Chapitre 12 – Surprenantes invitations

- mention lemon -

- Amalia ? s'inquiéta Severus en pénétrant dans le salon de leur appartement.

Il retrouva sa femme au milieu d'une pile de livres ouverts dont certains étaient les encyclopédies de Livius.

- Hum, peut-être rien d'important… J'ai remarqué un détail lorsque nous avons vu Harry, répondit-elle d'une voix lointaine, ses yeux parcouraient à toutes vitesses les lignes qu'elle suivait du doigt.

- Quoi donc ?

Le sorcier prit place à ses côtés sur le tapis, soulevant délicatement des ouvrages assez lourds afin de les empiler ailleurs.

- Il n'utilisait pas sa baguette…

- Pardon ? reprit Severus, surpris par cette affirmation.

- Albus m'avait expliqué que dans le cimetière, pendant le Tournois des Trois Sorciers, un phénomène rare s'était produit en raison de la nature du cœur de la baguette de Tu-Sais-Qui et celle de Harry. Elles s'étaient unies jusqu'à ce que l'une des deux prenne le dessus. Mais cela n'est pas arrivé… A la place, les dernières victimes de Tu-Sais-Qui s'étaient matérialisées pour préserver Harry et se retourner contre leur assassin. C'est pour cette raison que j'ai étudié les baguettes l'an dernier. Tant que Harry conservait la sienne avec son cœur en plume de phénix, il avait un avantage : non seulement son instrument lui convenait mais en plus il avait déjà battu Tu-Sais-Qui. Sauf qu'il m'a semblé que celle avec laquelle il s'éclairait était plus fine et entourée de lierre.

- Tu penses qu'il aurait emprunté celle de… Granger ?

- J'ai demandé à Phineas la confirmation tout à l'heure en passant par les autres tableaux. Il a entendu Hermione et Harry se disputer car sa baguette avait été brisée pendant leur fuite de Godric's Hallow. Depuis, ils se passent à tour de rôle celle de Hermione pendant leur garde.

- Et que cherches-tu dans ces livres dans ce cas ? demanda-t-il tout en se rapprochant de sa compagne pour déchiffrer l'écriture par-dessus son épaule.

- Hum… Je me demandais s'il était possible d'avoir le même genre d'effet en fabriquant une autre baguette avec le même cœur mais cela paraît impossible. De plus, mon père ne parle que du Bâton de la Mort…

- Je n'arrive pas à te suivre, l'interrompit-t-il, perplexe.

- La baguette de la Mort, du conte des Trois Frères

- Oui ?

- D'après la légende, il s'agirait de la baguette la plus puissante jamais créée cependant, elle n'est fidèle qu'à elle-même, changeant d'allégeance dès que son maître est désarmé. Et pour une raison qui m'échappe, mon père s'y ait longuement intéressé tout comme Albus de son vivant…

Severus garda le silence. Tellement de mystères entouraient ces deux hommes qui s'étaient employés à soigneusement les rendre opaques. La journée avait été longue, cette nuit bien avancée encore plus. Il referma l'ouvrage, attira sa compagne dans ses bras et l'entraîna loin de ces secrets.

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Rapidement, le Poudlard Express ramena un flot compact d'élèves au château et le second acte de cette année s'annonça. Les Carrow redoublèrent d'ingéniosité dans l'élaboration de nouvelles punitions en particulier sur les motifs pour les appliquer. Ainsi, quelques secondes de retard en classe et le couperet tombait, les blessures sur les élèves ne cessaient d'affoler l'infirmière. Les elfes de maison pâtissaient grandement de ces changements à l'instar de leurs homologues hors du château. La propagande du Ministère aidant, les meurtres, les tortures et enlèvements se multiplient contre eux ou envers de nombreux gobelins sans que l'opinion publique ne s'en émeuve. La terreur dictait tout y compris la manière dont les êtres vivants devaient être considérés, c'est-à-dire mal pour ce qui n'était pas sorcier.

La reprise ne fut pas simple pour le professeur d'Histoire car en plus des restrictions sur le bois de chauffage qui rendaient sa salle de classe glaciale, elle débuta la partie du programme des septièmes années qu'elle redoutait le plus : le chapitre sur les traîtres à leur sang. Dans la longue liste des susnommés se retrouvaient pêle-mêle des sorciers ayant aidé des Moldus ou s'étant mariés avec, des hommes et des femmes ayant manifesté leur sympathie pour une cause faible comme le statut des hybrides. Seuls les plus célèbres illustraient par leurs noms ces faits à condamner, les résistants de la première guerre et ses amis y étaient les plus nombreux. Mais la voix de l'enseignante se brisa quand elle aborda le cas de son père à la grande satisfaction des Serpentard revenus en masse assister à son cours, trop heureux de rapporter à leurs parents les informations distillées pendant son heure. A la fin de la première semaine, Amalia était déjà anéantie. Heureusement cependant, elle put compter sur une perspective réjouissante.

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En règle générale, Severus détestait les célébrations, elles étaient une manifestation inutile d'un souvenir parfois stupide. Son anniversaire ne faisait pas exception à la règle. Il était toujours de mauvaise humeur ce jour là, redoutant le moment où Dumbledore annoncerait en présence du plus de personne possible, qu'il souhaitait de tout cœur que son collègue passa une excellente journée puisque c'était son jour. Mais aujourd'hui, le vieux mage ne pourrait plus jouer les lutins facétieux et cette perspective le mit encore plus en colère que d'habitude. Malheureusement pour son caractère sombre, il y avait une autre personne dans le château pour qui les anniversaires étaient au contraire, un moment de joie à nécessairement commémorer.

Severus ne s'en souvint pas en pénétrant dans leur appartement ce soir-là. La journée avait été harassante et trois nouveaux élèves avaient été conduits au portail du domaine sous une pluie battante. Il avait dû lui-même aller les chercher, le Ministère voulant s'assurer que le directeur les accueillerait et leur passerait l'envie de repartir. Le sorcier défit sa cape, ôta ses chaussures et se massa les tempes en se servant un Whisky Pur-Feu. La douche brûlante qu'il prit ensuite le détendit enfin. Il avait trouvé la salle de bain éclairée par de petites bougies mais ne s'en était pas inquiété plus que de mesure. Le chemin menant à la chambre à coucher par contre, retint toute son attention. Il y avait disséminé un peu partout, les vêtements de son épouse ce qui était pour le moins inhabituel.

- Amalia ? demanda-t-il d'une voix contrariée. Puis-je savoir pourquoi soudainement, tu deviens désordonnée ?

Le directeur poussa le battant en bois et découvrit un spectacle intéressant. Là, sur le couvre-lit, la jeune femme l'attendait assise en tailleur, son court uniforme de Poudlard aux couleurs de Gryffondor cachait ses courbes.

Oui, aujourd'hui, Severus avait oublié qu'une autre personne dans le château tiendrait absolument à célébrer le jour où il était venu au monde et ce n'était pas sa mère. Il croisa les bras et ne put retenir un sourire en coin.

- Qu'avez-vous à dire pour votre défense, Miss ?

- J'étais pressée de vous retrouvez, Professeur, répondit-elle d'un ton cajoleur.

- Que dois-je comprendre ? Tu abandonnes ton poste pour reprendre tes études ? dit-il, se penchant vers le lit pour la rejoindre.

- Je sais que tu es un homme curieux, mon Prince, et il y a un an tu étais intéressé par mes surprises d'anniversaire...

- Oh ! Une surprise d'anniversaire ? répéta Severus avec un étonnement feint. Comme celle dont mourrait d'envie de me parler Adrian ?

- Non, beaucoup mieux ! répliqua-t-elle en ne relevant pas l'allusion au vampire. Approche, tu comprendras assez tôt... murmura Amalia d'une voix de velours en tapotant le matelas.

Le sorcier ne se fit pas prier, il glissa au-dessus de sa femme pour se retrouver entre ses jambes. La robe de chambre avec laquelle il s'était drapé à la sortie de sa douche bailla et d'un geste, alla rejoindre le reste des vêtements d'Amalia au sol. Ses lèvres se perdirent dans le cou offert de sa compagne, plongeant avec délices dans les cheveux bouclés pour en retenir tous les parfums. Elle avait dû prendre un bain, sa peau était douce, sentait la barbe-à-papa et les fruits rouges.

- Pourquoi cet uniforme ? demanda-t-il entre deux baisers, les battements de son cœur raisonnaient dans sa tête.

- Quand nous nous entraînions à l'Occlumancie, tu me fixais longuement pendant les exercices… Un jour j'ai réussi à percevoir une part de tes pensées intimes…

- Oh ?

Il s'arrêta pour attendre la suite des explications.

- Apparemment, tu semblais intrigué par le fait que tu aurais pu m'avoir comme élève à ton arrivée ici si je n'étais pas partie en France.

- Je l'admets mais de là à m'imaginer avoir une relation avec l'une de mes étudiantes…

- Pas n'importe quelle élève, Professeur, continua la jeune femme d'une voix sensuelle. Et si je vous disais que je n'ai pas écouté un traître mot de votre dernière leçon ?

Elle entortilla une mèche de cheveux autour de son doigt en levant un sourcil d'un air provocateur.

- Je crains malheureusement de devoir vous mettre en retenue puisque vous prenez à la légère votre éducation. J'en toucherai deux mots au directeur ce soir… Ah ! Je suis distrait, c'est moi le directeur ! conclut-il avec un sourire carnassier avant de retourner dans le cou de sa compagne pour l'embrasser et écarter le col de sa chemise déboutonnée.

Sa poitrine étirait le tissu au-delà de ce que n'importe quelle élève aurait pu avoir dans son corsage. Et ce jeu de rôle l'émoustillait bien plus qu'il ne l'aurait imaginé.

- Vous viendrez récurer les chaudrons que vos petits camarades ont utilisés aujourd'hui.

- Bien, Professeur.

- Et vous n'utiliserez pas de baguette pour vous y aider… ajouta-t-il alors que ses doigts parcouraient les cuisses à la rencontre de ce que cachait la jupe en laine grise.

- Oh Professeur ! Vous lisez dans mes pensées ? s'exclama-t-elle avec malice.

- Tiens, quelle excellente idée…

Il saisit sa baguette, prononça à voix basse le sortilège et se laissa entraîner dans les méandres les plus profonds des pensées de la Gryffondor.

Ils étaient tous les deux dans son ancienne salle de classe, Amalia assise sur le pupitre de l'enseignant, perché sur l'estrade qui lui permettait de surveiller les cornichons incultes dont il avait la responsabilité. Et il était face à elle et portait ses vêtements habituels à la place de son pyjama.

- J'ai souvent rêvé de le faire dans ta salle de classe mais avec Horace ou les étudiants…

- Tu avais prévu que je pénètre ton esprit ? s'étonna-t-il.

- Je l'espérais tout du moins.

Elle souriait, continuant de tordre une mèche folle et l'invita à se rapprocher ce qu'il fit avec plaisir. Une fois les bras de sa femme autour de sa nuque, il passa ses doigts sous la jupe plissée pour écarter la seule chose qui l'empêchait désormais de profiter de l'instant.

- Je dois t'avouer une chose avant… dit Severus, arrêtant toute tentative de caresse.

- Oui ?

- J'aurais préféré que tu sois à Serpentard si tu avais été mon élève, ajouta-t-il à demi-amusé.

- Tu sais que ce détail peut s'arranger.

Amalia n'eut qu'à imaginer les couleurs de Serpentard à la place des liserés rouge et or, en un battement de cil, sa tenue s'était métamorphosée.

- Parfait... soupira son époux en prenant le temps de détailler ces modifications. Le vert te va à ravir…

Il déposa un baiser sur ses lèvres avant de froncer les sourcils.

- Rassure-moi, tu ne compte pas me noyer cette fois-ci ?

- Non, il n'y a aucun risque ! rit la jeune femme.

Elle reprit soudain son sérieux et caressa lentement les cheveux de Severus alors qu'il détaillait le visage rayonnant qui avait rendu sa journée moins triste.

- Quelle surprise me réserves-tu encore ?

- C'est mon esprit, il n'y a donc aucune limite. Peut-être apprécierais-tu plus de mains ?

Avant d'avoir saisi le sens de cette phrase, le sorcier sentit derrière lui une chaleur enivrante et familière. Un double de la sorcière se tenait dans son dos, plaquant sa poitrine contre lui.

- Détends-toi, murmura la première Amalia avec une expression mutine.

Ne sachant sur laquelle des deux il devait se concentrer, Severus pressa son bassin sur l'originale pendant que l'illusion défit sa cape puis les premiers boutons de sa veste. Sa studieuse élève prit le relais pour aider sa partenaire de jeu à déshabiller leur professeur si bien qu'il se retrouva torse nu sans s'en rendre compte.

- L'autre avantage d'être dans ta tête, c'est qu'il n'y fait pas froid…

- Je t'aurais réchauffé le cas échéant…

Amalia embrassa sauvagement son cou jusqu'à y laisser une marque foncée qu'il cachera aisément aux yeux de tous par le col haut de sa tenue. La seconde femme en avait profité pour faire céder sa ceinture et lui parcourir la colonne vertébrale de mille baisers avant de s'arrêter au creux de ses reins.

- Aaarf ! Tu me chatouilles ! râla-t-il. Et tu me perturbes ! Où comptes-tu arrêter ta langue ?

- Là où tu me le dis de le faire…

- Je vais me contenter d'une seule Amalia si tu le permets, répondit Severus, un brin gêné par tant de fantaisies. Je suis navré d'avoir des goûts moins exotiques que…

Il s'arrêta, conscient que d'évoquer Adrian en ces circonstances n'étaient pas du meilleur effet et fit un pas en arrière.

- Ce n'est pas grave tu sais… Je veux simplement te faire plaisir. On vient de se marier et de se découvrir charnellement. Il nous faut encore du temps pour apprendre à nous connaître, savoir ce que l'autre aime ou pas...

- Oui mais toi tu sais déjà ce que tu veux ! s'exclama-t-il, contrarié que cette surprise érotique ne se déroule pas comme elle l'avait imaginée.

La jeune femme demeura stupéfaite quelques instants, la bouche entrouverte. Puis, toujours avec beaucoup de douceur, elle mit fin à la projection et ils se retrouvèrent tous les deux sur leur lit, Amalia encore vêtue de son uniforme trop petit. Elle poussa Severus et l'enjamba, debout au-dessus de lui, prenant le temps de l'observer avec une expression mutine.

- Qu'est… Qu'est-ce que tu fais ?

- Oh oui mon Prince, je sais ce que je veux… Et cette chose, c'est toi… répondit-elle d'une voix voluptueuse.

L'élève de Serpentard passa ses mains sous sa jupe et fit descendre lentement le rempart en tissu qui préservait encore sa vertu aux yeux de l'enseignant. D'un geste du pied, il disparut dans la chambre sous l'air ahuri d'un Severus écarlate. L'étudiante s'accroupit sur le corps de son professeur, observant d'un œil ses réactions. Il allait ouvrir la bouche pour parler mais s'abstint, attendant de connaître la suite des événements avant d'intervenir. Elle écarta un peu plus son chemisier et ôta son soutien-gorge clair, bien différents des dentelles noires auxquelles elle avait habitué son époux. Amalia sourit puis déposa un premier baiser sur son nombril, un second plus bas avant de se saisir du membre brûlant qui palpitait contre sa poitrine. Dans cette position, Severus pouvait voir les tétons roses tenter de percer à travers la toile blanche, alors que les lobes charnus se battaient pour sortir par le décolleté. Soudain, une chaleur humide enveloppa sa verge et il reporta ses yeux sur son entrejambe. Amalia était penchée vers son ventre et faisait de longs va-et-vient, englobant tout son gland de sa langue. Ses fesses étaient relevées, encore cachées par la jupe plissée. Alors du bout des doigts, sans l'arrêter, il tendit une main vers la laine grise et découvrit le trésor qu'elle dissimulait. L'homme se laissa retomber en arrière, soupirant :

- Par Merlin, tu vas me tuer…

Une succion d'Amalia lui coupa la respiration, faisant par la même occasion monter un peu plus sa jouissance. Severus put alors regarder tout à loisir ce semblant d'étudiante délurée lui prodiguer la plus magistrale fellation qu'il n'ait jamais eue. Les seins de la tentatrice avaient enfin réussi à sortir du chemisier à présent ouvert et ballottaient au grès de ses mouvements de bassin. Amalia se tortillait d'une manière sensuelle, frottant par moment son sexe contre un genou que son époux avait replié, il pouvait sentir son excitation.

S'il l'avait eu en classe, peut-être aurait-il pris le temps de la regarder en détail ? Se serait-il rendu compte de sa ressemblance avec Lily ? Si oui, alors peut-être aurait-il osé laisser traîner un œil indiscret sur le décolleté déjà tentant de la jeune femme. Six ans, c'était l'écart d'âge qu'il avait eu à son arrivée à Poudlard avec certaines de ses étudiants. Mais trop pris dans son chagrin, il n'avait jamais daigné accorder de l'attention aux sourires cajoleurs d'innocentes demoiselles en quête du grand frisson avec un ancien Mangemort. Amalia était différente, les Mangemorts, elle les connaissait, ce genre d'expérience ne l'aurait pas intéressée. Sa soif de connaissance l'aurait peut-être poussée à réclamer plus d'attention, plus de détails à la fin d'un cours et il aurait apprécié être écouté par la fille d'un illustre mage noir…

Quoiqu'il en soit, elle était sur lui, à appliquer avec le plus grand soin une caresse délicieusement envoûtante. Le spectacle de ses lèvres pulpeuses posées sur son membre était divin, presque autant que le regard brillant de convoitise qu'elle lui adressait. Elle passa une langue gourmande sur les contours de sa bouche et remonta le long du corps de son compagnon.

- Voilà, j'ai fini de nettoyer les chaudrons, Professeur.

- Viens sur moi, supplia-t-il, à bout.

La Serpentard d'un jour s'exécuta, plaquant ses lèvres suintantes de désir contre le sexe dardé de son directeur de maison. Leurs soupirs se mêlèrent aux plaintes de plaisir, en particulier lorsque Severus la pénétra.

- Tu es tellement excitante, murmura-t-il, le visage collé contre sa peau à la recherche d'un mamelon à cajoler du bout de sa langue.

La jeune femme resserra son étreinte, accélérant le mouvement de bassin quand il parvint à ses fins.

- Hum… Je suis sensible, doucement… articula-t-elle.

Cette déclaration eut pour effet de la faire basculer sur le dos, son compagnon reprit le dessus. Il enroula ses bras autour d'Amalia, passa une main derrière sa nuque pour attraper son épaule et de l'autre, une de ses fesses. Chaque caresse les électrisait, accentuant les sensations délicieuses qui envahissaient leurs corps. Ainsi, il la posséda, s'enfonça par des mouvements appuyés jusqu'à pousser les amants dans les affres du plaisir.

Quand Severus ouvrit les yeux, deux mains se baladaient dans ses cheveux et une voix chantonnait « joyeux anniversaire » sur un rythme lent. Le visage dans la chevelure blonde de sa femme, toujours couché sur elle à reprendre ses esprits, il se mit à sourire.

oOo

La fin du mois de janvier apporta avec elle de nombreuses bourrasques de vents ainsi qu'une tempête de neige qui compromit les cours en extérieurs. Hagrid mit ce temps à profit avec le professeur de Botanique afin d'organiser le ravitaillement secret des elfes de maison, loin des Carrow trop occupés à appliquer leur nouvel article du règlement intérieur.

Depuis la rentrée, les surveillants exigeaient de la part des enseignants que chaque manquement à la discipline, chaque erreur de conduite, soient immédiatement sanctionnés par un châtiment corporel. Neville Londubat en avait fait les frais la semaine précédente. En cours d'Étude des Moldus devenu obligatoire sur ordre d'Ombrage, Alecto avait longuement expliqué aux dernières années que les Moldus étaient des animaux sans cervelle, cherchant à tuer tous les sorciers qu'ils croisaient si tant est qu'ils en aient l'occasion. Les images des manuels illustraient ses propos par des gravures d'hommes préhistoriques se frappant les uns les autres devant des sorciers hébétés. Révolté, Neville avait alors osé provoquer une nouvelle fois la Mangemort en lui demandant quel pourcentage de sang Moldu elle et son frère, avaient dans les veines. Le châtiment avait été à la hauteur de l'injure, même Madame Pomfresh n'avait réussi à faire disparaître la plaie que l'étudiant avait reçue au visage. Pourtant, Neville, comme ses parents quelques années plus tôt, demeura la tête haute, arborant cette cicatrice comme une preuve de résistance face à l'oppression des mages noirs.

Amalia arriva donc dans la salle des professeurs à la fin de sa journée de cours, épuisée par le brouhaha que les Serpentard s'étaient amusés à instaurer en dernière heure pour tenter de faire punir les autres élèves. Elle avait serré les dents tant bien que mal, mais les Poufsouffle poussés à bout étaient à deux doigts de répliquer par des sortilèges en pleine classe d'Histoire de la Magie. Elle se laissa donc choir sur le canapé face à la cheminée et soupira à l'adresse d'un de ses collègues confortablement installé dans un fauteuil à sa taille.

- Hagrid, tu ne peux pas savoir à quel point tu as de la chance d'être au chômage technique !

- Ne crois pas que je me tourne les pouces pour autant !

- Ah ? questionna-t-elle d'un ton intéressé.

Le demi-géant balaya du regard la pièce avant de se pencher pour murmurer :

- Avec Pomona, nous attendons une nouvelle cargaison de la part d'Abelforth si tu vois ce que je veux dire !

Il acheva sa phrase d'un clin d'œil.

- Je me doute que tu ne parles pas de Whisky Pur-Feu, rit Amalia.

- Ah ça non, toute la Grande-Bretagne connaît une pénurie ! Enfin bon, j'attends Pomona pour…

Les gargouilles de l'entrée grincèrent et l'instant d'après, une femme ronde au tablier couvert de terre fit son apparition dans l'encadrement de la porte suivie de près par le fantôme de sa maison. Le Moine Gras flottait dans les airs, un sourire béat au visage.

- Ah justement nous parlions de vous ! s'exclama Amalia.

- Ce qui tombe bien puisque je cherchais de l'aide ! Ab' a confirmé ? demanda-t-elle au garde-chasse.

- Euh, hum… Hagrid s'éclaircit la voix comme s'il pensait être entendu. Nous recevrons bien la commande que nous avons passé. Je vous les apporterai demain soir si vous le permettez, Professeur Chourave.

- Parfait... répondit sa collègue, scrutant tous les coins de la salle à la recherche de ce qui pouvait provoquer chez lui tant de manière.

- Pomona, intervint pour sa part Amalia. Je réitère mon envie de vous porter assistance dans vos plantations.

- C'est bien gentil de votre part… Sommes-nous seuls ? demanda enfin le professeur de Botanique au fantôme afin de dissiper tout malaise.

Le spectre s'éleva jusqu'à avoir la tête dans le plafond et scruta les salles derrière la pierre avant de revenir au niveau des vivants.

- Rien dans un rayon de vingt mètres !

- Bien. Le plan consiste donc à faire passer depuis la Tête de Sanglier, tous les sacs de terreaux. Ils sont stockés par Hagrid un ou deux jours histoire de faire croire aux Carrow que c'est lui qui les a préparé en allant dans la Forêt Interdite. Une fois que c'est fait, il me les ramène dans les serres. Quand la voie est libre, je les apporte aux elfes de maison en modifiant les annotations sur les sacs. Compris ? lança d'un ton autoritaire la sorcière joufflue.

- Oui mais je vois deux obstacles dans ce plan… osa Amalia.

- Lesquels ?

- Le premier, c'est que tous les passages secrets permettant de rejoindre Pré-au-Lard ont été obstrués en début d'année.

- C'est simple dans ce cas, fanfaronna Hagrid. Avec Abelforth nous en avons creusé un nouveau qui relie le château au salon de sa propre maison, à l'arrière de son bar.

- Et donc le second problème d'après vous ? continua Chourave.

La porte de la salle se referma brusquement, faisant sursauter tous les enseignants.

- Du calme, ce n'est que moi ! s'empressa de dire le professeur McGonagall. Du nouveau pour la livraison ?

- Hum oui, Amalia voyait un souci dans notre plan, répondit Pomona.

- Ah ?

- Qu'allez-vous dire aux Carrow s'ils vous surprennent avec des sacs entre les cuisines et les serres ?

- Je change la destination inscrite dessus en les renommant « déchets ». Les elfes de maison me font passer les épluchures de fruits et légumes que j'ajoute pour enrichir l'engrais… Abelforth en met toujours au-dessus pour camoufler les denrées, expliqua la botaniste. Si je me fais surprendre, il me suffit d'ouvrir les sacs et c'est tout.

- Très bien alors, je vais vous prêter main forte, acheva sa collègue.

- En êtes-vous sûre, Amalia ? demanda le professeur McGonagall. Vous semblez bien fatiguée en ce moment…

- C'est vrai, tu as une petite mine depuis quelques jours et tu ne manges presque plus rien à table ! confirma Hagrid.

- Je vais bien ! s'exclama l'intéressée, embarrassée que l'on porte toute l'attention sur elle.

- Il ne faudrait pas que cela soit vous qui vous fassiez prendre. Je n'ose imaginer ce que Severus vous ferait encore subir comme sévices ! insista l'ancienne directrice adjointe.

- Je vais bien, je vous assure et puis je n'ai pas été sanctionnée par Severus depuis des lustres ! Alors s'il vous plaît, croyez-moi, tout va bien !

Les deux aînées échangèrent un regard débordant d'inquiétude.

- Nous vous croyons… reprit McGonagall d'une voix chevrotante. Cependant… enfin, je vous l'ai déjà dit mais… quittez-le dès que possible… pour votre bien… En mémoire de Dumbledore je devais vous le redemander.

Amalia aurait pu être exaspérée par tant de sollicitude si injustement attribuée à une victime qu'elle n'estimait pas être. Cependant, elle inspira avant d'esquisser un sourire poli.

- Merci Minerva, j'apprécie votre attention.

Le Moine Gras revint du couloir où il faisait le guet et s'agita pour signaler l'arrivée d'un intrus, mettant fin à cette réunion improvisée.

oOo

Par discrétion, le professeur Chourave avait donné rendez-vous à sa collègue le vendredi soir car à l'approche du week-end, les Carrow relâchaient un peu leur surveillance. Amalia se glissa hors de la Grande Salle après le dîner, prétextant des copies à corriger sans donner le lieu où elle irait se réfugier. Le surcroît de travail imposé aux élèves par le nouveau programme rendait cette excuse plausible. Dans les couloirs déserts et froid du château, le martèlement de ses pas raisonnèrent jusqu'à l'aile Est. Une fois certaine de ne pas avoir été suivie, elle descendit dans le parc, baguette éteinte pour remonter par l'extérieur vers les serres. Avoir été étudiante à Poudlard ne l'exonérait pas de l'impression de magnificence que chaque visiteur ressentait en entrant dans cette partie de l'école.

L'élégante structure métallique enserrait des baies en verre articulées. Par endroit, elles étaient ouvertes et de petites chauves-souris s'y engouffraient pour retrouver l'humidité et la chaleur emmagasinées par les serres pendant la journée. L'allée principale était plus haute que le reste du bâtiment, une très longue mosaïque dessinait un chemin ordonné dans le bâtiment, reproduite à l'identique dans les vitraux au-dessus. La voie conduisant à une ancienne tourelle reconvertie en observatoire. De tout juste deux étages, elle surplombait les autres serres et se terminait par un balcon. Des piliers en fonte soutenaient le toit à travers lequel Amalia vit une lune haute et claire dans le ciel. L'architecture faisait bénéficier d'une lumière constante sur la moitié de d'édifice alors que la seconde était à l'ombre des remparts du château, situation idéale pour certaines plantes. L'odeur de terre fraîche accompagnait la visiteuse dans sa progression, des notes de fleurs blanches provenaient d'étranges plantes aux reflets moirés. Ne voyant aucune trace de Chourave, Amalia tenta d'attirer discrètement son attention.

- Psss ? Pomona ?

Elle avança avec précaution, allumant sa baguette qui éclairait faiblement les rangées de pots contenant les herbes médicinales. L'extrémité du chemin était obstrué par une énorme plante grimpante aux lianes vertes et mauves. Des bulbes étranges parsemaient les tentacules enroulées sur elles-mêmes. Il n'y avait pas de doute sur la nature de cette espèce : il s'agissait d'un Filet du Diable. Il fallait l'éviter à tout prix, la réputation de cette plante n'était plus à faire. Elle devait faire partie des nombreux pièges que Chourave avait mis en place pour dissuader les curieux et protéger leur secret. Amalia pivota afin de sortir de cette allée et rejoindre le chemin principal mais un bruit la fit sursauter. Quelqu'un approchait d'un pas rapide et la démarche ne ressemblait pas à celle du professeur de Botanique. La panique la poussa à commettre une erreur : elle recula et la seconde suivante, les lianes l'enveloppèrent intimement. Sa baguette tomba au sol et la jeune femme se retrouva emmaillotée, la tête en bas, les yeux bandés. Aussi vite qu'elle le put, l'enseignante d'Histoire tenta de calmer sa respiration et de se détendre afin d'éviter que le Filet du Diable ne lui laboure encore un peu plus les côtes. La démarche de l'inconnu s'arrêta à quelques mètres d'Amalia.

- Puis-je savoir ce que tu fabriques ici ? demanda une voix grave d'une manière traînante.

- Bonsoir mon Prince. Quelle magnifique soirée pour se promener dans les serres, tu ne trouves pas ? répondit-elle d'un ton badin.

- Ne devrais-tu pas être en train de corriger des devoirs dans ton bureau ?

- Si, mais je me suis octroyée une balade digestive.

- Amalia, gronda Severus. Tu mens très mal ! Vas-tu me dire ce que tu prépares encore et qui va m'obliger à te punir ?

- Tu ne veux pas me délivrer avant ? prononça-t-elle d'une voix de plus en plus fluette à mesure que la plante resserrait son emprise.

- Non. Soit tu me dis la vérité cette fois, soit je te laisse à ton sort.

- Severus, s'il te plaît ! Aide-moi ! Je ne sens plus mes doigts !

- Tant pis pour toi.

Le directeur s'approcha pour embrasser une dernière fois sa femme. Leurs langues entamèrent un ballet qui eut pour effet de presser un peu plus les tentacules sur la peau de sa victime.

- Adieu… glissa-t-il avec malice avant de faire volte-face, sa cape s'agita dans son sillage et il disparut à l'angle de la première serre.

- J'ai rendez-vous avec Pomona ! articula Amalia, incapable d'user de ses pouvoirs sans voir où elle devait diriger le sort.

Soudain, les lianes se desserrèrent et lorsqu'elle put à nouveau ouvrir les yeux, Severus se tenait debout, face à elle.

- Merci…

Les bras croisés, les lèvres pincées, il ne lui tendit même pas une main pour l'aider à se relever.

- Je t'écoute.

- Es-tu certain de vouloir tout savoir ? Quitte à te rendre complice ?

L'homme se pinça l'arête du nez et soupira.

- Qu'est-ce que vous mijotez avec Pomona ?

- Du trafic de nourriture pour les elfes de maison…

- Pardon ? Pour quelles raisons ?

- A cause du rationnement, ils donnent leurs parts aux élèves de Poufsouffle. Nous cachons les provisions dans les sacs de terreau que Hagrid ramène toutes les semaines de la Forêt Interdite. Je l'ai découvert quand Amycus a puni un des élèves qui avait chipé de la nourriture dans les cuisines...

Les portes-flambeaux s'embrasèrent d'un coup, le professeur Chourave émergea du couloir et se retrouva nez à nez avec son directeur furieux et sa femme au sol qui se relevait, les cheveux en vrac et de la terre sur ses vêtements.

- Bon… Bonsoir Professeurs. Je vous dérange peut-être ? Vous me cherchiez ? déclara-t-elle aussi innocemment que possible.

- Non Pomona, répondit Severus d'une voix veloutée. J'apportais à mon épouse son écharpe, elle l'a oubliée dans la Grande Salle après le repas.

Il drapa d'un geste ample le cou d'Amalia et profita de ce contact pour lui souffler à l'oreille :

- Je ne supporterai pas de devoir à nouveau te lancer un sortilège Doloris. Alors fais en sorte de ne pas te faire prendre ou je demande le divorce.

Il fit un pas en arrière et noua le vêtement sans lâcher ses yeux sa compagne, la fixant de ses iris noires et de son expression ombrageuse. Elle acquiesça d'un signe de tête et le directeur repartit.

- Quelle frayeur ! J'ai cru qu'il nous avait découvertes !

- Nous n'étions pas loin Pomona ! La prochaine fois, soyez à l'heure ! Votre Filet du Diable a bien failli me tuer !

- J'en suis navrée ! Horace m'a retenue à table ce qui a eu le don d'attirer l'attention des Carrow sur moi. J'ai dû faire des détours dans le château pour les semer juste avant la bibliothèque ! Là, Rusard les a interpellés à cause de Peeves qui renversait dans livres sur les étagères ! Je me demande encore ce que notre concierge faisait à cet endroit…

- Je crois qu'il a un faible pour Madame Pince !

Les deux femmes se mirent à rire en cœur et aussi discrètement que possible, passèrent leur cargaison aux employés des cuisines. Ils couinèrent de joie en les voyant apparaître dans l'encadrement de la porte.

- Allez, filez maintenant ! ordonna le professeur de Botanique.

- Je peux encore vous aider un peu, nous n'avons pas fini !

- Laissez, je vais terminer avec les elfes. Si un Carrow me trouve ici, il ne sera pas étonné de voir la directrice de Poufsouffle non loin du dortoir de sa maison. Mais vous, c'est une autre histoire ! Surtout que Severus vous a vu dans les serres !

- Je ferai attention à ne plus oublier mon écharpe à table. Bon courage dans ce cas !

- A vous aussi ! Je n'aimerais pas avoir à faire face aux regards glacials de notre directeur !

Amalia sourit et prit congés après avoir essuyé ses mains dans un vieux tablier que Chourave lui avait prêté. Elle secoua ses cheveux pour en enlever la poussière et sa tenue avant de s'aventurer dans les couloirs gelés et déserts de l'école. Elle évita l'escalier principal pour ne pas avoir à passer devant la bibliothèque et rejoignit sa chambre à pas de loup. Sa douche fut aussi rapide que possible, quand la jeune femme arriva enfin au pied de son lit, une silhouette s'y trouvait déjà. Délicatement, Amalia souleva les draps émeraudes et s'installa au bord du matelas pour ne pas réveiller son mari.

- Je ne dors pas, dit un ronchonnement venu de sous la couette.

La sorcière entoura alors de ses bras le torse de son époux et enfuit son visage dans les cheveux bruns.

- Mon Prince.

- Quelqu'un t'a vu ?

- Bien sûr que non, tu serais déjà au courant le cas échéant.

Elle marqua une pause et reprit d'une voix mielleuse.

- Tu aurais vraiment demandé le divorce ?

- Hum… grogna-t-il.

- Je suis désolée, je ne voulais pas t'attirer des ennuis.

Il se retourna alors pour lui faire face, ses traits étaient détendus, balayés par la clarté de la lune filtrant par les rideaux entrouverts. Ses mains se placèrent machinalement sur la joue de la jeune femme pour entortiller du doigt les boucles blondes.

- Amalia, je ne t'en veux pas d'aider une sorte de résistance au sein du château. Je ne suis pas bête, je vois tous les actes de rébellion des élèves, professeurs et même du personnel de Poudlard. Je trouve cela honorable et tout à fait conforme à l'esprit des Gryffondor, ajouta le sorcier en souriant. Mais je veux que tu me tiennes au courant afin de ne pas être pris au dépourvu. Te battre ne me fait aucunement plaisir ! C'est un supplice qui me rappelle ce que mon propre père faisait subir à ma mère puis à moi lorsqu'il avait fini avec elle !

Amalia demeura muette, soufflée par cette déclaration. Prise dans l'effet de groupe, elle n'avait pas songé une seule seconde aux conséquences sur Severus. C'était idiot de sa part de ne pas avoir envisagé les mauvais souvenirs que ces punitions faisaient remonter en lui, même si son père n'usait pas de la magie pour exprimer sa colère. Elle n'osa plus le regarder dans les yeux.

- Explique-moi pourquoi les elfes de maison sont obligés de donner leurs rations aux Poufsouffle. Les autres maisons reçoivent autant de nourriture à table il me semble, demanda-t-il d'un ton plus doux.

- Aucune maison n'a assez à manger. C'est que… pour les Serpentard c'est facile, ils sont favorisés par les Carrow qui les épargnent. Les Gryffondor et les Serdaigle peuvent compter sur leurs familles plus aisées. Quant au Poufsouffle… Cette maison compte tous les élèves les moins fortunés de l'école et comme on leur a interdit d'user de sortilège pour améliorer l'ordinaire, ils n'ont pas suffisamment à manger. C'est pour cette raison qu'ils volaient dans les cuisines en début d'année.

- Je ne m'en étais pas rendu compte. Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé comme je te l'avais demandé ?

- Je ne voulais pas te créer de soucis supplémentaires, tu es si fatigué.

- Je vais très bien ! maugréa Severus. Où vas-tu chercher ces idées ?

- Il est 23h et tu es déjà couché…

- Ce n'est pas parce que je suis au lit que je dors !

- Ah oui ? Tu lisais peut-être avant que je n'arrive ?

- Non. Je réfléchissais à la manière par laquelle j'allais marquer ma désapprobation.

- En réclamant le divorce ? glissa avec ironie sa femme.

- Certainement pas. Tu as été assez folle pour accepter ma demande en mariage. Je ne te laisserai pas t'enfuir !

Il l'attira contre lui pour serrer avec passion le corps étendu de la jeune femme, baladant ses mains sur ses courbes puis il contempla le visage auréolé de sa chevelure dorée.

- Je t'aime mon Prince… Alors ne prononce plus ce mot ou tu comprendras ta douleur… marmonna-t-elle d'une voix boudeuse.

- Les Gryffondor sont décidément bien inconscients en ce moment, soupira-t-il en reprenant son étreinte.


Prochain chapitre : Triomphe du Sang