Disclamer : Harry Potter, son monde et ses personnages appartiennent à la talentueuse JKR. L'histoire, Six Feet Cold, appartient à Enivrement.
Warning : Cette histoire, dans ces derniers chapitres, sera un slash, c'est à dire qu'elle décrit les relations homosexuelles entre deux hommes. Si ça vous pose un problème, vous feriez mieux de rebrousser chemin.
Pairing : Severus Snape/Harry Potter
Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :
- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)
- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.
- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.
Chapitre XI
Victimes... Je veux dire volontaires.
I'm not alone cause the TV's on yeah.
(Je ne suis pas seul car la télé est allumée, ouais)
I'm not crazy cause I take the right pills everyday.
(Je ne suis pas fou car je prends les bonnes pilules tous les jours)
And rest, clean your conscious, clear your thoughts with speyside with your grain.
(Et repose-toi, nettoie ta conscience, éclaire tes pensées avec du speyside avec ton grain)
Clean your conscious, clear your thoughts with speyside.
(Et repose-toi, nettoie ta conscience, éclaire tes pensées avec du speyside)
Salt, sweat, sugar on the asphalt.
(Du sel, de la sueur et du sucre sur l'asphalte)
Our hearts littering the topsoil.
(Nos coeurs jonchant le sol)
Tune in and we can get the last call.
(Mets-toi à l'écoute et nous pourrons entendre le dernier appel)
Our lives, our coal.
(Nos vies, notre charbon)
Salt, sweat, sugar on the asphalt.
(Du sel, de la sueur et du sucre sur l'asphalte)
Our hearts littering the topsoil.
(Nos
coeurs jonchant le sol)
Sign up it's the picket line or the
parade.
(Signez,
c'est le piquet de grève ou la parade)
Our lives.
(Nos vies)
I'm not alone cause the TV's on yeah.
(Je ne suis pas seul car la télé est allumée, ouais)
I'm not crazy cause I take the right pills everyday.
(Je ne suis pas fou car je prends les bonnes pillules tous les jours)
And rest, clean your conscious, clear your thoughts with speyside with your grain.
(Et repose-toi, nettoie ta conscience, éclaire tes pensées avec du speyside avec ton grain)
Clean your conscious, clear your thoughts with speyside.
(Et repose-toi, nettoie ta conscience, éclaire tes pensées avec du speyside)
Salt, sweat, sugar on the asphalt.
(Du sel, de la sueur et du sucre sur l'asphalte)
Our hearts littering the topsoil.
(Nos coeurs jonchant le sol)
Tune in and we can get the last call.
(Mets-toi à l'écoute et nous pourrons entendre le dernier appel)
Our lives, our coal.
(Nos vies, notre charbon)
Salt, sweat, sugar on the asphalt.
(Du sel, de la sueur et du sucre sur l'asphalte)
Our hearts littering the topsoil.
(Nos
coeurs jonchant le sol)
Sign up it's the picket line or the
parade, our live.
(Signez, c'est le piquet de grève ou la parade, nos vies)
(I bled the) greed from my arm.
(Je saigne, l'avarace de mon bras)
Won't they give it a rest now?
(Ne le laisseront-ils pas tranquilles maintenant ?)
Salt, sweat, sugar on the asphalt.
(Du sel, de la sueur et du sucre sur l'asphalte)
Our hearts littering the topsoil.
(Nos coeurs jonchant le sol)
Tune in and we can get the last call.
(Mets-toi à l'écoute et nous pourrons entendre le dernier appel)
Salt, sweat, sugar on the asphalt, our hearts littering the topsoil.
(Du sel, de la sueur et du sucre sur l'asphalte, nos coeurs jonchant le sol)
Sign up it's the picket line or the parade.
(Signez, c'est le piquet de grève ou la parade)
J'étais assis devant Severus, ce qui voulait vraiment dire que je pouvais sentir son regard posé sur ma nuque. C'était assez inconfortable, comme le sentiment qu'on avait en marchant dans la Forêt Interdite seul la nuit avec quelque créature immense tapie derrière soi, regardant chacun de vos gestes, attendant le moment parfait pour bondir !
D'accord, peut-être pas aussi intense, mais c'était inconfortable, et ça me faisait vouloir me tortiller sur ma chaise, mais je ne lui donnerai pas la satisfaction de me voir faire ça. J'étais déterminé à rester immobile et à écouter ce qu'Albus disait. Je n'allais pas m'appesantir sur les yeux de Severus sur mon corps en pensant à ce que Severus pourrait appliquer d'autre sur mon...
J'écrasai ce courant de pensée avant même qu'il ne décolle. Ce n'était pas quelque chose que j'avais besoin de penser pour le moment... pas que c'est ce que je pensais pour commencer...
C'est où la partie intelligente de mon esprit tousserait poliment dans un effort pour changer le sujet de la conversation.
Je tournai consciencieusement mon attention vers l'homme à la longue barbe blanche se tenant devant nous.
"Comme je suis sûr que vous êtes au courant, il y a eu des menaces contre Poudlard issues d'un certain groupe d'individus qui pour le moment ne souhaite pas se nommer. Pour cette raison, et pour la sécurité des élèves, Minerva et moi avons décidé de mettre en place des chaperons pour les élèves. Y a-t-il des volontaires pour ce travail ?"
Il y avait une lueur dans les yeux du directeur, comme s'il y avait quelque complot tordu qu'il voulait mettre en place et que c'était un moyen pour une fin.
J'entendis Ron grommeler à côté de moi pour Hermione : "Volontaires ? Il ne veut pas dire victimes ?"
Un doux "Ouph" vint de Ron. Probablement qu'Hermione lui avait discrètement et efficacement donné un coup de coude dans les côtes. "Ron !" le réprimanda-t-elle dans un murmure dur.
"Quoi ?" murmura-t-il innocemment en réponse. "Ces élèves sont des trublions. Je ne sais pas comment Bibine a pu tolérer de leur enseigner. Tu te souviens en première année quand Harry..."
"Ah !" interrompit gaiement Albus, regardant directement le couple Weasley. "Pouvez-vous parler plus fort, je ne suis pas sûr de vous avoir bien entendu. Avez-vous dit que vous seriez nos premières victimes ? Que c'est gentil de vous porter volontaire."
Je ne suis pas sûr que quelqu'un ait entendu le lapsus de victime ici, mais c'était amusant.
Ron grogna encore, à moitié ennuyé, à moitié parce qu'Hermione lui avait donné un autre coup de coude agacé.
"Avec ma putain de chance, Snape va se porter volontaire juste pour pouvoir me contrarier. Faire de ma vie un enfer" médita Ron.
"Ron !" siffla à nouveau Hermione
Je me penchai vers lui et murmurai dans son oreille. "Snape est aussi mauvais ?"
"Pire."
"Peut-être que je devrais me proposer, augmenter vos chances de ne pas être collés avec lui" offrais-je pour aider, à moitié pour la raison que j'avais citée, à moitié pour retourner dans les bonnes grâces de Snape. Il avait été presque humain avant que la guerre ne s'achève. Je pensais que ce serait bien de revoir ce côté de lui.
"Qu'est-ce qu'il y a Ethan" demanda joyeusement Dumbledore. "Tu voudrais aussi te porter volontaire ? Merveilleux. Ca fait cinq."
Je me demandai brièvement qui étaient les deux autres, mais mon attention fut captée par le Maître des Potions quand il murmura pour lui même : "juste ce dont j'avais besoin, un autre Golden Trio."
Je murmurai juste assez fort pour que Severus, et par conséquence, Ron et Hermione qui étaient assis juste à côté de moi, entendent : "Se parler à soi-même est un signe d'instabilité mentale, Severus."
Ron ricana, Hermione eut l'air choquée et, d'après le silence derrière moi, je pense que Severus n'était pas sûr de ce par quoi il devait être le plus offensé : que je l'ai insulté ou que j'ai utilisé son prénom.
"Attention, idiot" grommela Severus en réponse, je suppose, en manque de quelque chose d'autre à dire."
"Oh, Severus ? Toi aussi ? C'est juste merveilleux, à présent, il ne nous en manque plus que deux."
Le directeur ressemblait à un enfant dans un magasin de sucreries moldus... ou peut-être une meilleure analogie serait lui-même laissé en liberté dans un magasin de sucreries moldues. Ou peut-être comme si Noël, Paques et Halloween étaient arrivés en même temps. Il piégeait les gens dedans. Pour le dire brusquement, il manipulait les gens.
Il était dans son élément.
Il s'avéra que le reste des Professeurs avaient appris leur leçon à travers l'exemple, et ils étaient tous silencieux. Les deux dernières personnes prises dans le boulot se proposèrent vraiment par gentillesse.
Ce fut McGonagall qui annonça le prochain ordre du jour.
"Il y a eu des demandes pour que des sessions de tutorat soient données aux élèves qui le souhaitent, donc Albus et moi y avons pensé et avons décidé qu'à la place de donner des leçons qui récapituleraient ce qui avait été vu en classe, il serait mieux d'avoir des classes liées, comme Défense contre les Forces du Mal et potions, ou d'autre exemples comme celui-là."
Le professeur de Métamorphose continua à sa manière brusque, pendant que j'entendais Severus grogner devant les implications. Presque comme s'il pensait que tout ça était quelque horrible complot contre lui.
C'était vrai : Albus et moi avions passé tout le temps de ma disparition enfermé dans son bureau à prévoir des manières de rendre la vie de Severus misérable.
Je ris intérieurement. Autant je pensais que ce pourrait être amusant, autant je préférais beaucoup avoir le professeur comme un... ami que comme la cible de mes blagues et complots malicieux.
Je reportai une fois de plus mon attention vers Minerva alors qu'elle finissait sa proposition pour des sessions communes de tutorat.
"Que tous ceux qui sont d'accord disent oui"
Il y eut une série de 'Oui', suivi rapidement par un 'non' venant de Severus. Je me souvins brièvement d'une émission télévisée où durant tout un épisode, il y avait un consensus trouvé de la même manière, et à chaque fois il y avait une voix aiguë disant 'non'. J'imaginai Severus avec une voix aiguë et ça me fit intérieurement rire.
"Enfin, le dernier sujet : le Professeur James a dit à plusieurs élèves qu'il voulait bien aider pour des leçons de duels. Pour des raisons de sécurité, il aura besoin d'avoir un assistant ou un co-instructeur qui voudra bien surveiller, de préférence un avec une expérience en duel." McGonagall se tourna vers Severus. "Tu as de l'expérience, donc serais-tu volontaire ?"
Le grand brun eut un grognement à moitié audible, avant de grommeler quelque chose qui ressemblait à : "tout le monde complote contre moi" avant d'agréer, avec beaucoup de réticences.
La réunion allait se terminer quand soudain un flou duveteux se précipita dans la salle, entre plusieurs paires de jambes et droit sur mes genoux. C'était l'himalayen que j'avais complètement oublié.
Albus haussa un sourcil interrogateur. "Je ne savais pas que tu avais un chat" dit-il prudemment.
Je comprenais la prudence. Dans certains cas, les animaux pouvaient être pris pour familiers, et quand ils l'étaient, ils pouvaient devenir très vicieux.
"Moi non plus" répondis-je, apaisant ses peurs. "Il s'est montré dans ma chambre quand je suis arrivé."
Son visage exprimait un calcul froid, mais je laissai mes soupçons de côté quand quelqu'un demanda : "Est-ce qu'il a un nom ?"
"Je ne sais pas, répondis-je stupidement. Je n'y ai jamais pensé. Je ne prévoyais pas de le garder."
"Tu devrais le nommer, dit joyeusement Charlie, parce que je pense qu'il t'a adopté."
Je haussai les épaules. Nommer des choses n'était pas vraiment mon truc. "Chaton..." dis-je avec hésitation.
"Oh, ne fais pas ça, protesta Hermione. Appelle-le Chee-ay. "
"Pourquoi ?"
"Je ne sais pas. Ca semble lui aller."
Je considérai que c'était un nom comme un autre, et puisque le chat ne protesta pas, il devint Chie.
Je quittai la réunion en même temps que tout le monde, beaucoup plus lentement cependant, à cause de mes béquilles, avec Chie qui me suivait. Je considérai brièvement demander à Madame Pomfresh de guérir mon mollet cassé, mais ç'aurait été suspicieux pour mes amis si je me montrais miraculeusement guéri.
"Oh oui, cette sale blessure. Je l'ai juste faite guérir par une médicomage. Et, au fait, je suis un sorcier qui a vaincu le Seigneur des Ténèbres pour sauver les mondes sorcier et moldu du mal... Et tu disais ?"
Je pouvais imaginer que ça irait bien. Ca me ferait probablement atterrir dans une cellule capitonnée dans un asile environnant.
Je retournai immédiatement dans ma chambre et pris une douche rapide, en faisant attention de ne pas mouiller le plâtre. Puis je me séchai, avant de me glisser entre mes draps et de m'endormir. J'en avais besoin, j'allais être bombardé de questions par les professeurs et les élèves le lendemain.
Le petit-déjeuner fut agité.
C'était un euphémisme.
Mon retour fut pour le moins intéressant. D'abord, un bourdonnement se développa parmi les élèves, un murmure de spéculations.
La table des professeurs n'était pas mieux, jusqu'à ce que quelqu'un me demande enfin ce qui m'était arrivé.
"J'allais vérifier que tout allait bien dans mon appartement, et j'ai eu un accident de voiture."
Le Professeur Flitwick, le professeur d'Enchantement, secoua la tête. "Hermione m'a beaucoup parlé du monde Moldu. J'ai entendu parler des voitures. Des choses dangereuses, si vous me demandez mon avis."
Je ris un peu et secoua la tête. "C'était plus de mon fait qu'autre chose. Je ne faisais pas attention où j'allais."
Flitwick secoua la tête, ferme dans sa croyance que les voitures étaient un mal dont les Moldus pouvaient se passer. D'une certaine manière, j'étais d'accord avec lui. Elles causaient tant de problèmes, mais malheureusement, les Moldus n'étaient pas capables de transplaner ou d'utiliser des Portoloins, donc ils devaient se déplacer comme ils pouvaient.
Hermione, en entendant son nom, se détourna de son mari et demanda : "Tu vivais dans le monde moldu ?"
"Oui, répondis-je avec hésitation, j'avais besoin d'un break de la magie. "
"Vraiment... Qu'est-ce que tu faisais là-bas ?"
Je n'étais pas sûr de la réponse à donner. Ca me semblait bizarre d'être interrogé par quelqu'un que j'avais considéré comme ma soeur à un moment. Finalement, je parvins à dire : "Je travaillais comme cuistot dans un restaurant et je jouais dans un groupe."
Les yeux d'Hermione s'éclairèrent. "Vraiment ? Quel type de musique jouez-vous ?"
Je trouvai soudain plus facile de lui parler, maintenant que nous avions trouvé un sujet commun. Flitwick, qui était assis à côté d'elle, se leva et se déplaça pour que je ne parle pas par dessus sa tête.
"Nous faisons surtout des reprises : les Red Hot Chili Peppers, Oasis, Pearl Jam... Tom Petty est mon préféré."
"Vraiment ? Je n'ai jamais entendu Pearl Jam, mais quand j'étais enfant mes parents avaient tous les disques de Tom Petty. Et Led Zeppelin ? Ou Pink Floyd ?"
Je ris à ça. Je pouvais juste entendre la réaction de Kestor à la moindre suggestion que nous jouions Pink Floyd ou Led Zeppelin. "Mon groupe ferait un anévrisme s'il t'entendait même suggérer ça. Ce serait un sacrilège ou un blasphème ou quelque chose comme ça !"
J'éclatai d'un rire fou, me gagnant une large variété de regards de la part de mes collègues et élèves.
Hermione se contenta de sourire. "Je suppose que je peux voir ça. Ils étaient tous les deux des groupes étonnants... Quel instrument joues-tu ?"
"De la batterie, principalement, mais j'apprends la guitare."
Je remarquais distraitement à un moment dans la conversation que Ron avait commencé à écouter mais, comme j'ai dit, c'était distrait.
"J'ai toujours souhaité savoir jouer de la guitare..." dit-elle avec nostalgie.
"Je ne sais pas vraiment jouer, mais je peux t'enseigner ce que je sais... les cordes et tout ça."
Je remarquai que Ron allait faire exploser quelque chose si je ne m'éloignais pas un peu de sa femme. J'aurais dû faire plus attention. Il avait toujours été du type jaloux, même s'il n'y avait rien pour lequel être jaloux. Je n'étais aucunement intéressé par sa femme.
Le roux sembla s'apaiser une fois que je m'éloignais.
"Ce serait super, mais avec tout le travail que nous faisons, je ne sais pas comment nous trouverions le temps. Spécialement toi. Tu as ce club de duel. »
"Oh ouais... et bien..." laissai-je ma phrase en suspens.
"Peut-être, pourtant. C'est bien d'avoir une option" dit-elle avec un sourire. Puis elle se leva. "Je devrais probablement me préparer pour mes classes."
"Probablement."
Je regardai les deux personnes que j'avais considérées comme mes meilleurs amis pendant ma jeunesse s'éloigner, et je souris. C'était agréable de savoir que quelques trucs ne changeaient pas tant que ça.
Je me levai moi-même pour aller à ma classe, me sentant repu, même si je n'avais rien mangé. Je suppose que la nourriture d'hôpital faisait ça.
En passant à côté de Severus, il dit la chose la plus étrange.
"Je prendrais garde, si j'étais vous. Je ferais attention où je vais et tout ça. Nous ne voudrions pas que vous ayez plus d'accidents, n'est-ce pas ?"
Je l'ignorai et continuai à marcher. Je n'étais pas sûr que ce soit un avertissement ou une menace, mais je sus immédiatement qu'il ne parlait pas de voitures.
Ca me laissa un peu perplexe pour le reste de la matinée.
Merci à Cyzia pour être ma beta et pour les merveilleuses corrections qu'elle me fournit !
