Harry Potter et la Prophétie du Triangle
lizzie : merci beaucoup pour ta review et pour tes encouragements. Promis, ca avance, même si je suis en flux tendu en ce moment.
Severia Dousbrune : j'essaye de les cacher, les angliscismes. Sinon, ca reste toujours un peu long pour mettre en place toutes les pièces de l'intrigue. Et quand je vois comment j'ai trouve long le démarrage de l'ordre du phénix..
Wk : si, mais quand je peux.
Mary Cooper : pauvre petunia. Quel choc pour elle.
Mystikal : te moques as, c'est pas gentil...
WendyMalfoy : je sais pas si ca existe, mais je suis preneur quand même. Sinon, oui, ca prend beaucoup de temps, et en ce moment, je mange l'avance que j'avais.
Bartimeus : je poste quand je peux, et oui, tu vas voir Ginny dans ce chapitre
anonyme : harry-Katie... suis l'intrigue...
Le papillon de nuit : essaye-toi quand même à la lire en anglais,ce n'est pas très dur.
Wynzar : encore un qui se moque ?
Zagan : pauvre Ginny, la suite décoiffe.
Charlie Black : et oui, Petunia qui pete les plombs... elle a pas fini.
Onarluca : merci. Voilà la prochaine.
Chapitre trois
Les murs
Le temple grec n'était pas conçu comme un lieu de culte, mais comme un sanctuaire impénétrable des dieux. Les rites religieux se déroulaient à l'extérieur, autour du temple... La civilisation grecque était centrée sur les activités extérieures, et pas entre quatre murs et un toit... mais dans des enceintes sacrées, des acropoles, et des théâtres en plein air.
L'architecture moderne... a atteint l'idéal du Gothique en... utilisant de grandes fenêtres, et maintenant des murs de verre entiers, elle a établi une complète continuité entre l'espace intérieur et l'espace extérieur.
Bruno Zevi, Architecture as Space
A la stupéfaction de Harry, Draco Malfoy lâcha son nouveau balai et bondit de l'autre côté de la pièce quand il vit la tante Petunia s'affaisser. Vernon Dursley s'interposa entre Draco et sa femme en disant « Éloignez-vous d'elle ! Vous... Vous... »
Il déblatérait des choses incohérentes au garçon blond. Draco ne bougea pas, ses lèvres très fines.
« Je... Je pourrais aider... » dit-il faiblement.
« Vous avez assez aidé ! » lui beugla l'oncle de Harry. Harry s'avança et mit sa main sur l'épaule de Draco. Soudain, il ressemblait beaucoup à son meilleur ami de son autre vie, et il était content de lui avoir acheté le nouveau balai. Harry lui dit du bout des lèvres « Merci quand même. » et lui indiqua de la tête le fauteuil où Draco s'était tenu auparavant. Draco y revint, obéissant, l'air un peu dégoûté.
« Mettons-la sur le canapé, Oncle Vernon. » dit-il calmement. Son oncle acquiesça, sa bouche fermée comme il regardait avec désespoir sa femme. Ce qu'il imaginait qu'il allait leur arriver dans une maison pleine de sorcières et de sorciers, Harry ne le savait pas, mais au moins, son oncle le laissait l'aider.
Ensemble, ils déplacèrent le corps inerte, et du coin de l'œil, il remarqua que Mrs Figg quittait la pièce. Vernon Dursley se percha de façon précaire sur un petit coin du canapé à côté de sa femme, lui tapotant la main, et écartant ses cheveux de son front. « Petunia, ma chérie... Réveille-toi mon trésor... Réveille-toi maintenant, s'il-te-plaît... »
Mrs Figg était de retour avec une petite fiole qu'elle déboucha. Elle commença à passer la fiole près du visage de Petunia Dursley quand Vernon couvrit la bouche de sa femme et beugla « Éloignez-vous d'elle avec votre vile concoction, femme ! Je ne veux pas que vous approchiez de ma femme ! »
Mrs Figg regarda la fiole dans sa main, puis Vernon, un sourcil levé.
« Ce ne sont que des sels communs, Vernon. »
Il la regarda, maintenant clairement embarrassé. Elle lui tendit la fiole et il la prit, puis la fit passer et repasser sous le nez de sa femme. Ses yeux s'ouvrirent soudain d'un coup, et elle toussa, sa main sur sa poitrine. Mrs Figg reprit la fiole et la reboucha, puis la plaça sur une table à proximité.
Les yeux de Petunia Dursley étaient affolés, saisissant la pièce pleine de monde, y compris le visage affreux de Maugrey Fol Œil. Puis elle vit à nouveau Arabella Figg, et cette fois elle eut l'air de trouver cela bien, d'avoir quelqu'un de familier en qui on pouvait avoir confiance. « Oh, Arabella. » dit-elle faiblement, « Que se passe-t-il ? Est-ce que j'ai rêvé ? Je pensais que vous... »
« Vous pensiez que j'étais une moldue. Bien sûr, ma chère. » dit-elle d'une voix surprenamment chaleureuse. « Je devais l'être pour vous deux. Ainsi que tout le village. Je suis ici pour protéger Harry depuis un long moment. Je partageais mon temps entre Little Whinging et le manoir Malfoy, où je travaillais comme nounou pour Draco... » elle montra de la tête le Serpentard blond « ... mais quand j'ai été licenciée par les Malfoy parce qu'ils pensaient que Draco était trop vieux pour avoir une nounou, je me suis installée ici en permanence. »
Petunia se redressa timidement. « Vous... Vous vivez tous là ? » demanda-t-elle en tremblant. Je vois, pensa Harry. Elle veut savoir à quel point le lieu est infesté.
« Non, Petunia, seul Draco vit avec moi. Les autres sont venus de toute l'Angleterre... »
« ... Et d'Écosse. » la coupa Sirius.
« ... Et de toute l'île de Grande Bretagne. » continua-t-elle, lançant un regard noir à Sirius, comme pour le défier de dire que l'île de Bute ne faisait pas partie de l'île de Grande Bretagne, « pour célébrer l'anniversaire de Draco. Nous ne nous attendions pas vraiment à ce que vous veniez, vous comprenez. »
Harry vit sa tante déglutir. Elle regarda Draco maintenant, une grande déception s'affichant clairement sur son visage. Puis elle sembla vraiment regarder Draco.
« Je vous ai vu avant, » dit-elle doucement. « Je veux dire, avant cet été... »
Draco acquiesça. « Oui. Je faisais partie de ceux qui ont porté le cercueil de votre fils pour son enterrement. Harry m'avait amené. » dit-il calmement.
Elle acquiesça, comme si elle comprenait maintenant. Harry s'était demandé pourquoi elle n'avait pas réalisé cela plus tôt, mais il avait mis cela sur le fait qu'elle était tellement accablée de chagrin pour les funérailles qu'elle n'avait pas vraiment fait attention à ce qui se passait autour d'elle. Elle leva les yeux vers son mari et lui chuchota « Aide-moi à me lever. Je veux rentrer à la maison. »
Vernon Dursley ne fut pas capable de l'aider à se lever sans aide, alors Harry s'avança et prit son autre bras. A sa surprise, elle le laissa faire. Ils allèrent vers la porte du salon, et Harry lança par-dessus son épaule « Je reviens. Gardez-moi un bout de gâteau. »
Cela prit plus longtemps que ce que Harry avait pensé pour ramener lentement sa tante à Privet Drive, deux pâtés de maisons plus loin, et jusque dans son lit. Harry se tenait là, mal à l'aise, tandis que Vernon Dursley enlevait les chaussures de sa femme.
« Hum, je vais revenir à la fête maintenant. Elle a l'air d'aller bien maintenant. »
Son oncle lui lança un regard en vrille. « Tu nous as caché des choses, mon garçon. Nous parlerons de cela demain. »
Harry se mordit les lèvres, cette conversation ne lui tardant pas. « Oui sir. » dit-il doucement avant de faire demi-tour pour partir. Il ne se sentait pas enclin à se disputer. C'était étonnant, vraiment que son oncle et sa tante aient passé tant de temps sans découvrir pour Mrs Figg et Draco Malfoy. Il ne pouvait pas se souvenir s'ils avaient remarqué pour Sam et Katie. Grâce à Dieu, Aberforth n'était pas encore là, pensa-t-il.
Il revint chez Mrs Figg avec les épaules voûtées, ne se sentant plus d'humeur festive. Son humeur s'égaya quand il vit Katie l'attendant au portail. Quand il fut assez près, elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa sur la joue.
« On dirait que tu as perdu quelqu'un. » dit-elle, d'une voix très terre à terre.
« Pas quelqu'un. Quelque chose. C'est la fin d'une époque. Et je devrais parler avec mon oncle à cause de cela. » Il soupira et elle enlaça ses doigts dans les siens.
« Reviens dedans et essaye de te réjouir. Nous t'avons gardé du gâteau, et cela t'aura épargné d'entendre mon père faire chanter faux tout le monde sur 'For He's a Jolly Good Fellow'. »
Il lui sourit, mais ensuite, il vit qu'il y avait une ombre derrière ses yeux. « Qu'est-ce qui ne va pas Katie ? Pourquoi attendais-tu ici ? J'aurais pu changer d'avis et décider ne de ne pas revenir ce soir. »
Elle haussa les épaules. « Je voulais juste sortir de la fête. J'avais... Quelque chose en tête. » Il attendit, et après une pause d'une minute, tout sortit en vrac... Lee lui avait envoyé un hibou quand elle était rentrée du boulot ce soir.
« Et elle était vraiment inoffensive, simplement un mot amical pour dire que les affaires marchaient vraiment bien et que je devrais aller à Pré-au-Lard pour leur rendre visite cet été, et que je manquais à Angelina... » Elle renifla, et Harry vit maintenant que ses yeux étaient rougis. « Pas que je manquais à lui, pas que je devrais lui rendre visite. Je devrais tous aller les voir, je devrais savoir que je manquais à Angelina. » Elle balaya une larme errante. Harry n'hésita qu'un instant avant de la prendre contre lui. Sa tête reposa très confortablement juste sous son menton, et elle mit ses bras autour de lui, le contact lui faisant ressentir une légère secousse.
Ils ne parlèrent pas, mais restèrent juste dans une communion silencieuse. Harry sentait une légère brise caresser ses cheveux et le souffle chaud de Katie à travers sa chemise. Il savait simplement ce qu'elle ressentait. C'était comme cela qu'il avait été plus tôt, quand Ginny l'avait pris dans ses bras, et que Katie avait été si compréhensive...
Il se sentit tenté de l'embrasser un instant, mais il décida de ne pas le faire, comme il ne savait pas si son père pouvait les voir d'une fenêtre de la maison. A la place, il s'écarta d'elle et lui tendit un mouchoir pour se sécher les yeux. Comme elle le faisait, il lui sourit avec compréhension, en disant « Nous formons une sacrée paire, pas vrai ? »
Elle acquiesça, souriant avec tristesse avant de se moucher. Elle mit le mouchoir dans sa poche et ils rentrèrent dans la maison main dans la main. Ils n'avaient pas besoin de dire autre chose. Les personnes blessées se reconnaissent facilement.
A l'intérieur, la fête était surprenamment bruyante. Harry se demanda si Mrs Figg avait lancé un sort d'insonorisation sur les murs de la maison afin que les voisins n'entendent pas et ne viennent pas faire un tour ou envoient la police faire un tour. Tout ce dont ils avaient besoin était un officier de police moldu rentrant et voyant quelqu'un faire de la magie. Peut-être qu'après l'épisode avec sa tante Petunia, Mrs Figg avait décidé qu'il y avait eu assez de révélations pour la journée.
Aberforth était arrivé depuis qu'il était parti, et il était maintenant dans le salon. La conversation entre lui, Sam, Remus et Sirius était si forte qu'elle donnait mal à la tête à Harry. Ils n'arrêtaient pas de se taper dans le dos avec leurs commentaires bruyants, et riaient encore plus fort. Harry commençait à douter qu'ils aient le même punch inoffensif dans leurs gobelets en carton que celui que Katie lui avait tendu quand ils étaient revenus dans la fête.
Mrs Figg parlait avec son frère, Draco et Ginny dans un coin de la salle à manger. De toute évidence, Draco les régalait lui-même avec l'histoire du furet bondissant. (C'était juste, pensa Harry. L'histoire lui appartient, c'est à lui de la raconter.) Il semblait avoir surmonté la peur de donner des 'idées' à son ancienne nounou. Maugrey riait à gorge déployée, son visage fendu se tordant et le rendant peu reconnaissable en tant qu'humain. Ginny croisa le regard de Harry pendant un instant, lui fendant le cœur. Il détourna le regard en premier, se sentant ennuyé avec lui-même. Il décida de trouver Ron et Hermione.
Ils étaient dans la cuisine. Hermione coupait quelques tranches de cake. Ron était assis de l'autre côté de la table par rapport à elle, enfournant le gâteau dans sa bouche et ayant l'air d'utiliser la table comme un bouclier pour les séparer tous les deux. Elle regarda Harry en chien de faïence quand il entra avec Katie. Ron ne remarqua pas la réaction d'Hermione, mais bondit jusqu'à lui en souriant. « Harry ! Tu ne devineras jamais ! Dans quelques temps cet été les Holyhead Harpies jouent contre les Chudley Cannons sur le terrain de Quidditch de Poudlard, et Percy et les jumeaux disent que si nous voulons monter voir le match, ils nous logeront. N'est-ce pas génial ? »
Harry se souvint être allé voir des matchs de Quidditch avec son beau-père dans son autre vie, et il sourit. « Les Holyhead Harpies sont mon équipe préférée ! » répondit-il avec enthousiasme. Ron se renfrogna.
« Depuis quand ? Je pensais que tu étais un fan des Cannons, comme moi ? »
« Bien, quand je suis devenu ton ami, je devais te croire au mot pour ce qui était des équipes de Quidditch, n'est-ce pas ? Peut-être que j'ai changé d'avis sur mon équipe favorite. » Puis il sourit malicieusement, pour montrer qu'il plaisantait. Il trouvait que des choses de son autre vie se glissaient parfois au moment le plus imprévisible. Quelle est mon équipe de Quidditch favorite ? Les Holyhead Harpies. C'était juste un réflexe. C'était aussi facile d'oublier que personne d'autre ne savait pour son autre vie... à part Severus Rogue et Albus Dumbledore.
Ron sourit, montrant qu'il avait saisi la blague (et montrant, à ses dents colorées, que ce n'était pas la première part de gâteau au chocolat qu'il avait prise). Il avait juste ouvert la bouche pour dire quelque chose d'autre, l'air très excité, quand Hermione arriva sur lui et posa sa main sur son bras. Il sursauta si fort que le cake sur son assiette vola et ensuite, il se précipita pour nettoyer, se dégageant d'Hermione avec impatience. Harry vit son air hostile virer à un air blessé, et il regarda Katie et montra Hermione de la tête. Katie comprit immédiatement. Elle aida Ron à nettoyer le désordre, puis lui dit « Est que tu as déjà parlé à mon père, Ron ? Viens donc lui dire bonjour... »
Harry se tint sur la route d'Hermione quand elle tenta de les suivre en dehors de la cuisine. Elle le foudroya du regard. « Nous devons parler, Hermione. » dit-il simplement. Son regard noir ne changea pas. Il la prit par le haut des bras et la dirigea vers la porte de derrière, dans le jardin. Elle s'assit sur un banc, ses mains s'agrippant sur le haut de ses bras comme si elle avait froid, détournant obstinément son regard de lui.
Il se tint là, à la regarder, les bras croisés, attendant. Finalement, il se lassa de cela et lui dit. « Finissons-en. » Elle le regarda, l'air un peu moins hostile, mais pas plus bavarde qu'avant. Cela l'exaspéra. « Oh, allons Hermione, tu sais bien comment ces soi-disant journalistes déforment les choses. Tu te souviens de cet article de Sorcière Hebdo que Rogue avait lu en classe de potions ? Qu'y avait-il de vrai dedans ? » Silence. « Arrête Hermione. C'est est assez avec ton silence. Je sais que c'est l'article. Qu'est-ce qui t'énerve le plus exactement ? »
Elle leva les yeux vers lui. « Oui, je suis énervé. Tu veux savoir pourquoi ? Vraiment ? Tu veux ? » sa voix devenait de plus en plus aiguë à chaque question. Harry fronça les sourcils et se recula un peu.
« Heu,.. oui. »
« D'accord. Remontons simplement au bal de Noël en quatrième année, d'accord ? Est-ce que cet imbécile me demande de sortir avec lui, même si je sais qu'il m'aime ? Non, il ne le fait pas. Et est-ce que Viktor me le demande parce qu'il m'aime ? Non, il s'avère que c'est Croupton qui a manigancé cela aussi. Et juste quand je décide de laisser tomber tout ce qui touche à Ron parce qu'il est tout simplement trop immature pour le dire, tu sembles t'intéresser à moi, et j'ai peur de faire quoique ce soit là-dessus, mais ensuite, je suis sous influence d'une potion qui agit comme l'Imperius. Et même alors, j'ai du utiliser l'excuse de t'apprendre à embrasser Cho pour que tu m'embrasse pour la première fois. Puis tu me blâmes pour la mort de Dudley... »
« Hermione... »
« .... Et Ron doit te convaincre de te remettre avec moi. Et puis il admet finalement ses sentiments pour moi, il s'avère qu'il te dit de rompre avec moi. Et puis tu le fais, me donnant à lui comme un cadeau d'anniversaire bien emballé. Et qu'est-ce qu'il fait ? Il part. Puis il s'attaque... » Sa voix se brisa un moment. « ... et s'offre à ma place aux araignées, ce brave grand crétin, et nous avons quelques minutes de vrai bonheur. Puis il se fait mordre par un loup-garou, et le lendemain, il ne veut plus rien avoir à faire avec moi. Et puis aujourd'hui, nous allons voir un film à Londres, presque comme une vraie sortie, sauf qu'en fait c'est pour garder sa sœur, qui n'en a pas besoin, et je ne peux même pas lui faire passer son bras autour de moi pendant le film. Il a été amical, oh oui. Il a fait la conversation et a été poli. Mais il n'a pas été le moins du monde un petit ami, et je commence à penser que c'est la dernière chose qu'il veut ! »
Sa voix s'était encore élevée. Harry la fixa, impuissant. Sa poitrine se soulevait à cause de l'émotion. Elle n'avait pas encore fini. « Alors pardonne-moi si je me sens rejetée en général quand, en plus du refus persistant de Ron à ne serait-ce qu'essayer d'avoir une relation, j'ouvre l'édition du soir de la Gazette le vendredi soir et que je découvre une image de toi flirtant avec Katie Bell comme si rien ne comptait au monde pour toi. Et puis il y a cet article me décrivant comme une de tes ex rejetées. Je suis rejetée, d'accord. J'ai été rejetée par Harry Potter et son meilleur ami, et un joueur de Quidditch ... »
« ... Que tu rejetais en fait... » lui rappela-t-il.
« Que je rejetais. » s'amenda-t-elle. « Et le gentil garçon qui m'a demandé de sortir avec lui pour le bal de Noël en pince maintenant pour Ginny... »
Harry fronça les sourcils. « Qui ? »
Elle leva les yeux vers lui. « Oh, tu seras content de savoir que tu as de la compagnie dans le club des soupirants de Ginny Weasley. »
« Qu... Quoi ? Les... Les soupirants de Gi... Ginny ? »
« Jolie imitation de Quirrel, Harry. Oui. Les soupirants de Ginny. Que crois-tu, que je suis idiote ? Ron d'un autre côté... Oui, je l'aime, mais j'ai simplement envie de le frapper parfois. Et s'il ne t'avait pas dit de rompre avec moi, tu l'aurais probablement fait bien plus tôt. Et oui, Je t'en aurais quand même voulu, parce que cela fait quand même mal à l'estime personnelle d'une fille. Mais cela aurait passé, et au moins, je n'aurais pas eu l'impression de devoir te kidnapper jusqu'à l'ancienne salle de Touffu. Cela n'a pas fait des merveilles pour mon estime personnelle non plus. Mais bien sûr, tu es aussi têtu que lui, alors tu n'as pas fait exactement ce que tu voulais faire juste parce qu'il voulait aussi que tu le fasses. Tu as décidé de le contredire. Bah ! Des fois je ne sais pas pourquoi je m'embête avec vous deux... »
Il se mordit les lèvres. « Je suis désolé, Hermione. Tu as raison. Ce n'était pas juste de ma part de rester avec toi alors que j'avais ces sentiments pour elle, et que j'étais juste avec toi par contradiction. J'aurais du y mettre un terme bien plus tôt, et puis toi et Ron auriez pu avoir une chance d'être un vrai couple, et peut-être qu'il n'aurait jamais été mordu... »
Elle grimaça et croisa les jambes, bougeant celle de dessus avec impatience. « Oui, bien, c'est un peu tard pour cela, n'est-ce pas ? »
« Et en tous cas... De qui parles-tu ? Qui d'autre est dans ce club des soupirants de Ginny Weasley ? A part Jules Quinn, et elle sait qu'il est tombé amoureux d'elle quand il était en première année. »
« Tu es aveugle ? Oh, j'oubliais... tu es aveugle. Je suis époustouflée que tu n'aies rien manqué cette année... Tu étais constamment dans un autre monde. Je parle de Neville, bien sûr. Il lui a demandé de l'accompagner au bal de Noël après que je lui ai dit non, tu te souviens ? Je pense que j'aurais dû mentir à Viktor et lui dire que j'avais déjà accepté l'invitation de Neville. Alors peut-être que j'aurais eu un petit ami normal maintenant, qui ne serait pas tant intéressé par me rejeter... »
Harry soupira et s'assit à côté d'elle. « Allez. Viens là. » Il ouvrit grand ses bras et elle n'hésita qu'un instant avant de se mettre dedans. Je semble être destiné à réconforter les filles qui soupirent après un autre garçon ce soir, pensa-t-il. « Tu sais que je ne t'ai pas rejetée. J'ai simplement reconnu notre relation pour ce qu'elle était : quelque chose qui est sorti d'une situation artificielle,... tu sais, cette potion d'Imperius, et de juste un peu de curiosité. Je veux dire, nous ne sommes que des humains, et en étant de si bons amis, et à moins de considérer les gens du sexe opposé comme des cibles pour sortir, probablement que tôt ou tard, nous nous serions demandés si nous devions essayer. Si toi et Ron ne sortiez pas ensemble, bien sûr. Alors, c'est juste aussi bien que nous ayons fait sortir cela. Je veux vraiment que nous soyons de bons amis à nouveau. Tu me manques terriblement. » dit-il, resserrant ses bras autour d'elle et posant sa joue sur la tête d'Hermione.
Elle passa ses bras autour de la taille de Harry. « Oh, Harry, à moi aussi. Je suppose que tu dois penser que je suis une idiote vaniteuse, mais... mais je me suis sentie si rejetée... C'est dur. Je me voie dans un miroir et je me dis 'Je suis préfète en chef de Poudlard. J'ai des notes que la plupart des professeurs n'avaient même pas quand ils étaient à l'école. Je t'ai aidé en première, troisième, cinquième et sixième année quand tu combattais le mal, et je t'ai aidé un peu pour le Tournoi aussi. »
« Et n'oublie pas que même si tu étais pétrifiée en deuxième année, si je n'avais pas trouvé cette page déchirée sur le basilik dans ta main, nous n'aurions jamais compris ce à quoi nous allions nous frotter. »
Elle rougit et eut l'air contente maintenant. « Tu ne sais pas à quel point j'étais contente quand je vous ai vu, Ron et toi quand je me suis réveillée. En particulier... bien je pouvais particulièrement voir qu'il était content que j'aille bien... » Elle pencha la tête timidement encore. « Mais je... Je ne voulais pas reconnaître de sentiments que j'aurais pu avoir pour lui alors. Nous étions si jeunes... »
« ... Et tu étais encore amoureuse de Lockhart... »
Elle se recula et le frappa sur le torse, mais pas pour faire mal, et elle souriait. « J'avais douze ans ! Tu ne vas jamais me permettre d'oublier quelle idiote j'étais envers lui, n'est-ce pas ? »
Il lui sourit aussi. « Cela te hantera pour le restant de tes jours. Fais avec. Tu peux me taquiner avec Cho, et Ron avec Fleur Delacour, si cela peut te réconforter. »
Elle le regarda avec sérieux. « Promet-moi quelque chose, Harry. »
Il se calma et la regarda aussi sérieusement. « Tout ce que tu veux. » Et au moment ou il le disait, il réalisa qu'il le pensait vraiment.
« Promet-moi que peu importe ce qui arrivera, nous resterons toujours tous les trois amis. Si Ron et moi ne... bien, tu sais. Je veux que nous soyons tous les trois toujours amis, pour être là l'un pour l'autre. »
Il acquiesça, puis posa son front contre celui d'Hermione. « Absolument. » Elle le regardait, ses yeux bruns très près des siens.
« Harry ? » chuchota-t-elle.
« Quoi ? » répondit-il, incapable de détourner son regard.
« Quand l'école reprendra, la première fois que tu accompagneras Ron pour la pleine lune... Je veux venir aussi. »
Il s'écarta d'elle, horrifié. « Hermione... Non ! Je sais que tu veux que nous soyons toujours amis tous les trois, mais... même sous ma forme de griffon... je ne peux pas garantir que je pourrais empêcher Ron de te déchiqueter ! Je veux dire, s'il a pris la potion et qu'elle marche, il ne devrait pas y avoir de problème... mais on ne peut jamais être assez sûr. Je pense que même s'il a pris la potion, s'il est sous sa forme de loup et qu'il te mord, même une petite entaille, tu pourrais devenir un loup-garou. » Il s'arrêta soudain, une horrible idée venant à son esprit. « C'est cela ? Tu veux devenir un loup-garou aussi ? Non, Hermione, tu ne sais pas ce que tu avances... »
Elle le frappa encore, un peu moins doucement qu'avant. « Toi non plus, grand idiot. Je ne veux pas devenir un loup-garou ! Voyons... Que dirais tu si je te dis que le professeur MacGonagall reste avec nous cet été, et me donne des leçons privées pour quelque chose qu'elle m'a appris tout l'an passé... » Elle fit une pause, regardant son visage, attendant qu'il réalise. Quand il réalisa finalement, elle éclata de rire.
« Hermione ! C'est merveilleux ! Mais... Quelle forme prendras-tu ? »
Elle se rassit et croisa les bras sur sa poitrine. « C'est un secret. Tu le verras à la première pleine lune après le début du trimestre. Minerva pense que je serai prête alors. J'ai peur de ne pas être aussi rapide que toi. Aussi bonne que je sois en métamorphoses, le défi est d'être très conscient de son propre corps, et je crains que tu m'aies battu là, Harry. C'est probablement une des raisons pour lesquelles tu voles naturellement alors que je haie monter à plus de six pieds du sol. »
« Minerva ? »
Elle sourit. « Je reviendrai à 'professeur MacGonagall' en septembre, mais pendant l'été, elle a suggéré que nous soyons un peu moins formels. Après tout, elle est notre hôte à la maison. Elle et maman s'entendent fameusement bien. Oh, et tu sais que cet été est seulement la deuxième fois où je la voie en habits moldus ? »
Il fronça les sourcils. « Comment est-elle ? Et quand était la première fois ? »
« Oh, tu sais. Quand elle est venue chez nous juste après que j'ai reçu ma lettre de Poudlard. Ils doivent s'assurer que les nés de moldus sachent que ce n'est pas une sorte de plaisanterie élaborée, tu sais. Je veux dire, est-ce que tu y as donné du crédit la première fois que tu as lu la lettre ? »
« Bien... Ils n'ont pas tout a fait fait pareil avec moi. Je crois qu'ils pensaient que mon oncle et ma tante m'avaient dit que mon père et ma mère étaient des sorciers et tout cela. Les lettres ont simplement continué d'arriver, l'adresse changeant à chaque fois parce qu'oncle Vernon nous a pris et a essayé de leur échapper, jusqu'à ce que Hagrid se montre finalement et commence à faire de la magie, me tende la lettre et m'explique pour mes parents... »
« Hagrid ? Il a fait de la magie ? C'est une chose à Poudlard, comme quand il faisait grossir ses citrouilles à une taille énorme... et je ne l'approuvais pas vraiment alors, mais Ron vomissait des limaces, et je ne voulais pas vraiment me disputer avec Hagrid... »
Harry se pinça les lèvres. « Je n'aurais pas du te dire cela... »
« Maintenant tu lui ressembles. Il n'est pas autorisé à faire de la magie, Harry. Toi, Ron et moi savons qu'il n'aurait pas dû être expulsé, mais techniquement, il n'a pas reçu une formation magique complète et il n'est pas un sorcier reconnu... »
« Hermione, je sais que tu es préfète en chef, mais c'est de l'histoire ancienne. Il ne fait pas beaucoup de magie, d'accord ? Et en fait, on lui avait donné la permission de faire de la magie jusqu'à ce qu'il m'ait trouvé. Nous parlions de toi et MacGonagall. »
Alors elle lui expliqua que quelques secondes après que sa lettre de Poudlard lui soit tombé sur les cuisses pendant qu'elle jouait dans la cour au centre de sa maison, le professeur MacGonagall avait sonné à la porte habillée dans un tailleur sévère, avec une veste avec un très haut col. Hermione avait tout de suite remarqué que la broche qu'elle portait à sa gorge était la même que le sceau sur l'enveloppe qu'elle venait de recevoir. MacGonagall s'était présentée très franchement aux parents d'Hermione, prenant un siège sans qu'on le lui propose, et elle avait commencé à expliquer aux dentistes choqués que leur fille était une sorcière et qu'elle avait été acceptée à Poudlard.
« Comment l'ont-ils pris ? »
« Comme la plupart de parents de nés de moldus, je suppose. Il se sont frappé le front et ont dit 'Cela explique beaucoup de choses !' Tu sais, ma magie accidentelle quand j'étais petite. Elle a fait un peu de magie pour vraiment les convaincre, bien sûr, parce qu'il y avait encore la probabilité qu'ils puissent penser qu'elle leur racontait n'importe quoi. »
« Qu'a-t-elle fait ? »
Hermione sourit. « Son tour favori, bien sûr. La métamorphose d'animagus. J'ai su depuis lors que je voulais pouvoir le faire un jour. »
Il l'attira à lui pour une accolade. « Oh, Hermione... Ce sera parfait que tu sois avec nous pendant la pleine lune. C'est comme cela que ce devait être... Tous les trois à nouveau ensemble. »
« Hé bien là. Qu'est-ce ? Est-ce que je dois aller chercher Katie ? »
Harry regarda le visage de Ron. Bien qu'il ait un ton léger à sa voix, Harry vit son regard. Il l'avait vu prendre Hermione dans ses bras, et il se demandait s'ils considéraient de se remettre ensemble. Même s'il évitait Hermione, ses sentiments pour elle étaient encore clairs.
Harry les regarda tous les deux. « Tous les deux, vous réalisez que c'est le père de Katie qui nous a mis ensemble ? Cela ne m'était même pas venu à l'idée de lui demander de sortir. Et je pense que cela lui pris moins de trois secondes après cela pour commencer à dire 'Ma fille sort avec Harry Potter !' Je veux dire... Ce n'est pas que je n'aime pas Katie. Mais nous essayons juste de sortir un peu... C'est pas grand chose. Ne faites pas gonfler l'affaire, d'accord ? Dans quelques semaines, je ne vivrais même plus en Angleterre, bon sang. » Sa voix trembla, et il ne savait pas s'il essayait de se convaincre lui-même ou bien eux.
Ron rit. « C'est bon Harry. Tu as perdu ton sens de l'humour ? »
Harry grimaça. « Si une personne de plus me demande cela... »
« En tous cas, » dit Ron, l'interrompant, « Je suis ici parce que Malfoy m'a dit que vous avez tous les deux utilisé le vieil ordinateur de Dudley pour essayer de trouver quelqu'un appelé Margaret Dougherty. Est-ce... » sa voix s'étrangla. « Est-ce la personne à laquelle je pense ? »
Harry acquiesça. « Je ne sais rien pour l'instant, Ron, alors ne te fait pas trop d'illusions. Tu n'as pas dit à Malfoy qui tu pensais que c'était, n'est-ce pas ? »
« Non. Pourquoi ? »
« Parce que je ne lui ai pas dit non plus, alors à moins que Ginny lui ait dit, il ne sait pas. Pas qu'il ne puisse pas savoir, je pense. En fait il n'y aucune raison pour qu'il ne puisse pas, vraiment. Il pourrait même nous aider à la retrouver, si nous la trouvons. Il sait conduire. Peut-être que Mrs Figg lui laisserait prendre sa voiture... »
Harry fronça les sourcils. « Quoi ? » Harry lui expliqua qu'il avait parlé à Ron de ses sœurs disparues.
« Tu savais ? » lui dit Ron. « Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? » Il avait maintenant l'air aussi énervé que quand Harry lui en avait parlé pour la première fois.
« Tu savais qu'elle savait, Ron. Je te l'ai dit. Ou as-tu oublié quand tu as décidé d'attaquer le mur de l'infirmerie ? »
« Quoi ? » fit encore Hermione, fronçant les sourcils.
« Oh, c'était sa réaction extrêmement mature quand il a découvert pour ses sœurs. Cogner le mur très fort. »
« Ok, Ok, on sait que j'ai du tempérament. C'est nouveau ? » dit Ron, passant sa main dans ses cheveux, les redressant dans le désordre. La mèche de cheveux blanche sur son front qui était apparue le lendemain de sa morsure par Remus ressortant encore plus au milieu des cheveux roux quand il faisait cela. « Je pense encore que tu aurais pu me le dire, Hermione. » dit-il, se calmant un peu et ayant l'air un peu blessé à la place. « Pourquoi ne l'as-tu pas fait ? » ajouta-t-il, un ton légèrement offensif à nouveau dans sa voix.
« Parce que... Parce que je pensais que tu te comporterais exactement de cette manière ! » lui répliqua-t-elle énergiquement. « Quel bien cela aurait-il fait ? Je ne savais rien d'utile que j'aurais pu te dire, et je savais que cela t'aurais juste énervé. » Elle se tourna vers Harry. « Comment tu sais qu'elle s'appelle Margaret Dougherty, au fait ? »
Il déglutit. « Je... J'ai découvert l'an dernier. Écoutez... Je sais que j'ai été très étrange tout l'an passé... Il y a une bonne raison à cela, et j'ai prévu de vous raconter tout cela. Mais ce soir n'est pas le meilleur moment. Je vous expliquerai au début du trimestre prochain. J'amènerai avec moi ma pensine à l'école, et puis je pourrai vous montrer à tous les deux. »
« Ta pensine ? Pourquoi une pensine ? »
Il soupira et la regarda avec tristesse. « Parce que si je ne pouvais pas vous le prouver avec quelque chose de très concret, vous me feriez probablement boucler à Ste Mangouste, voilà pourquoi. »
Ron rit et tira Harry et Hermione vers la maison. Il était si fort que c'était impossible de résister. « Et qu'est-ce qui te fait penser que nous n'allons pas te mettre à Ste Mangouste quand même ? »
Les trois rentrèrent dans la maison en riant, et peu après, Harry se dégagea, allant au toilettes du bas, mais trouvant la porte fermée. Il haussa les épaules, et monta les escaliers pour utiliser celles de la salle de bain, mais elle était aussi fermée. Il était sur le point de couper par la chambre de Mrs Figg pour utiliser sa salle de bain privative, quand il entendit des voix venant de la chambre de Draco. La porte était légèrement entrouverte.
« Nous ne pouvons pas Draco ! La maison est pleine de monde ! »
« Allez, Ginny, je peux faire de la magie quand je veux maintenant. Je peux lancer un sort de silence sur... »
« Ce n'est pas cela ! Je... Je ne me sens pas à l'aise... »
« Bon sang. Tu ne te sens JAMAIS à l'aise. » Il avait l'air amer.
« Ce n'est pas juste. Si Chourave ne nous avait pas interrompu dans les serres... »
« Alors tu ne serais plus vierge et peut-être que tu serais un peu moins coincée. »
« ... Alors je pourrais être enceinte, comme je n'ai pas encore pris la potion. Nous avons de la chance d'avoir été interrompus avant de faire quelque chose de vraiment stupide. Et je ne sais pas comment je pourrai à nouveau la regarder en face. Elle avait dit une fois que j'étais une trop bonne fille pour avoir jamais besoin de potion de prophylaxie, tu sais ? Quand elle est arrivée, j'étais mortifiée. J'étais juste en slip et soutien-gorge ! Et nous avons eu de la chance que ce soit la fin du trimestre, et qu'elle ait décidé de ne pas nous donner assez de retenues pour durer jusqu'à la fin de notre scolarité. En tous cas, elle nous a donné plus de devoir d'herbologie à faire pour cet été que je pense en avoir jamais fait ces cinq dernières années... »
« Je m'en moque. Franchement, quand elle est rentrée, j'étais tenté de lui demander s'il elle n'avait pas un côté voyeur, comme arrêter cela était la chose la plus proche de la torture que j'ai vécue depuis que mon père est parti à Azkaban. »
« Arrête de dire cela ! Je n'essayait pas de te torturer. Je n'essaye pas de te torturer. Mais nous ne pouvons rien faire de plus maintenant que d'échanger quelques baisers. C'est une bonne chose que nous n'ayons pas fini ce que nous avons commencé dans les serres. Et franchement, maintenant, je n'ai pas franchement envie de t'embrasser. »
« Ginny. » dit-il d'une vois cajôlante. « C'est mon anniversaire... »
Avant que Harry réalise ce qui arrivait, elle avait ouvert la porte, et elle s'arrêta net quand elle le vit se tenir juste dehors. Elle referma immédiatement la porte derrière elle, devenant écarlate. Harry pensa que ce devait être pour que Draco Malfoy ne le voit pas.
« Nous étions juste... Je veux dire nous n'étions pas... Je veux dire... »
Harry n'était pas moins embarrassé. « Je... J'attendait juste pour aller aux... aux toilettes » bégaya-t-il. Elle avait l'air de chercher encore quoi dire.
« Heu... Pourquoi ne portes-tu plus ton amulette du basilik, Harry ? » demanda-t-elle d'une vois plus assurée, essayant de prétendre qu'elle ne savait pas parfaitement bien qu'il avait entendu la conversation entre elle et Draco Malfoy. Elle montra de la tête l'endroit de son torse où l'amulette était normalement posée. Harry fronça les sourcils.
« Tu ne sais pas ? »
« Sais quoi ? »
« Je les ai toutes deux données à Malf... heu Draco. Il était sensé t'en donner une. » Il ne put s'empêcher de rougir ensuite « Tu sais... Tu as dit que c'était le genre de chose qui se fait pour un couple, que les deux les portent... »
Elle baissa les yeux et regarda ailleurs. « Oh » fut la seule réponse qu'elle reçut avant de se retourner et de descendre les escaliers sans le regarder. Aurait-il dû dire cela ? se demanda-t-il, puis il regarda la porte de la chambre fermée. Bien fait pour lui.
Puis une autre pensée jaillit en lui, et le fit sourire. Soudain, son cœur était bien plus léger.
Ginny n'avait pas couché avec Draco Malfoy.
La porte de la salle de bain s'ouvrit brusquement, et Katie en sortit. Elle avait l'air d'avoir encore pleuré, et elle essayait de le cacher en s'aspergeant le visage d'eau froide.
« Oh... Harry. Désolée. Je ne voulais pas te faire attendre. » Elle s'arrêta quand elle vit l'expression de son visage. « Qu'est-ce qui te rend si heureux ? »
Il ne put se retenir. Il chuchota à toute allure. « Je viens d'entendre... Ginny et Draco n'ont pas... n'ont pas... » Soudain, il s'arrêta et rougit à nouveau. « Désolé. Tu ne veux pas entendre cela. »
« Tu veux dire qu'ils n'ont pas baisé ? » dit-elle à voix basse. « Harry, si je m'attendais à ce que tu ne sois pas content de cela, en sachant ce que tu ressens pour elle... bien, tu n'es pas de marbre, n'est-ce pas ? » En entendant sa voix douce, il se sentit soudain comme quelqu'un de terrible.
« Je suis désolé, Katie. Tu dois me haïr maintenant. »
Elle mit son doigt sur sa bouche. Elle se tenait très près de lui. « Nous nous connaissons tous les deux. Arrête de t'excuser. Si tu continues comme cela, je vais me sentir obligée de m'excuser à chaque fois que je pense à Lee. C'est bon Harry. Alors... C'est très important pour toi qu'ils n'aient pas... Tu sais... Ca l'est ? »
Il déglutit. Pendant tout ce temps, il avait cru qu'ils l'avaient fait. Savoir que ce n'était pas le cas était très étrange. « Je... Je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas. »
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