En virant les deux anges, je file m'occuper de la séraphine qui se lance à corps perdu dans ma perte. Malheureusement, l'un des inconvéniants des séraphines sont le fait qu'elles se régénèrent à chaque fois qu'on les tue. Alors, un moyen de les éradiquer définitivement se trouve en ma possession.

- DeBlanc, non !

Prêt à emplafonner la séraphine, je l'arrête d'un revers du bras, avant de m'occuper de notre tueuse en herbe.

- Je sais pourquoi tu es là. Et tu ne l'auras pas.

- Genesis aura ta peau, Gabrielle. Tu ne pourras pas lutter bien longtemps.

Fiore et DeBlanc rentrés dans l'église, je prends en charge le démembrement de la séraphine qui hurle de douleur.

- Prépare toi.

Sans attendre, j'entreprends de la dévorer, son sang coulant abondamment sur moi. Une fois le cauchemar fini, je rentre dans l'église, presque couverte des pieds à la tête.

- Gabrielle, tu l'as dévorée?

- Oui. Maintenant, partez d'ici.

- Pas avant d'avoir récupéré Genesis.

- Si vous le voulez, revenez avec un plan un peu plus ingénieux.

En sous vêtements, toujours couverte de sang, je me dirige vers la buanderie, dans l'espoir de laver mes vêtements. Mais ne m'y attendant pas le moins du monde, je retrouve Jesse et Cassidy en caleçon devant moi. Un peu gênée, j'attends derrière eux que leur machine soit finie. Et Cassidy se retourne vers moi.

- Toi aussi, tu en as tué une?

- Je l'ai démembrée, et je l'ai dévorée.

- Hmm... T'es appétissante.

- Lève tes yeux.

Expression choquée sur le visage, je reste assise, enlevant un morceau de chair coincée entre mes dents. Jesse me regarde en coin, yeux lorgnant sur moi.

- Relève tes yeux, Padre, si je le dis à lui, c'est valable également pour toi.

- Gaby...

- Gabrielle.

Je me lève.

- Ce n'est pas parce que je me balade à moitié nue que vous devez tous deux vous imaginer des trucs. Toi, Cassidy, quand tu auras ma confiance, chose qui ne risque pas d'arriver avant un moment, on pourra discuter, et toi, Padre.

Je l'empoigne à la gorge en regardant battre sa carotide.

- Une chose que je ne t'ai pas dit. Si jamais nous avions le malheur de coucher ensemble, Genesis reprendrait le contrôle sur moi, et nous tueraient tous les deux. Alors à toi de voir. Mais tu as Tulip, on dirait qu'elle ne cherche que ça depuis un moment.

Leur machine finie, je me penche pour mettre en route la mienne. Jesse parti, et Cassidy toujours avec moi, je ne lui parle pas, jusqu'à ce qu'il me relève, avant de m'embrasser passionnément, ce à quoi je réponds par une claque.

- Tu pourras me baffer, me frapper ou me casser des os autant que tu veux, Gaby, mais un jour, va falloir que tu m'écoutes. Oui, j'ai couché avec Tulip, et c'était bien avant de te connaître ! C'était bien avant de constater que j'ai certainement trouvée la personne qui me complète, moi, foutu vampire irlandais que je suis. Alors, je peux m'excuser indéfiniment de te l'avoir caché, ou alors je peux te montrer que tu es la seule personne que je veux. Et ça, pour aussi longtemps que tu voudras de moi.

Sans vraiment chercher à résister, je me retourne vers lui, sans pour autant changer mon expression de visage.

- Gaby, quand je t'ai vue la première fois, j'ai su qu'il allait se passer quelque chose entre nous. Non pas parce que tu es belle à mourir, ou que tu as un corps sur lequel n'importe lequel d'entre nous loucherait. Non. J'ai su qu'il allait se passer quelque chose parce qu'en toi, j'ai trouvée la copie conforme de mon âme désoeuvrée et perdue dans ce monde de merde. J'ai trouvé quelqu'un avec qui je peux me permettre d'être moi, sans être jugé par qui que ce soit, parce que je sais que quoi que je fasse, je serai heureux et paisible. Et enfin, je peux me permettre d'être moi, en aimant la personne que j'ai en face de moi, car elle est de loin l'être le plus angélique, le plus magnifique et le plus adorable que j'ai pu rencontrer dans toute ma chienne de vie.

Ne sachant que dire, et regardant tout autour de moi, je me rue sur lui pour l'embrasser de la façon la plus charnelle qu'il soit, plaquant mon corps contre le sien, n'ayant pour seul but que le contact de sa peau froide sur la mienne.

- Gaby...

- Chut...

D'un coup d'ailes, je nous amène dans le salon à côté, fermant toutes les portes autour, et m'asseyant à califourchon sur ses genoux.

- Je...

Le voyant loucher sur mon corps recouvert de sang, je le laisse faire, m'allongeant dans le canapé pour être dégustée à sa guise. D'une façon douce mais à la fois passionnée, il passe sa langue partout sur moi, insistant plus sur ma nuque, tout en faisant jouer ses mains un peu partout. Arrivé à mon oreille, il me murmure une phrase qui ne me laisse pas insensible.

- Gaby, baise moi.

- Quoi?

- Baise moi. Prends le contrôle.

Sans attendre, j'arrache ce qui me sépare de sa peau, pour m'occuper de lui à un rythme déjà soutenu. Mes deux mains sur son corps, je l'entends gémir fortement, agrippant mes cheveux pour m'aider à suivre un rythme qui lui plait. Et une fois qu'il a explosé dans ma bouche...

- Continue, bébé...

Sans même attendre plus longtemps, je me charge de lui redonner l'envie de s'occuper de moi comme il le fait si bien.

- Tu veux que je te baise? Crois-moi, je vais prendre plaisir à te faire hurler...

De retour à califourchon sur lui, mes hanches contre les siennes, je ne prends p as conscience de ce que je fais, ne sentant que le goût du sang entre ses lèvres, tandis qu'il me donne des coups de bassin assez prononcés. Sans attendre plus longtemps, je me relève pour qu'il vienne en moi, chose qui le fait gémir à outrance, tout en ayant mes hanches dans ses mains.