dit le Joker d'un air narquois

-« Rien ! Raisons professionnelles ! »

-« Tu mens très mal ma jolie ! Je le vois dans ton regard. »

En un éclair il se précipita sur elle, Angélica se rua sur son sac afin de prendre l'émetteur que Gordon lui avait confié, mais le Joker l'attrapa et le détruit d'un coup de pied sous son talon. Après une petite course poursuite dans le salon, le Joker attrapa Angélica par la taille, la fit tomber par terre et lui arracha la lettre des mains. Il ouvrit l'enveloppe et lu le contenu.

-« Laboratoire Watson, centre d'analyse. Résultat des tests ADN en vue d'une recherche de paternité. Elément A et B : Négatif ; Elément A et C : Positif. »

Le Joker fronça les sourcils et jeta un regard noir à Angélica.

-« C'EST QUOI CA ? »

-« RENDS LE MOI ! »

-« NE ME PRENDS SURTOUT PAS POUR UN CON ! QUI ETAIT L'ELEMENT C DE CETTE ANALYSE ? »

Angélica ne répondit pas, elle reculait de peur. Le Joker la prise par le cou et la claqua contre le mur tout en lui mettant son couteau à la gorge.

-« DIS MOI QUI ETAIT L'ELEMENT C ! » hurla le Joker

-« C'est…c'était un échantillon de tes cheveux ! »

-« TU ES ENTRAIN DE ME DIRE QUE… » dit-il en exerçant une pression sur la gorge d'Angélica.

-« OUI ! CHLOE EST TA FILLE ! » hurla Angélica