OUI ! Je suis là, et voici le chapitre 12, que j'ai dû coupé en deux, par manque de place. Mais, ce chapitre est tout de même le plus long que j'ai écris. C'est un vrai monstre ! Il fait plus de 6000 mots !

Bon, juste de petites allusions à la trame principale dans ce chapitre, et un grand tour d'horizon des activités ! Normalement, vous ne devrez pas avoir de mal à vous repérez dans la semaine, le premier tier se déroule le mercredi après-midi, le second le samedi matin, et le dernier le samedi après-midi. Bref, j'ai essayé, à chaque petit paragraphe, de faire un point de vu pour différents personnages, en espérant qu'il y aura suffisamment de nuances !

Réponse aux reviews :
Guest : Oui, je sais que les lecteurs sont timides, mais une réaction, ça me suffit. Pas de pamphlet au chapitre 13, les autres lecteurs peuvent te remercier :). Mais, j'aurais apprécié, que dans ta réponse, tu mettes une petite phrase de synthèse à propos de tes pensées sur ma fic. En espérant que tu continueras à lire tout de même !
Latoreya : Les révélations pour l'histoire d'il y a 10 ans seront dans le chapitre 14 ; pour le passé d'il y a 50 ans, euh, chapitre 40 ? Parce que, je n'ai pas encore scénarisé la fin. Mais, je sais déjà, que pas mal de mes chapitres vont finir découpés, j'ai vu trop gros dans le contenu, y'a qu'à voir celui-ci. Pour la prophétie, je ne dis rien, mais ... non, ronge ton frein ! Et bonne réponse pour le film, tu sais désormais à qu'elle période j'ai scénarisé les chapitres 10 à 15 ! Ravie de te revoir !

Bonne lecture à tous ! Parce que c'est le dernier chapitre d'écrit que j'ai !

EDIT 15/09/18 : J'ai rajouté quatre activités qui n'étaient pas décrites de base : athlétisme, kendo, randonnée et photographie. Ibiki a perdu ses "h" et j'ai changé quelques affectations parce que je m'étais trompée ou bien parce que ça calait moins avec l'évolution des personnages. Beaucoup de petits passages ont été modifiés, et j'ai supprimé tous les suffixes inutiles. Leur utilisation dans ce chapitre était vraiment exagérée. Ce chapitre reste très long, mais il est désormais plus digeste.


Les élèves n'étaient pas au garde à vous. Mais ils n'en étaient pas loin. Ibiki Morino était intransigeant. Avant chaque séance de karaté, il vérifiait que les élèves était tous parfaitement habillés. Kimonos parfaitement ajustés et cheveux attachés. Satisfait de son inspection, il lança l'échauffement, cent tours de salle et ensuite, étirements. Puis, il les répartit par duo pour travailler par niveau. Kidomaru observa Tenten et Temari se lancer dans un combat endiablé. Elles n'avaient pas son niveau, mais elles n'auraient eu aucun mal à mettre à terre un homme deux fois plus lourd qu'elles. Le jeune garçon vérifia qu'il était parfaitement habillé et répéta quelques frappes. S'il voulait pouvoir se lever demain il devait faire attention. Surtout que le jeudi matin il commençait par physique-chimie avec Orochimaru. Après quelques minutes, la peau mate de son visage détendu, l'adolescent ouvrit les yeux. Face à lui Ibiki se mit en garde. Le pied de l'élève s'éleva vers la poitrine du maître en un mouvement percutant.

Floraison

Tayuya fit virer sa planche pour rester face au vent. Mais un ventilateur traître lui fit perdre le contrôle de la voile. C'est avec un désabusement marqué qu'elle regarda l'eau monter à toute vitesse vers son visage. Quand sa tête ressortit de l'eau elle vit le visage goguenard de Sakon. Tayuya l'observa d'un air impassible. Il passa exactement au même endroit que Tayuya deux secondes plutôt. Et comme elle, il perdit le contrôle de sa planche, la voile prise de liberté se tordit entre ses mains, le catapultant dans l'eau. La jeune fille ricana sans complexe. C'est Kotetsu qui vint à leur secours dans le canot de sauvetage. Ils étaient tous tombés à l'eau, à cause d'un foutu ventilateur détraqué. Le seul encore sur sa planche était Kankuro, il aidait les surveillants à rattraper les planches vagabondes et les élèves malchanceux. Et c'était bien parce qu'il était mauvais en planche à voile et ne venait jamais dans les parties les plus difficiles. Finalement, c'était vraiment n'importe quoi de faire une activité extérieure en intérieur songea Tayuya.

Floraison

Le ballon survola le filet, Nagato se précipita dessus, et se ramassa lamentablement.

- Uzumaki ! Qu'est-ce que j'avais dis sur les lacets ! S'exclama Baki.

- Que ce n'était pas une option. Grommela le jeune roux.

- Parfait, Sasaki, vérifie que qu'il est en un seul morceau et Uzumaki, attache-moi ces saloperies de lacets !

Seul Ren réagit au langage du professeur. Ukon se sentit une envie folle de lever les yeux au ciel. Baki avait passé beaucoup de temps en Angleterre dans les quartiers populaires pour perfectionner son anglais. Et il y avait acquis un langage réprouvé par la bonne société, mais qui plaisait bien aux élèves. Ukon effectua un lancer parfait qui fut difficilement renvoyé par l'équipe adverse. Gaara les acheva d'un smash surpuissant. Ukon fit le tour du gymnase en hurlant, les bras en l'air. C'était son petit rituel après une victoire. C'était très mal vu, mais bon, il était tellement bon que l'académie ne lui retirerai certainement pas sa bourse. Et puis, il avait l'appui d'Orochimaru. Il se reçu alors un ballon de volley entre les omoplates. Cadeau de Baki.

- Nakamura ! Arrête de faire le singe !

Un moyen comme un autre de lui dire qu'il était cool mais qu'il fallait pas pousser.

Floraison

Le shinaï de Haku se déplaçait avec grâce et élégance. Dans le silence solennel du dojo, il se déplaçait avec la grâce d'un danseur. Mais tous ses mouvements étaient empreints d'une dignité presque martiale. En un dernier geste gracieux, Haku se stoppa. Lentement, il ouvrit les yeux, balayant du regard la salle. Ses yeux sombres comme une nuit sans lune sondèrent chacun de ses camarades. Avec grâce et respect, il s'inclina face au maître du dojo. D'un pas léger, il sortit de la salle, toujours suivi du silence respectueux. Cela faisait des années que plus personne n'affrontait l'adolescent. Beaucoup trop fort, beaucoup trop impressionnant. Derrière le calme bouclier de ses pupilles obscures, la force tranquille qu'était Yuki Haku imposait le respect à ses congénères.

Floraison

Konan se tint immobile. Est-ce que c'était ce qu'elle pensait ? Eh bien oui ! Il la pelotait. Sans aucun état d'âme la jeune fille gifla le malotru. Puis, elle se redressa et parti se plaindre à Shizune. Elle aurait bien rétamé ce sale type. Pratiquante assidue de karaté, elle avait la force physique nécessaire pour apprendre le respect aux autres. Mais elle avait déjà été collée pour ça. Du coup, maintenant, elle allait en référer à la responsable. Et puis, c'était tellement jouissif de voir ces pervers obligés d'aller aider Gaï à ranger le gymnase. Sans plus s'occuper de cela, Konan partit mettre un de ses camarade en position latérale de sécurité. Elle aimait beaucoup ses cours de secourisme, pouvoir sauver des vies, elle trouvait que c'était extraordinaire. En-dehors des pervers qui essayait de peloter les filles. Au moins, avec Kisame, elle était sûre qu'il n'essaierait pas de la peloter, il la respectait beaucoup trop. Et avait aussi trop peur de la réaction de Nagato. Elle aimait beaucoup discuter avec Haruno, malgré ses cheveux roses et ses manières de gamine, elle en avait dans la tête. Enfin, tant que Uchiha junior n'était pas dans les parages.

Floraison

Inspire, attend, inspire, attend, inspire, attend. Sa main droite vint rencontrer le bord de la piscine.

- Pas mal Hozuki, s'exclama Anko. Mais tu peux faire beaucoup mieux.

Essoufflé, mais fier, voilà ce qu'était Suigetsu. Il avait eut droit à des encouragement de la part d'Anko. Si Kisame avait été là, il aurait sans doute lancé quelque chose du style : « Sortez le champagne ! ». Mais il était à l'atelier manuel, et il le regretterai, Anko s'apprêtait à prendre Nara en flagrant délit de flemme. Ce mec était pas croyable. Il n'était même pas narcoleptique. Il avait juste la flemme. Suigetsu attrapa avec délice sa bouteille d'eau. Il ne comprenait jamais pourquoi, mais il sortait toujours assoiffé de la piscine. Un fin sourire trahi l'amusement du garçon quand il vit Anko lancer purement et simplement Nara à l'eau. Elle s'améliorait, la dernière fois elle avait tenu moins longtemps avant de lui botter les f... le fondement. Assis sur sa chaise, le maître nageur soupira en secouant la tête. Mais pas trop fort, c'était Mitarashi Anko qu'il avait en face de lui.

Floraison

Les pensées de Neji s'envolèrent. Écrire. Des histoires sorties de son imagination ; de vieux contes remaniés, à sa façon. C'était son seul moyen pour échapper à l'emprise familiale. Il avait essayé le sport. Mais à cette époque Hinata était le catalyseur de sa haine, et elle en avait payé le prix fort. Encore aujourd'hui, Neji sentait la culpabilité lui enserrer la gorge comme un étau. La main se stoppa, le point final avait été posé. Sans attendre, il se dirigea vers le bureau du professeur pour lui faire lire son écrit. Neji appréciait faire lire ses écrits. Dans la limite de sa zone de confort. Soit Kakashi, responsable de l'activité, Hinata, Hanabi, Lee, Tenten et Gaï. Chacun l'encourageait, à sa manière. Au sein du club d'écriture, Neji appréciait d'échanger avec Konan et Temari. Elles avaient des styles très différents du sien, mais parler avec elle permettait parfois à l'adolescent aux yeux opalescent de surmonter un blocage. Hidan appartenait également à cette activité. Mais ses rodomontades incessantes agaçaient prodigieusement le Hyuga.

Floraison

Les cheveux roses tourbillonnant n'empêchèrent pas la jeune fille de continuer sa chorégraphie. Elle aimait cela, sentir ses cheveux bouger autour de sa tête, l'aveugler, lui cacher le monde. Elle se sentait libre et vivifiée. Comme si le vent la traversait. En même temps que la musique, Sakura se stoppa. Les autres élèves l'applaudirent. Rayonnante, la jeune fille laissa la place à un autre élève sur la piste. Kurenaï et le professeur de danse hip-hop lui adressèrent un sourire de félicitation. La jeune fille leur rendit un sourire de remerciement et un inclinement de tête respectueux. Sakura espérait vraiment qu'elle serait sélectionnée pour le rôle principal du spectacle d'Halloween. Restait à savoir qui parmi les garçons serait choisi. De ce qu'elle savait, les deux garçons actuellement en compétition était Akasuna no [Sasori] et Sabaku no [Kankuro]. Si le premier était d'une incroyable souplesse, le second avait plus de puissance dans ses gestes. Souplesse et maintient, deux maîtres mots de la danse hip-hop. Sakura faisait de son mieux pour les respecter. En espérant que cela suffise.

Floraison

Vêtue d'un petit short et d'un petit t-shirt, Ayame sautillait sur place. Le mois de septembre se trouvait être bien chaud, mais pas assez pour que sa tenue d'athlétisme soit agréable à porter. La veille, son ensemble un peu plus chaud avait malheureusement subit une rencontre aussi fatale que décisive avec la cuisine de son père. Teuchi avait bien essayé de réparer les dégâts, sans succès. La jeune brune s'était donc résolue à souffrir en silence. La solution intelligente aurait été de se rendre à l'activité le samedi, histoire d'avoir le temps de se racheter une tenue. Mais par un malheureux coup du sort, le responsable de l'activité de randonnée et celui de la photographie avaient convoqué leurs élèves le samedi. Ayame soupira, son karma hebdomadaire semblait bien pourri.

Floraison

Deux grands yeux globuleux, vides de toutes pensées et une bouche s'ouvrant et se fermant mollement. La partie rationnelle de Kisame ricana. L'autre, trop occupée à observer Sasori accentua la face de poisson du jeune homme. Enfin, Kisame n'observait pas Sasori a proprement parlé, mais plutôt la marionnette qu'il avait entre les mains. Une pure merveille, que le jeune roux comptait offrir à une jolie donzelle pour laquelle il craquait. Kisame en était presque jaloux, c'était dire à quel point cette marionnette était jolie ! Habillée et coiffée comme une femme de l'ère victorienne et à l'image du coup de cœur de Sasori. Si elle ne craquait pas pour la marionnette (et ensuite pour le roux), Kisame voulait bien devenir danseuse étoile et se décolorer les cheveux. La voix d'Iruka lui rappela qu'il avait lui aussi un travail à faire. Kisame se détourna de Sasori pour observer sa propre table de travail. Un casse-tête chinois y reposait. Il ne restait plus qu'à le décorer. Même si Kisame était déçu, la gamine Haruno n'avait eut aucun mal à le résoudre, comme quoi la couleur de cheveux n'influait pas forcément sur l'intelligence. Enfin, ça, ça restait à prouver en présence d'Uchiha junior !

Floraison

L'atmosphère était détendue dans la salle de sculpture. Deidara pétrissait de la glaise dans un coin. Dans un autre, Naruto enfonçait pioche et maillet dans le granit tout en sifflotant l'air des sept nains. Les quelques autres personnes présentes sculptaient avec application. Quand à Bee, il écrivait on ne sait quoi dans son carnet. Lee, avec son sourire habituel aux lèvres, ouvrit son sac poubelle. Il était allé demander à l'administration de lui garder les emballages. Et une semaine plus tard, il avait de quoi révolutionner sa vie. Sa statue s'appellerait : « Sakura, la flamme de ma vie ! ». Elle serait une ode sculpturale de son amour envers la rose. Une statue entièrement recyclée. Si Sakura refusait de sortir avec lui avec ça, il ferait deux séries de trois cent pompes. Lee s'activa. On était mercredi, s'il prenait ce créneau-ci, plus un autre, il pouvait terminer sa statue dans les délais. Il voulait l'offrir à Sakura samedi prochain, qu'elle puisse réfléchir à ses sentiments avant le lundi matin. Lee s'enflamma sans que personne ne lui accorde la moindre attention. De toute façon, ça se terminerait de la même façon que les précédentes fois : un Lee en larmes en train de faire des exercices physiques sous les encouragements de Gaï.

Floraison

Ce mercredi après-midi de septembre resterait à jamais gravé dans l'esprit de Kin. Il s'intitulerait : « Le jour où Sasuke - placer l'insulte adéquate ici - Uchiha perdit la face ». Rien que d'y repenser, Kin se mettait à glousser. Retour arrière de quelques minutes. Répétition de théâtre pour la préparation du spectacle d'Halloween, une petite pièce sans prétention. Un homme souhaitant richesse et pouvoir (Aburame), un banquier arrogant (Uchiha), deux serviteurs amoureux et détestant leur maître (Inuzuka et Hinata), un trésorier fleur bleu (Nara) et une petite fille riche comme Crésus (Kin). Avec quelques rôles secondaires et le metteur en scène (Minato). Alors que Uchiha devait se tourner pour donner la réplique à Aburame, il s'était retrouvé nez-à-nez avec Inuzuka. Apprêté d'une serpillière sur la tête et d'un sac poubelle pour costume. Uchiha en avait lâché un petit cri très féminin. Inuzuka avait récolté trois heures de colle. Mais Hinata et Kin avaient bien rigolé. Plus exactement, Kin avait ricané et Hinata avait sourit. L'excuse d'Inuzuka (une mise en scène plus moderne, j'vous jure !), aurait été plus crédible s'il l'avait répété avant. Piètre performance d'acteur, et Aburame avait refusé de l'aider. Kin était même certaine de l'avoir vu esquisser un micro-sourire.

Floraison

Sasuke ferma sa veste de ski ; il ne s'agissait pas de tomber malade en ce samedi matin. Le Uchiha tenait à profiter de son dimanche. Seul Hidan était capable de skier torse nu sans attraper froid. Ce type n'était pas humain. Un grand fracas retentit derrière Sasuke. Il se retourna en refrénant un soupir. C'était encore son imbécile de cousin qui faisait des siennes. Là, il avait planté ses deux ski de chaque côté de sa tête. Sasuke ne savait pas comment il avait fait et il ne voulait pas savoir. Sasuke posa ses skis. Hidan accourra en ricanant, à croire qu'il trouvait ça marrant de voir Obito tomber. Caché derrière ses lunettes, Kabuto ne semblait pas décidé à les aider. Sans un mot, mais pas sans pensées désobligeantes Sasuke remit son cousin sur pieds, puis Hidan l'aida à rechausser ses skis. Après quelques descentes, ils se lancèrent réellement dans la vitesse à ski pour Sasuke et Obito et les acrobaties à snowboard pour Hidan. Bien emmitouflé dans sa doudoune et un chocolat chaud entre les mains Kabuto faisait un signe à tous les sprinteurs qui passaient devant lui et applaudissait les casse-cou sur les bosses à neige. Sasuke se demandait vraiment comme un tel niais avait pu être nommé surveillant. Ils étaient dans une académie de grande classe, Kami-sama !

Floraison

Udon haletait, suivant avec difficulté le rythme imposé par le groupe. Le meilleur ami de Konohamaru suivait actuellement une initiation au sein de l'activité de randonnée.

- Ça va Pokari-kun ?

Le doux visage d'Ayame Michi apparut dans le champ de vision du jeune garçon. Chacun des membres du club de randonnée avait pris en charge un élève de Kiri pour le guider lors de l'initiation. Et la jeune brune prenait son rôle très à cœur. Pas comme le mec bizarre qui avait faillit perdre son protégé au détour d'un sentier.

- Yuki-kun, attention, l'interpella d'ailleurs Ayame.

Le brun se retourna, et rentra dans les rangs. Udon avait encore du mal à croire qu'il s'agissait vraiment d'un garçon, il avait les traits si fins !

Floraison

Reculer la jambe gauche sous le fessier, l'encolure du cheval incurvée, la tête du cavalier vers la droite, les épaules et les talons vers le bas, le poids du corps vers la droite... Hanabi essayait de mettre tout cela en place. Le déplacement de hanches était un exercice très important à pratiquer. Mais ce n'était pas un franc succès pour le moment. Bon, pour sa défense Yuna non plus n'y arrivait pas tout à fait ! La jeune franco-japonaise ne cessait d'ailleurs de pester à mi-voix contre son cheval. Elle montait Shukaku, un entier avec un super coup de saut mais raide comme une planche en bois. Hanabi était plutôt contente de monter Kurama, cet hongre avait beau sans cesse tester son cavalier, il répondait très bien à la jambe et aux mains. Le moniteur leur cria de laisser souffler les chevaux. D'un geste vif, les jeunes filles laissèrent les rênes longues aux chevaux. Sans qu'elles aient besoin de les diriger, ils se rapprochèrent. Ces deux là étaient copains comme cochons. Les deux jeunes filles purent se mettre à papoter. Hanabi sourit, Yuna était super géniale, elle prenait le temps de discuter avec elle alors qu'elle aurait pu faire d'autres choses. Il fallait qu'elle demande à son père s'ils pouvaient l'inviter pendant les vacances de Noël.

Floraison

Gaara ne prêtait absolument aucune attention aux filles qui le reluquaient allègrement. C'était la salle de beach-volley, alors il se mettait en tenue pour pratiquer le beach-volley. Soit un maillot de bain. Après les échauffements de rigueur, Baki leur envoya les ballons, et en piste. Gaara manqua de se faire attaquer par ses camarades féminines.

- Pas d'équipes mixtes, dans trois semaines on se fait un tournoi filles contre garçons. Alors lâchez Sabaku no les filles. Grogna Baki.

Il venait d'éviter à ces jeunes filles une rencontre plus que rude avec le sol. Très perspicace Baki. Il lui avait suffit d'un regard pour voir la nouvelle carapace de Gaara. Mais pas d'entrée pour le professeur. Gaara resterait seul. Sans un mot, Baki le mit en équipe avec Nagato et Kimimaro. Le second n'était pas là ce matin. Mais ce n'était pas grave, ils se débrouilleraient à deux pour cette fois. Ils écraserait tous ceux qui leur ferait face. Pas de place pour la pitié dans ce monde. Les sentiments n'étaient que des fardeaux. Dans un élancement fulgurant, Gaara fit le service.

Floraison

Jirobou imagina très nettement le visage de Ga à la place du sac de boxe sur lequel il lâchait ses nerfs. On était samedi, il était même pas dix heures, et Juugo leur avait déjà fait une crise. Alors oui, il avait une envie folle de tabasser ce prof. Non mais franchement, qui était assez fou pour demander à Juugo d'exprimer toute la fougue de sa jeunesse ? En-dehors de Gaï bien entendu. Bref, après une heure d'angoisse et de nombreux hurlements, les élèves s'étaient prudemment risqués à sortir du vestiaire. Sauf Lee qui était sorti en hurlant :

- La flamme de la jeunesse est en moi !

Un vrai cas lui aussi. C'était une version miniature de Gaï. Même coupe en bol, même immonde survêtement vert, et surtout un enthousiasme à donner des envies de meurtres à un non violent, apathique et tétraplégique. Finalement, Juugo n'avait rien à se reprocher, étant violent et en bonne santé de nature. Gaï était toujours en vie, et le gymnase encore debout. C'est donc avec son enthousiasme habituel qu'il les répartit devant les sacs en leur sortant :

- Et n'oubliez pas d'exprimer votre flamme de la jeunesse !

Jirobou nota dans un coin de sa tête qu'il avait dit exactement la même chose à Juugo avant sa crise.

Floraison

Kimimaro écouta attentivement la musique, il compta les temps, et au bon moment il se lança. Sa voix dérailla au bout de la deuxième note. Orochimaru se stoppa net. Derrière lui, Kimimaro sentit les regards pleins de compassion de Kidomaru, Sakon et Ukon.

- Sakamoto, puis-je savoir ce que vous faîtes ?

Je fais des claquettes ! Eut très envie de répondre le jeune homme. Mais comme il n'avait pas très envie de nettoyer le gymnase à la brosse à dent sous la surveillance de Gaï, il modifia sa réponse :

- C'est que, je mue Orochimaru-sama.

Et encore ces foutus trémolos, un coup grave, un coup aigu, c'était gavant...

- Vous n'êtes pas un peu jeune pour cela Sakamoto ?

Dans sa voix pleine de sifflement, Kimimaro sentait le ronronnement quasi-extatique d'Orochimaru. Ce salopard aimait frapper là où ça fait mal.

- J'ai quinze ans Orochimaru-sama.

Le professeur eut un sourire genre : « Vraiment ? Désolé mais pas désolé d'avoir dis des choses blessantes. ». Sans un mot Kimimaro repris sa place dans le chœur. Dans la chorale, il était le plus âgé à ne pas avoir encore totalement mué, Sakon, Ukon, Juugo et Kidomaru qui avaient tous un an de moins avaient mué. Et Obito qui avait le même âge qui lui avait déjà mué.

Floraison

C'est avec un bonheur non dissimulé que Temari mis cette salope de Karin à terre. La pimbêche eut le souffle coupé. Le maître de dojo leur fit signe de s'éloigner et de se saluer. Le combat était terminé. Avec le sourire, Temari partit en taper cinq à Kin. Elles étaient les deux seules membres du groupes à faire du judo. Dommages pour les autres. Dire qu'elles manquaient l'un des seuls endroits au monde où elles pouvaient se battre contre une membre du club des pétasses. Sans subir de punition. Et non, Temari n'avait pas oublié et encore moins pardonné ce que Karin avait fait à Yuna vendredi dernier. La pauvre avait vraiment l'air complexée par ses cicatrices. Heureusement, elle avait croisé Naruto en chemin, il lui avait rendu le sourire. Le lundi suivant, Temari avait donné à la nouvelle un crème solaire un peu particulière. Elle protégeait les cicatrices tout en unifiant le teint de la peau. Yuna avait eut un petit sourire crispé. La jeune blonde lui en avait renvoyé un rassurant en retour. Temari fit un clin d'œil à Kin quand elle partit affronter l'adversaire sur le tatami. Il lui tardait d'affronter Itachi. Mais ça attendrait son prochain passage au club de judo. Et cette fois elle le rétamerait. Oui, elle savait, c'était beau de rêver vaincre le quintuple champion du Japon de judo.

Floraison

Hinata écouta l'alto et la guitare. Dans sa tête, les voix de flûte, de piccolo et de piano résonnèrent. D'un geste fluide son archet se mit en mouvement. La mélodie s'envola, douce, belle, poignante. Itachi plaça un dernier accord et Neji et elle-même laissèrent couler leur note jusqu'au bout de l'archer. Ils laissèrent le silence durer un peu, pour pouvoir apprécier pleinement et encore pendant quelques minutes l'harmonie qui les avaient saisis.

- C'est vraiment mieux quand Orochimaru n'est pas là, murmura Itachi.

Les deux Hyuga acquiescèrent.

- Même si sa première rencontre avec Sasaki-chan a été, hum, comment dire, fracassante ? Continua Itachi, un soupçon d'humour dans la voix.

Neji émit un petit ricanement et Hinata sourit. Lors de sa première venue au club, Yuna avait été surprise par une apparition surprise d'Orochimaru dans son dos. Elle avait sauté de sa chaise en hurlant une phrase latine : « Vade Retro Satanas ! ». Tayuya ne s'était arrêtée de rire qu'à partir du moment où Orochimaru avait voulu coller Yuna. Quand à Gaara, il n'avait pas levé les yeux du piano. Itachi plaça un accord.

- Bon, on fait la suivante ? Halloween approche !

- Oui Uchiha-sempai.

Hinata repris son archet, Neji pris son alto et Itachi compta les temps :

- Un, deux, trois...

Floraison

- Cette œuvre à un nom, Nara ?

- Ouais, la « danse du paresseux ».

- T'aurais dû l'appeler la « danse de Nara ».

- Pourquoi ?

- Parce que « Nara » et « paresseux » sont des synonymes.

- Sale gosse.

- Je te remercie.

Dans un coin de la salle, Shikamaru remarqua d'autres élèves très occupés à ricaner. Et Shikamaru ignora cela royalement. Après tout, ce n'était pas sa faute s'il perdait un peu de maturité quand il parlait avec Tayuya. Parfaitement. Et de toute façon, c'était une sale gosse aussi. Un instant à sourire et l'instant d'après à hurler. Shikamaru se demandait parfois si elle ne souffrait pas d'un trouble bipolaire. Même si elle restait vraiment douée en danse moderne. Nettement moins qu'en boxe, à se demander pourquoi elle avait arrêté avec la droite qu'elle avait. Pourquoi avait-il choisi danse moderne déjà ? Ah, oui, il avait eu la flemme de choisir ses activités, ses parents avaient donc tiré au sort. C'était tombé sur natation, théâtre et danse moderne. Shikamaru se promis de se bouger à choisir avant la fin de l'année. Pas envie de continuer à danser sous les blagues de Tayuya et les regards goguenards des autres. Le jeune garçon avait beau avoir plus de deux cents de Q.I., il oublierait cette résolution à l'instant même où il s'endormirait. Et se retrouverait avec des activités pourries l'année d'après.

Floraison

Sasori fit virevolter Ino entre ses bras. Un coup à droite, un autre à gauche, on fait tourner la partenaire, dans un sens puis dans l'autre. Quand la musique se stoppa toutes les paires partirent boire un coup. Y'a pas à dire, danser le rock c'était fatiguant. Sasori but avec soulagement une partie de sa bouteille d'eau. Sasori adorait les danses de salons, dans son esprit d'adolescent un peur fleur bleue, c'était d'un romantisme inégalé. Cependant, pour assouvir son ambition d'entrer dans l'armée, il faisait de la musculation à côté. Il aimait de toute façon beaucoup trop la grâce de la danse et la symbiose qu'il pouvait exister entre les deux partenaires pour arrêter. Il voulait continuer à danser jusqu'à qu'il n'en ait plus la possibilité. Un reflet doré apparut dans son champ de vision. Sasori se retint de grogner. La Yamanaka allait encore lui demander de lui arranger un rendez-vous avec Uchiha junior par l'intermédiaire d'Itachi. Quand est-ce que cette fille comprendrait qu'elle n'avait aucune chance ? C'était vraiment dommage que sa seule ambition soit de porter le nom des Uchiha. Sinon, elle aurait pu aller loin.

Floraison

Choji observa avec fierté son chou. Il était vraiment trop chou ce chou. Il allait faire une bonne choucroute la prochaine fois qu'il irait au club de cuisine. Après avoir posé son chou dans un cageot, Choji partit aider Shino avec ses roses. Enfin, il partit s'occuper des roses à la place de Shino. Comprenez donc, il y avait tellement de coccinelles sur ces rosiers qui ne demandaient qu'à être étudiées ! Du moins, c'est ce que compris Choji de sa courte conversation avec Shino :

- Il beau mon chou, hein Shino ?

- Celle-là à sept points.

- Attends, je vais t'aider avec tes roses.

- Ce puceron à moitié dévoré est vraiment fascinant.

Bref, fallait vraiment que l'académie ouvre un club d'entomologie. Dans son coin, Zetsu chantonnait « Yellow submarine » tout en arrosant un parterre de fleurs. Dommage que Jirobou ne soit pas là ce matin, lui qui adorait les fraise. Les dernières de septembre avaient mûries et ils les avaient mangées. Assis au bord du potager Asuma fumait une cigarette tout en les observant. Il avait beau avoir l'air d'un type qui jamais ne se salira les mains, il avait la main verte. Choji se souvenait de sa surprise quand il avait appris qui était son père. Il s'était vraiment demandé comment un homme aussi simple pouvait être le fils de l'implacable quoique débonnaire Sarutobi Hiruzen, sénateur de Nagano.

Floraison

Concentré, Kankuro gomma avec application les dernières traces de mine graphite. Il n'avait pas le talent de Saï, mais il peignait tout de même honorablement. Avec un sourire Kankuro posa sa gomme. Terminée. Sur la toile s'étalait un portrait de sa sœur. Cheveux blonds comme les blés, moue boudeuse et yeux verts orageux. Pendant un instant Kankuro craignit pour sa vie. L'œuvre avait l'air plus belle que l'originale. Mais le sifflement admirateur de Suigetsu le rasséréna. Sa sœur ne pouvait qu'apprécier ce portrait. Prudemment, Kankuro pris la toile entre ses mains et il alla la poser dans un coin de la salle pour qu'elle sèche. Une fois bien sèche, elle serait recouverte d'un vernis protecteur et Kankuro pourrait l'emmener. Zabuza était d'ailleurs en train de regarder, vraiment perplexe, la dernière œuvre de Saï. N'empêche, Kankuro ne comprenait vraiment pas pourquoi le professeur d'art gérait aussi le club d'escrime.

Floraison

Deidara n'aurait pas dû se gaver de pommes de terre ce midi. Mais qu'y pouvait-il ? Il était accro aux pomme de terre, poêlée, en gratin, à la vapeur, en purée, en frite, avec viande, ou poisson... Mais là, il le regrettait, vraiment. Ses petites chéries lui pesait sur l'estomac. Pas très pratique ni agréable pour faire de la gymnastique tout ça. Et en plus Zetsu n'était pas là. Il ne pourrait donc pas l'aider. Il ne lui restait plus qu'à affronter le tapis, et Anko.

Il était mort.

À moins que... La gamine rousse, fan de Sasuke, là, Karin, elle pouvait peut-être lui sauver la mise ! Ouais, nan, elle allait lui demander en retour un rendez-vous avec Uchiha junior.

- Okanuki, en piste !

Anko l'appelait. Promis, s'il sortait vivant de ce samedi après-midi, il allait en cure de désintox.

Floraison

Shino regarda avec un profond détachement Hidan faire la passe à Sasuke. C'est avec le même flegme qu'il se jeta sur le ballon pour l'arrêter. Le Uchiha tira une de ces tronches. Si Shino n'avait pas été Shino, il aurait rit à gorge déployée. Mais Shino étant Shino, il se contenta de relever la commissure des lèvres d'un micromètre. Hidan n'eut pas cette retenue, il gloussa. Si Naruto avait été là, il aurait sans doute sorti une vanne débile. Choji aurait alors proposé des chips à Naruto. Kakuzu se serait mis à tous les engueuler pour lui faire perdre son temps (et de l'argent). Deidara aurait essayé de le calmer. Et finalement, ç'aurait été Jiraya qui aurait tout réglé en leur faisant faire des tours de terrains. Une punition piquée à Gaï. Mais il n'y avait que Uchiha, Hidan et lui-même. Alors Shino se contenta de dégager le ballon à l'autre bout du terrain. Ce qu'il aimait être gardien.

Floraison

Un énorme rouleau se profilait. Kiba en avait la banane jusqu'aux oreilles. Avec un cri de pure délectation, il se mit debout sur sa planche. Suigetsu était occupé avec Ren à tenter une improbable figure en duo. Parfait, ce rouleau était pour lui. Le jeune brun se rallongea sur sa planche et rama jusqu'à être en position. Et quand la vague vint le frapper, il était prêt. Il se mit debout, surfa dans le rouleau, et finalement revint vers la plage artificielle. Un sourire encore plus grand qu'avant sur les lèvres.

- Très bien Inuzuka, le félicita Kotetsu. Mais laisse donc quelques rouleaux aux autres.

- Compris sensei.

- Ah, et va donc aider Hozuki et Sasaki, leur figure n'est pas très au point.

Un gigantesque bruit d'éclaboussure et deux cris retentirent alors. Deux têtes d'ahuris, une bleue et une brune émergèrent des vagues. Kiba ricana intérieurement. Pas de panique les gars, l'expert était là.

Floraison

Sakon observa avec un grand intérêt ses deux camarades. Kin et Naruto se regardaient, mortellement sérieux, prêts à se jeter à la gorge. Même Jiraya, assis en équilibre précaire sur sa chaise de maître nageur, était suspendu à l'action. Cela lui valut une chute. Et puis, de toute façon, que venait faire cette chaise de maître nageur dans un gymnase ? Un ballon rebondissant sur le sol coupa net la réflexion du jeune gris. Tiens ? Naruto s'était encore fait avoir. Jiraya siffla, deux point pour Kin. Sakon récupéra le ballon au vol et marqua chez son amie. Il adorait le basket à trois, comme il était moins bon que Kiba, même si c'était dur à admettre, Kin et Naruto l'oubliaient souvent. Saï aussi était souvent oublié. Et les oubliés récupéraient les ballons que les puissants ne prenaient pas la peine de rattraper. Alors chêne, qu'est-ce qu'on dit au roseau ? Ah oui, c'est vrai, Il avait huit points de retard. Donc, ta gueule roseau.

Floraison

Tenten lança son bâton vers le visage d'Itachi, qui le bloqua sans peine. D'un bond, Kidomaru s'attaqua à Itachi. Oui, ils étaient à deux contre un. Mais comment vouliez-vous pouvoir vaincre autrement ce génie qu'était le Uchiha ? Celui-là était un génie, mais Sasuke rien qu'un petit imbécile orgueilleux et prétentieux.

- Rompez ! Hurla Ibiki.

Essoufflés et en sueur, Tenten et Kidomaru saluèrent Itachi, même pas légèrement fatigué. Ce type était un monstre.

- Bon, c'était quoi tout ça ?

Les élèves levèrent un regard étonné et circonspect vers leur sensei.

- Endou [Tenten], c'était quoi cet assaut mollasson ! Kimura [Kidomaru], quand tu attaques par derrière, assure-toi qu'il n'a pas la possibilité de bouger. Et Uchiha...

Ibiki chercha quelque chose à dire.

- ...c'était bien.

Victoire d'Itachi par forfait d'Ibiki.

Floraison

Une construction écologique, y'avait que cet imbécile de Lee pour proposer ça. Pas très intelligent, pas beau, aucun style et en plus écolo... Il avait vraiment rien pour lui ce pauvre type, songea Juugo. Et il avait fallut qu'Iruka marche. Quelle déchéance. Juugo frissonna en imaginant un monde recouvert de coupes en bol et de combinaisons moulantes vertes.

- Hey, Juugo, l'interpella Ukon, est-ce...euh, ça va ? Tu fais une tête bizarre.

Bien sûr qu'il faisait une drôle de tête, il venait d'imaginer Ukon habillé et coiffé comme Rock. Vision d'horreur, ou franchement hilarante. Juugo répondit à la question par un grognement. Le gentil, celui qui disait juste : « Laisse moi dans ma bulle. ».

- Mes amis ! À l'aide de ces cartons et autres emballages, concoctons une maison !

Optimisme, niaiserie et un immense sentiment de bonheur imbécile. Cette voix ne pouvait appartenir qu'au mini-Gaï. Rien que sa voix était fatigante.

- On n'est pas tes amis Rock, alors enlève ce bras de mes épaules, grommela Ukon.

Et un clown désillusionné, un ! Songea Juugo.

Floraison

À la barre, Obito suivait les directives du professeur de danse. Après les échauffements, enfin ils allaient passer aux choses sérieuses. À ses côtés, Kakuzu tirait moins la tronche qu'en début d'année. Cet idiot s'était trompé. Au lieu de prendre théâtre il avait coché danse classique. Du coup toute l'Akatsuki se foutait d'eux. Si Obito avait choisi chorale pour surveiller Orochimaru et ski pour surveiller Kabuto, il avait pris danse classique parce qu'il aimait cela. C'était stupide, Obito souhaitait s'orienter vers la section militaire de l'académie. Il passait déjà pour un idiot, et il ne faisait pas de sport de combat, ça allait être difficile d'y entrer. Mais c'était plus fort que lui, il aimait la danse classique. Bien plus que Yamanaka. Et ça lui faisait mal de voir l'incompréhension d'Itachi. Alors que ce dernier était l'un des seuls à savoir qu'il faisait semblant d'être autiste. Obito endurait, mais il savait qu'il ne pourrait pas continuer ainsi. Il avait décidé qu'après les prochaines vacances il révélerait la vérité à l'Akatsuki. Mais il devait continuer à passer pour un autiste aux yeux des autres, parce qu'on le sous-estimait. Et que ça lui permettait de ce battre pour ce en quoi il croyait.

Floraison

Avec application, Ino cousait tout en conversant avec Kurenaï. Cette professeur était incroyable, elle était le référent de cinq activités. Ça en faisait de la paperasse. Elle était actuellement seule avec la professeur, Kakuzu était à la danse et cette pouffiasse de Karin pouvait crever en enfer qu'elle s'en fichait. Les autres élèves étaient à d'autres activités ou bien viendrait plus tard dans l'après-midi. Sa robe était presque finie. Elle la porterait lors de la soirée d'Halloween. Il ne lui restait plus que le plus difficile, les broderies. Sa robe serait noire, rebrodée de fils argentés et rouges. Elle serait sublime, et Sasuke serait à elle. Sakura ne pouvait la vaincre avec une robe achetée et Karin n'avait pas son talent pour la couture. Quand à toutes les autres filles, elles ne comptaient pas, elles n'étaient pas des rivales à sa hauteur. Comme Sakura auparavant lui souffla une petite voix. Ino fit la grimace. Elle avait tout appris à la rose, et comment cette petite gourde la remerciait ? En la trahissant ! Non, vraiment, il n'y avait rien à gagner à être amie avec cette fille.

Floraison

Tenten n'était pas là, et ça ennuyait vraiment Saï. Parce qu'il était seul pour gérer les deux êtres paranormaux. Non, il n'exagérait pas. Zetsu et Yuna étaient vraiment très étranges. Et encore, Zetsu ne tentait pour le moment aucune expérience bizarre tel qu'il en avait le secret. DYuna, avec un sérieux trop sérieux pour l'être, parlait à la caméra comme une présentatrice de télévision. Zetsu cadrait avec l'imobilité d'une statue. Saï espérait vraiment que cette prise serait la bonne. La perche micro commençait à lui peser entre les mains... Ils auraient vraiment dû anticiper pour les micro-cravate.

- Nous vous souhaitons une très bonne soirée et nous nous retrouverons demain à la même heure, conclut Yuna.

Sans un ratage, Saï avait presque envie de pleurer. Ils avaient terminé. Plus qu'à faire les derniers réglages et ils pourraient rendre leur vidéo à Kakashi. Maintenant, il fallait monter un projet pour le concours junior de court-métrages. Zetsu voulait faire une histoire de ninja et Yuna une de princesse. Très banal. Sauf que pour le premier, il fallait que les ninjas soient armés de tomates et défendent la nature. Et pour la seconde que les princesses tapent sur les princes avec des poêles à frire. Autant la référence de la jeune métisse était claire, autant le brun ne voyait pas du tout d'où Zetsu tirait ses idées. Saï ne comprenait vraiment pas Danzo. La fratrie Sasaki n'avait vraiment rien de dangereux, alors pourquoi était-il aussi nerveux à son propos ?

Floraison

Appareil photo en main, Haku parcourait la forêt d'Aimi. En cette fin d'après-midi, le soleil était bien bas sur l'horizon. Mais ses teintes sanguines sublimaient les couleurs d'automnes des arbres.

Clic-clac

Entre ses mains, l'appareil emprisonnait les clichés sans relâche. L'adolescent aurait été capable de passer encore des heures et des heures dans la nature, à respirer l'air frais, à apprécier le silence et à vagabonder avec ses pensées. Mais il dû bien se résoudre à retourner sur Konoha. S'il ne rentrait pas rendre son appareil avant la fin du créneau, il aurait des ennuis.

Floraison

Nagato ne prêtait pas attention à ses camardes de classe. Il se faisait un duel de regard avec le grille-pain. Aujourd'hui, il verrait les tranches de pain sortir de cet agaçant engin.

- Uzumaki-sempai, pourriez-vous me passer la coriandre s'il-vous-plaît ? Demanda Choji.

Nagato commit l'erreur de tourner la tête. Un petit bruit retentit et une bonne odeur de pain grillé envahie les narines du jeune homme. Le roux laissa tomber sa tête sur le plan de travail. À l'arrière-plan Jirobou ricanait, tout comme Ayame. Victoire du micro-onde par alliance avec la coriandre, micro-onde : plus infini, Nagato : zéro. Avec un regard dégoûté, Nagato pris ses tranches de pain. Elles étaient grillées, comme sorties d'un four, mas pas sèches. Parfait, il pourrait se faire des tapas sans four (entre autres bizarreries, le Uzumaki appréciait la cuisine espagnole). Piètre consolation. Et par pitié, qu'Asuma cesse de lui lancer des regards compatissants. Il se sentait déjà suffisamment minable. Et Ren qui n'était pas là pour le soutenir.

Floraison

Konohamaru boudait. ToutKonoha partait demain visiter le palais du sénateur. Et lui ne pouvait pas y aller. Ça faisait pourtant longtemps qu'il n'avait pas vu son grand-père. Mais rien, pas de petite dérogation. Juste les élèves du collège et du lycée. Et pour un an de différence en plus ! Alors, oui, Konohamaru boudait. Parce qu'il ne pourrait pas passer du temps avec Naruto. Encore que... Mais, ce serait dangereux, et c'était interdit. Mais il pourrait passer du temps avec Naruto et grand-père. Le dilemme de Konohmaru dura près de trois secondes. Il lui faudrait se lever tôt, mais ça en valait la peine. Konohamaru ne boudait plus, Konohamaru l'hyperactif joyeux était de retour. Et il avait un plan !


Le voilà, ce chapitre monstrueux, est terminé. En espérant qu'il vous ait plût, parce que j'ai eut beaucoup de mal à l'écrire. Un vrai casse-tête pour déterminer les points de vue, les présents, les absents, les profs référents, les horaires... Heureusement, j'avais mes tableaux ! Mais, le véritable défi, c'était de donner la narration à tant de personnages différents, et à ce qu'ils aient tous un point de vue différent. J'espère avoir réussi mon pari. Bon, le prochain chapitre arrivera avant la fin de l'année scolaire, mais quand ? Je ne sais pas, ça dépendra des cours de communication.

Dans le prochain chapitre, visite du palais du sénateur(entrée en scène d'un OC pas important, de Biwako et d'Hiruzen, un chouia de romance, et des tas de trucs sympas !), Danzo reçoit des menaces et en bonus, les explications sur les cartes de l'académie. Mais, la deuxième partie sera sans doute moins longue que celle-ci.

EDIT 15/09/18 : Je confirme, ce chapitre était un vrai casse-tête. Mais en terme de développement de personnage je trouve que c'est un petit bijou. ça permet de survoler beaucoup de personnages pour appuyer les bases déjà posées et se préparer à en développer de nouvelles. C'est sans nul doute l'un des chapitre dont je suis la plus fière. Et c'est sans nul doute à cause de sa difficulté de logistique et de narration.