_Cessez l'avancée ? répéta Morita, en se calant devant le téléviseur ! Ils peuvent vraiment y parvenir ?

Filmant ce qui était en train de se dérouler sur le pont, le cameraman parvint à filmer plusieurs policiers en train de s'activer sur le pont. Rien que de le voir me permit d'affirmer :

_Ils n'ont aucune chance !

_Allô ! Allô ! s'exclama un officier de policier, en essayant de se faire entendre avec le récepteur de sa voiture ! Unité 3, où en est votre situation sur le pont Aigonai ? Unité 3, répondez, bon sang !

Aucune réponse ne se fit entendre.

_Chef ! l'appela soudain un de ses hommes, en courant vers lui ! Les troupes des morts-vivants ne cesse d'augmenter ! Bientôt, nous ne pourrons plus les contenir !

_Où se trouve les renforts que le QG nous a envoyé ? voulut savoir l'officier.

_Ils sont dans l'incapacité de nous rejoindre ! Ils se sont fait attaqué avant même avoir réussi à nous rejoindre !

Serrant soudain le poing, l'officier dû contenir sa colère quand il demanda :

_Et qu'en est-il du moral de nos hommes ?

_Ils font ce qu'ils peuvent ! lui assura le policier ! Aucun n'a l'intention de quitter son poste avant que tous les survivants de ce pont n'ait plus être évacuer !

_Très bien, dans ce cas, allez me chercher des volontaires parmi la foule afin qu'ils nous aident à dresser un barrage avec des voitures, afin de ralentir ces fichus cadavres ! Et que quelqu'un contacte immédiatement le QG afin qu'il nous fasse un rapport de la situation en ville ! Et je veux aussi savoir s'il est possible de nous envoyer d'autres hommes ici, au plus vite !

_Bien chef ! assura l'homme, rassuré que l'officier est toujours bien sa tête bien accroché sur ses épaules.

Pourtant, à peine fut-il parti que l'officier se laissa tomber sur le siège avant de sa voiture et posa ses mains sur sa tête. Pour lui, la situation était maintenant irréversible :

_Nous sommes fichus ! En fin de compte, nous aurons à peine réussi à survivre une journée entière face à cette infection !

_Tiens, ils tentent de dresser un barrage avec des voitures ! remarqua Kurokami.

En effet, tandis que des policiers les couvraient, quelques courageuses personnes ont pris les commandes de leurs voitures et commencèrent à les coller les unes aux autres afin de stopper les morts vivants. Dès que les voitures furent positionnés, leurs occupants en sortirent aussitôt, avant de prendre leurs jambes à leur cous.

Les entendant, les zombies se dirigèrent vers leur engins et se cognèrent contre ces derniers. Tentant vainement de les pousser, quelques-une se prirent soudain une balle dans la tête. Maintenant en sécurité derrière leur nouvelle défense, les policiers se donnèrent à cœur joie pour tous les liquider.

_La vache ! C'est une vraie boucherie ! remarqua Yuuki.

_Mais, au moins, ils ont trouvé un moyen de gagner du temps ! comprit Morita.

_Je doute que ça puisse tenir très longtemps ! suggérai-je ! Néanmoins, cela fera l'affaire le temps d'évacuer les derniers survivants !

Se levant soudain, Kohta se saisit d'une paire de jumelle traînait au fond d'un des casiers, avant de rejoindre le balcon de la salle.

_Qu'est-ce qu'il y a ? l'interrogea Miura, en le voyant regarder en direction du pont.

_Je pense juste que … Il n'y a pas que les zombies qui rejoignent le pont, en ce moment ! Des centaines de survivants doivent aussi si rendre, à ce moment même, afin de pouvoir le traverser !

_Quoi ? s'étonna Yamada ! Mais c'est impossible voyons ! Qui serait assez fou pour se rendre là-bas, alors que le pont est infesté de morts-vivants ?

_Pour eux, c'est leur dernière chance de passer ! rétorqua Kohta, en apercevant plusieurs zombies en train de se traîner jusqu'au pont ! À cause de tout le raffut que cause les personnes qui s'y trouve déjà, il est normal de penser que la plupart des zombies de la ville se dirige en ce moment dans cette direction ! Et ils s'y resteront sûrement, jusqu'à ce qu'ils repèrent une nouvelle source de bruit ! Il sera alors impossible à qui que se soit de passer ! En ce moment, les gens espèrent pouvoir passer grâce à l'intervention de la police ! Mais ces derniers sont eux-même dépassé par les événements !

Me mettant à déglutir, je tournais mon regard vers le téléviseur pour savoir si se qu'il disait s'avérait être vrai. Néanmoins, à la place de continuer à filmer la partie du pont déjà contaminé, la caméra pointa en direction d'un groupe de survivants, qui semblait manifester, derrière la ligne des policiers. Munies de pancartes et de banderoles, ils étaient en train t'exclamer leur mécontentement, comme lors d'une grève.

_Qu'est-ce qu'ils fabriquent ceux-là ? se demanda Yuuki, en les voyant à son tour ! Ils croient vraiment que c'est le moment de manifester ?

Pour toute réponse, un homme, muni d'un casque sur la tête, sortit de la foule tout en levant le poing en l'air. Semblant être le chef du groupe, il se tourna vers ses camarades, avant de s'exclamer :

_Cet abus de pouvoir est impardonnable ! Nous ne devons en aucun cas tolérer ça !

_Abus de pouvoir ? répéta Morita ! Mais de quoi il parle ? Il ne voit pas qu'ils sont en train de les protéger ?

_Nous devons exprimer notre mécontentement ! continua l'homme ! Car, il est juste de penser que cette pandémie à démarrer à cause d'armes chimiques déployer par le gouvernement ! C'est à cause de lui que nous sommes en ce moment dans cette situation !

_Armes chimiques ? répétai-je, incrédule ! Le gouvernement ? C'est vrai ce qu'il raconte !

_Ce ne sont que des suppositions ! rétorqua Kohta, en retournant dans le salon ! Si c'était vraiment le cas, le gouvernement n'aurait, en aucun cas, laisser filtrer ce genre d'information !

_Pourtant, c'est l'hypothèse la plus plausible ! remarqua Kenji, le visage scotché devant le téléviseur.

_Et d'où veux-tu que cela vienne ? l'interrogea Kurokami ! D'un laboratoire ?

_ Sans doute ! affirma Miura ! Mais on ne peut pas en être certain ! De plus, il est assez difficile de croire que l'homme a été capable de créer un virus, capable de prendre possession des corps des morts !

_Chut ! leur demandai-je, en essayant d'entendre ce que disait le reporter.

'' En ce moment, les zombies ne sont pas les seuls personnes qui préoccupe la police ! En effet, l'autre bout du pont connaît la présence d'un barrage former par des manifestants qui déclarent ouvertement que l'apparition de ces morts-vivants a été causé par une expérience raté du gouvernement ! Selon leurs dires, ce désastre aurait été provoqué par la fuite d'armes biologiques ! ''

De nouvelles rafales de tirs se firent soudain entendre en-dessous de l'hélicoptère. Braquant la caméra vers le lieu des tirs, le cameraman filma alors la horde de zombies en train d'avancer sur le pont. Malgré le fait que les balles sifflaient non loin d'eux et que plusieurs de leurs camarades tombaient, ils continuaient à avancer sans éprouver le moindre signe de peur.

_Tirez ! Tirez ! ordonna l'un des policiers, en trouant plusieurs fois le corps d'un ancien de ses collègue ! Ne les laissez surtout pas … !

Il se tut alors, en apercevant une silhouette en train de courir, et se faufiler parmi les cadavres ambulants. Toujours maître d'elle même, et ne présentant aucune trace de morsure, une seule femme était en train de se diriger vers les policiers, qui cessèrent soudain de tirer. Dans ses bras, la jeune femme tenait une fillette, dont la peau était extrêmement pâle. De plus, un filet de sang était en train de couler de sa bouche. Soit elle avait été blessé durant leur fuite jusqu'ici, soit elle avait été mordu. Dans ce cas, elle représentait maintenant un réel danger pour sa mère. Pourtant, cette dernière ne semblait pas d'envie à l'abandonner aux mains de leurs agresseurs.

_Je vous en supplie ! Laissez-nous passez ! implora-t-elle, à l'adresse des policiers ! Ma fille s'est fait mordre, elle a besoin de soins de toute urgence !

_S'est fait mordre ? répéta l'un des hommes.

Il pointa aussitôt son arme à feu dans sa direction et commença à cibler l'enfant qui se trouvait dans ses bras. Si cette dernière avait été mordu, il fallait impérativement qu'il la tue, avant qu'elle ne se réveille à l'état de monstre. Pourtant, au moment où il s'apprêtait à appuyer sur sa cagette, il sentit ses doigts en train de trembler. Il était impossible pour lui de tirer alors qu'il pouvait, sans le vouloir, touché la mère de l'enfant mourant.

_Lâchez votre enfant, immédiatement ! lui ordonna-t-il, tout à coup ! Lâchez la et courrez jusqu'ici ! Dépêchez-vous !

_Il n'est pas question que je me sépare de ma fille ! rétorqua la jeune femme, choqué par ses paroles ! C'est une gentille fille, elle ne ferait pas de mal à une mouche ! Je suis certaine qu'elle ne se transformera jamais en l'un de ses monstres !

Une balle siffla soudain près de son oreille et se logea dans le crâne d'un zombie, qui était sur le point de se saisir d'elle. Se retournant, avec un visage appeuré, la femme se laissa soudain tomber à genoux, tout en tremblant de peur.

_Lâchez votre enfant ! ordonna l'homme qui venait de tirer.

_Pas … Pas question ! s'obstina-t-elle, en rapprochant sa fille d'elle.

Ce fut à cet instant, que je laissai échapper un cri de surprise, en regardant la scène. S'agitant soudain dans les bras de sa mère, l'enfant mourant se mit à lever sa tête jusqu'à son cou et mordit ce dernier à pleines dents, à la surprise de la jeune femme. Cette dernière, les yeux écarquillé, se mit à pousser des cris de douleur. Pourtant, malgré le fait qu'elle venait de se faire contaminer à son tour, elle continua à tenir son bien dans ses bras et le serra encore plus fort contre elle.

_Sauvez … ma fille ! supplia-t-elle, une dernière fois, avant de s'effondrer par terre.

La voyant giser maintenant au sol, les visages des policiers se mirent à pâlir, les uns après les autres. Cette scène avait était choquante aussi bien pour moi que pour eux. Cette pauvre mère venait de mourir en voulant sauver sa fille. Cette dernière, loin de s'inquiéter de ce qui restait de sa mère, se sait alors d'un de ses bras, avant de le mordre à pleines dents. Se fut ainsi qu'elle commença son repas, devant toutes les personnes qui se trouvait sur le pont et toutes celles qui regardaient le reportage.

Serrant les dents ainsi que le poing, le policier qui voulait venir en aide à la jeune femme visa de nouveau l'enfant avant de murmurer :

_Pardonnez-moi, mais je dois la tuer !

Ce fut donc en détournant le regard, qu'il tira sur la petite zombie avant de faire de même avec le corps de la mère. Ne perdant pas une miette de cette acte, le chef de la manifestation se mit à brailler :

_Voyez ce qu'ils viennent de faire ! Les forces de police viennent tout bonnement d'utiliser une violence injustifiée envers des citoyennes sans défense !

_Mais … ils sont totalement cons ! s'exclama Morita.

Pensant la même chose que lui, l'officier de police se dirigea, à cet instant, vers les manifestants et tout particulièrement en direction de leur chef. Ce dernier, trop occupé à pousser des cris, eut la surprise de sentir sa main s'abattre sur son épaule et de l'entendre lui ordonner :

_Partez !

_Hein ?

_Vous n'êtes pas blessé et encore moins mourant ! Votre présence ne fait que déranger mes hommes ! Je vous demanderai donc, à tous, de partir d'ici immédiatement et sans faire d'histoire !

_Hein ? répéta l'homme, en se tournant vers lui ! Non mais vous croyez vraiment que nous allons partir sans réagir ? Nous sommes sur le point de faire découvrir au monde le complot organisé par le gouvernement ! Il n'est pas question que nous partions !

_Pour la dernière fois, allez vous-en ! ordonna l'officier, en restant anormalement stoïque ! Cet endroit est dangereux pour vous !

_Dangereux pour nous ? s'étonna l'homme, en ayant presque envie de rire ! Mais, à ton avis, pourquoi cet endroit est-il devenu dangereux, hein ? C'est à cause des personnes que tu es en train de couvrir ! Honte à vous ! C'est à vous de partir, pas le contraire !

Levant le poing en l'air, il se mit à crier :

_Partez ! Partez ! Partez !

Aussitôt, plusieurs des manifestant se mirent à le rejoindre et à ordonner au policier de s'en aller. Ce dernier, conservant toujours son calme, se mit à soupirer :

_Je vous signale que nous avons reçu carte blanche afin de maintenir l'ordre ici !

S'immobilisant alors, le chef des manifestant se tut, avant de le fixer.

_Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Que vous pouvez me tuer sans que cela ne soit retenu contre vous ?

_C'est exactement ça !

Le manifestant se mit alors à rire avant d'écarter les bras et inviter le policier à faire de lui ce que bon lui semblait.

_Eh bien, dans ce cas, allez-y ! Tirez moi dessus ! Montrez au monde votre véritable visage !

Une seconde. Une simple seconde était passé durant laquelle l'officier s'était saisit de son arme et avait posé l'embout du canon sur le front de l'homme. Ce dernier, n'ayant même pas eu le temps de distinguer l'arme, cessa immédiatement de sourire, au contact du métal froid, sur sa peau.

_Vos désirs, sont des ordres ! lui apprit l'officier, le doigt sur la cagette.

_Non, attendez ! voulut l'arrêter l'homme.

Trop tard. L'officier avait tiré avant même qu'il n'eut le temps de faire un pas en arrière.

_Ce n'est pas légal, mais les ordres sont les ordres ! lui apprit-il, malgré le fait qu'il soit déjà mort.

Voyant leur chef s'écrouler par terre, avec un trou entre les deux yeux, les manifestants cessèrent soudain de continuer à le soutenir. À la place, plusieurs d'entre eux se mirent à crier d'horreur ou regardèrent l'officier pointer son arme dans leur direction :

_Le prochain qui défit mon autorité, je lui fait pareil !

Il n'en fallut pas plus pour que tout ce petit monde cesse de bouger, de peur de se prendre une balle dans le front. Voyant qu'il venait de regagner l'ordre, l'homme leur ordonna aussitôt :

_Allez, disparaissez de ma vue !

La caméra cessa de filmer, à l'instant où les plus peureux d'entre eux prirent la fuite, sans demander leur reste.

_Là, ça part vraiment en vrille ! remarqua Kenji.

_En vrille ? répéta Yamada, sidéré par ce qu'il venait de voir ! Mais tu délires, mec ! C'est carrément l'anarchie ! Si on continue à se tirer dessus ou à n'en faire qu'à notre tête, qui sait combien de temps nous pourrons encore vivre en communauté ?

_Je crois qu'il est malheureusement déjà trop tard ! rétorqua Yuuki ! Vu l'ampleur de la situation, d'ici quelques jours à peine, il sera rare de croiser une ville pouvant contenir plus d'une centaine d'habitants ! Notre monde court droit à sa perte !

_Que devons-nous faire dans ce cas ? Prendre la fuite au plus vite et se trouver une bonne cachette ?

_En pleine nuit et avec tous ces zombies qui nous tournent autour ? s'étonna Kohta ! Ne soit pas stupide, c'est bien trop dangereux ! Attendons que cela se calme avant de tenter le diable !

_Ouais ! s'exclama soudain quelqu'un dans notre dos ! Un peu de repos nous fera du bien !

Apparaissant alors devant nous, Natsumi venait de sortir de la salle de bain, avec des nouveaux vêtements sur le dos. Dans ses mains, elles tenaient quelques canettes de bières qu'elle venait de trouver dans le réfrigérateur de la cuisine.

_Où tu as trouvé ces vêtements ? l'interrogeai-je.

_La mère de Tamaki et moi faisons à peu près la même taille ! nous expliqua-t-elle.

_Super ! Encore quelque chose à mettre sur notre liste d'objets volés !

_On ne fait que les emprunter ! souligna alors Kawamoto, en arrivant à son tour avec Taniuchi.

Ayant, elles aussi, quittés leurs uniformes, elles étaient maintenant habillés avec des sur-vêtements, pour pouvoir se sentir plus à l'aise.

_Il faut bien se mettre quelque chose sur le dos maintenant que nos vêtements sont en train d'être lavé ! remarqua son amie ! Faire la même chose avec les vôtres ne serait pas du luxe non plus !

_Désolé, mais il n'y a que des vêtements féminins ici ! rétorqua Morita ! Et me travestir maintenant n'est pas ce qui me tente le plus ! Quand à me balader en slip, je dis, non merci !

_Oh, allez, détends-toi ! s'écria Natsumi, en posant ses canettes de bières au sol ! Vous voulez boire quelque chose !

_Proposez de l'alcool à des mineurs ? Quel irresponsabilité de ta part ! ricana Kenji, en se saisissant néanmoins d'une des bières.

_Moi, j'ai vraiment besoin d'un remontant ! affirma Yuuki, en l'imitant.

Prenant un seconde canette, elle la tendit en direction de Tsunoda, qui n'avait toujours pas bougé.

_Tu viens ?

_C'est vraiment pas le moment de boire ! rétorqua le garçon, en se levant alors avant de se diriger vers la cuisine ! Si on se fait attaquer alors qu'on est bourré, on va être beau !

Le voyant disparaître, Miura murmura :

_Décidément, il aime bien être tout seul celui-là !

_Non, c'est juste qu'il a encore du mal à diriger ce qui est en train de se passer ! le défendit Yuuki.

_Temps qu'il ne cause aucun ennui, il peut faire ce qui lui chante dans son coin ! déclarai-je.

De son côté, Morita finit par prendre l'une des bières restantes. Aussitôt, il ouvrit son bien avant de le porter à la bouche. Sentir le liquide couler dans sa gorge lui fit pousser un gémissement de plaisir :

_Ha, je suis bien content de pouvoir encore en boire !

_Je suis bien d'accord ! approuva Kenji ! C'est bien ces petites choses là, qui te permettent de garder espoir !

_Fêtons la survie ainsi que les futurs bienfaits de notre groupe ! S'écria Akira.

Alors qu'elle était tout sourire, il y a un instant, Natsumi finit par se renfermer sur elle même.

_Ça va ? l'interrogea Morita.

_Euh, oui, oui ! assura-t-elle ! C'est juste que j'ai faim !

_Moi aussi, je commence à avoir faim ! affirma Yamada ! Ça vous dit que l'on commence à festoyer ?

_Il y a plein de choses dans la cuisine ! indiqua Kurokami ! Profitons-en !

_On pourrait attendre les autres, non ? demandai-je.

_Elles sont toujours dans la salle de bain ! m'apprit Kawamoto ! Du coup, le temps qu'elle se change, il y en a pour un moment !

_Mais tu peux y aller, si tu veux Yuuki ! l'informa Taniuchi.

_Je vais y aller après avoir l'estomac plein ! indiqua-t-elle ! Là, je ne pourrais plus tenir très longtemps !

_Dans ce cas, je vais chercher de quoi manger ! annonça Natsumi, en se levant.

_Je vais t'aider ! lui proposai-je, en même temps que Miura et Yamada.

Rentrant à cet instant, dans la pièce, Tsunoda nous croisa, avec une cigarette entre les dents et un paquet de chips à la main. Se dirigeant vers le balcon, il laissa aussitôt comprendre qu'il allait mangé en restant dans son coin.

Pourtant, en passant devant elles, il finit par lâcher son paquet devant Kawamoto et Taniuchi. Ces dernières regardèrent la nourriture, avec étonnement tandis que le garçon ouvrit la baie vitrée pour se rendre sur le balcon.

_Mer … Merci ! le remercia alors Kawamoto.

Lui adressant un regard noir, le garçon lui fit comprendre que cette attention ne lui était pas du tout adressé. Il finit néanmoins par sortir sans dire un mot.

Le voyant faire, Kurokami chuchota à l'adresse de Yuuki :

_Tout à l'heure, il s'est montré assez attentionné envers Taniuchi, quand nous avons quitté le bus ! Il a un faible pour elle ?

_Pas du tout ! rétorqua Yuuki, en regardant la jeune fille commencer à manger une chips ! Il veut juste être redevable !

_Redevable ?

_Oui ! En fait, Taniuchi était la fille dont Reiko était tombé amoureux !