Bonsoir à tous!

J'espère que l'attente n'a pas été trop longue & que vous ne m'en voulez pas trop! J'ai fait mon possible pour publier la suite au plus vite & si ça peut me racheter un peu, sachez que ce chapitre fait le double de ce que j'écris habituellement... Sachez aussi que les deux prochains chapitres seront aussi long! Elle n'est pas belle la vie? ^^

Sinon, je ne pouvais pas publier ce chapitre sans vous demander ce que vous avez penser du 11x05, fameux épisode Calzona-centric? Personnellement, j'ai encore du mal à m'en remettre, je l'ai adoré et mon coeur de shippeuse a du mal à réaliser ce qu'il s'est passé. Votre avis?

As usual, merci énormement pour tout vos messages! Par manque de temps, je n'ai malheureusement pas pu répondre à chacun mais je me rattrape pour le prochain qui sera publié dimanche, promis! (pour les réponses aux reviews & pour la date de publication!)

Trêve de blabla & bonne lecture!

Ayant hâte de lire vos avis,

LSAfor'


Chapitre 12:

Callie donna un billet au vendeur Starbuck avant d'attraper le gobelet qu'il lui tendait. Elle lui adressa un sourire reconnaissant puis s'éloigna vers les grandes portes qui menaient à l'Aile l'Ouest de la Maison Blanche. D'un geste devenu mécanique, elle prit l'ascenseur et traversa les différents couloirs la menant à l'étage présidentiel où elle devait rejoindre le Bureau Ovale et donc Arizona.

Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis l'affaire Coleen Mayers et leur fameuse discussion, et bizarrement leur amitié avait l'air de très bien fonctionner.

Bien sûr, il lui était difficile d'avoir des pensées platoniques pour Arizona. Tout simplement parce que la voir tous les jours, elle, son sourire enchanteur, son corps de déesse et ses yeux envoutant, ne cessait de la ramener au souvenir de leur baiser. Il lui était quasiment impossible de ne pas y penser à chaque fois qu'elle se surprenait à reluquer Arizona lorsqu'elle marchait devant elle ou qu'elle se penchait un peu trop par-dessus son bureau et que ses yeux se retrouvaient plongés dans son décolleté. Elle-même avait surprise à plusieurs reprises le regard de la blonde s'attarder sur certaines parties de son corps.

Mais aucune d'entre elles ne disaient quoi que ce soit, se contentant seulement de détourner le regard aussitôt qu'elles se faisaient surprendre et faisaient comme si de rien était.

Oui, il était difficile d'entretenir une relation purement platonique avec une personne aussi attirante qu'Arizona Robbins, mais Callie avait très vite compris que c'était beaucoup mieux que de ne pas entretenir de relation du tout.

Arrivée devant le bureau présidentiel, elle salua April qui était plongée dans une conversation téléphonique puis entra à l'intérieur sans prendre la peine de toquer.

- Hey! lança-t-elle en s'avançant vers le bureau derrière lequel Arizona était installée, totalement absorbée par une pile de papier.

Cette dernière leva la tête et lui adressa un grand sourire.

- Hey, retourna Arizona.

- Cadeau! déclara Callie en posant le gobelet de café devant elle.

Arizona attrapa le verre au moment où elle s'installa sur la chaise face à elle et en bu une gorgée. Callie rigola en l'entendant grogner de plaisir.

- Je t'adore! s'exclama Arizona en fermant les yeux pour savourer le gout du liquide amer dans sa gorge.

Callie ignora le soubresaut qui venait de saisir son estomac en entendant les mots et la dévisagea longuement.

- Combien d'heures as-tu dormi? questionna-t-elle doucement en dessinant de ses yeux les cernes sous ceux de la blonde.

Si quelqu'un d'autre lui avait posé la question, Arizona se serait surement agacée. Elle n'aimait pas qu'on la materne, qu'on l'a traite comme une enfant et avec son rôle de présidente, elle n'y échappait pas.

Mais pas lorsqu'il s'agissait de Callie. Avec elle, c'était… différent.

- Je ne sais pas trop, répondit-elle.

Face au regard sceptique que lui adressa Callie, elle soupira et ajouta:

- Quatre heures…

- Tu vas te tuer à la tache à force! s'indigna Callie.

- Calliope… soupira Arizona.

Elle lui adressa un sourire rassurant.

- Ce n'est pas de ma faute si je n'ai pas besoin d'autant de repos que les gens normalement constitués…

- Tu penses que tu vas réussir à me faire avaler ces âneries?

Arizona laissa échapper un rire amusé qu'elle stoppa rapidement lorsqu'elle vit que Callie arborait toujours une expression soucieuse.

- Arrête de t'inquiéter!

- C'est un peu mon boulot, répliqua Callie en fronçant légèrement les sourcils.

Elles n'eurent pas le loisir de continuer leur discussion car quelqu'un toqua à la porte du bureau. Callie se redressa légèrement au moment où une blonde de grande taille et à la morphologie frêle pénétra à l'intérieur de la pièce.

- Teddy! s'exclama Arizona avec un grand sourire.

Elle se leva de son bureau et fit le tour pour venir accueillir l'autre femme. Dès qu'elle arriva à sa hauteur, elle la prit dans ses bras.

- Toujours aussi en forme! lança Teddy en répondant à l'étreinte.

Elles finirent par se séparer sous le regard curieux de Callie qui n'avait pas bougé. Arizona se tourna vers elle et désigna Teddy.

- Calliope, voici Teddy Altman, mon attachée de presse qui m'a lâchement abandonné ces dernières semaines, présenta-t-elle.

- Hey! s'indigna l'autre blonde. Tu sais très bien que si j'avais le choix je ne t'aurais jamais quitté!

- Je sais, rassura Arizona.

Elle lui adressa un nouveau sourire avant d'indiquer Callie de la main.

- Et donc Teddy, je te présente l'Agent Torres, notre Chef de la Sécurité.

Cette dernière se leva de son siège et lui tendit la main.

- Vous pouvez m'appeler Callie, déclara-t-elle.

- J'ai beaucoup entendu parler de vous Callie, informa Teddy avec un sourire entendu.

- Vraiment? s'étonna Callie.

- Oh que oui! répondit-elle. Arizona n'a pas cessé de me casser les oreilles avec vous!

- Teddy… dit Arizona sur un ton de mise en garde.

- Quoi? Oses dire que c'est faux!

Teddy lui lança un regard taquin avant de reporter son attention sur Callie et de lui chuchoter:

- J'ai surtout entendu dire que vous embrassiez comme une déesse.

- TEDDY! s'écria Arizona.

Elle pouvait sentir ses joues chauffés et se doutait fortement que ça se voyait.

- Vraiment? répéta Callie, cette fois-ci en regardant Arizona.

Évitant soigneusement de jeter un coup d'œil dans sa direction, Arizona inspira profondément et fusilla Teddy du regard en se maudissant de s'être confié à elle.

Le fait est que le soir où elle avait embrassé Callie, elle s'était empressée d'appeler sa meilleure amie qui était à l'autre bout du monde pour lui raconter ce qu'il s'était passé. Elle avait ressentie le besoin de se confier et s'était donc lancée dans un récit sans fin sur la douceur des lèvres de Callie et sur ce qu'elle lui avait fait ressentir. Et maintenant elle devait écouter sa traitresse de meilleure amie divulguer cette information à la dernière personne qui devait le savoir.

Teddy se contenta d'hausser les épaules en lui adressant un grand sourire.

- Ce n'est pas le mot que tu as utilisé? Déesse? fit-elle mine de demander.

- Et si tu me disais ce que me vaut le plaisir de ta visite? questionna Arizona en ignorant délibérément sa question.

Callie adorait la situation dans laquelle elles étaient et même si elle ne connaissait pas encore Teddy, elle l'aimait déjà beaucoup. Après tout, elle lui avait permis d'apprendre qu'Arizona trouvait qu'elle embrassait bien. Et voir la tête de cette dernière se décomposer de malaise était tout bonnement inestimable.

Teddy laissa échapper un dernier rire avant de reprendre son sérieux.

- Comme tu dois le savoir, déclara-t-elle en s'installant sur la chaise à côté de Callie, c'est la semaine nationale du Sport et de l'Activité Physique…

- Exact, répondit Arizona.

- Donc aujourd'hui, tu vas te faire photographier en train de faire un footing! N'est-ce pas une idée géniale?! s'extasia Teddy en connaissant pertinemment la réaction qu'elle allait obtenir de sa meilleure amie.

Ce qui se vérifia lorsqu'Arizona poussa un grognement bougon.

- Pas aujourd'hui, répondit Arizona. J'ai plein de chose à faire…

- Comme tous les présidents de la Terre, objecta l'autre blonde. Mais tu montreras que, malgré ton agenda super rempli, tu prends du temps pour t'occuper de toi…

- Ce qui est complètement faux, fit remarquer Callie.

Arizona lui lança un regard perçant auquel elle répondit par un sourire.

- Dis-toi que ça te permettra peut-être de te fatiguer un peu et que tu arriveras à dormir cette nuit, ajouta-t-elle d'un ton beaucoup plus sérieux cette fois-ci.

Elles se regardèrent pendant quelques secondes silencieusement pendant lesquelles Arizona semblait peser les pour et les contres. Callie pencha la tête légèrement sur le côté et lui adressa un petit sourire en coin.

- Bien, souffla Arizona.

Elle savait qu'elle était foutue dès le moment où Callie était intervenue. Il lui était pratiquement impossible de lui refuser quelque chose.

- Mais à une seule condition, ajouta-t-elle avec un sourire machiavélique. Tu viens avec moi…

- S'il n'y a que ça, répondit Callie en soupirant.

Teddy les observa tour à tour, se demandant si les deux femmes avaient conscience de la façon dont elles se parlaient et surtout se regardaient. Leurs échanges étaient emplis de flirt et aucune ne semblaient le réaliser.

Elle s'éclaircit la gorge, les sortant ainsi de leur contemplation.

- On est d'accord alors? déclara-t-elle en se levant.

- Oui, ronchonna Arizona.

- Bien… Callie, c'était un plaisir, dit Teddy en s'avançant vers la porte.

- De même, répondit sincèrement Callie.

Elle la regarda sortir avant de faire de nouveau face à Arizona.

- Prête à aller courir?


- Calliope?

- Mmmh?

- Pourquoi est-ce que tu cours derrière moi?

Callie détourna brusquement les yeux du fessier d'Arizona pour les remonter jusqu'à son visage.

- Aucune raison, déclara-t-elle en accélérant le pas pour se mettre à sa hauteur.

- Okay, répondit Arizona.

Callie vit le sourire en coin qu'elle arborait mais fit mine de l'ignorer. Elle ferma les yeux quelques secondes pour essayer d'oublier qu'elle venait de se faire prendre entrain de reluquer les fesses de la Présidente des États-Unis pendant qu'elle courait.

Elles étaient dans le grand parc de la Maison Blanche, accompagnées des Agents Avery et Ross, et faisaient leur footing sous les flashs des photographes depuis déjà une bonne trentaine de minutes.

- Je n'en peux plus, souffla Arizona en grimaçant.

- Cesses de te plaindre, se moqua Callie. Tu ne voudrais pas que la photo de toi qui paraîtra demain en première page soit celle où tu faisais une grimace.

Arizona esquissa une moue boudeuse.

- J'ai l'impression de revenir à l'époque de mes seize ans, soupira-t-elle, quand mon Colonel de père nous réveillait à l'aube pour aller courir mon frère et moi…

- Ton père est militaire? questionna Callie.

Elle réalisa que malgré les nombreuses semaines depuis lesquels elle côtoyait Arizona, elle ne connaissait pas grand-chose sur elle.

- Oui un marins, répondit Arizona. Et il adorait nous torturer!

Elle poussa un grand soupir avant de s'exclamer:

- Sincèrement, je n'en ai rien à faire de ne pas avoir de souffle!

Callie laissa échapper un rire en secouant légèrement la tête d'un geste consterné.

- Je pense qu'on peut s'arrêter…

- Merci mon dieu! s'exclama Arizona en se stoppant immédiatement.

Elle souffla fortement et appuya ses mains sur ses genoux avant de lever les yeux vers Callie qui la fixait d'un air légèrement moqueur.

- Comment tu fais?! interrogea-t-elle d'un ton indigné. Tu as couru autant que moi et pourtant tu n'as pas une goutte de transpiration qui perle ton front!

- Arizona, je suis un Agent de la NSA, fit remarquer Callie. Ce n'est pas un petit footing de trente minutes qui risque de me faire transpirer…

- Vantarde! grommela Arizona.

De nouveau, Callie rigola.

- Ross, héla-t-elle, donne donc une bouteille d'eau à notre Présidente avant qu'elle ne nous fasse une attaque…

Arizona lui tira la langue avant de faire quelques pas en direction de l'agent pour attraper la bouteille qu'il lui tendait.

Mark, qui sortait tout juste du bâtiment, arriva à ce moment-là vers Callie.

- J'ai terminé ma journée, déclara-t-il. On se retrouve toujours ce soir?

- Ce soir? interrogea Callie avec un froncement de sourcil.

- Oh je t'en prie, ne me dit pas que tu as oublié! s'offusqua-t-il.

Elle l'observa quelques secondes avant d'hocher négativement la tête.

- Je suis désolé Mark, mais je ne vois vraiment pas de quoi tu parles…

- La soirée chez Joe, s'exaspéra Mark. Pour fêter ma promotion en tant que Chef Adjoint!

- Oh…

Elle glissa une main dans ses cheveux et son regard se dirigea involontairement vers Arizona qui se trouvait à quelques mètres d'eux et qui la fixait. Cette dernière détourna brusquement la tête lorsqu'elle croisa son regard et fit mine de discuter avec Avery.

- Tu n'as pas intérêt de te défiler, la mise en garde Mark. Qui plus est, j'ai entendu dire que Jasmine la-barmaid-sexy-comme-l'enfer travaillait ce soir…

Il lui adressa un sourire suggestif qui causa un pincement au cœur d'Arizona. Le prénom qu'il venait de prononcer lui disait vaguement quelque chose…

En réalité, ce n'était pas si vague que ça puisqu'elle avait un souvenir très clair de la conversation que Callie avait eu quelques semaines plus tôt avec Cristina au sujet de la nuit qu'elle avait passé avec une barmaid.

Et la réponse que Callie donna à Mark accentua son nœud à l'estomac.

- Très bien, soupira Callie. Je serais-là…

- Cool, répondit Mark. Alors à ce soir.

Callie acquiesça et le regarda s'éloigner avant de se tourner vers Arizona et les deux autres agents.

- Prête à rentrer? questionna-t-elle.

- Tu me poses réellement la question? rétorqua Arizona.

Elle vit Callie secouer la tête et sourire, ce qui l'amena à sourire à son tour.

- Heureusement que cette semaine du sport ne se déroule qu'une fois par an, déclara Callie.

Elle se tourna ensuite vers ses deux autres agents et retrouva légèrement son sérieux.

- Vous pouvez y aller, leur dit-elle. Je m'occupe de raccompagner la Présidente dans ses quartiers…

- D'accord, répondit Jackson sans manquer pour autant de lui lancer un regard lubrique. Bonne soirée mesdames…

Ils prirent congés et les deux femmes s'avancèrent ensemble jusqu'à l'intérieur du bâtiment puis se dirigèrent toujours côte à côté jusqu'à l'étage où se trouvait les appartements personnels d'Arizona.

Arrivées devant la double porte, elles s'arrêtèrent et se fixèrent pendant quelques secondes.

- Je suis arrivée à destination, déclara bêtement Arizona.

- Merci de m'en informer, répondit Callie en souriant, je n'avais pas remarqué…

- Ce que je veux dire, c'est que tu – tu es libre de partir maintenant… Surtout que tu es de repos ce soir.

- Oui…

Elles échangèrent un nouveau regard silencieux.

- Qu'est-ce que tu as prévu de ta soirée? s'enquit Callie.

- Je vais surement m'avancer dans mon travail, répondit Arizona avec un faible sourire. On n'est jamais trop en avance…

Sa dernière phrase avait-été dite sur le ton de l'humour mais il ne fit que faire apparaître une expression grave sur le visage de Callie.

- Reposes-toi un peu, conseilla-t-elle. Essayes de dormir plus de quatre heures… Ou à défaut, de te détendre devant un film débile sur le câble.

La préoccupation de Callie fit apparaître une chaleur qui se répandit dans tout le corps d'Arizona et qu'elle n'arrivait pas à expliquer. Elle se doutait que c'était le côté agent-chargée-de-sa-sécurité qui parlait mais savoir que l'autre femme se sentait concernée par son manque de repos l'emplissait d'un bonheur inexplicable.

Mais elle préféra garder ce sentiment pour elle et se contenta d'hausser les épaules.

- Je vais essayer, promit-elle avec un léger sourire.

Elle ouvrit la porte et se tourna une nouvelle fois vers Callie.

- Passes une bonne soirée, souhaita-t-elle.

- Je vais essayer, répondit Callie, faisant écho à ses paroles.

Arizona esquissa un nouveau sourire.

- Ça ne devrait pas être difficile, répondit-elle. Après tout, rien de mieux que les milles et une nuit pour passer un agréable moment…

Callie comprit qu'elle faisait référence à sa conversation avec Mark où le prénom de Jasmine avait été évoqué.

- Pour quelqu'un qui faisait semblant de ne pas écouter, tu as retenu pas mal d'infos, déclara-t-elle en se mordant la lèvre inférieur pour éviter de rigoler.

Arizona sentit une chaleur se répandre au niveau de ses joues, traduisant ainsi son embarras et ne sut quoi répondre.

Bien sûr qu'elle avait retenu l'information… L'idée juste de s'imaginer Callie passer la soirée avec une femme qu'elle côtoyait intimement la rendait nauséeuse. Littéralement. Son cœur se serrait et son envie de vomir ne faisait que croitre même si elle savait pertinemment que Callie était libre de voir qui elle voulait. Parce que même si elle en avait terriblement envie, elle ne lui appartenait pas. Elle ne lui devait rien. Donc elle était totalement libre de faire ce qu'elle voulait et de se faire qui elle voulait.

Elle resta donc silencieuse face à une Callie qui continuait d'arborait son sourire en coin.

- Bonne soirée, finit par dire la Latina en commençant à s'éloigner à reculons.

- À demain, répondit Arizona sans la quitter des yeux.

Elle attendit de la voir disparaître à l'angle d'un couloir avant d'entrer à l'intérieur de ses appartements, refermer la porte et se laisser aller contre elle en poussant un soupir.


Plus tard dans la soirée, Arizona avait investit le canapé confortable du grand living-room qui composait son désormais foyer. Elle lisait les rapports que lui avait déposé Alex un peu plus tôt dans la journée, avec en fond sonore le film Bodyguard, qui défilait sur l'écran face à elle.

Malgré l'importance des documents qu'elle avait entre les mains, elle n'avait pas réussi à se concentrer suffisamment pour pouvoir les étudier correctement. Elle avait donc suivi le conseil de Callie et avait allumé la Tv pour mettre un de ses films préférés. Mais là aussi, elle n'avait pas réussi à s'y intéressé suffisamment pour se détendre.

Avec un grand soupir, elle posa le dossier qu'elle avait dans les mains parmi les nombreux éparpillaient sur la table basse face à elle et rejeta sa tête en arrière contre le dossier du canapé. Elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration en se maudissant intérieurement d'avoir refusé l'invitation de Teddy à venir lui tenir compagnie pour la soirée.

Avec sa meilleure amie, elle aurait peut-être réussi à se sortir Callie de la tête. Elle aurait peut-être évité d'avoir ces images de la Latina avec une autre femme tournant dans son esprit. D'une autre femme qui lui donnerait ce que elle, elle ne pouvait lui offrir, et qui la rendait verte de jalousie sans même la connaitre.

Elle maudissait Callie d'avoir une telle emprise sur elle. Et même si elle savait pertinemment qu'elle ne lui devait rien, qu'elles n'étaient que de simples amies, elle lui en voulait.

Elle lui en voulait d'avoir réussi à passer à autre chose après leur baiser alors qu'elle, elle continuait d'être hantée par lui. Elle lui en voulait de continuer d'être aussi belle, aussi attirante, drôle. Elle lui en voulait de continuer de lui faire autant d'effet.

Et par-dessus tout, elle lui en voulait de passer sa soirée avec une autre femme alors qu'elle, elle était coincée dans son salon à être complètement consumée par elle.

Arizona poussa un nouveau soupir au moment où on toqua à sa porte. Elle redressa sa tête brusquement et fronça les sourcils en jetant un coup d'œil à la montre accrochée à son poignée tandis qu'un autre coup retentissait.

Voyant qu'il était un peu plus de 22h, elle se leva et se dirigea vers la porte en se demandant qui pouvait bien venir la déranger à cette heure-ci.

Elle ouvrit et fut surprise de voir la personne qui avait occupé la majorité de ses pensées depuis des heures se tenir face à elle.

- Calliope?

- Hey, salua cette dernière.

Elle esquissa un grand sourire qui eut le don de couper le souffle d'Arizona pendant une fraction de seconde.

- Qu'est-ce que tu fais ici? demanda-t-elle d'un ton où l'on pouvait facilement déceler la surprise.

- Je suis là pour te détendre, expliqua Callie avec un grand sourire.

Cependant, elle le perdit rapidement lorsqu'elle vit Arizona lever un sourcil lui faisant comprendre que sa phrase n'était peut-être pas sortie de la meilleure façon.

- 'Fin pas dans le sens où je – où on –

Elle s'arrêta brusquement, sentant qu'elle s'enfonçait encore plus dans ses explications et leva le bras pour dévoiler ce qu'elle tenait, alors que ses joues la brulaient de plus en plus.

- Je – j'ai apporté une bouteille de vin blanc, continua-t-elle. Ton préféré d'après ce que j'ai compris…

En voyant qu'Arizona continuait d'arborait son expression indéchiffrable sans rien dire, elle perdit peu à peu son sourire.

Lorsqu'elle avait pris la décision de venir surprendre la blonde, elle avait pensé qu'il s'agissait d'une bonne idée. Mais maintenant qu'elle était confrontée à une Arizona surprise et silencieuse, elle était forcée de constater qu'elle avait été prétentieuse de penser que l'autre femme serait contente de la voir.

- J'ai pensé que ça pourrait te faire un peu de bien de… de passer la soirée à faire autre chose que de diriger le monde, tenta-t-elle d'expliquer. Je – c'était présomptueux de ma part, je suis désolée…

- Quoi? lança Arizona qui réagit enfin. Non, non, pas du tout! C'est juste que – je pensais que tu avais un rencard ce soir… 'Fin la soirée de Sloan… Ta barmaid…

Callie retrouva son sourire et secoua légèrement la tête.

- Il y aura d'autre soirée, déclara-t-elle. Et je n'avais aucun rencard…

Elle s'était bien pointée à cette soirée chez Joe. Elle avait joué le jeu et avait essayé de faire la fête comme elle en avait l'habitude. Elle avait bu quelques shots de tequila et avait discuté avec Jasmine, comme à l'accoutumé lorsqu'elle allait au bar.

Sauf qu'elle n'avait cessé de penser à Arizona en se demandant ce qu'elle pouvait bien faire. Elle avait discuté et flirté avec Jasmine et n'avait pas arrêté de se dire qu'elle aurait préféré passer la soirée avec la blonde. Et donc elle s'était décidée à suivre son envie et avait quitté le bar pour rejoindre la Maison Blanche. Sur son chemin, elle était passée acheter une bouteille de vin blanc parce qu'elle savait que c'était la boisson de prédilection d'Arizona et s'était pointée chez elle.

- J'en suis heureuse, répondit sincèrement Arizona avec un grand sourire. Pas que tu n'es pas eu de rencard, s'empressa-t-elle d'ajouter même s'il s'agissait d'un mensonge. Mais que… tu sois là.

Elle se décala et invita implicitement Callie à entrer à l'intérieur.

Cette dernière s'avança et regarda autour d'elle avec curiosité. C'était la première fois qu'elle pénétrait dans les appartements privés de la Présidente et elle ne pouvait s'empêcher de se dire, en regardant autour d'elle, que malgré ses nombreux prédécesseurs, Arizona avait réussi à aménager l'endroit à son image.

La décoration mariait parfaitement l'ancien avec le nouveau, amenant une harmonie particulière. Et même si tout était un peu trop gai à son goût, Callie ne pouvait s'empêcher de trouver l'endroit chaleureux et agréable.

Son regard se posa sur la table basse où une montagne de dossier était posée. Elle le remonta ensuite jusqu'à la Tv et esquissa un sourire amusé.

- Tu sais, lança-t-elle en se tournant vers Arizona, quand je te disais de te détendre, je voulais dire te détendre sans tes dossiers

Elle désigna du pouce les documents et vit un sourire se dessiner sur le visage d'Arizona.

- Oui mais tu noteras que j'ai allumé la télé, rétorqua Arizona en disparaissant derrière le comptoir de la cuisine américaine pour revenir avec deux verres.

Elle s'installa sur le canapé et fit un signe à Callie pour qu'elle en fasse de même. Lorsqu'elle fut assise, Arizona se tendit légèrement en sentant la nouvelle proximité entre elles. L'odeur de Callie flottait dans l'air et torturait merveilleusement ses narines tandis que son corps réagissait ardemment à la chaleur qui émanait de celui à quelques centimètres de lui.

Elle se força à attraper la bouteille de vin qu'elle déboucha pour en verser pour Callie et elle.

- Bodyguard? lança Callie en regardant l'écran avec un haussement de sourcil.

Arizona décela la pointe de moquerie dans le ton qu'elle avait employé.

- Tu ne vas pas me dire que tu n'aime pas Bodyguard? s'indigna-t-elle. C'est un classique!

- Oui, dans le genre niais à souhait, rétorqua Callie. Sincèrement, comme s'il y avait la moindre chance de tomber follement amoureuse de la personne censée te protéger!

Elle tourna la tête et perdit son sourire narquois lorsqu'elle croisa le regard d'Arizona qui ne cilla pas une seule fois.

Bien sûr qu'il y avait des chances, de grandes chances même, pensa cette dernière en continuant de la fixer.

Elle finit par détourner le regard pour le reporter vers l'écran tout en s'éclaircissant la gorge et but une gorgée de vin.

- Ce n'est pas pour ça que les comédies romantiques existent? finit-elle par dire. Nous faire croire et espérer que l'impossible est à portée de main?

- J'aurais dû me douter que quelqu'un qui porte des papillons sur ses pyjamas ne peut qu'aimer ce genre de film, charria Callie en retrouvant son sourire en coin.

Arizona sentit ses joues chauffées en repensant à la soirée qu'elles avaient passée à Rome et au fait qu'elle avait toujours le t-shirt de Callie en sa possession, dans un de ses tiroirs. Elle avait pensé à le lui retourner mais avait fini par le garder en souvenir en espérant que la propriétaire ait occulté son existence.

- Excuse-moi j'avais oublié que je parlais à l'Agent Dure-à-Cuire de la NSA, répondit-elle finalement d'un ton railleur.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ça, s'offusqua Callie.

Arizona porta de nouveau son verre à sa bouche en esquissant un léger sourire. Elle non plus ne voyait pas ce qu'il y avait de mal, au contraire elle trouvait même que le côté coriace de Callie la rendait encore plus sexy qu'elle ne l'était déjà.

Mais ça, elle ne pouvait pas le lui dire…

- Tu prétends ne pas aimer les comédies romantiques tout ça pour ne pas menacer ta réputation de rebelle endurcie alors qu'il est évident que tu n'en n'as jamais vu, continua de taquiner Arizona.

- J'en ai déjà vu! objecta Callie.

- Quelle mauvaise foi!

- Je n'ai peut-être pas regardé touuus les films niais qu'ils puissent exister mais j'en ai vu assez pour juger de la mauvaise qualité de ce genre de film! rétorqua-t-elle.

Arizona se tourna vers elle et lui adressa un sourire moqueur.

- Très bien, déclara-t-elle. Cite-moi une déclaration d'amour d'un de ces films. Une seule déclaration…

Elle vit avec ravissement les sourcils de Callie se froncer alors qu'elle cherchait une réponse.

- Tu vois! s'exclama Arizona. C'est bien ce que je disais, tu critiques quelque chose que tu n'as jamais pris la peine de découvrir…

- Ce n'est pas juste! s'indigna Callie. Tu m'as prise au dépourvu avec ta question…

Arizona laissa échapper un rire qui amena Callie à sourire malgré son clouage de bec.

- La question était très légitime, affirma-t-elle.

- D'accord, alors cite le film qui, d'après Arizona Robbins, détient LA déclaration d'amour!

Il ne fallut pas longtemps à Arizona pour trouver sa réponse.

- C'est simple, déclara-t-elle avec un haussement d'épaule. The Amazing Spiderman 2…

Callie s'apprêta à dire quelque chose mais referma la bouche, surprise par la réponse.

- Spiderman?

Arizona acquiesça la tête d'un air sure d'elle.

- L'homme araignée, habillé en joueur de bobsleigh, qui se balade dans New-York en utilisant des toiles comme s'il s'agissait de lianes? insista Callie. On parle bien de ce Spiderman?

De nouveau le rire d'Arizona retentit.

- Oh mon dieu, tu es irrécupérable! s'exaspéra-t-elle. Tu ne la pas vu n'est-ce pas?

- Non pas celui-ci, admit Callie. J'ai dû m'arrêter au douzième ou treizième opus…

Arizona leva les yeux aux ciels devant l'exagération de la Latina puis les baissa de nouveau pour croiser son regard malicieux.

- Il va falloir que je refasse ta culture cinématographique si on doit rester amies…

Amies… Le mot lui semblait tellement amer, étranger, à ce que Callie représentait pour elle. Mais elle devait s'en contenter.

Elle secoua la tête pour chasser ses pensées et se reconcentra sur l'autre femme.

- D'accord, accepta Callie. Mais en attendant, expliques-moi ce qu'a de si exceptionnel ce film pour qu'il détienne la palme de la niaiserie…

Arizona la regarda quelques secondes silencieusement en buvant une nouvelle gorgée de vin puis se lança dans ses explications.

- Il y a cette scène, juste avant que le grand méchant débarque, où la fille qu'il aime s'apprête à quitter la ville et s'envoler pour Londres… Donc elle est dans un taxi en direction de l'aéroport, coincée dans les embouteillages et elle est perdue dans ses pensées, triste et déprimée….

Callie regarda le visage d'Arizona s'animait au fur et à mesure qu'elle continuait son récit et elle ne put s'empêcher de sourire.

Cette femme était magnifique. Tout simplement. Elle était magnifique sans efforts. Elle était magnifique sans chercher à l'être, assise en tailleur sur son canapé, ses cheveux remontés dans un chignon hasardeux qui permettait de dévoiler sa nuque tout aussi magnifique qu'elle.

Oui, Arizona était en train de lui raconter une histoire de super-héros et la seule chose à laquelle Callie pouvait penser c'était à quel point elle était belle.

- Et là, il y a le chauffeur de taxi qui s'exclame «Mais c'est Spiderman!» en montrant le grand pont de Brooklyn, continua Arizona en la sortant de ses pensées. Et là son visage s'illumine et elle se dépêche de quitter la voiture pour voir où il se trouve. Sauf qu'au fur et à mesure qu'elle s'avance vers la vue du pont, elle voit sur la moitié de l'immense passerelle un énorme « I Love You » écrit avec des toiles d'araignées…

- Il lui a écrit qu'il l'aimait sur un pont?

- Oui, répondit-elle avec un sourire rêveur. Il lui a déclaré son amour à la vue de tous… Trois mots, simple, mais tellement beau, écrit sur l'un des monuments emblématiques de la ville, de la façon qui le caractérise… C'est ce qui est, pour moi, la plus belle déclaration d'amour.

Elle tourna de nouveau son visage vers sa voisine et face au regard que celle-ci lui adressait, elle perdit peu à peu son sourire. Après quelques secondes, Callie retrouva ses esprits et détourna les yeux vers l'écran au moment où le personnage joué par Whitney Houston descendait de l'avion pour embrasser Kevin Costner.

- Je devrais vraiment voir ce quatorzième opus alors, déclara-t-elle en prenant une gorgée de son verre.

Arizona répondit par un acquiescement au moment où un bâillement lui arracha la mâchoire. Callie la regarda laisser aller sa tête contre le dossier et fermer doucement les yeux.

- Tu es fatiguée, constata-t-elle.

- Un peu, répondit Arizona en se redressant légèrement.

- Un peu? Arizona, un zombie qui n'aurait pas mangé de chair humaine depuis des mois aurait meilleure mine que toi!

L'interpellée laissa échapper un nouveau rire.

- Merci Calliope, le compliment me va droit au cœur!

- Je ne plaisante pas, répondit Callie.

Elle se tourna sur le canapé, de sorte à faire complètement face à la blonde. Cette dernière pouvait voir les traits de son visage se crisper légèrement, montrant qu'elle était complètement sérieuse.

- Tu peux me dire autant que tu veux que ton métabolisme est différent des autres, que tu n'as pas besoin d'autant de sommeil que les gens normaux mais je ne suis pas dupe… Je vois des cernes se creuser de plus en plus sous tes yeux, je te vois consommer de plus en plus de caféine chaque jour donc je sais très bien que ce n'est pas un manque de fatigue qui t'empêche de dormir…

Arizona la regarda silencieusement, se demandant comment elle avait bien pu déceler toutes ces choses chez elle.

Elle resta cependant muette. Pas parce qu'elle ne voulait pas parler à Callie et lui dire ce qui n'allait pas mais parce qu'elle-même ne savait pas réellement ce qu'il lui arrivait. Comment pouvait-elle expliquer ses insomnies alors qu'elle-même ne les comprenait pas vraiment?

- Je vais bien, murmura-t-elle d'une voix à peine audible.

- Oh je t'en prie, s'exaspéra Callie. Tu peux servir ces conneries à Karev ou Kepner si tu veux mais elles ne fonctionnent pas avec moi… À quand remonte la dernière nuit complète que tu as eu?

Voyant Arizona détourner les yeux, Callie comprit qu'elle venait de toucher le point qu'il fallait.

- Calliope… soupira Arizona

- Dis-moi, répondit Callie. Je ne laisserais pas tomber tant que je ne saurais pas…

- Longtemps, déclara la blonde. Tu es contente?

- Pas vraiment non…

Elle baissa légèrement la tête sur le côté jusqu'à ce que l'autre femme ne puisse plus éviter son regard.

- Arizona, souffla-t-elle doucement. S'il te plait, dis-moi ce qui ne va pas…

- Tu vas trouver ça ridicule, répondit Arizona avec un léger rire.

- Testes-moi, répondit Callie sur un ton de défi.

Arizona ne savait pas si c'était la conviction qu'elle entendait dans la voix de la Latina ou seulement elle, mais pour la première fois depuis longtemps, elle décida de détruire un peu ses murs de protection pour montrer un fragment de sa vulnérabilité.

Elle poussa un profond soupir et posa ses yeux sur l'écran de télévision qui affichait dorénavant le générique de fin.

- Je n'y arrive tout simplement pas, finit-elle par dire. Je n'ai aucune raison à proprement parler qui m'empêche de dormir… Hormis le fait que je suis la Présidente des États-Unis d'Amérique…

- Tu as trop de pression, comprit Callie.

Elle prit le soupir qu'Arizona poussa comme une réponse.

- C'est juste que – commença la blonde, j'ai l'impression qu'il faut que je veille constamment sur tout… Tout le temps, à chaque heure de la journée. Je suis le leader du Monde Libre, je dois veiller à ce qu'il tourne bien…

Elle finit par tourner la tête pour croiser le regard de Callie qui continuait de la fixer silencieusement.

- Je t'avais dit que c'était ridicule…

- Quoi? Non! assura Callie. Je t'assure que ça ne l'est pas…

S'il y avait bien un mot qui était loin de qualifiait ce qu'elle pensait réellement, c'était le mot ridicule. Parce que ce que venait de lui confier Arizona était tout sauf ça…

- Tu n'es pas obligée de mentir Calliope, dit Arizona. Moi-même je sais que c'est idiot de penser ça.

Sachant qu'il n'y avait rien qu'elle puisse dire qui amènerait la blonde à la croire, Callie décida d'adopter une autre approche. Elle savait que ce qu'elle s'apprêtait à faire n'était pas une bonne idée, elle savait que c'était dangereux et qu'une fois de plus elle s'impliquait beaucoup trop pour son bien, mais il lui était tout simplement impossible de ne pas s'investir lorsqu'on en venait à Arizona.

- Approche, souffla-t-elle doucement en lui tendant ses deux mains.

Arizona la darda d'un regard incrédule, se demandant si elle avait bien compris ce qu'elle lui demandait.

Malgré tout, elle glissa ses deux mains dans celles douces de Callie.

- Qu'est ce que tu fais? questionna-t-elle lorsqu'elle se sentit attirée contre son corps.

Callie se positionna de sorte à avoir le dos contre l'accoudoir du fauteuil et amena Arizona à s'allonger à moitié sur elle, la tête posé au creux de son épaule.

- Je veille sur toi, déclara Callie finalement.

Le cœur d'Arizona s'emballa en sentant les bras de Callie se refermer sur elle alors que son parfum envahissait ses poumons. Elle inspira profondément et esquissa un sourire de bien-être.

- Tu n'es pas obligée de –

- Chut, la coupa Callie.

Elle essaya d'ignorer le sentiment de total plénitude qui l'avait envahit au moment où la tête d'Arizona était entrée en contact avec son corps.

- Cette nuit, je veille sur toi Arizona, murmura-t-elle. Tu vas rester ici, contre moi et tu vas dormir pendant que moi je veillerais sur toi… Fais-moi confiance.

Ce furent ces derniers mots qui amenèrent Arizona à s'abandonner complètement.

Elle se concentra sur les battements de cœurs sous son oreille et trouva une sérénité certaine face à la mélodie. Doucement, ses yeux se firent de plus en plus lourds et elle se laissa dérivée lentement, avec, pour la première fois depuis une éternité, un sentiment de paix qui l'habitait.

- J'ai confiance, assura-t-elle d'une voix paresseuse.

Callie esquissa un sourire en sentant le rythme de la respiration d'Arizona faiblir et, avec un geste plein d'hésitation, elle glissa une main dans ses cheveux blonds et soyeux et les lui caressa tendrement.

Elle était à moitié allongée, avec le corps de la sublime femme qui occupait la majorité de ses pensées depuis des semaines sur elle, et aucune pensée salace ou sexuelle ne lui traversaient l'esprit à ce moment-là.

Bien-sûr qu'elle avait envie d'elle, elle la désirait plus que tout. Mais elle réalisa surtout, en sentant l'euphorie que lui procurait la sensation d'avoir Arizona dans ses bras, que ce qu'elle ressentait pour elle était beaucoup plus que de l'attirance physique.

Beaucoup plus…