Chapitre 11: Alice
Bonjour tout le monde ! Je suis de retour avec un nouveau chapitre qui j'espère vous plaira !
Yuckie78: Ça me touche tellement merci beaucoup d'être encore là ! C'est super motivant pour moi et ça me fait énormément plaisir alors merci !
Romeila: J'ai eu les larmes aux yeux en lisant ton mot… C'est un très grand honneur pour moi je te contacterai en privé pour un peu plus discuter mais je te remercie du fond du coeur !
Guest: Je suppose qu'il s'agit de toi : Crazy Neko San ? Merci beaucoup, oui les reviews sont très importantes et font énormément plaisir à lire ! Des choses se profilent oui… Merci infiniment
Floridianna: Comme toujours merci ! J'ai hâte de lire ton avis sur cette suite ! D'ailleurs il faudra que je reprenne la lecture de ta fiction je n'ai pas eu le temps de continuer ! Je t'embrasse
Missstardustphotos: Merci encore d'avoir relevé tout ça ! Je t'ai déjà envoyé quelques petits mots en privé mais tu mérites amplement ta place dans les dédicaces ! Merci
Je réitère ma proposition pour les guests, donnez vous un petit surnom pour que je puisse personnellement vous remercier et discuter avec vous ! N'hésitez pas à signer vos mots :)
Je vais vous lâcher une grosse bombe donc je ne vais pas m'étendre et sachez que je vous attends avec impatience en reviews !
Alice
EPOV
Des larmes noyaient ses joues. Je mourrais d'envie de la prendre dans mes bras mais je m'y refusais. Désormais ce serait à elle de venir vers moi. Je ne la forçais à rien. J'avais gardé le silence face à sa demande. Je mourrais d'envie d'entendre à nouveau sa voix. La voir dans un tristesse aussi immense fracturais le rocher qui me sert de coeur en petits poussières…
-Parle moi Bella... Murmurais-je.
Quelque chose enchaînait son coeur et ça me brisait. Elle plongea ses yeux dans les miens. Il y eut un silence. J'aurais pu passer ma vie à la regarder en silence, dévorant son regard, respirant le même air qu'elle, la protégeant, l'adorant.
-Pourquoi a tu épouse Kate ?
Sa question brisa le silence comme un tir de revolver droit contre moi. Kate. Encore et toujours Kate.
-Après avoir appris ton mariage avec James. Répondis-je sèchement.
-Je suis venue te voir. Tous les jours ... jusqu'à ce qu'elle débarque. Je me suis fait passé pour une infirmière et elle a ... elle dit qu'elle était ta petite amie. Et ... je t'en ai voulu. Tellement... j'avais si mal. Tu... Tu m'avais menti...
-C'est faux! Je ne t'ai jamais menti! Je ne t'aurais jamais menti ! M'exaspérais-je.
J'étais hors de moi.
-Je n'ai plus eu la force de venir te voir. J'étais si malheureuse. James m'avait contrainte à voir un psy, il était de plus en plus dur avec moi et ne comprenait pas ma tristesse. Je voulais le quitter. Je voulais tout arrêter et un soir il s'est acharné sur moi, sur mon corps. Il voulait que je jouisse que je lui offre un orgasme mais je n'y arrivais pas. Je ne pensais qu'à toi. Allongé sur ton lit d'hôpital je ne pouvais pas. Je ne l'aimais plus. Je... puis...
Sa voix tremblait. J'étais dingue, complètement dingue, j'allais tuer ce mec de mes propres mains. Comment avais-je pu être ami avec une pareille ordure...
Peut-être parce que j'en suis une moi aussi ?
-... Je ne jouissais pas. Je me forçais. Tu… Tu m'avais trahie...
-JE NE T'AI PAS TRAHIE ! M'époumonais-je
-... je voulais le quitter en douceur. Si je ne pouvais pas t'avoir toi je n'aurais personne. Mais je ne savais pas comment m'y prendre... il... il ne comprenait pas ma tristesse... il ne comprenait pas mon aversion pour le sexe avec lui... et ... il... est rentré dans une colère noire parce que je ne jouissait pas. Il était persuadé que j'avais un amant et il a ... il a menacé de le tuer... de le faire souffrir... j'avais tellement peur ...
J'étais dingue je fonçais vers elle m'agenouillant près du rebord de la fenêtre où elle était assise. Je caressais ses joues essuyant ses larmes. Instinctivement je nichais ma tête dans son cou. Dieu ce qu'elle avait dû souffrir dans les bras de ce malade.
Cette histoire résonnait dans ma tête rappelant à ma mémoire de terribles souvenirs que je préférais rapidement occulter.
Putain.
Je ne savais plus comment agir. Je voulais tuer la bête de mes propres mains. Bella continua d'une voix presque inaudible.
-Ce soir là... il m'a frappée à plusieurs reprises me demandant de lui demander pardon pour ma tromperie. C'était ma faute s'il me frappait, je méritais la punition qu'il venait de me donner. Je le rendais malheureux. Il devait me punir. C'était de ma faute. Répéta t-elle comme endoctrinée, les yeux dans le vague.
Je la regardais d'un air grave. Elle avait toujours le regard dans le vague et ne répondait pas à mes caresses. C'était comme si elle revivait la scène. Je m'assis dans un fauteuil dos à elle.
-Il m'a demandé en mariage entre deux coups. Me suppliant de lui appartenir. Il ne s'arrêterai pas avant d'avoir obtenu un oui. Il s'est assuré de me coincer en me disant que si je ne devenais pas sa femme il traquerais celui avec qui je l'avais trompé et qu'il lui ferait subir les pires horreurs. Il était dans une rage folle il t'aurait tué... Je... Je…
Dieu c'était une véritable torture à entendre. Je m'en voulais horriblement. Je n'osais plus la regarder. Elle avait vécu l'enfer... elle s'était sacrifiée pour moi... j'étais si mal. J'attrapais une cigarette dans le tiroir de la commode.
Elle retourna son regard vers moi. Je la sentais perdue. Je ressentais tellement de colère envers moi. Envers le monde entier. Bella avait souffert à cause de moi. Et ça me rendait fou. J'étais furieux. Le monstre c'était moi. Je tirais sur ma cigarette.
-Qu'est-ce que ce connard t'a dit à l'hôpital, au téléphone ?
-Il m'a menacée. Il avait peur que j'ai retrouvé mon amant. Il m'insultait... et... ton père est arrivé. Carlisle a tout de suite compris. Il lui a dit qu'il allaient me plonger dans le coma pendant 10 jours pour que je récupère. Ton père m'a sauvée...
J'étais furieux. Divorcer ne serait pas si simple. Je connais James c'est le genre de connard à ne pas laisser tomber. Sur les bancs de la fac il devenait malade quand une fille se refusait à lui. Il entrait alors dans une traque sans fin jusqu'à ce qu'il ait obtenu exactement ce qu'il souhaitait... J'ignorais à l'époque son caractère violent. Je le croyais simplement avide de sexe...
-Je ne t'ai jamais vu fumer... Déplora t-elle. Pourquoi fumes tu ?
Mal à l'aise elle sécha ses larmes comme pour ne pas m'imposer sa peine. Comme si elle avait saisi la peine indirecte qu'elle m'infligeait.
-Je ne fume que lorsque je suis furieux Isabella.
Je n'avais jamais utilisé son nom complet. Marque de ma grande faiblesse.
Pour un homme si froid je m'étais bien adouci.
Bella chercha mon regard mais j'étais dingue. Je fixais le sol. J'allais exploser de rage.
Elle s'était installée à califourchon sur moi. Sublime à la lumière de la lune. Je tirais une nouvelle fois sur ma cigarette. Le Edward froid et distant était de retour.
Je me sentais mon désir ardent se réveiller à son contact. Elle tenta de manière assez inattendue d'arracher ma cigarette pour la porter à ses lèvres.
Avec une sévérité sans pareille je saisis son poignet et serrais avec force. Les yeux plantés dans les siens je hochais la tête avec un air réprobateur.
Il était hors de question que cette merde nuise à sa vie.
La mienne avait peu d'importance.
Mais pas elle.
Comme pour me défier elle lâcha l'objet de notre discorde sur le sol de la chambre. Le contact immédiat avec le marbre froid l'éteignit.
Le ton n'était pas à la rigolade j'étais furieux.
Tellement furieux contre James. Et contre tous les hommes qui avaient un jour posé les yeux sur elle en ayant eu des idées obscènes. En colère contre tous ceux qui avaient voulu la blesser.
Furieux.
Je n'avais pas encore la moindre idée de ce que j'allais pouvoir faire pour sortir Bella de cet enfer. Mais je n'avais absolument rien à perdre. Je relâchais son poignet. Elle passa ses mains sur mes épaules.
-A ton tour... Murmura t-elle.
Je lui accordai un regard dubitatif. Je n'avais aucune intention de parler après ce que je venais d'entendre. Elle le comprit immédiatement.
Frustrée à cette idée elle retira ses mains puis fronça les sourcils.
Je la sentit glisser de mes cuisses, je resserrerais alors aussitôt la prise que j'avais de ses fesses. Elle précipita ses lèvres vers les miennes comme si elle venait soudainement de perdre le contrôle de son corps et de la distance qu'elle avait mis entre nous depuis nos retrouvailles.
Avec une dextérité avisée je plaçais le bout de mon doigt sur ses lèvres avant qu'elles ne puissent rencontrer les miennes et me faire tout oublier. Je ne devais pas me laisser emporter. La situation était trop grave. Je devais trouver une solution.
Elle ouvrit les yeux surprise de mon geste et probablement vexée.
Je la dévorais du regard. Le sexe ne viendrai pas me déconcentrer. Je devais mettre un terme à ce cauchemar. Je ne concevais pas la possibilité qu'elle appartienne toujours à ce monstre.
-Si tu savais ce j'ai envie de te prendre, de m'enfouir en toi et de disparaître dans ton corps. Mais il est tard Bella. Tu es épuisée je veux que tu dormes. Et si tu ne le fais pas immédiatement j'irai contre vents et marrés jusqu'à Paris saigner ce monstre de mes propres mains.
-Edward...
Je ne l'avais pas encore libérée de mes bras. Renoncer à des ébats amoureux avec elle était une des choses les plus difficiles que j'avais eu à faire. Mais avec toute la frustration que j'avais emmagasinée depuis que je ne l'avais plus touchée et avec la haine que je ressentais contre James j'avais bien peur de ne plus rester maître de moi même. L'idée même de la blesser en lui faisant l'amour me révulsais. Je voulais tant la protéger.
Je la libérais et entrelaçais mes doigts dans les siens. Je lui ouvrit la voie jusqu'au lit. Je mourrais d'envie de l'embrasser. Elle ferma les yeux au contact de mes lèvres sur sa peau et je vit naître un frisson sur la peau de ses bras.
Je déposais alors chastement ce baiser sur son front. Elle ne disait rien. Je la savais épuisée. La faire parler avait réveillé en elle tant d'émotions et de fragilité.
Elle ne me quitta pas de regard jusqu'à ce que je fusse arrivé à la porte.
-Rêve de moi... Ordonnais-je.
BPOV
C'est au beau milieu de la nuit que j'ai ouvert les yeux. Je ne me sentais pas bien, j'avais la nausée. Je ne pouvais définir de quel mal je souffrais. Parler de ce que j'avais vécu à Edward m'avait épuisée. J'étais à la foie libérée d'un poids mais je savais pertinemment que je le mettais en danger. Mon ventre se serra. Je sortis de mon lit, en sous vêtements.
Comme un papillon attiré par la flemme je me dirigeai vers l'aile interdite. Le seul endroit de la maison qu'Edward ne m'avait pas fait visité. Une aile de la maison où se trouvait sa chambre, éloignée du reste de la maison cachée derrière un deuxième salon de style français Louis XV abritant un sublime piano blanc à queue.
Ce salon avait des airs de salle de bal hors du temps. Même dans la nuit cette pièce semblait lumineuse. Il y a avait quelque chose d'apaisant, un parfum dans l'air. Cette aile était la sienne. Des notes acidulées de bergamote que l'on pourrait presque goûter du bout des lèvres volaient dans l'air, ces notes lumineuses étaient suivies par un sillage plus noir et complexe puissamment boisé et signé par l'ambroxan issu de l'ambre gris.
Ce parfum si singulier que j'avais qualifié de « putain de parfum » lors de nos retrouvailles.
Une fragrance entre arrogance et noblesse qui lui collait à la peau à la perfection.
Un gémissement apeuré attira mon attention.
Edward était endormi, torse nu, ses draps de satin au niveau des hanches. Il semblait être prisonnier d'un cauchemar.
Instinctivement je m'approchai de lui sans faire le moindre bruit et sans risquer de le réveiller.
Qu'il était beau. Ses traits inquiets le rendaient si singulier, si attachant, si sexy... Je m'assis près de lui caressant avec une infinie douceur ses cheveux aux reflets cuivrés.
Comment un homme aussi affectueux pouvait parfois être aussi froid et complexe? Qu'avait-il bien pu arriver dans sa vie pour qu'il refuse le contact avec une famille aussi aimante que la sienne ? Pourquoi se qualifiait-il de monstre sans coeur ?
Son coeur…
Je le voyais battre à tout rompre dans sa poitrine sous ses pectoraux si bien dessinés... Mes caresses l'apaisèrent . Ses gémissements sourds avaient pris fin et les traits de son visage s'étaient relâchés.
Je posais ma main sur son coeur déclenchant un frisson perceptible sur la peau de son torse. J'avais presque les larmes aux yeux. Il battait de plus en plus fort comme prêt à bondir de sa poitrine.
Dieu comme tu es beau quand tu es calme. Tu sembles si apaisé. Je t'aime tant Edward. Je suis tombée follement amoureuse de toi depuis la seconde où tu as braqué ton regard sur moi...
Ma main fit son chemin jusqu'à ses abdominaux dont je suivi le délicat dessin. Un véritable dieu de marbre.
Je retint ma respiration lorsque dans son sommeil il vint se nicher sur mes cuisses contre mon ventre. Il dormait profondément. Je souriais. J'avais envie de passer le reste de la nuit avec lui. Bercée par le son de sa respiration.
Sa chambre était si noble. Des meubles de maître dans le même style de ceux du salon qui gardait l'entrée de sa chambre. Ces meubles étaient modernisés par une peinture grise cérusée avec des reflets cuivre. C'était tout à fait lui.
Une immense bibliothèque trônait face au lit. Je mourais d'envie de la parcourir mais n'avais aucune envie de briser le contact de nos peaux. Il fallait pourtant que je songe à m'échapper avant qu'il ne se réveille.
Très délicatement je me glissais sur le côté veillant à ce que son retour contre le matelas soit le plus doux possible.
Je caressais sa joue puis m'aventurais jusqu'à cette merveilleuse bibliothèque affamée d'en savoir plus sur les lectures du mon délicieux amant.
Une première étage était entièrement réservé à des livres de prestige liés à son activité. Etre ambassadeur demandait un certain goût pour la politique et ces nombreux livres témoignaient de son attachement pour son métier.
L'étage du dessous comptait de nombreux ouvrages de littérature classique .
Un peu plus bas coincé entre deux recueils de droit une pochette assez épaisse était comme dissimulée.
Je savais que m'autoriser ce saut dans l'intimité de l'homme que j'aimais sans y avoir été invitée était un vilain défaut. Mais, je ne connaissais que si peu de choses à propos de lui. Il ne s'autorisait jamais à communiquer verbalement ses sentiments.
J'ouvris avec le plus grand soin du monde la pochette à rabats en me posant sur le bureau pour en découvrir le contenu.
Il faut dire que je fus surprise de ce qui j'y ai découvert.
Une partie de moi s'attendait à des lettres d'amour passionnées, une autre à un secret d'état bien gardé.
Il n'en était rien.
Cette pochette contenait des dessins.
Des dessins d'enfants.
Enfin d'une enfant.
Alice.
Le premier était un de ces dessins d'enfants représentant ces bonhommes que nous adultes qualifions de « patates ». Je souriais. On distinguais clairement une grande blonde donnant le bâton qui lui servait de bras à un garçon brun-roux qui tenait la main d'une petite brune. C'était adorable. Au dos on retrouvait l'écriture d'un enfant de 8 ans. Son écriture.
Alice, 3 ans.
Mon coeur se serra. Edward avait conservé depuis les premières années de sa jeune soeur toutes les marques d'affection que celle-ci lui avait témoigné. Les dessins se suivaient mois après mois, années après années. Je riais de voir à quel point la jeune Alice voyait sa sœur aînée immense. Rosalie était toujours représentée avec de longues jambes interminables. Edward lui était toujours entouré d'une foule de petits coeurs rouges et roses. Son écriture s'améliorait d'années en années. Une larme roula sur ma joue. La relation entre lui et sa soeur était si belle. Caché derrière sa grande façade de marbre Edward avait bel et bien au contraire de ce qu'il clame: un coeur. Après les dessins se trouvaient tous les diplômes que la jeune Alice cumulait. Surdouée elle avait été de nombreuses fois championne d'orthographe, de danse et de gymnastique.
Edward blêmît et recommença à se troubler. Je refermais avec douceur cette pochette si personnelle m'en voulant presque d'avoir franchi une frontière que je n'avais aucun droit de franchir. Il fallait que je quitte la chambre.
Il tremblait et la sueur perlait sur son front. Il se tordait comme pris de douleurs et gémissait. Mon coeur se déchirait à l'idée de le laisser seul face à ce cauchemar.
Je m'agenouillai rapidement près du lit épongeant sa sueur avec le drap. Je caressais ensuite sa barbe naissante. Il semblait se calmer. Mais lorsque je m'éloignais à nouveau son malaise reprenait. Délicatement je me glissais sur le lit à côté de lui, dans la même position que plus tôt, adossée à la tête de lit matelassée, les jambes étendues. Je faisais glisser mes doigts sur son dos si parfait. Quelques instants plus tard il se tourna vers moi et reprit sa position sur mes cuisses.
Je caressais ses cheveux en bataille les yeux rivés vers une petite table d'appoint blanche sur laquelle reposait une cloche en verre protégeant comme ce qui semblait être un précieux trésor à ses yeux.
Mon coeur se serra.
Il s'agissait d'une bouteille de parfum de la maison Guerlain, le fameux flacon orné de tuiles en formes d'abeilles emblématiques de la maison. Le parfum avait été entamé et une brosse à cheveux en argent et pierres précieuses était posée à côté du flacon. Tous deux protégés par la cloche de verre comme la rose de la bête. Ma bête... Les saphirs et les diamants du dos de la brosse à cheveux scintillaient et se reflétaient sur le verre. Le tout reposait sur un miroir posé sur la table.
Une nouvelle larme roula sur ma joue. J'avais beau l'occulter de mes pensées, Kate était partout. Et malgré ce qu'il avait pu dire, elle restait très présente dans sa vie. Comment agissait il avec elle ? Était il aussi passionné qu'avec moi ? Comment pouvait-il aimer deux femmes? Il n'avait rien dit de ses sentiments envers elle. J'avais égoïstement laissé ces questions sans réponses. Une part de moi ne lui faisait pas assez confiance. J'avais bien trop peur que ses sentiments pour elle soient sincères et qu'il agisse avec elle de la même manière qu'avec moi. L'idée même de l'imaginer lui faisant l'amour me dégoutait.
Quelle chance elle avait.
C'était l'épouse.
J'étais la maîtresse.
Je fermais les yeux. Je noyais mon chagrin en profitant du contact brûlant du visage d'Edward sur mes cuisses. J'avais profané son intimité tout comme j'étais entrée dans sa vie sans en demander la permission et j'avais tout foutu en l'air.
Je me suis endormie quelques heures. Paisible, Edward n'avait plus eu de cauchemar. Je fus tirée de mon sommeil par les premiers rayons du soleil qui virent taper sur le miroir et la cloche. La chambre était illuminée par le puissant scintillement des diamants sur le dos de la brosse. Comme pour me rappeler à la réalité et à l'ordre. Je me dégageais du corps d'Edward avec délicatesse et déposai un baiser très chaste et très rapide sur les lèvres de mon adonis endormi. Lèvres qu'il m'avait refusées plus tôt dans la nuit.
Accompagnée par les rayons du soleil je quittais la chambre retraversant le salon et regagnant comme un souffle d'air la chambre d'ami.
xxx
Un quart d'heure plus tard j'entendis du bruit dans les escaliers. J'avais pris le temps depuis mon retour dans la chambre de remettre mes vêtements. La délicatesse des pas me fit immédiatement penser à Alice.
Alice.
Était-elle au courant de tout l'amour que lui portait son frère... Lui qui savait se montrer si dur et froid avec tout le monde avait tout de même une douceur dans le regard lorsqu'il s'adressait à elle.
Pieds nus sur le marbre froid je dévalais le majestueux escalier à la suite de cette fée en pyjama.
-Bella tu es bien matinale !
-Je n'arrivais pas à dormir...
Son rire cristallin réchauffa le salon endormi.
-Oui moi aussi je tiens difficilement en place quand je sais qu'une journée intensive de shopping m'attend!
Nous rîmes un instant puis elle me fit signe de la suivre jusqu'à la cuisine.
-Je pense que Seattle sera parfaite pour te trouver une belle garde robe en attendant ta valise et puis on ne sait jamais il faut te trouver une tenue pour Noël ! Et un pyjama digne de ce nom ! Chez les Cullen on ouvre les cadeaux le matin du 25 je te préviens !
La voir faire des acrobaties dans la cuisine si moderne des Cullen me donnait presque le tournis. Le salon devant la chambre d'Edward et les meubles de sa chambre contrastaient tellement avec le reste de la maison...
-Et toi à quoi dois tu ton réveil si matinal ? L'interrogeais-je.
Elle se stoppa dans son action.
-L'habitude... murmura t-elle les yeux dans le vague, un mug vide à la main. Depuis qu'il est tout petit Edward a des terreurs nocturnes... Quand nous étions enfants nous nous retrouvions dans l'escalier pour vider ensemble le placard du petit déjeuner avant que la maison ne s'anime... Nous avons ce rituel depuis toujours. Edward est un vrai vampire ! Ironisa t-elle. Il ne dort pas ou très peu à cause de ses cauchemars.
Je l'écoutais attentivement en revoyant dans mon esprit les images de la veille.
-... Son psy l'a peut-être libéré de ces terreurs nocturnes, c'est totalement inhabituel qu'il soit toujours endormi.
Je haussais les épaules en signe d'ignorance. Après tout je n'étais à ses yeux que Bella, l'amie de son frère.
Alice posa soudain le mug, le visage illuminé elle s'écria:
-Viens Bella donne moi une minute pour me préparer ! Nous allons prendre un café à Port Angeles, la route est enneigée et sera probablement longue et nous ne pouvons pas nous permettre de manquer ces courses ! Nous sommes tout de même le 23 décembre !
Je souriais devant l'entrain que montrait Alice. Les rares moments où j'avais bien dormi furent ceux que j'avais passé avec Edward endormi dans sa chambre. J'étais assez épuisée mais je ne pouvais pas me permettre de faire faux bon à la seule amie que j'avais.
xxx
Nous nous retrouvâmes à Port Angeles en milieu de matinée. La neige et le mauvais temps paralysaient le trafic et les conducteurs peu entraînés avaient du mal avec l'état de la route. Alice avait de la chance, Edward lui avait offert années après années des véhicules haut de gamme adaptés à toutes les situations. Elle m'avait avoué avoir une préférence pour une petite Porsche jaune coupé sport, la première qu'il lui avait offert.
Malheureusement un tel bolide n'était pas adapté à ce temps et en grand frère particulièrement maniaque de la sécurité il avait subtilisé avant le dîner toutes les clés de toutes les voitures de sport qu'il jugeait dangereuses par ce temps et n'avait laissé que les clés d'un 4x4 Volvo parfaitement adapté à la neige.
Nous avions pris un café dans un Starbucks Coffee accompagné de petites viennoiseries afin que Paris ne soit jamais trop loin. Alice était tout fière de brandir la carte de crédit de son grand frère pour régler le moindre de nos achats.
-Edward m'a dit que tu n'avais pas pu récupérer ton porte feuille et il a tenu à régler l'entièreté de nos courses ! M'expliqua t-elle avec un sourire éclatant.
J'étais quelque peu gênée de me faire entretenir par Edward et sa famille.
Alice et moi avions le même âge mais nous étions deux femmes bien différentes. Nous avions certes ce goût des belles choses en commun mais deux caractères bien différents. Alice était insouciante et moi j'étais très stressée. Elle parcourait le monde alors que j'étais focalisée sur ma carrière. Elle était fiancée à un homme formidable : Jasper. Moi, j'étais mariée à un monstre.
Nous avions écumé les boutiques de luxe toute la matinée. Je n'avais pas particulièrement insisté ou choisi quoi que ce soit en particulier et avait laissé ce petit lutin guilleret choisir de la lingerie fine, des pyjamas en soie, des robes de couture, des chaussures vertigineuses et autres bagatelles qui faisaient rêver les femmes. Nous prenions le temps de faire connaissance. J'ai beaucoup apprécié ces moments avec elle.
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Alors que je m'apprêtais à sortir d'une cabine d'essayage je me regardais une dernière fois dans la glace. Alice était désormais à la recherche de la tenue parfaite pour le jour de Noël. Je portais une robe à manches longues en satin blanc cassé avec de légères bordures de dentelle de calais blanche dessinant des fleurs de muguet emblème de la maison Dior. Cette robe était époustouflante et se mariait à la perfection avec mes escarpins nude vernis Christian Louboutin.
-Dieu que tu es belle ! S'exclama Alice à ma sortie de la cabine.
Les vendeuses autour d'elle m'observaient aussi avec admiration.
-Il n'y a aucun doute cette robe est faite pour toi ! Les épaulettes sont sublimes, il n'y a pas de décolleté mais ta poitrine est très bien mise en valeur par le satin et les broderies ! La jupe n'est pas trop courte cette robe est décidément canon ! Très élégante !
Je me sentais très à l'aise dans celle ci. Mais un coup d'oeil à l'étiquette me fit vaciller. J'étais habituée aux robes de la maison Dior mais celle ci était scandaleusement chère.
-Alice c'est de la folie je ne veux pas qu'Edward débourse tant pour ...
-Il s'agit d'un modèle unique ! Nous coupa la vendeuse. Cette robe était à la base une robe de mariée courte que nous avons placé dans la collection des robes de soirée. Elle a été brodée à la main...
-Raison de plus pour la prendre ! Bella ne te fais aucun soucis pour les finances de mon frère il est scandaleusement bien payé.
Je n'eu pas le temps de prononcer un mot qu'Alice avait déjà tendu la précieuse carte à la vendeuse.
Vint alors l'heure du déjeuner. Je ne pu l'empêcher de nous conduire dans un des restaurants gastronomiques les plus chic de la ville. Les enfants Cullen n'avaient jamais manqué de rien et avaient toujours baigné dans le luxe et l'opulence.
Alors que nous marchions dans une rue marchande de Port Angeles mon attention fut attirée vers und boutique un peu reculée. Un antiquaire.
Nous étions à la recherche d'un cadeau de Noël pour Edward. Difficile de trouver quelque chose pour celui qui avait tout...
Je me mordais les doigts d'avoir accepté tant de cadeaux de sa part... Alice n'avait cessé de me répéter qu'il lui avait donné sa carte dans la soirée avec l'ordre de ne pas me laisser le choix.
Malheureusement pour vous Edward Cullen, je ne suis pas si facile à dompter.
Perdant peu à peu de vue la boutique de l'antiquaire nous nous dirigions à ma demande vers une banque.
Alice y fut reçue comme une reine. Par chance cette banque était aussi une filiales américaine de la mienne. Après quelques minutes de négociations je réussi à avoir accès à mon compte. Le banquier installa sur mon téléphone une application au travers de laquelle je pourrais effectuer mes paiements.
Fière d'avoir réussi à retrouver mon indépendance financière j'avais la ferme intention de couvrir la famille d'Edward de cadeaux.
Alice me proposa de la retrouver un peu plus tard dans l'après-midi prétextant avoir des courses à faire pour Jasper.
Seule, je retournais dans une boutique de chaussures, Alice m'avait fait part de son goût prononcé pour les souliers de créateurs. C'est donc avec une paire d'escarpins blancs en dentelle de chez Valentino que je suis repartie. J'avais trouvé pour Esmée et Carlisle un service à thé en porcelaine très raffinée. Ce fût plus difficile de trouver pour Rosalie et Emmett. Je n'en voulais pas à Rosalie pour son attitude elle protégeais simplement son frère et son impulsivité me ressemblait assez. Je retournais chez Dior prendre une robe de soirée qui me semblait faite pour elle. Un appareil photo argentique pour Emmett ferait lui aussi l'affaire.
J'avais trouvé une paire de gants en cuir pour Jasper sur les conseils de sa fiancée.
Je n'étais peut-être pas aussi fortunée qu'Edward mais ma notoriété dans le monde entier m'avait permis d'amasser suffisamment d'argent pour assurer un avenir confortable à mes futurs enfants.
Avoir des enfants... mon plus beau rêve après celui de me marier... j'avais déjà gâché le premier et je pouvais toujours faire une croix sur le deuxième.
La petite boutique de l'antiquaire était un peu reculée mais je l'avais regagnée facilement. Le vieil homme qui la tenait était très chaleureux et prenait plaisir à raconter l'histoire de tous les objets qu'il proposait à la vente. J'étais à la recherche de quelque chose de singulier pour Edward et alors qu'Alice s'était penchée sur de nouveaux clubs de golf je voulais dénicher une perle rare, quelque chose qu'il n'avait pas encore.
Mon attention se posa sur un livre ancien. Un recueil de partitions originales de maîtres et notamment d'Erik Satie un compositeur cher à Edward. Je demandais l'autorisation au vendeur de consulter l'ouvrage. Lentement laissais glisser mes doigts sur les pages épaisses où se succédaient les notes de musiques, certaines comportaient des annotations manuscrites.
-Une pure merveille n'est-ce pas ? M'interpella le vendeur.
-Il est superbe. J'avoue ne rien n'y connaître en musique mais je pense qu'il s'agit d'une pièce unique ?
-Parfaitement il s'agit d'un recueil de partitions originales regroupées de nombreux grands maîtres de la musique classique et du Jazz. Je préfère vous prévenir que son prix est assez important lui aussi...
Je le rassurais sur cet aspect. Ce livre était le cadeau rêvé, tant par son contenu extraordinaire que par sa valeur. J'avais hâte de connaître l'avis d'Edward sur la question.
Mon portable vibra dans ma poche:
Bonjour Bella,
Nos « affaires » ont été rapatriées en France en même temps que les autres participants du séminaire... Je suis désolé. J'aimerai que tu te fasses plaisir. Alice a ma carte.
Soyez prudentes
Toujours cette froideur protocolaire.
Votre excellence,
Je vous remercie pour cette information précieuse bien que j'aurais tant aimé avoir mes affaires avec moi... Pour ce qui est de votre carte de crédit je vous rembourserai jusqu'au dernier centime les frasques vestimentaires de votre soeur adorée, vous savez bien que je ne suis pas du genre à abuser.
Vous me manquez
Il répondit en un éclair.
Non.
Toi aussi, fais attention à toi.
Je souriais. Un simple petit mot de lui pouvait me rendre folle. J'étais tombée désespérément amoureuse de lui.
Le souvenir de sa chambre et de sa peau contre la mienne me revint. En quête de retrouver un peu d'intimité après le rappariement de mes affaires j'entrais dans une parfumerie me procurer un flacon de mon parfum.
Je repensais au parfum de Kate sous la cloche. Mon petit coeur se serra une nouvelle fois. Je me souvenais du parfum qu'elle portait à l'hôpital, une odeur lourde et trop sucrée de rose. Un parfum oriental tout en contraste avec le mien.
Je m'arrêtais devant une vitrine contenant des parfums d'exception. Le flacon que j'avais vu dans la chambre d'Edward s'y trouvait. Comment cette odeur si lourde de rose pouvait-elle constituer une fragrance d'exception ?
Une vendeuse tirée à 4 épingle se précipita vers moi.
-« Angélique Noire », le flacon est orné de 69 abeilles inspirées de la colonne Vendôme de Paris. Ce flacon fête aujourd'hui ces 160 ans ! Il a été réalise en 1853 par le verrier Pochet & du Courval pour l'eau de Cologne impériale destinée à l'impératrice Eugénie…
Kate avait décidément beaucoup de classe. Ce parfum semblait si noble. J'avais du mal à croire qu'elle puisse porter pareille merveille.
-…Afin de cultiver sa singularité, ce parfum se compose en notes de tête des baies roses, de la poire, des graines d'angélique. En note de coeur on retrouve du jasmin sambac et carvi, enfin le fond est composé de racines d'angélique, des notes de bois de cèdre et de Vanille. Vous désirez le sentir ?
Cette fragrance n'avait absolument rien à voir avec celle de Kate.
Alors que je portais le testeur à mon nez, la vendeuse continua de me parler de cette fragrance à l'apparence si sophistiquée.
-On prête à l'angélique les vertus d'un élixir de longue vie. Les noms qu'on lui donne disent également sa spiritualité : Archangélique, Herbe aux anges, Herbe de Saint-Esprit...
Ce parfum n'avait absolument rien à voir avec celui que j'avais senti sur Kate. Il ne lui correspondait pas.
Je remerciais la vendeuse et quittais la parfumerie avec un petit sac contenant un flacon de ma fragrance pour rejoindre Alice. En chemin je ne pouvais pas m'arrêter de penser à ce mystérieux trésor qu'Edward gardait dans sa chambre.
Y avait-il une autre femme ? Cette éventualité me glaça… Après tout je ne connaissais si peu de chose sur lui…
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La nuit était sur le point de tomber. Nous avions terminé les courses et nous avions regagné le 4x4.
J'étais tendue. Je ne faisais que penser à ce que j'avais découvert.
Il pouvait s'agir de l'ancien parfum de Kate ? Non.
Kate n'était absolument pas du genre à porter ceci.
Alice avait essayé de détendre l'atmosphère en évoquant la tonne de vêtements et chaussures que nous avions emmagasinés. La neige avait repris ses chutes. Le ciel se tordait en un multitude de gros flocons blancs. Alice n'était absolument pas inquiète. Cette petite fée était aussi une remarquable conductrice. Mon téléphone vibra à nouveau dans ma poche. Cette fois ci Edward voulait me parler de vive voix.
-Oui ?
-Où êtes vous ?
-Bonsoir Edward oui tout se passe bien, nous sommes en route. Ironisais-je pour palier à sa froideur.
-La tempête va s'intensifier Bella je ne plaisante pas. Je suis inquiet. Où êtes vous ?
Je demandais à Alice la position à laquelle nous nous trouvions et la lui indiquait. Alice me fit signe de lui passer l'appareil.
-Mon cher frère je prend ton amie en otage tant que tu n'auras pas restitué l'ensemble de mes clés. Hors de question de rentrer tant qu'elles ne sont pas dans mes mains de Jasper. Non ! Je ne poserai pas le téléphone. Attention Ed je me met en danger !
Alice jouait avec les nerfs de son frère avec une aisance assez candide. Edward devait être furieux.
-Passe moi Jasper ! Parfait il t'as rendu les clés ? Toutes ? Parfait. Nous sommes bientôt là ! Je t'aime mon amour et dis au grincheux maniaque de la sécurité qui me sert de frère que je l'aime aussi.
Elle me rendit mon téléphone le sourire aux lèvres.
L'allée des Cullen était illuminée et comme je l'avais présagé c'était fabuleux. Presque comme dans un rêve.
Emmett et Jasper nous aidèrent à sortir tous les paquets. Le reste de la famille nous attendait dans la salle à manger pour le dîner. Je profitais pour m'éclipser un instant déposer mes précieuses cadeaux dans l'armoire de la chambre d'ami.
Esmée était une remarquable cuisinière. Elle nous avait concocté un repas Italien absolument délicieux. Alice avait monopolisé la parole lors du dîner mais ce n'était pas pour me déplaire. J'essayais de lire dans le regard d'Edward. Il me regardait lui aussi intensément sans qu'aucun mot ne soit échangé entre nous. Je rougissais. L'attention de la famille était sur Alice. J'aurais pu grimper sur la table et le supplier de faire ce qu'il voulait de mon corps. Il était si beau. J'étais envoûtée.
Dieu merci personne n'a la faculté de lire dans les pensées j'étais bien trop gêné de désirer ce que je désirais qu'il me fasse.
Mon regard croisa alors le noir regard de Rosalie. J'étais maintenant totalement mal à l'aise. Elle qui avait déjà quelques suspicions pouvait maintenant ajouter de l'eau à son moulin.
Je passais la fin du repas à fixer mon assiette adressant de temps en temps un regard affectueux à Esmée.
Le temps était venu de regagner nos chambres. Rosalie avait expressément demandé à se retirer dans la bibliothèque avec Edward. J'étais quelque peu gênée et déçue de ne pas pouvoir au moins le remercier pour toutes les dépenses qu'il avait fait pour sa soeur et moi.
Il fallait que je délasse ma frustration. Une bonne douche serait une bonne solution. Le jet brûlant mordait ma peau délicate en la faisant rougir comme une pivoine. Edward me manquait, j'avais besoin de ses mains, besoin de sentir sa masculinité en moi, besoin de me perdre de perdre tout contrôle, de vaciller sous ses coups de reins.
Je sentais mon excitation monter sans pour autant pouvoir me libérer.
Je n'avais jamais été une grande fan de la masturbation j'avais toujours eu du mal avec l'idée de « me faire l'amour ».
L'envie était pourtant bien trop présente, encore une première. Je n'avais jamais ressenti autant ce besoin d'un homme. Je caressais mon corps avec le gel douche délicatement parfumé à la lavande. Je descendais de plus en plus dangereusement vers le temple de ma féminité gonflé de désir. Je fermais les yeux si bien que je vous presque ressentir les mains d'Edward sur mon corps, l'imaginer plaqué contre moi, son désir ardent si dur contre mon ventre. J'arrivais enfin à faire quelques vas et viens libérateurs. C'était différent, pas aussi intense que lorsque ses doigts magiques titillaient mon clitoris. Il faudrait cependant m'en contenter. De plus en plus vite et de plus en plus fort je gardais les yeux fermés mes pensées rivées vers lui et rien que lui. Mon imagination allait même jusqu'à me faire entendre ses gémissements de satisfaction lorsqu'il me voyait me torde de plaisir. Enfin... Enfin libérée. Jusqu'à quand ?
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Je me réveillais à nouveau au beau milieu de la nuit. Apeurée. Je venais de faire un cauchemar. Edward et moi étions en train de faire l'amour lorsque c'est le visage de James que j'ai vu apparaître. Je me sentais sale. Mal à l'aise. Il ne fallait plus... il ne fallait plus que je mette Edward en danger. Si un jour James venait à apprendre notre liaison il le tuerai. J'en était certaine.
J'entendis au loin Edward gémir. Encore une de ses foutues terreurs nocturnes. Je sortais de mon lit vêtue d'une nuisette de soie et d'un peignoir de la même matière.
À nouveau je traversais le salon puis entrait dans sa chambre.
J'avais tellement de peine, ses poings étaient serrés et la sueur perlait sur son visage d'ange désormais si tendu. Je m'installais encore près de lui. Caressant son visage, embrassant chastement ses mains, son front, ses lèvres. Il s'apaisait à mon contact. Je m'allongeais près de lui caressant du bout des doigts son torse. Je suis restée là plusieurs heures à le veiller. Le regard rivé sur son précieux trésor je ne pouvais m'empêcher d'imaginer les pire théories…
Soudain j'entendis un bruit. Quelqu'un venait. Comme un souffle d'air je me glissais dans la salle de bain de la chambre pour me cacher. Les pas s'approchèrent de la chambre. Je retenais ma respiration. J'entendis la porte grincer légèrement. Quelqu'un était là. Quelques secondes plus tard les pas s'éloignaient. J'avais eu chaud. Je quittais la chambre en jetant un dernier regard à Edward qui recommençais à trembler.
Je fuyais. Soudain j'aperçus Esmée. Elle était de dos et descendait les escaliers. Je pris le chemin de ma chambre puis fit demi tour afin qu'elle ne puisse comprendre d'où je venais. Lorsqu'elle remonta quelques minutes plus tard un tasse fumante de thé à la main je l'attendais près de la porte de la chambre d'ami.
-Vous n'arrivez pas à dormir vous aussi Bella ? M'interrogea t-elle.
Je hochais la tête.
-Joignez vous à moi je vous en prie j'aimerai discuter avec vous à propos d'Edward... murmura t-elle.
Et voilà pour ce chapitre ! J'espère que vous aimez ?
Lâchez vous dites moi tout ! J'ai beaucoup apprécié discuter en PM avec certaines d'entre vous c'est hyper stimulant !
À votre avis de quoi Esmée pourrait bien avoir envie de discuter avec Bella ? On dirait bien que la bombe explosera dans le prochain chapitre !
J'espère que vous avez hâte de fêter Noël avec la famille Cullen !
Je vous embrasse
Keira xx
