Merci à tous mes reviewers.
Un chapitre en retard de quelques heures par rapport à mes habitudes et qui commence vraiment à sentir la fin. Je doute qu'il y ait plus de deux chapitres après celui-là, on commence à vraiment se rapprocher du présent. Le retour de Tony approche…
Bonne lecture !
Chapitre 12 :
« Comment ça, l'intérêt d'avoir Tony au NCIS ? demanda Ziva.
_ Comme Ducky vous l'a déjà dit, commença Gusman, à cette époque, Gibbs était un vrai bâtard. La seule idée de partager un même espace avec lui, aussi étendu soit-il, rendait tout le monde stressé et le directeur Morrow menaçait de finir chauve tant il se prenait la tête avec Gibbs…
_ Et tout a changé avec Tony ? ironisa McGee.
_ Pas tout. Loin de là, même ! Mais si on avait quoi que ce soit à dire à Gibbs, Tony faisait un excellent intermédiaire. Il semblait même prendre un plaisir légèrement suicidaire à confronter Gibbs… Et si on avait quelque chose à se faire pardonner, une gentille attention envers Tony simplifiait beaucoup les choses…
_ Sérieusement ? s'étonna Ziva. »
Gusman et Ducky hochèrent la tête.
« Il y a même eu un moment où tout le monde au NCIS essayait de faire plaisir à Tony pour être sûr qu'il ne démissionnerait pas…
_ Ce qui l'a rendu plus suspicieux qu'autre chose ! s'amusa Abby. C'était marrant…
Gusman et Ducky échangèrent un regard amusé.
« Eh bien, sur le coup, nous étions plutôt inquiets qu'il ne finisse par partir…
_ Pourquoi ? s'étonnèrent Ziva et McGee.
_ Un matin – ça devait faire quoi… un peu plus de six mois que Tony était au NCIS, en tout cas bien après qu'il n'y ait plus eu de lettre de démission dans son tiroir – Gibbs et Tony ont eu une violente dispute à je ne sais quel sujet…, commença Gusman. »
Honnêtement, Gibbs ne savait plus lui non plus. Il avait eu assez peur de perdre définitivement Tony pour que les raisons exactes de la dispute eussent disparu de son esprit. Il avait probablement fait montre de son mauvais caractère une fois de trop…
« Tony s'est soudainement tu et il est parti. Par l'escalier, histoire de faire enrager Gibbs un peu plus. Et il n'est pas revenu de la journée. L'enfer s'est alors déchaîné au NCIS sous la forme du cyclone Gibbs… »
Gibbs feignit de ne pas être intéressé par ce qui se disait et par les regards de ses agents qui naviguaient entre lui et les trois autres. Manifestement, il n'était pas très crédible.
« Gibbs a été plus insupportable ce jour-là que tous les jours depuis que je le connais réunis. C'est bien simple, il a dû faire pleurer la moitié du personnel du NCIS et conduit les autres au bord du suicide en à peine quelques heures ! On commençait à se demander si on ne devait pas retrouver Tony, le ligoter et le menotter à Gibbs juste dans l'espoir de pouvoir respirer sans risquer de se prendre une balle…
_ Et vous pensiez que c'était à cause de l'absence de Tony ? s'étonna Ziva.
_ Nous ne le pensions pas, nous en étions sûrs ! Même le directeur Morrow le pensait…
_ Comment vous savez ça ? demanda McGee.
_ Laisse-moi répondre à ça, dit Ducky avec un sourire vaguement inquiétant. A la fin de la journée, alors que tout le monde sauf le directeur avait quitté le bâtiment, il m'a fait appelé dans son bureau… »
Le visage de Ducky s'éclaira d'un gigantesque sourire alors qu'il devait sans doute se remémorer la scène.
« Morrow m'a dit que dans l'état où était Gibbs, la seule solution pour sauver le NCIS de la destruction était de balancer Gibbs en Afghanistan en espérant que sa fureur pourrait avoir quelque utilité mais que c'était probablement injuste pour les Afghans qui avaient assez souffert comme cela… »
Gibbs étouffa un léger sourire. Le directeur Morrow avait toujours eu un certain sens de l'humour. Plus que Vance en tout cas !
« Il a fini par me supplier d'aller voir Tony et de lui offrir absolument tout ce qu'il voulait pour qu'il revienne au NCIS !
_ Et tu l'as fait ?! s'écrièrent presque en même temps Ziva et McGee qui avaient ouvert des yeux comme des soucoupes.
_ Non, répondit simplement le légiste.
_ Pourquoi ? s'étonna McGee. Tu pensais que le directeur n'était pas sérieux ?
_ Je savais parfaitement bien qu'il était tout à fait sérieux. Mais pour ce que j'en savais, Tony n'avait pas jeté de lettre de démission à la tête de Gibbs alors j'espérais que les choses allaient s'arranger, qu'ils allaient trouver un moyen de régler les choses… »
Gibbs n'avait jamais su que Morrow avait demandé à Ducky de ramener Tony. C'était plutôt amusant quand on y pensait. Un peu effrayant aussi sans doute. Mais, au moins, Morrow tenait à ce que Tony travaillât pour le NCIS, contrairement à d'autres…
Comme de bien entendu, dès qu'il avait quitté le NCIS, Gibbs avait roulé comme un fou jusque chez son agent – ce qui signifiait qu'il avait réussi à battre son record d'infractions routières – qui se trouvait étonnamment chez lui quand il y pensait – l'avait enlevé et retenu dans sa cave. Avait suivi une de leur non-conversation avec des pizzas et des bières qui servait, entre autres choses, de manière pour Gibbs de s'excuser.
« Et le lendemain, Tony est revenu au NCIS avec à peine un petit quart d'heure de retard… »
Une manière pour lui de rappeler à Gibbs qu'il ne se laissait pas traiter n'importe comment.
« C'est pourquoi tous ceux qui ont vécu cette épisode et qui sont toujours ici ont essayé de rester éloignés du NCIS pendant tout le temps où Tony avait été envoyé comme agent embarqué sur le SeaHawk, poursuivit Gusman. J'en ai personnellement profité pour prendre trois semaines de vacances, des congés maladies et une partie des jours de repos que je n'avais jamais pris…
_ Le NCIS n'a pas explosé pendant ce temps-là, le contredit Vance en sortant enfin de sa cachette, derrière un meuble. »
Il y avait une raison pour que Gibbs laissât Ducky et Gusman raconter tout cela.
« Ouais, maugréa Gusman. Il est resté quatre mois sur ce bateau et Gibbs était parti quatre mois se faire bronzer au Mexique… Dans le genre auto-flagellation…
_ Eh ! Je vous rappelle que je vous entends ! s'offusqua Gibbs.
_ A mon avis, un jour de plus et le FBI et la CIA fêtaient l'enterrement du NCIS, poursuivit Gusman sans prêter la moindre attention à l'interruption de Gibbs. Personne n'aime voir Gibbs sans Tony à proximité. S'il y a quelque chose qui merde, il faut qu'on puisse le mettre en travers de sa route… »
Vance semblait réellement abasourdi. Peut-être qu'il allait finir par comprendre à quel point Tony était indispensable. Si ce n'était pas le cas, il allait vraiment falloir commencer à réfléchir à une nouvelle méthode. Gibbs était sûr qu'il pourrait trouver de l'aide auprès des anciens s'il le fallait…
« Donc, tout le monde a été… gentil avec Tony dès son arrivée ? demanda Ziva.
_ Pas exactement, marmonna Gusman. Disons qu'entre la curiosité et son… attitude particulière, il a donné envie a beaucoup d'agents, Dailor et Bloch les premiers, de le… tester dirai-je.
_ Bizutage à grande échelle, précisa Ducky.
_ Tu veux dire de la part de personnes extérieures à l'équipe ? s'étonna McGee. »
Ducky et Gusman acquiescèrent.
« Jamais personne des autres équipes n'a essayé de nous faire des… blagues, dit McGee, les sourcils froncés.
_ Bien sûr que non ! répliqua Gusman. Tony a très clairement fait savoir qu'il n'accepterait aucune forme de bizutage sur votre équipe. Et vu comment il se débrouillait pour rendre les blagues, personne n'avait envie de s'y frotter…
_ Pourquoi aurait-il fait ça ? s'étonna McGee. Tony passe son temps à me jouer des tours et se moquer de moi !
_ Jamais rien que tu ne puisses supporter, répondit simplement Abby.
_ Ni quoi que ce soit qui t'aurait mis en danger, continua Ducky.
_ Juste ce qu'il faut pour que tu t'endurcisses un peu, garçon, termina Gusman. »
McGee rougit mais hocha lentement la tête.
« Mis en danger ? répéta Ziva. Est-ce que vous voulez dire qu'une part du bizutage qu'a subi Tony était dangereux ? »
Gusman et Ducky échangèrent un regard. Gibbs fronça les sourcils. Qu'est-ce que c'était encore que cette histoire ? Quelque chose lui disait qu'il n'allait pas aimer ça. Pas aimer du tout !
« Tony réussissait plutôt bien à déjouer les pièges ou à éviter d'être trop ridicule devant Gibbs. La plupart du temps, il donnait l'impression de ne pas s'en soucier… et ses vengeances étaient plutôt… très imaginatives. Alors forcément, les blagues ont pris de plus en plus d'ampleur… Jusqu'à…
_ Jusqu'à ce que les deux agents de Gibbs décident de remplacer les balles de Tony par des balles à blanc un jour où ils devaient tous se rendre au stand de tir, continua Ducky. Je suppose qu'ils voulaient qu'ils se ridiculisent devant Gibbs mais…
_ Je parie qu'ils ont été appelés sur un cas où il y a eu des échanges de tirs, le coupa Ziva. »
Gibbs blêmit alors que Ducky acquiesçait.
« Bien sûr, ils ne pouvaient pas savoir qu'ils seraient appelés sur un cas mais je ne peux pas imaginer ce qu'a dû ressentir notre cher Anthony quand il s'est aperçu que son arme était chargé à blanc… Heureusement, il a pris un coup de crosse sur la tête plutôt qu'une balle. C'était la première fois qu'Anthony était blessé depuis son arrivé au NCIS, environ deux mois plus tôt…
_ Ils ont fait quoi ?! s'écria Gibbs en se levant soudainement, faisait tomber la moitié de ce qui se trouvait sur son bureau.
_ Il n'était pas au courant ? grimaça Gusman, s'adressant manifestement à Ducky.
_ Apparemment pas, répondit le médecin légiste. Ce n'est pas comme s'il y avait une chance que Tony les ait dénoncés…
_ Je vais les tuer !
_ Ils ont quitté le NCIS depuis longtemps, soupira Ducky en faisant les gros yeux à Gibbs. Le lendemain de cet accident, en fait. Dès qu'ils ont su qu'Anthony s'en tirerait. Ils n'ont pas attendu de voir ta réaction et pour ce que j'en sais, ils n'ont, l'un comme l'autre, plus rien à faire avec le NCIS ni les marines.
_ Il vaudrait mieux pour eux !
_ C'est probablement la raison pour laquelle Tony ne laisse personne faire des blagues à votre équipe, expliqua Gusman. Il ne veut pas risquer que l'un d'entre vous puisse être en danger pour des conneries pareilles.
_ Je suppose, murmura McGee, semblant assez peu convaincu.
_ Anthony a toujours pris soin de vous, dit gentiment Ducky. Non seulement il a toujours fait barrage entre Gibbs et vous lorsque c'était vraiment nécessaire – et je vous assure qu'il y avait des raisons qui expliquaient que les agents de Gibbs ne restaient jamais longtemps… »
Gibbs grogna. Voilà qu'il le faisait à nouveau passer pour un ogre.
« Mais il a toujours taché de vous éviter d'avoir à subir plus que vous ne pouviez supporter. Et pas seulement durant l'absence de Gibbs… »
McGee rougit, la tête baissée, et même Ziva parut embarrassée.
« Quand j'ai tué ce policier…, Gibbs entendit McGee murmurer.
_ Il y a des raisons pour que Tony soit le parfait agent senior de Gibbs, sourit Ducky. Et désormais vous êtes une équipe qui fonctionne parfaitement. »
Les deux agents hochèrent la tête.
« J'imagine que la première claque derrière la tête n'est pas venue tout de suite, s'amusa Ziva, changeant de sujet.
_ En effet. Il a fallu longtemps à Gibbs pour être sûr qu'Anthony ne démissionnerait pas à la première contrariété. Il s'est à peu près passé une année avant que Gibbs cesse de s'inquiéter que le moindre haussement de ton ne provoque une violente réaction. Ce qui ne veut pas dire qu'il se comportait avec une gentillesse excessive, sourit Ducky de manière ironique.
_ Mais ça faisait longtemps que Tony n'envisageait plus de démissionner. Je pense que ça l'amusait juste d'inquiéter Gibbs, se moqua Abby.
_ Il a trouvé d'autres moyens pour l'inquiéter désormais. Comme s'attirer des ennuis ! s'exclama Ziva.
_ Oh, j'ai bien peur que ce ne soit pas nouveau. Anthony s'est toujours attiré beaucoup d'ennuis. C'est à se demander s'il n'a vraiment pas de chance ou si au contraire il peut s'estimer chanceux d'avoir toujours survécu. Si je me souviens bien, d'ailleurs, la première claque derrière la tête est venue à Noël de la première année d'Anthony au NCIS. Il avait fait quelque chose de totalement stupide et c'était, encore, retrouvé à l'hôpital… »
Encore un souvenir particulier. Et un passage de Tony à l'hôpital. Parfois, Gibbs se demandait s'il cherchait à battre un record.
***
Gibbs se glaça alors qu'il entendit Dinozzo révéler au preneur d'otages qu'il était agent fédéral. Bien sûr, Gibbs avait parfaitement compris qu'il avait fait cela dans le but d'éloigner l'homme des autres otages, respectivement les parents, la femme, le frère, la sœur et la belle-sœur de James Roncoy, un officier de marine qui avait mis à pied Brett Hens, un marine des forces spéciales, pour manquement à la discipline et comportement violent. L'homme avait manifestement perdu l'esprit et décidé de punir son supérieur en massacrant sa famille le jour de Noël. Mais aussi fou fût-il, il était aussi un marine sur-entraîné et sur-armé alors que Dinozzo avait jeté son arme quand Hens avait menacé d'égorger madame Roncoy mère.
« Un agent du NCIS ! s'écria Hens. Ils ont envoyé un gosse pour m'arrêter ! »
Il éclata d'un rire fou.
« Sûrement parce qu'ils pensent que vous n'êtes qu'un raté, un moins que rien qui n'avait certainement pas sa place dans les unités d'élite ! se moqua Dinozzo.
_ Un raté ! hurla Hens. Je vais te montrer si je n'ai pas ma place…
_ Et comment, en s'en prenant à des civils ? Minable !
_ Je vais tellement t'arranger que tu me supplieras de te tuer !
_ C'est ça, comme si tu en étais capable. Essaie donc… »
Gibbs se jura de tuer lui-même le gamin si Hens ne le faisait pas pour avoir défié un fou furieux sur-entraîné. Tout aussi doué que Dinozzo pût être, il n'y avait aucun moyen qu'il pût tenir contre un marine des forces spéciales, armé, alors qu'il était lui-même désarmé.
En quelques pas, Hens fut devant Dinosso et lui assena un coup en plein visage puis un dans l'estomac qui le plia en deux. Il sortit un couteau de la taille d'une machette et releva la tête du gamin en le tenant par les cheveux. Il commença à faire glisser la lame sur son cou et son visage.
« Que dirais-tu si je te transperçais un œil ? Tu crois que tu plairais toujours autant si tu étais borgne… »
Gibbs se sentait à la fois malade d'inquiétude et furieux quand il s'aperçut que Hens se trouvait à découvert. Sans prendre le temps d'hésiter, Gibbs visa et Hens s'affala sur Dinozzo, un trou au milieu de son front.
Gibbs recommença à s'inquiéter quand il ne vit pas son agent se relever. Il se précipita vers lui et dut l'extraire de sous le cadavre du marine. Dinozzo peinait à respirer, le couteau enfoncé dans son flanc.
Gibbs se retrouva à nouveau assis sur une chaise, à côté de son agent allongé sur un lit d'hôpital. Le couteau n'avait, miraculeusement, touché aucun organe et Dinozzo n'était plus en danger.
« Recommence encore un coup comme ça, recommence encore une fois à défier un criminel de te tuer et je te tue moi-même !
_ Tu aurais préféré que je le laisse blesser la famille Roncoy ? s'insurgea le môme, le visage encore tuméfié.
_ Bien sûr que non ! Mais tu as agi de manière totalement stupide ! Tu es suicidaire ou quoi ?
_ Eh ! Je croyais que tu protégeais mes arrières… »
Gibbs cilla. Pourquoi fallait-il que le gamin lui accordât enfin sa confiance au plus mauvais moment. Et depuis quand le tutoyait-il, en fait ?
« Ne refais plus jamais ça ! »
Et pour bien implanter ses mots dans le crâne de son obstiné agent, il lui assena une tape sur la tête à la manière de son ancien mentor. Bon, une version soft, il n'était probablement pas nécessaire que le gamin fût victime d'une commotion cérébrale en plus du reste. L'air choqué et vexé que lui renvoya Dinozzo avait quelque chose de très jouissif.
« Et le jour de Noël, en plus ! grogna Gibbs. J'ai l'impression d'être revenu un an en arrière…
_ Ah… Je crois que je suis maudit patron… »
Gibbs se demanda un instant s'il devait appeler des médecins pour qu'ils fissent un scanner au gamin.
« Je n'arrive pas à me rappeler un Noël où je n'aurais pas fini à l'hôpital ! »
Il agrémenta sa réponse d'un grand sourire qui n'atteignit pas ses yeux. Gibbs, lui, ne souriait pas du tout. Est-ce que cela impliquait aussi les Noëls de son enfance ?
« Tu ferais bien de me réserver directement une chambre pour l'an prochain… »
Gibbs se jura de toute faire pour éviter de passer un autre Noël aux urgences avec un Dinozzo blessé qui lui parlerait de malédiction.
***
Gibbs esquissa un léger sourire en repensant au Noël suivant. Le vingt-quatre décembre et les deux jours précédents avaient été plutôt calmes ce qui lui avait laissé l'espoir de ne pas finir sa soirée à attendre dans une salle d'hôpital des nouvelles de son agent. Il n'avait cependant pas risqué la chance. Dès que le gamin avait mis un pied hors du bâtiment du NCIS, il l'avait embarqué plus ou moins de force dans sa voiture et avait menacé de le menotter à son bateau dans la cave s'il faisait seulement mine de sortir de son champs de vision une seconde. La soirée s'était déroulée au milieu des bouteilles de bières, d'une pizza à la dinde et aux marrons – tradition oblige – et d'une glace au café – il ne fallait pas être trop exigeant lorsqu'on faisait ses courses le vingt-quatre décembre à plus de vingt et une heure – et sous les bruits de fond d'un film de Noël au titre ridiculeusement optimiste que Dinozzo avait réussi à capter sur sa vieille télévision. Ça avait été son plus joyeux Noël depuis que sa femme et sa fille avaient été assassinées…
Les Noëls suivant s'étaient tous plus ou moins déroulés de la même manière. La nourriture était un peu plus recherchée et traditionnelle lorsqu'ils n'avaient pas eu de cas dans la journée et ils avaient fini par migrer de la cave à la cuisine et au salon mais c'était la seule chose qui avait vraiment changé. Tony ramenait même un ordinateur portable et le DVD du fameux film afin de ne pas déroger à la tradition. A leur tradition.
