Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, hormis ceux sortis de mon imagination.
Encore un grand merci pour toutes vos reviews !
Réponses aux reviews anonymes :
Nini : Merci pour ton commentaire, je te sens très remontée contre Jacob et tu n'es pas la seule, je sais que je lui donne un rôle pas sympa… Voilà la suite et j'espère que ça te plaira. A bientôt !
Bleu : Oui, je sais, mais ne t'inquiète pas Bella et Edward ça va arriver, mais il faut leur laisser du temps au vue des évènements…. Merci pour ta review à + !
AV : J'espère que ce nouveau chapitre te plaira, pour Bella et Edward, tu n'es pas la seule à attendre leurs retrouvailles, elles vont arriver, à bientôt !
Bonne lecture !!!
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Chapitre 11 : Douloureuses pertes…
Edward sentit un vent violent s'élever autour de lui, le froid l'envahit. Peu à peu, son corps s'affaissa, il se serait écrasé sur le sol si les bras d'Aro ne l'avaient pas maintenu fermement. Un bruit de tonnerre résonna non loin de lui. Avant de sombrer dans l'inconscience, il lui sembla apercevoir une violente lumière blanche. Puis tout devint noir, froid, triste… La mort était là…
Edward entrouvrit difficilement les yeux, il pouvait sentir deux bras froids l'enserrer fermement. Une main douce et rassurante caressa son visage en un geste empli d'amour. Peu à peu, il distingua les formes qui l'entouraient. Il reconnut le visage aimant de sa mère qui le tenait dans ses bras, caressant doucement ses cheveux. Un sourire se dessina sur le visage d'Esmé quand elle s'aperçut qu'il se réveillait. Tendrement, elle resserra son étreinte et le berça. Edward vit ses frères et sœurs penchés au-dessus d'eux, observant avec anxiété son visage. Lentement, ses souvenirs se manifestèrent. Il se rappelait de la poigne froide et ferme d'Aro, de ses dents qui touchaient sa peau si fine…
D'un geste prompt, Edward porta sa main à son cou cherchant une trace de morsure. La main d'Esmé vint trouver la sienne, lui faisant arrêter sa recherche, elle lui adressa un sourire rassurant. Le jeune homme ferma les yeux un instant en réalisant que son cœur battait dans sa poitrine, que son sang coulait toujours dans ses veines, que le venin ne viendrait pas le faire hurler de douleur. Le soulagement qu'il ressentit à cet instant brisa la barrière qui retenait ses sentiments. Un immense froid l'envahit. Des larmes s'échappèrent de ses yeux alors que son corps était secoué de tremblements, ses dents claquaient sans qu'il puisse les stopper. Esmé leva un regard affolé vers ses frères et sœurs. Alice disparut quelques secondes avant de revenir avec une couverture. Rapidement, elle aida Esmé à l'envelopper dedans. Rosalie et Alice se joignirent à leur mère pour le réconforter, mais il ne contrôlait plus son corps qui était toujours secoué par des spasmes violents. Il aperçut alors Estelle, elle s'approcha et Rosalie lui laissa sa place. La sorcière porta une tasse fumante à ses lèvres, d'une main peu assurée Edward tenta de la repousser, mais Esmé vint à la rescousse d'Estelle. Edward ne put qu'avaler l'étrange mixture que la sorcière portait à ses lèvres. Peu à peu, il sentit son corps s'apaiser, ses muscles se détendirent, sa respiration devint plus calme. Il adressa un sourire reconnaissant à Estelle. La sorcière lui sourit en retour avant de caresser sa joue tout en lui murmurant qu'il n'avait rien à craindre. Le jeune homme voulut parler mais aucun son ne sortit de sa gorge, sauf une plainte rocailleuse.
« -Tout va bien, murmura Esmé à son oreille, tu ne risques rien.
-Maman, chuchota Edward tout en enfouissant son visage dans son cou maternel, s'imprégnant de son odeur rassurante.
Edward sursauta entre les bras de sa mère lorsqu'il entendit des éclats de voix non loin d'eux. Il reconnut sans mal la voix de Bella. Il rouvrit les yeux et fut stupéfait de voir qu'ils étaient à la réserve Quileute, de nombreux indiens les entouraient.
-Comment as-tu osé faire ça ?! Hurlait la jeune fille qui se moquait d'attirer tous les regards. De quel droit as-tu enlevé Edward pour le livrer à ces vampires ?
-Mais Bella…
-Tais-toi ! Rien de ce que tu pourras dire n'arrangera la situation ! Tu te dits meilleurs qu'eux mais tu te trompes Jacob Black, tu es bien pire que ces vampires que tu méprises tant ! Jamais l'un d'entre eux n'aurait livré un innocent !
-C'est pourtant ce qu'ils ont fait avec toi ! Rétorqua Jacob. Pourquoi crois-tu qu'ils ont éloigné Edward ? Ils savaient que ces Voltu-machins voudraient le transformer !
-Oui, Jacob ! Ils le savaient et c'est pour ça qu'ils l'ont mis à l'abri, mais jamais ils n'avaient envisagé qu'ils venaient pour moi ! Comment l'auraient-ils pu étant donné que les Volturi n'avaient aucune raison de connaître mon existence ? Répliqua Bella folle de rage. Ose me dire que toi tu aurais sacrifié ton fils pour quelqu'un ?
-…
-Tu vois ! Tu en aurais été incapable ! S'écria Bella d'un ton triomphant.
-Bella, calme-toi, s'il te plaît, demanda Edward en se redressant tant bien que mal avec l'aide de sa mère, ne sois pas trop dure avec lui. S'il m'avait expliqué, je l'aurais suivi de mon plein gré, je…
-Mais ma parole, tu es aussi abruti que lui ! Comment peux-tu penser que ta vie a moins de valeur que la mienne ? As-tu ne serait-ce qu'un instant pensé à la peine que tu aurais causé à ta famille ? Je les ai vu quand ils ont cru t'avoir perdu, je ne souhaite à quiconque de vivre l'enfer qu'ils ont connu ! De quel droit leur aurais-tu imposé ça ?
-Je sais la peine que je leur aurais causé et pour ça je m'en serais voulu éternellement, mais Bella tu ne peux pas en vouloir à Jacob, lorsqu'on aime quelqu'un on est prêt à tout pour lui, du meilleur comme du pire. Je le comprends…
-Vous êtes deux imbéciles, maugréa Bella entre ses dents avant de s'éloigner d'un pas rageur tout en essuyant ses larmes.
Jacob allait la suivre quand il fut stoppé par son père qui lui adressa un regard sévère.
-Laisse-la tranquille, dit Billy, Emily est avec elle, Bella a besoin de se calmer, elle a eu très peur ce soir et ta présence pour l'instant ne fera qu'accentuer sa rage. Jacob, je peux essayer de comprendre ton geste, mais sache que tu m'as énormément déçu. Lorsque Carlisle sera rentré, je veux que tu présentes tes excuses à toute sa famille et en particulier à Edward.
-Peux toujours rêver, marmonna Jacob entre ses dents.
-Jacob, écoute-moi bien, si…
-Non, intervint Edward, Billy, ne vous inquiétez pas, comme je l'ai dit à Bella, je peux comprendre. Tout ce que je veux savoir Jacob s'est si tu as fait du mal à…
-Non, mais ça va pas ! S'énerva Jacob. J'ai pas fait de mal à la femme qui te gardait. Je l'ai juste assommé et déposé sur le canapé.
-J'espère pour toi qu'elle va bien, parce que sinon tu auras à faire à moi ! Menaça Edward avant de se tourner vers sa famille. Quelqu'un aurait un téléphone ? Je veux m'assurer que…
Edward se tut en voyant les traits figés de sa famille. Emmett et Jasper s'élancèrent verse les bois alors qu'Esmé, Alice et Rosalie s'étaient rapprochées de lui, formant ainsi sa garde rapprochée. Les Quileutes intrigués par leur comportement se tinrent aussitôt sur leurs gardes essayant de distinguer ce qui avait alarmé les vampires. Soudain, Emmett sortit des bois, il tenait dans ses bras le corps d'Embry, Jasper les suivait tout en aidant Sam à avancer. Emmett déposa le jeune indien sur le sol, son corps était couvert de sang, des entailles plus ou moins profondes maculaient sa peau. Un silence pesant s'abattit, tous avaient compris que le jeune Quileute était mort.
-Que s'est-il passé ? Questionna Billy en s'approchant de Sam que Jasper venait d'asseoir sur le sol.
-On s'est fait attaquer par des vampires et je crois qu'il y avait un sorcier parmi eux, souffla Sam à bout de force.
-Où est Carlisle ? S'écria Esmé dont le visage reflétait l'angoisse.
-On s'est séparé, il a voulu partir patrouiller du côté de votre villa pour s'assurer que les Volturi n'y étaient pas.
-On part à sa recherche, annonça Emmett.
-Non ! Refusa Esmé. Ton frère et toi, vous restez ici ! Carlisle sait ce qu'il fait, il faut que vous restiez pour protéger les Quileutes et Edward !
-Mais, maman, il a peut-être besoin d'aide, protesta Jasper.
-Je sais, mais il voudrait que nous restions là. Il va revenir, je le sais, assura farouchement Esmé. »
Les garçons Cullen allaient protester lorsqu'un cri résonna. Un couple de personnes âgées s'approcha du corps d'Embry et ils tombèrent à genoux devant le corps sans vie de leur fils. Lentement, les Quileutes s'approchèrent pour les soutenir et les réconforter. Bella et Emily arrivèrent à leur tour et se dépêchèrent de se joindre à eux. Edward ne pouvait détacher son regard du visage maculé de larmes de Bella. Elle s'approcha doucement de Jacob qui semblait très ébranlé par la mort de son ami, tendrement, elle le prit dans ses bras. Edward se laissa tomber dans l'herbe fraîche en sentant ses jambes se dérober sous son poids. Aussitôt toute sa famille fut à ses côtés. Il remarqua alors deux personnes qu'il ne connaissait pas et qui entouraient Estelle. Une jeune femme qui devait avoir une vingtaine d'année, ses cheveux noirs étaient striés par des mèches violettes, elle était aussi petite et menue qu'Alice, ses yeux bleues étaient cernés d'un maquillage noir et violet comme sa tenue qui s'harmonisait à sa coupe de cheveux. L'homme était plus âgé, il paraissait avoir le même âge qu'Estelle. Ses cheveux bruns étaient courts, une fine moustache ornait sa lèvre supérieure, son regard noisette était sérieux et il ne cessait de dévisager tous ceux qui l'entouraient. Edward allait interroger Estelle quand il remarqua l'échange rapide entre Esmé et Billy. Emmett s'approcha de son frère et avant qu'il n'ait eu le temps de protester, il le prit dans ses bras. Les vampires ainsi qu'Estelle et ses amis entèrent dans une petite maison qui servait de lieu de réunion aux Quileutes. Emmett déposa Edward dans un fauteuil. Même si les deux clans se respectaient et s'appréciaient, les indiens avaient besoin d'être seuls pour pleurer la perte de l'un des leurs.
« -Que s'est-il passé ? Demanda Edward lorsqu'il fut sûr que sa voix ne tremblait plus.
-De quoi te souviens-tu ? Questionna Rosalie.
-Je me rappelle qu'Aro allait me mordre, après, c'est le trou noir.
-Je te présente Philippe et Gloria, annonça Estelle en désignant ses deux compagnons, ce sont des sorciers. Nous sommes arrivés au moment où se vampire allait te mordre.
-Alors, c'est grâce à vous trois si je suis toujours en vie, merci, dit Edward d'un ton sincère.
-J'aimerais pouvoir te dire que nous sommes tes sauveurs, petit, mais ce serait faux, lâcha Philippe, il y avait quelque chose d'autre ce soir, je ne saurais dire quoi, mais ce n'est pas nous qui avons fait fuir les Volturi.
-Que voulez-vous dire ? Questionna Edward.
-C'était vraiment étrange, expliqua Jasper, Aro te tenait, aucun de nous ne pouvait bouger. On a senti la présence d'Estelle au moment où l'orage a éclaté. Il y a eu un éclair aveuglant, même pour nous…
-Quand nous avons pu voir à nouveau, continua Alice d'une voix tremblante, les Volturi étaient partis, tu… Tu étais étendu sur le sol… Tu ne bougeais plus…
-Carlisle s'est précipité vers toi et nous avons tous été soulagé quand il nous a dit que tu étais simplement évanoui, poursuivit Rosalie avant de baisser les yeux, comme nous étions rassuré sur ton sort, on a plus ou moins voulu faire sa fête au sale clébard…
-Mais ton père les a calmés, assura Esmé, Sam et la meute venaient de nous rejoindre. Après leur avoir expliqué ce qui s'était passé et comme tu étais toujours inconscient, il a proposé que nous venions nous réfugier ici pendant qu'ils s'assuraient qu'il n'y avait plus de danger. Carlisle, Embry et lui sont partis patrouiller ensuite…
-J'en étais sûre ! S'écria Gloria qui était en train d'observer un étrange sablier.
-Qu'y a-t-il ? Demanda Estelle.
-Elle est encore dans une de ses théories fumeuses, soupira Philippe excédé.
-Une théorie fumeuse ?! Tiens, regarde ! La voilà ta preuve !
-Tu sais bien que c'est impossible, répliqua le sorcier en se penchant tout de même sur l'objet, je… Non ! Comment…
-Je te l'avais dit ! Répliqua aussitôt la jeune sorcière.
-Que se passe-t-il ? Demanda Esmé.
-Nous avons perdu 5 minutes, déclara fièrement Gloria.
-Comment peut-on perdre 5 minutes ? Questionna Alice qui nageait, comme les autres, en pleine incompréhension.
-Ce que veux dire Gloria, expliqua Estelle, c'est que le temps s'est figé pendant 5 minutes.
-Et cela juste avant que les Volturi ne disparaissent, compléta Philippe. As-tu fait appel à un allié qui serait capable de ça ?
-Non, répondit Estelle, et je ne connais qu'une seule sorcière capable de jouer avec le temps…
-Felicia, murmura Gloria dont la peur envahit les prunelles.
-Non, c'est impossible, assura Estelle, pourquoi nous aurait-elle aidé ?
-Sûrement pour s'assurer que personne d'autre qu'elle ne nous tuerait, proposa Philippe.
-J'aime pas ta théorie, maugréa Gloria.
-Ce serait elle qui aurait attaqué Sam et Embry ? Demanda Edward.
-Peut-être, mais je ne comprends pas pourquoi elle se serait entourée de vampires, réfléchit Estelle, elle est suffisamment puissante pour se passer d'eux.
-A moins qu'elle ne veuille s'amuser avec sa proie, commenta Jasper.
A ses propos tous frissonnèrent en comprenant qu'il n'avait pas tort. Les sorciers connaissaient sa réputation, ils leur en avaient parlé, cette folle ferait tout pour les faire souffrir avant de les achever. Esmé se redressa de sur l'accoudoir du fauteuil d'Edward, elle était concentrée sur ce qui se passait à l'extérieur, tout comme le reste de sa famille.
-Ils veulent que nous les rejoignons, annonça Emmett, ils souhaitent nous montrer quelque chose.
Ils sortirent de la petite maison et se dirigèrent vers le groupe d'indiens qui entourait toujours le corps du jeune Embry. Alors qu'ils approchaient d'un pas prudent, les Quileutes s'écartèrent pour les laisser passer. Ils se retrouvèrent devant le corps du jeune homme. Dès qu'ils furent arrivés, Billy demanda aux indiens de les laisser. Il ne restait plus que les anciens et la meute. Jacob se tenait là, son bras entourant la taille fine de Bella
-Edward ne devrait pas voir ça, pensa Jasper dont le regard se posa sur le corps de l'indien, je vais dire à Alice de l'éloigner.
-N'y songe même pas, maugréa Edward en s'avançant alors que son frère lui jetait un regard réprobateur.
Edward retint avec peine un cri d'effroi. Le corps d'Embry avait été nettoyé, on pouvait maintenant distinguer une forme tracée sur sa poitrine. Edward s'approcha pour mieux voir. Ses yeux suivirent les traits tracés dans la chair, il sentit son cœur manquer un battement.
-C'est l'emblème de la famille Desmorts, affirma Estelle qui s'était agenouillée près du corps.
-Non, souffla Edward, non…
-Qu'y a-t-il ? Questionna Gloria qui le regardait avec intérêt.
-Tu es revenu ! S'écria soudain Esmé avant de se jeter dans les bras de Carlisle qui venait d'arriver. Merci, tu vas bien.
-Que se passe-t-il ? Demanda Carlisle devant leurs visages graves.
Le médecin aperçut alors le corps d'Embry. Il s'approcha d'un pas respectueux avant de s'agenouiller devant sa dépouille.
-Que s'est-il passé ?
-Peu de temps après nous être séparés, nous avons été attaqué par des vampires, l'informa Sam, j'ai cru que nous allions y passer tous les deux, mais après avoir tué Embry, ils sont partis. Un sorcier les accompagnait.
-C'est un avertissement, comprit Carlisle. Vous avez pu voir le sorcier ?
-Non, il portait une cape, son visage nous était dissimulé, avoua Sam.
-Toi, tu as l'air de savoir quelque chose, lâcha Gloria qui ne cessait de dévisager Edward. Il a l'air choqué depuis qu'il a vu le symbole et encore plus depuis que tu as dit que c'était celui des Desmorts.
-Qu'est-ce que tu nous caches, Cullen ?! Gronda Jacob qui fit un pas menaçant dans sa direction.
-Arrête ça tout de suite ! Ordonna Bella en le retenant.
-J'ai déjà vu ce symbole, confia Edward d'une voix blanche.
-Où as-tu pu le voir ? Demanda Jasper surpris.
-Tu savais, balbutia Edward qui cherchait le regard de son père, tu savais ? … Bien sûr que tu savais… Comment… Non…
Edward se retourna et partit en courant vers la forêt.
-Il croit réellement qu'il va nous échapper ? Se moqua Jacob.
Quelques grognements s'élevèrent alors que les vampires fusillaient le Quileute du regard.
-Je ne le sens plus, s'écria soudain Esmé paniquée.
-Moi, non plus, s'inquiéta Rosalie.
Emmett et Jasper s'élancèrent. Quelques secondes plus tard, ils étaient de nouveau à leurs côtés, leurs visages reflétaient la surprise et l'inquiétude.
-Il… Il est plus là, souffla Emmett. Je comprends pas…
-Ok, il était plus rapide que nous tous mais en tant que vampire, là c'est un humain ! Rappela Alice dont la voix montait dans les aigüe.
-Nous caches-tu quelque chose Carlisle ? Demanda Estelle qui le fixait avec intensité.
-Je dois retrouver Edward, dit simplement le vampire en se relevant, je crois savoir où il s'est réfugié.
-Carlisle, laisse-nous t'accompagner, implora Esmé.
-Non, restez ici, vous êtes en sécurité, dit Carlisle tout en embrassant rapidement sa femme, ne t'inquiète pas, je te le ramène. »
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Edward courrait à en perdre haleine. Courir lui avait toujours donné une sensation de liberté lorsqu'il était vampire, mais là, il lui était impossible de retrouver ce bien être. Il sentait l'air brûler sa gorge, sa respiration devenait de plus en plus difficile, une douleur lancinante gagnait son ventre. Il s'enfonçait dans les bois, courant tel un aveugle dans l'obscurité qui l'entourait. Plusieurs fois, il trébucha et se releva péniblement. Il continuait sa course sans but, souhaitant simplement fuir le sentiment de trahison qui l'envahissait. Il ne vit pas la racine de l'arbre, son pied trébucha contre, il chuta. Instinctivement, il tendit les mains pour amortir sa chute, mais rien ne vint, seulement le vide. Il se souvint avec effroi que la Push était bordée par des falaises. Il sentit son corps chuter, il ferma les yeux attendant le choc…
Au bout de quelques secondes, Edward entrouvrit les yeux. Il ne sentait plus le vent dans ses cheveux, ni la sensation de chute. Il se rendit compte qu'il était allongé dans l'herbe. Il se redressa prudemment sur un coude. Non loin de lui brûlait un petit feu, il put grâce à sa lueur reconnaître sa clairière. Que faisait-il ici ? Comment était-il arrivé là ? Edward voulut se relever mais son poing de côté était toujours bien présent lui rappelant la raison de sa fuite. D'un geste empli de rage, il frappa le sol de son poing. Ignorant la douleur, il se redressa et tituba jusqu'à un arbre contre lequel il déversa sa rage, frappant toujours et encore, refusant d'écouter son corps qui lui criait d'arrêter. Sa main était en sang et commençait déjà à enfler.
« -Si tu continues comme ça tu ne pourras plus jouer du piano, murmura une voix douce près de lui.
Edward sursauta. Aussitôt, il recula, on pouvait aisément lire la peur sur son visage.
-Tu n'as pas à me craindre, Edward, j'ai promis à ton père de veiller sur toi.
-Et pourquoi devrais-je te croire ? Cracha le jeune homme furieux. Depuis le début tu me mens, vous me mentez ! Comment Carlisle peut-il te faire confiance après ce qu'il nous a dit sur toi ? Comment oses-tu me parler ainsi alors que tu as tué Embry !
-J'aurais peut-être du te laisser t'écraser au pied de cette falaise….
-Alors, c'était toi ! Et là, tu vas me faire quoi ? Me torturer jusqu'à ce tu sois lassée et ensuite tu déposeras mon cadavre devant la réserve Quileute ? !
-Calme-toi, Edward, je t'en prie, supplia Carlisle qui venait d'arriver dans la clairière.
-Ne m'approche pas ! Hurla son fils alors qu'il faisait un pas vers lui. Pourquoi nous as-tu menti ?
-Je n'ai eu des doutes que très récemment, confessa son père, j'ai tout compris, mais les Volturi sont arrivés et je devais te mettre à l'abri. Je t'en prie, écoute-moi, tu te trompes d'ennemi, elle n'a fait que nous aider, tu….
-Ce n'est pas le moment, Carlisle ! Vous devez rentrer à la réserve Quileute tout de suite !
-Que se passe-t-il ? S'inquiéta le médecin.
-Dépêchez-vous de rentrer sinon les autres vont vous trouver !
Carlisle s'approcha d'Edward, avant que son fils ne puisse protester, il avait bandé sa main et l'avait hissé sur son dos.
-Cours sans t'arrêter ! »
Carlisle obéit. Il s'élança au moment où le tonnerre rugissait dans le ciel. Edward ferma les yeux, un vent violent s'éleva autour d'eux alors que des éclairs s'abattaient sur leur passage. Il cacha son visage dans le cou de son père alors que ce dernier essayait de courir toujours plus vite. Soudain, il sentit le vent s'apaiser, l'orage sembla disparaître, Carlisle ralentit. Ils étaient arrivés en territoire Quileute. Quelques secondes plus tard, Edward sentit les bras de son père l'aider à descendre. Il se laissa tomber sur le sol. Esmé se précipita vers lui pour le serrer dans ses bras, rapidement imitée par le reste de la famille. Son père revint auprès de lui et examina sa main. Edward avait eu le temps de se calmer, il avait compris qu'il ne connaissait pas toute l'histoire, qu'il devait écouter les explications de son père. Il avait vu la peur dans leurs yeux lorsqu'ils étaient partis en courant de sa clairière. Il ignorait ce qui se passait mais le danger n'était peut-être pas là où il le pensait.
« -Bon, maintenant, tu vas tout nous dire Cullen ! Rugit Jacob.
-Ce n'est pas le moment ! S'énerva Estelle qui fixait toujours la forêt.
-Billy, les anciens et vous, allez vous mettre à l'abri, emmenez Bella et Edward ! Ordonna Carlisle.
-C'est trop tard, murmura Alice dont le regard voilé redevint clair.
Devant eux se tenaient un groupe d'une vingtaine de vampires aux yeux rouges. Les Cullen se mirent en position de défense alors que la meute se transformait. Des grognements de rages s'élevèrent autour d'eux.
-Je m'appelle Vladimir, dit un vampire.
Le dénommé Vladimir avait un physique aussi imposant que celui d'Emmett, mais il n'avait en rien le regard bienveillant de ce dernier. Une cicatrice barrait tout un côté de son visage gauche où son œil était vitreux. De nombreuses cicatrices déformaient son corps, signes d'autant de batailles qu'il avait du mener.
-Aucune discorde n'existe entre le clan Cullen et mon Maître, vous pouvez donc partir. Cependant, si vous décidez de vous battre au côté de ces chiens galleux et de ces traîtres de sorciers, vous subirez le même sort qu'eux ! La mort !
-Nous ne renierons jamais nos amis, affirma Carlisle.
-Et puis ne croyez pas que nous serons si facile à abattre, renchérit Philippe.
-Etes-vous sûr de vouloir vous battre contre nous ? Notre Maître offre que vous partiez avec les deux humains qui semblent si importants pour vous, rajouta Vladimir en désignant Edward et Bella.
-Je connais trop bien votre Maître pour savoir qu'une ruse se cache sous cette offre que je décline donc ! Grogna Carlisle.
-Alors, je me ferais une joie de boire le sang de l'humain qui tu considères comme ton fils, railla Vladimir. »
Un grognement s'échappa de la poitrine de Carlisle alors qu'il s'élançait sur le vampire, sa famille et la meute sur ses talons. Estelle se rapprocha des humains et s'employa à développer un bouclier autour d'eux, un vampire se retrouva propulsé à plusieurs mètres après avoir voulu les approcher. Edward chercha du regard Philippe et Gloria. Ils se tenaient côte à côte et non loin d'eux. Des flammes surgissaient des mains de Gloria avec lesquelles elle essayait d'atteindre les vampires. Philippe semblait avoir un don de télékinésie, il soulevait des pierres, des arbres qu'il envoyait s'écraser ensuite sur leurs assaillants. Ses frères faisaient équipes tout en surveillant du coin de l'œil leurs épouses qui s'en sortaient à merveille grâce au don d'Alice. Esmé se battait contre une vampire avec l'aide de Seth, alors que Carlisle luttait toujours contre le dénommé Vladimir. Edward vit Philippe empiler de nombreux morceaux de bois auxquels Gloria mit feu. Les deux sorciers semblaient se fatiguer. Estelle leur ordonna de venir auprès d'elle ce qu'ils firent. A eux trois, ils pourraient maintenir la protection plus longtemps tout en reprenant des forces.
Edward ne pouvait détacher ses yeux du combat entre Vladimir et son père. Ce vampire était un guerrier bien plus aguerri que le médecin qui avait toujours été pacifiste et même s'il s'extasiait de l'habilité de Carlisle, Edward savait qu'il ne pourrait remporter ce combat. Il fallait qu'il l'aide, il venait de prendre plusieurs coups et semblait avoir du mal à se relever. Avec effroi, il vit qu'aucun membre de sa famille ne pouvait venir à son secours. Le jeune homme allait s'élancer hors de la protection quand les mains de Bella l'entourèrent, l'empêchant de courir vers une mort certaine. Pourtant, Edward ne pouvait pas rester là à regarder son père mourir ! Tout à coup, il eut une idée. Il ne savait pas si cela allait marcher, mais il devait essayer. Il se concentra sur Vladimir, puis il chuchota le prénom de son père. Ce dernier croisa quelques secondes son regard et il espérait que Carlisle avait compris. Edward murmura la prochaine attaque de Vladimir que son père put ainsi parer. Le vampire ne s'y attendait pas et fut déstabilisé pendant un instant, Carlisle en profita. Edward resta concentré sur son esprit, prévenant son père des attaques de son adversaire. Le chef des Cullen réussit à prendre le dessus.
Edward poussa un soupir de soulagement et s'autorisa à regarder autour de lui, il vit que plusieurs vampires étaient tombés, leurs carcasses brûlant dans l'immense brasier créé par Gloria. Rassuré sur le sort de ses frères et sœurs, il reporta son attention sur Carlisle, quelque chose avait changé dans l'esprit de Vladimir. Il vit le regard du vampire se poser sur Esmé qui se battait non loin d'eux. Avec horreur, Edward comprit ce qu'il allait faire. Il hurla à sa mère de se mettre à l'abri, mais il était trop tard, Vladimir la dominait de toute sa hauteur. Les cris alarmés de ses frères et sœurs résonnèrent à ses oreilles. Il vit Seth se jeter sur le vampire qui l'envoya valser contre un arbre. Carlisle courut vers Esmé tout en hurlant son prénom. Un bruit sec et mortel résonna dans la clairière déclenchant des plaintes de douleur. Un rire sadique s'échappa des lèvres de Vladimir alors qu'il lançait la tête d'Esmé dans le feu. Il lui arrachait un bras quand Carlisle se jeta sur lui en poussant un rugissement de rage. Edward comprit à cet instant qu'il allait aussi perdre son père. Vladimir avait atteint son objectif. Carlisle ne réfléchissait plus, il était aveuglé par son chagrin et donc plus facile à abattre. Ses frères et sœurs l'avaient eux aussi compris et tentaient tant bien que mal de se débarrasser de leurs adversaires pour aller secourir leur père. Edward se dégagea de la poigne de Bella et avant que quiconque ne puisse l'arrêter il courut vers son père. Vladimir et Carlisle l'aperçurent au même instant, un sentiment pervers se dessina dans l'esprit de l'un alors que la crainte s'emparait de l'autre. D'un bond, Vladimir fut auprès d'Edward qu'il tint fermement contre lui. Vladimir l'obligea à dégager son cou et tout en provoquant Carlisle du regard il lécha la peau sous laquelle palpitait la carotide d'Edward.
« -Lâche-le ! Immédiatement ! Ordonna une voix provenant de l'orée du bois.
-Qui es-tu pour oser me donner un ordre ?! Rugit le vampire furieux.
-Ambre, murmura Alice alors que la jeune femme avançait vers eux d'un pas déterminé.
-Lâche Edward ! Tout de suite !
-Te fais pas de soucis, ma mignonne, ricana Vladimir, je m'occuperai de toi après.
-Tu ne comprends pas, reprit froidement Ambre, lâche-le ou meurs !
-Laisse-moi rire, que va me faire une humaine comme toi ?
Un vent violent balaya la clairière où se déroulait la bataille. Quelque chose d'étrange et de puissant s'emparait du lieu au fur et à mesure que le ciel se déchaînait au-dessus de leurs têtes. Le tonnerre gronda en un bruit assourdissant faisant cesser tous les combats, chacun observant la nature qui se déchaînait autour d'eux.
-Pour la dernière fois : lâche Edward !
-Qui es-tu ? Qu'est ce que..., balbutia Vladimir en voyant que les pieds d'Ambre ne touchaient plus le sol.
-Je m'appelle Ambre Mayfair, du clan Mayfair, répondit la jeune femme alors qu'un éclair s'abattait non loin du vampire.
-C'est toi qui fait ça, comprit Vladimir en observant la tempête, tu comptes griller ton Edward en même temps que moi ? Car je ne compte pas le lâcher !
-Tant pis pour toi, dit simplement Ambre. Edward.
A peine Ambre avait-elle murmuré son prénom qu'Edward se retrouva à l'abri sous la bulle protectrice d'Estelle. Quelques secondes plus tard, des dizaines d'éclairs s'abattaient sur la clairière prenant pour cible les vampires qu'ils réduisirent à l'état de poussière. Seul Vladimir était encore debout, observant avec stupeur le massacre de ses troupes.
-Tu vas rentrer auprès de ton Maître et lui raconter ce qui s'est passé, ordonna Ambre, tu lui diras ce que tu as vu. Je lui donne une chance de sauver sa vie, alors, qu'elle réfléchisse bien.
-Mes Maîtres sont bien plus puissant que toi, sorcière !
-Je demande à voir, murmura Ambre. Maintenant, pars avant que je ne change d'avis !
Rapidement, Vladimir disparut provoquant la rage de Carlisle. Le médecin s'élança à la poursuite du vampire, mais il fut stoppé dans sa course par Ambre, un éclair s'abattit juste devant lui.
-Laisse-moi passer ! Hurla Carlisle en se tournant vers la jeune femme. Il ne doit pas s'en tirer aussi facilement !
-Je comprends ta rage et ta souffrance Carlisle, assura Ambre, mais nous devons le laisser partir. »
Carlisle s'écroula sur le sol, son corps était secoué par des sanglots silencieux. Edward se dépêcha de le rejoindre et le prit dans ses bras, des larmes s'échappaient de ses yeux se perdant dans la chevelure de son père. Il murmura des paroles apaisantes à son oreille, tout en distinguant ses frères faire de même avec ses sœurs. Bella pleurait dans les bras de Billy qui tentait maladroitement de l'apaiser. Soudain, Carlisle se redressa et s'arracha brutalement à son emprise. Edward qui avait suivi son geste de force, chancela sur ses pieds. Son père s'en rendit compte et l'étreignit avant de s'éloigner après avoir déposé un baiser sur son front. Le médecin s'approcha du corps de son épouse qu'il prit tendrement dans ses bras. Edward retint un haut le cœur, il ne pouvait regarder le corps mutilé de sa mère. Alice et Rosalie le rejoignirent aussitôt alors que ses frères s'approchaient prudemment de leur père, ne sachant pas comment il allait réagir. Carlisle releva son visage empli de tristesse qu'il avait enfoui dans la poitrine de son épouse s'imprégnant une dernière fois de son odeur. Ses yeux noyés de chagrin se posèrent sur Ambre.
« -Ramène-là ! Ordonna Carlisle en ne la quittant pas du regard.
-Je ne peux pas, avoua Ambre en retenant ses larmes, je suis désolée Carlisle, je n'ai pas vu…
-Je me fous de tes excuses !!! Hurla le médecin en se relevant. Ramène-la ! Je sais que tu peux le faire !
-Tu te trompes, assura Ambre en levant les mains en signe d'apaisement alors qu'il s'approchait d'elle. Je n'en ai pas le pouvoir.
-Je sais que tu le peux ! Contredit Carlisle tout en passant une main autour du frêle cou de la jeune femme. Ramène-la comme tu as ramené Edward !
-Je…n'ai pas…ce n'est… pas… pas moi, avoua Ambre en suffoquant alors que Carlisle resserrait son étreinte autour de son cou.
-Lâche-la, Carlisle, supplia Estelle, tu vas la tuer.
Rapidement, le vampire s'éloigna tout en conservant son étreinte mortelle sur le cou de la jeune femme. Brutalement, il la plaqua contre un arbre.
-Je sais que tu mens ! Tu mens toujours ! Je t'ai dit de la ramener !
-Ca va …aller, assura Ambre aux autres qui approchaient, si… si je pouvais… je la ramènerais … à la … vie…
-Comment Edward est-il revenu si ce n'est pas toi ?!
-Je n'ai…n'ai fait…que l'aider…Je ne … sais… pas ce qui… s'est passé… Carlisle, peux…peux plus… respirer….
-Papa ! Hurla Edward. Relâche-la, je t'en supplie ! Elle n'a fait que nous aider, c'est toi qui me l'a dit ! Laisse-la !
-Non ! C'est toi qui avais raison ! On ne peut lui faire confiance ! Tu l'as compris !
-Je me trompais ! Affirma Edward en se dégageant de l'étreinte de ses sœurs pour se rapprocher. Papa !
-On ne peut pas lui faire confiance ! Répéta le vampire.
-Carlisle, intervint Philippe, je connais des membres du clan Mayfair, nous pouvons lui faire confiance.
-Une Mayfair ?! Ricana Carlisle qui paraissait de plus en plus dément. Vous croyez qu'elle est réellement une Mayfair ? Demandez à Edward pourquoi il a réagi ainsi en voyant le symbole des Desmorts ? … Vas-y Edward ! Explique-leur !
-Papa, supplia Edward en se laissant tomber sur le sol, le visage baigné de larmes.
-Si je brise ton cou maintenant, cette vendetta contre les Quileutes va-t-elle cesser avec ta mort ? Questionna Carlisle tout en humant son parfum, un air de prédateur que nul ne lui connaissait peint sur son visage.
-Tu …
-Chut ! Souffla le vampire ses lèvres effleurant celles de la jeune femme. Chut ! Laisse-moi leur dire ce que tu es… Quel monstre tu es …
-Carlisle, supplia Ambre.
-Papa ! S'écria Alice. Esmé n'aurait pas voulu que tu fasses ça !
-Que je fasse quoi ? Que je tue son meurtrier ?! Que je la venge !
-C'est pas elle qui l'a tué, argumenta Emmett, s'est ce Vladimir !
-Vous ne comprenez pas ! S'énerva Carlisle. Dis-leur Ambre ! Dis-leur qui tu es réellement !
-Arrête … tout de … suite… sinon…
-Sinon quoi ?! Tu vas me faire griller comme les autres vampires ? … Estelle ! Tu disais que les Desmorts se mêleraient à nous ? Qu'ils étaient sournois, sadiques… Et tu avais raison ! Laisse-moi te présenter l'une des leurs ! Allez Ambre, dis-leur que ton vrai nom de famille n'est pas Mayfair mais Desmorts ! Dis-le !!!
-Ca … suffit ! »
Ambre avait à peine prononcé ces mots qu'un coup de tonnerre gronda dans le ciel. Un éclair s'abattit sur la clairière aveuglant toutes les personnes présentes au même moment un cri de douleur s'éleva, chacun frémit en reconnaissant la voix de Carlisle.
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Bonne soirée et à mercredi pour la suite !!!
