Coucouuuu !
J'ai simplement adoré vos reviews ! J'ai adoré vos réactions à mon petit cliffhanger, bref je vous adore !
Merci à Paquerette pour ton mp concernant la saison 3 ! Merci également à Harya pour les infos et la review !
Merci à Rimen79, Helgabuttercup, Kim Boucher, lorde, Neziioux, MahanaRead, Sissi1789 et Elotstl pour vos reviews, you are AMAZING ! Vous prenez le temps de me laisser vos impressions, vous partagez votre enthousiasme et je ne vous dirai jamais assez merci !
Voilà donc le chapitre du week-end, axé sur les relations et interactions entre les personnages. Pas mal d'actions à venir dans les prochains chapitres, on approche doucement mais sûrement du retour à Berk ! Tout comme on approche des 100 commentaires (non mais truc de fouuuu), je propose donc un petit « cadeau », celui qui postera le 100ème commentaire (sans triche genre poster 10 fois le même commentaire, ça ne sert à rien, ça doit rester intéressant et constructif) aura le droit de me demander d'écrire un one shot sur notre couple préféré, à savoir Harold et Astrid.
Voilà, je vous souhaite une bonne lecture, un bon week-end et n'oubliez pas de me laisser des reviews ! Prenez soin de vous !
XXX
Lorsqu'il avait posé le pied sur l'île, Harold n'avait eu de cesse de scanner chaque silhouette humaine qu'il pouvait voir. Il était bien trop omnibulé par Astrid pour admirer la beauté de l'île. Au fur et à mesure qu'il avançait, il sentait son cœur battre plus, vite, à la fois impatient et terrifié. Etait-elle là ? Dans quel état serait-elle ? Serait-elle toujours…elle ? Les paroles du mercenaire le hantaient. Des images d'Astrid entre ses mains le hantaient. Alors il avait avancé, devançant presque le chef, qu'il n'écoutait pas. Il avait vu le palais, il avait vu les esclaves, son cœur manquant un battement à chaque fois, se demandant si ces personnes connaissaient Astrid, s'ils étaient devenus ses amis. Il s'était ensuite laissé guider vers la forge. Avant de partir, le chef lui avait lancé un drôle de regard en biais, mais Harold n'y avait prêté aucune attention. Puis un homme, Octavius, avait commencé à lui présenter l'équipe avant de l'entraîner vers l'extérieur pour lui montrer où il logerait. Il sentit sa présence. Un frisson le parcourut du plus profond de lui-même, comme si son âme savait avant que ses yeux ne voient. Il avait tourné la tête.
Et elle était là.
Vivante.
Astrid.
Il sentit son cœur gonfler dans sa poitrine, et battre si fort qu'il avait l'impression que tout son corps vibrait au même rythme. Astrid. Astrid. Astrid. L'air épuisé, légèrement amaigrie, mais vivante, tellement vivante qu'il sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle était là, ses cheveux blonds coiffés sagement mais dont plusieurs mèches folles s'échappaient, ses grands yeux bleus fixés sur lui. Elle semblait sous le choc, tétanisée, alors il fit un pas, puis deux, comme hypnotisé par sa vision, il semblait presque dans un état second. La voix d'Octavius s'était depuis longtemps dissipée, il n'entendait plus que les battements de son propre cœur. Il ne voyait qu'elle. Soudain, elle courut, refermant la distance qui les séparait pour se jeter dans ses bras. Lorsqu'il referma ses bras autour d'elle, il eut l'impression d'avoir enfin trouvé une partie qui lui manquait, c'était comme si tout retrouvait enfin sa place, comme si enfin le monde retrouvait son sens.
_Harold, oh Harold, dis-moi que je ne rêve pas, dis-moi que…
Sa voix était basse et rauque. Elle éclata en sanglots. Harold ne pouvait pas parler, Astrid ne pleurait jamais, Astrid grondait, frappait, volait, mais elle pleurait si peu. Il avait la gorge nouée par l'émotion, il serrait ses bras autour d'elle comme s'il avait peur qu'elle ne disparaisse, comme s'il avait peur de disparaître, comme si elle était l'ancre le rattachant à la vie, il tremblait et se demandait comment il avait survécu jusque-là, elle était tout, tout semblait si faux sans elle, il réalisa à quel point il avait mal, à quel point sa disparition l'avait affecté. Il avait essayé de tenir, pour sa fille, pour son peuple, mais d'avoir Astrid dans ses bras, d'avoir le nez dans ses cheveux, faisait remonter toutes ces peurs qu'il s'était efforcé de repousser, exacerbant chaque émotion qu'il avait voulu oublier. Il la serra un peu plus fort, déglutissant, savourant la chaleur de son corps, les battements effrénés de son cœur qui tambourinait contre le sien.
_Je t'aime, je t'aime tellement, Astrid, j'ai cru que je ne te reverrai pas, j'ai cru que…
Sa voix mourut dans sa gorge. Il posa son front contre le sien, portant ses mains tremblantes contre ses joues.
_Heu… Vous devriez rentrer à l'intérieur avant qu'on vous voit… suggéra soudain Octavius, regardant nerveusement en direction du palais.
Harold passa un bras protecteur autour d'Astrid et l'entraîna à l'abri des murs de la forge. Il ne manquait que Gueulfor et ils se seraient crus de retour à Berk, après les premiers je t'aime, lorsque leurs retrouvailles étaient faites de murmures et de baisers volés.
Octavius leur indiqua la remise à l'arrière et ne posa pas de questions. Une fois seuls, Harold attrapa de nouveau le visage d'Astrid entre ses mains et posa ses lèvres contre les siennes. Astrid s'agrippa à sa nuque, se laissant consumer par ce baiser, essayant de lui montrer à quel point elle l'aimait, à quel point il lui avait manquée. Il gémit, puis se força à reculer, le regard plus sombre, pour la regarder.
_Je t'aime, je t'aime plus que tout…
_Harold… souffla-t-elle, ses yeux toujours écarquillés avec le même air incrédule.
Elle le serra de nouveau contre elle. Elle avait besoin de le sentir, de l'avoir contre elle, de savoir qu'elle ne rêvait pas.
_Je t'aime, tu m'as retrouvée, oh je t'aime tant… souffla-t-elle.
Elle était bouleversée. La féroce guerrière Viking avait l'impression que le trou béant dans son cœur se refermait enfin.
Puis soudain, elle s'écarta, le regard affolé. Les mots franchirent ses lèvres, même si elle était terrorisée par la réponse.
_Notre… Notre fille ?
_Elle va bien, elle est avec ta mère et la mienne, ne t'inquiète pas…
Les yeux d'Astrid s'emplirent de nouveau de larmes, à la fois de soulagement et de chagrin.
_Elle… Elle ne saura même plus que je suis sa mère, elle… elle m'aura oubliée… Oh Harold, je suis tellement désolée…
Pris de court, il la dévisagea.
_Astrid… Tu… Oh, Astrid, c'est de ma faute, j'aurais dû me douter que c'était un piège ! Je… J'ai juré de te protéger, le jour de notre mariage, et bien avant ce jour, je me suis juré de… Astrid, que t'ont-ils fait ? Est-ce qu'ils t'ont fait du mal ? Est-ce que…
Il pâlit et sa mâchoire se tendit. Astrid savait ce dont il parlait. Il prit ses mains, étudiant son visage à la recherche de réponses qu'il attendait désespérément.
_Non, ils… Je vais bien, Harold, ils ne m'ont pas touchée…
Il ferma les yeux de soulagement, maudissant le mercenaire, puis il les rouvrit et serra ses mains.
_Astrid, que s'est-il passé ? Depuis ton enlèvement je veux dire…
Elle ne savait pas par quoi commencer, elle essaya de se rappeler de tout, puis elle écarquilla soudain les yeux.
_Harold, Drago est là…
Elle le sentit se tendre soudain, son regard se fit soudain dur et féroce, le vert tournant presque à un gris acier. Elle lui reporta la conversation qu'elle avait surprise. Harold ne dit rien pendant un moment, les sourcils froncés, puis il reporta son attention sur son visage.
_Astrid… Je vais te faire sortir de là…
_Harold… Tu dois protéger Berk, tu dois protéger ton peuple, si Drago et Néron s'allient, nous sommes perdus, à moins que tu ne retournes sur Berk pour organiser un plan de défense, peut-être même que tu pourrais trouver des alliés…
Harold la dévisagea de nouveau, sans comprendre.
_Tu dois partir vite, où est Krokmou, que…
_Je ne partirai pas sans toi, la coupa Harold fermement.
Astrid sentit son cœur se serrer. Elle ne voulait pas qu'il parte sans elle, mais avait-elle le choix ? S'il l'emmenait, Néron irait jusqu'à Berk pour se venger, elle tenait une chance de prévenir Harold afin qu'il fasse le nécessaire pour protéger leur peuple.
_Harold, tu dois penser à notre peuple, à notre fille, à…
_Astrid, je n'irai nulle part sans toi, Astrid…
Sa voix se fit plus rauque, comme si l'émotion le submergeait. Il caressa son visage, avec une douceur et une tendresse infinie.
_Astrid, je ne peux pas, d'accord ? Je ne peux pas, j'ai besoin de toi, tu es tout Astrid, tu es tout, et si tu disparais, je disparais, je ne peux pas…
Sa voix avait pris des accents désespérés, il voulait tellement qu'elle comprenne, qu'elle saisisse ce qu'elle représentait pour lui. Toute protestation mourut lorsqu'il captura à nouveau ses lèvres avec les siennes.
_Que… Qu'allons-nous faire ? souffla Astrid lorsqu'ils se séparèrent.
_Nous n'avons pas beaucoup de temps, je vais trouver quelque chose, je te le promet, fais moi confiance…
_Je te fais confiance…
Et c'était là. Dans ses yeux, dans son regard brûlant. Cette foi inébranlable qui lui avait fait soulever des montagnes, cette confiance indéfectible sur laquelle il avait construit la sienne, franchissant l'affranchissable, affrontant le moindre obstacle. C'était en elle qu'il puisait son énergie, c'était grâce à elle que ses idées les plus folles voyaient le jour. Elle avait plus foi en lui qu'il n'avait foi en lui-même, elle voyait en lui ce que lui-même ne voyait pas, et jamais il ne s'était senti aussi reconnaissant envers les Dieux pour l'avoir dans sa vie.
Il caressa sa joue, son regard scannant son visage, comme s'il voulait en mémoriser le moindre grain.
_Je ne laisserai plus personne nous séparer…
C'était plus qu'une promesse, c'était un serment, quelque chose qu'il scellait de son âme.
Elle ferma les yeux et blottit sa joue contre sa main.
Un raclement de gorge les fit sursauter. Ils se tournèrent. Lucia. Elle tremblait d'une fureur à peine contenue, son regard allait de l'un à l'autre, aussi tranchant que la lame d'une épée. Derrière, Octavius semblait aussi dépité que désolé.
Astrid se plaça devant Harold et la défia du regard. Lucia plissa les yeux.
_Souhaites tu mourir ma petite ?
Sa voix était dangereusement basse et sifflante.
_Je souhaite retrouver les miens, je veux retrouver ma fille…
_Et cet estropié est ton mari ?
Astrid s'attendait à tout sauf à ça de la part de Lucia. Elle fit un pas en avant, poings serrés, mais Harold posa une main apaisante sur son épaule.
_Ca va, Astrid… dit-il calmement.
Astrid, lèvres pincés, recula.
_Nous ne vous demandons rien, juste de taire ma présence… dit doucement Harold.
Lucia observa ce jeune homme, avec sa drôle de jambe qui finissait par du métal, avec son visage d'homme qui portait encore des traces d'enfance, avec ses grands yeux vert limpides et sincères. Elle savait qu'elle avait été insultante, mais elle était si furieuse.
_Pourquoi est-ce que je ferais ça ? demanda-t-elle.
Sa voix était moins menaçante mais demeurait prudente.
_Parce que vous savez où est le bien. Parce que personne ne mérite d'être arraché à sa famille…
Lucia se tendit mais ne répondit pas.
_Je ne veux aucun mal à qui que ce soit, je ne cherche pas d'ennuis, je veux juste ramener Astrid chez nous…
_Vous ne pourrez pas vous échapper, ils vous attraperont, et votre sort sera alors pire que ce que vous pouvez imaginer…
Harold fronça les sourcils, son visage se tendit et lorsqu'il parla, ce fut avec une fermeté et une honnêteté qui surprirent Lucia.
_Le pire sort serait de vivre sans ma femme, je l'aime de toute mon âme, et je ne partirai pas sans elle…
Une telle autorité émanait de lui que Lucia ne put s'empêcher de se sentir convaincue, oui il partirait avec Astrid, cela semblait si certain dans son regard et dans sa voix qu'elle n'arrivait pas à en douter.
Elle ne savait pas ce qu'était la liberté, elle était née esclave et n'avait connu qu'une vie de servitude, mais lorsqu'elle les regardait, lorsqu'elle voyait leurs mains entrelacées, la fierté dans leur allure, leur regard qui semblait briller de toutes les aventures qu'ils avaient partagés, elle eut l'impression de prendre une bouffée d'air, ce fut comme si ses poumons n'avaient jamais respiré, comme si elle découvrait la saveur de l'oxygène. C'était donc ça, la liberté ? Le sentiment de respirer enfin ? Elle leur tourna le dos pour masquer son trouble.
_En attendant, Astrid, tu as des choses à faire, si vous vous faites prendre, je ne suis au courant de rien…
Elle sortit hâtivement de la forge et Astrid la suivit du regard jusqu'à ne plus la voir. Puis elle se tourna vers Harold.
_Vous devez être discrets, n'attirez pas l'attention sur vous… Et cet homme que tu as suivi… Il est reparti… dit soudain Octavius avant de sortir à son tour.
Il les connaissait à peine, il connaissait à peine leur histoire, et pourtant, il agissait comme si c'était le cas, et ils ressentirent le même élan de gratitude envers le forgeron qu'ils venaient à peine de rencontrer.
_Retrouves moi ce soir au dortoir, murmura-t-elle en l'embrassant sur la joue.
Il la serra contre lui et eut du mal à la relâcher. Il venait à peine de la retrouver, l'idée même de la quitter des yeux était physiquement douloureuse.
_Sois prudente… murmura-t-il en déposant un baiser sur son front.
Lucia évita son regard lorsqu'elle apporta les armes. Elle lui demanda simplement d'aller au potager et d'aider à la récolte, Astrid savait qu'elle voulait simplement éviter de l'avoir près d'elle, mais peu lui importait, un peu d'air frais lui ferait du bien. Elle résistait pour ne pas afficher un sourire idiot, Harold était là, il était là, il était là, elle avait envie de le hurler à la terre entière, elle avait envie de danser, ce qui n'était pas du tout « Astridien ». Elle devait traverser le jardin pour aller au potager, et elle aimait cet endroit. Il y faisait frais, il y avait une telle variété d'arbres, de fleurs, il y avait même des bassins d'eau, rien de tout cela n'existait à Berk, où tout était dur et sans fioriture, avec pour seul but la survie dans le climat austère du nord.
Un rire d'enfant attira soudain son attention. Elle pressa le pas et finit par voir Saoirse qui riait aux éclats en tournoyant dans une allée. Un rire d'homme retentit alors et elle vit Flavius essayer d'attraper la fillette, qui rit de plus belle. Il semblait soudain si jeune, si insouciant, l'ombre qui obscurcissait son visage avait disparu, son rire était communicatif et elle ne put s'empêcher de sourire. Il était si difficile de croire que Néron et lui étaient frères… Saoirse enroula ses bras autour d'un tronc d'arbre et Flavius s'accroupit pour être à son niveau. Il montra l'arbre et articula en latin.
_Arbre…
_Arbre, répéta la fillette.
En se tournant vers lui, elle aperçut Astrid.
_Astrid ! s'écria-t-elle en courant vers elle.
Astrid sourit et l'accueillit dans ses bras. Saoirse semblait tellement moins timide et fermée qu'avant, elle avait les joues roses et les yeux brillants. Astrid se demanda si l'attitude paternelle qu'elle venait de surprendre chez Flavius y était pour quelque chose.
Flavius se releva et s'approcha, il avait retrouvé son sérieux et cet air indéchiffrable. Elle repensa à ce que Lucia lui avait raconté. Elle s'imagina à sa place, et elle sentit son cœur se serrer pour cet homme brisé.
Saoirse se mit à sautiller, s'arrêtant de temps en temps sentir une fleur.
_Vous semblez plus…heureuse… nota Flavius en lui lançant un regard en coin.
Les mains dans le dos, il était tourné vers la fillette et Astrid ne voyait que son profil. Elle ne répondit pas, que pouvait-elle répondre ?
_Tu espères toujours retrouver les tiens ?
Elle masqua sa surprise tant bien que mal. Cet homme semblait savoir déchiffrer les expressions de son visage, c'était déroutant.
_Je sais que je les retrouverai… répliqua-t-elle.
_Tu m'appartiens…
Il avait dit ça sans ce ton possessif et cruel qu'avait son frère. Il avait simplement relevé un fait.
_Je n'appartiens qu'aux dieux, rétorqua Astrid.
Flavius se tourna vers elle. Il eut de nouveau cet air à la fois torturé et curieux.
_Tu es belle, souffla-t-il.
Il n'essaya pas de la toucher ou d'avancer alors Astrid s'efforça de ne pas reculer.
_Je pourrais… Tu pourrais… Tu pourrais être libre… Si… Si tu devenais mienne…
Elle savait que par « mienne », il ne parlait pas d'elle en tant qu'esclave. Elle ravala l'agressivité qu'elle sentait naître à chaque fois qu'un homme prétendait la désirer.
_Mon cœur n'appartient qu'à un seul homme…
Il la considéra pendant quelques secondes.
_Parles moi de cet homme…
Elle fronça les sourcils. Pourquoi voulait-il qu'elle lui parle d'Harold ? Qu'est-ce que cela allait lui apporter ? Elle hésita.
_Il est…brillant, intelligent, trop intelligent pour son bien… Il est brave, courageux, il est sincère et aimant, il est bon, il a une âme noble et généreuse…
_Mais il n'est pas là…
Elle avait envie de rétorquer que si, justement, il avait traversé des mers déchainées pour la retrouver, qu'il était là, dans cette forge, et qu'il la sortirait de là. Mais elle tut ces mots qui pourraient leur coûter la vie.
_Il viendra, je le sais…
Saoirse s'était éloignée en direction du potager et n'était plus visible. Il s'approcha d'elle et elle réprima un frisson. Il avait le même regard perdu, il semblait soudain loin, loin d'elle, loin du présent. Il posa une main sur sa joue et elle sursauta comme si son contact l'avait brûlée. Elle repoussa sa main d'une tape et bondit en arrière. Il lui attrapa le poignet et voulut l'embrasser mais elle se débattit, découvrant avec horreur qu'il était bien plus fort qu'elle ne le pensait.
_Lâchez moi ! gronda-t-elle.
_Nous… Nous pourrions être heureux… Tu… Tu aurais ce que tu voudrais…
Il voulut de nouveau lui toucher le visage mais elle s'écarta le plus possible, son bras toujours prisonnier de sa poigne.
_Laissez-moi…
_Nous serions heureux…
Il avait un ton suppliant et les larmes aux yeux. Il la regardait mais il ne la voyait pas, elle n'était qu'un fantôme du passé pour lui. Elle secoua la tête.
_Non, non, je ne suis pas Solveig, lâchez moi, je ne suis pas elle, je suis Astrid, vous me faites mal !
Il serrait son poignet si fort qu'elle grimaça, mais lorsqu'il se pencha pour essayer de l'embrasser à nouveau, elle n'y tint plus et lui asséna un coup de tête. Il fut projeté en arrière, la lâchant dans l'élan, portant ses deux mains à son nez. Il cligna plusieurs fois des yeux, sous le choc. Il la dévisagea sans comprendre, il regarda son poignet sur lequel les traces de ses doigts tournaient déjà au bleu violacé.
_Je suis désolé, je suis tellement désolé, souffla-t-il, horrifié.
Astrid semblait ébranlée, elle avait mal à la tête, mal au poignet et une irrésistible envie de le frapper.
Il recula, l'air abattu et honteux, puis lui tourna le dos.
_Il a beaucoup de chance… dit-il à voix basse.
Il s'éloigna en direction du palais. Astrid faillit se laisser tomber à genoux. Elle avait les jambes qui tremblaient et le cœur qui battait à tout rompre. Elle ferma les yeux et respira profondément. Elle avait eu son compte d'émotion pour la journée. Elle ne souhaitait qu'une chose. Que le soleil se couche et qu'elle retrouve Harold.
