Beta Anelo7
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PDV HERMIONE DE SERPENTARD
« Alors t'as réussi ?
- Et toi ?
- Non.
- Pffff…
- Elles nous ont résisté ! Il leur en a fallu du cran.
- J'avoue… »
Drago rentre dans son appartement. Il va dans sa chambre sans un regard pour moi, il m'en veut. Je me lève et je frappe à sa porte.
« … »
Aucune réponse. Je rentre quand même.
« Zabini a-t-il gagné votre pari ?
- Tu savais pour ce pari ?!
- Oui ! Dès le premier soir.
- C'est pour ça que tu m'as pourri pendant 15 jours ?!
- Oui…
- T'es une vraie saloperie de Serpentard.
- Merci ! »
Je m'allonge à côté de lui.
« Tu ne voulais vraiment pas ? demande-t-il le regard braqué sur le plafond.
- Si… Tous les soirs j'étais sur le point de craquer mais je résistais. Je ne sais pas comment, d'ailleurs.
- T'es vraiment tordue. Je t'en veux, sérieusement ! Sil-te-plaît, sors de ma chambre. Maintenant.
- Pourquoi ? lui demandé-je, surprise.
- Ta fierté de gros dragueur en a pris un coup, c'est pour ça ?
Je l'embrasse sur le coin des lèvres.
« Ça ne marchera pas. Sors.
- Bonne nuit Drago. »
On peut ressentir un peu de déception dans ma voix, même si je m'efforce de la cacher au mieux. Je ferme la porte délicatement et part dans ma chambre.
J'ai une boule dans mon estomac, c'est la première fois que ça m'arrive...
Je m'allonge doucement sur mon lit. Je sens mes yeux me piquer. Je ne vais quand même pas pleurer ?!
Ah si… Une larme s'échappe. Je l'essuie rageusement.
Je me relève soudain, mets ma cape et sors dehors.
Je marche à la lisière de la forêt quand à un moment, j'entends des bruits de pas me suivent. Je me retourne brusquement et voit le directeur.
« Que faites-vous ici ? lui demandé-je, un peu agressivement.
- Ce serait plus à moi de vous demander ce que vous faite ici ? dit-il souriant.
- Pardon, je suis un peu à cran… m'excusé-je.
- Votre monde vous manque-t-il ?
- Oui, non, peut-être, je ne sais plus. »
Je verse une larme qui elle aussi est viré aussi rapidement que la 1ère.
« Pleurer n'est pas une faiblesse, Miss Granger.
- Si ! Vous ne savez pas ce que c'est de montrer vos faiblesses du côté du mal ! Vous ne savez pas, vous ne connaissez pas mon père qui… »
Je m'interromps soudain. Pourquoi est-ce que je commence à parler de lui ?
« Parlez, Miss. »
Je pousse un grand soupir, et reprends la parole.
« Mon père est un salop, c'est tout ce qu'il y a savoir.
- Bien. »
Nous restons quelques minutes sans parler, il me fixe alors que moi je baisse les yeux.
« Votre cohabitation avec Mr. Malefoy se passe bien ?
- Ça dépend des jours, mais en général oui.
- Deux vrais Serpentards ensemble ne peuvent que s'entendre. Si vous étiez de notre monde, je vous verrais bien mariés !... »
Il dit ça d'un ton rempli de sous-entendus… bizarre.
Il s'en va en chantonnant alors que moi je fais de gros yeux Je me décide à retourner au château et me dirige finalement vers la chambre de Drago.
« Dégage Granger.
- Non. »
Il soupire et s'assoie. Je m'assoie en face de lui.
« Tu veux quoi ?
- Parler.
- Bah, vas-y, parle.
- J'aime pas quand tu me fais la tête, j'aime pas quand on se dispute, surtout pour une connerie.
- Dis-moi quelque chose…
Je me lève.
« Ton amitié représente beaucoup pour moi. Si tu veux me parler, tu sais où me trouver. »
J'ouvre la porte mais…
« Qui te dit que nous sommes amis ? C'est vrai, je ne sais quasiment rien de toi ! Tu ne me parles pas de toi, pas de tes secrets…
- C'est… beaucoup trop douloureux.
- Qu'est ce qui est douloureux ? dit-il en se levant.
- Mes secrets, ma vie. Je n'en ai jamais parlé à personne. »
En repensant à tout ça, je sens mes yeux qui s'humidifient et les larmes ne tardent pas à couler sur mes joues pendant que mes souvenirs remontent à la surface. Je sens soudain ses bras m'entourer.
« Là, calme-toi, t'en fais pas… »
Il m'emmène m'assoir.
« Dis-moi… ?
- C'est... C'est mon ...père. »
Mes larmes redoublent.
« Il me f-frappe et me… me… v-… viole. »
Le dernier mot résonne dans l'atmosphère de la chambre.
Ses bras se resserrent autour de moi alors que je me rapproche de lui. Il m'allonge doucement dans son lit.
« C'est pour ça que je ne parle jamais de ma vie, ça me fait de peine.
- Je te comprend, je suis désolé de t'avoir forcée à les raconter...
- Tu ne m'as rien forcée, il fallait bien que quelqu'un l'apprenne. »
Il m'embrasse sur le front. Je m'endors à côté de lui, un peu apaisée de m'être confiée à quelqu'un.
A suivre …
Review ?
