OS 365 jours 2 février Baby sitting

Ma journée de boulot avait été vraiment pourrie. J'avais eu l'impression que tout le monde en avait après moi. "Bella par ci! Bella par là! Bella j'ai besoin de toi en salle info, Bella on t' attend en réunion.

Ras le bol ! Bella en avait par dessus la tête et voulait rentrer chez elle.

Nessie avait dû s'endormir. Je pourrais toujours lui faire un petit bisou en rentrant, mais ce n'était pas pareil... Comme j'aurai aimé rentrer pour le dîner, ou même pour l'histoire du soir. Mais non. C'était encore ma baby-sitter qui avait fait tout ça. Les jeux, le bain, le repas, l'histoire, le coucher.

C'était une sensation horrible que de se sentir comme une mère indigne, qui laissait sa fille aux bons soins d'une baby-sitter. Je devais vraiment remédier à ça. Très très vite !

Alors que j'allais m'engouffrer dans le métro, mon portable sonna. Edward ! Je soupirai. Il ne manquait plus que lui. Je décrochai, à contre coeur.

Allô?

C'est Edward. Où es-tu?

Je sors juste du travail. Contrairement à toi, j'ai un boulot qui me fait vivre.

Ne commence pas.

Et toi, où es-tu?

A Hawaï.

QUOI? Hurlai-je dans le combiné.

Un pote m'a proposé un truc intéressant, alors je l'ai suivi.

Tu comptes passer voir ta fille un jour ou tu plantes ta tente là-bas pour 10 ans?

Je serais là à Noël.

C'est trop sympa de ta part... Tu m'appellais pour quoi?

Pour rien, laisse tomber.

Ne me demande pas de fric Edward, c'est non d'office.

Comment va Nessie? Demanda-t-il, sûrement pour éluder mes propos.

Parfaitement bien.

D'accord. Envoie-moi des photos par mail, j'ai une connexion ici. OK?

On verra, soupirai-je. Edward, je voudrais rentrer à la maison. J'ai eu une sale journée.

A plus Bella!

C'est ça.

Je raccrochai et soupirai encore une fois. Mon ex était lamentable. Au chomage depuis toujours, il ne trouvait de boulot que quand c'était vraiment nécessaire. Heureusement, nous n'avions jamais été mariés. Aujourd'hui, il parcourait le monde avec ses "potes" et vivait de ce que la nature lui donnait. Il ne voyait jamais notre fille, qui aurait bientôt trois ans. Et ça me rendait à la fois triste et très en colère.

C'est donc dans un état de nervosité palpable que je rentrai à la maison. Je déposai les clés sur le comptoir de la cuisine, et balançai mon sac dans le canapé. Jasper y était assis et lisait un de mes magazines people.

Bonsoir Jasper. Nessie a été sage?

Comme une image, ne vous inquiétez pas. Elle a bien mangé et s'est endormie juste après l'histoire du soir.

Je vais aller l'embrasser et vous pourrez partir, dis-je le coeur serré.

Mon petit ange était profondément endormi. Je lui déposai un baiser sur le front, ramenai sa couverture sur elle et quittai la pièce.

Jasper était sur le point de partir, quand il me demanda si tout allait bien. Je lui racontai ma journée ainsi que le coup de téléphone d'Edward. Cela faisait deux ans que je l'avais engagé pour garder Nessie, et même si j'avais été réticente au départ, il faisait vraiment l'affaire.

Vous avez l'air tendue, Bella, dit-il en s'approchant de moi. Vous voulez que je vous prépare une tisane?

Non merci. Vous pouvez rentrer chez vous.

Bella, asseyez-vous quelques instants. Vous avez besoin de vous relaxer. Et je suis un expert en massages apaisants.

Vraiment?

Absolument. Laissez vous faire. Ordonna-t-il.

Je fus vraiment surprise de la facilité avec laquelle je m'étais laissée faire. En quelques minutes, je me sentais déjà beaucoup mieux, et lorsque les mains de Jasper quittèrent mes épaules, je me sentis comme... abandonnée. Je le remerciai, et sans comprendre pourquoi, je lui déposai un baiser sur la joue. Ses yeux s'obscurcirent aussitôt, et avant que je ne me lève, il avait attrapé mon poignet, m'avait attirée à lui et avait posé ses lèvres sur les miennes. Emportée par la fureur qui partageait toujours un coin de mon corps, je répondis à son baiser et le laissai envahir ma bouche. Nos langues se trouvèrent et entamèrent un ballet frénétique et endiablé. Ses mains fourrageaient dans mes cheveux et les miennes carressaient son dos. Sa chemise et mon chemisier furent bientôt hors-circuit. Il ravageait mon cou avec sa bouche alors que j'ondulai contre le tissu de son pantalon afin de bien l'exciter. Il grogna et m'ordonna de finir de me déshabiller, ce que je fis. Il en profita pour se débarasser de son pantalon et de son boxer. Puis en quelques mouvements habiles, il m'attrapa et m'empala sur son sexe. Il avait trouvé le temps de mettre une capote entre temps, ce qui me surpris car je n'avais rien vu.

Putain Bella, tu es tellement serrée et mouillée pour moi. Bouge sur moi!

J'obéissai, sans réfléchir. Je ne voulais surtout pas réfléchir. J'avais besoin de cette partie de jambes en l'air pour décompresser, et Jasper n'avait pas pû mieux tomber. En plus, il était vraiment beau gosse, ce qui ne gâchait rien. Bien au contraire.

Je continuai donc à danser de manière très sensuelle sur sa virilité, et il m'empoigna les fesses pour me faire comprendre d'aller plus vite. Il grogna à plusieurs reprises, alors que je gémissai impunément. Nos respirations étaient erratiques et je pouvais sentir l'orgasme se construire en moi à mesure que j'allai et venai sur lui. Je pris appui sur ses épaules légèrement musclées afin de le pousser tout au fond de mon antre. Il jura et releva les hanches brusquement afin approfondir mon geste. Je criai alors qu'une déferlante s'abattait sur moi, secouant tout mon corps de spasmes. Il jouit juste après moi, déversant sa semence en longs jets dans le préservatif.

Nous restâmes immobiles quelques instants, dans les bras l'un de l'autre. Puis, je me retirai et descendis du canapé. Nous nous rhabillâmes en silence, puis Jasper s'en alla après m'avoir souhaité une bonne nuit.

Je ne le revis plus après ça. J'avais vite regrété cette folie passagère qui nous avait atteinte. Je n'aurai jamais dû coucher avec lui, c'était certain. Il travaillait depuis si longtemps ici qu'il serait difficile de trouver quelqu'un susceptible de le remplacer.

Une seule chose était sûre la baby-sitter de Nessie serait une femme. Il était hors de question que ce faux pas se reproduise.

FIN