P.O.V Maïwen:
Aaaaaaaaaah, la vie est belle...
Les vacances avaient commencées depuis une petite semaine, et, tres vite, tout le monde avait pris ses marques. Tim, Remus et Peter ont installé des matelas dans ma chambre avec leurs sacs de couchage pendant que je les nargue de mon lit deux places, et j'ai enfin convaincu ces têtes de mule de faire un tour dans le Dublin moldu, avant d'aller dans les Allées Paralleles, notre chemin de traverse à nous. Comme ça on pourra faire les courses avant le matin de noel. Parce qu'en fait, mine de rien, on est le 24.
Huuuuuuuuuuuum... Qu'est-ce que je suis bien, sous ma couette...
"DEBOUT, MARMOTTE IMPIE!"
Peter sauta sur mon lit, et me tape présentement avec un oreiller. Le traitre.
"TOI! TU ES MORT! FUIS!
-LES MECS! ELLE ME POURCHASSE!"
Je saute de mon lit et court apres Peter, negocie un virage en epingle a cheveux et passe la porte avant d'etre interrompue par... Un flash.
"C'est bon les mecs! J'ai la preuve que Maïwen O'Kalahan's, avant son thé, n'a pas apparence humaine!
-Tim...
-Vite! Duplique! Duplique!
-Gemino!"
Je vis avec horreur la photo se multiplier en 3 exemplaires sous l'effet du sortilege.
"-TRISH! TRAITRESSE! PATRICIA O'KALAHAN'S, TU MERITES LA MORT!"
J'essayais de me saisir des photos tenu en hauteur par Tim.
"VITE TRISH, L'ALBUM!"
Trish se saisit du cahier dans lequel, et malheuresement a mon initiative, nous mettons toute les photos de nos vacances communes.
"Gluperpetu! Inflaminis!"
Et ce fut avec horreur que je la vis lancer les sortileges qui m'empechaient d'arracher ou de bruler la photo qui me montrait, débarquant en courant hors de ma chambre, le cheveu rebel, la cerne dominante, le teint cadavrique et l'air psychopate.
"-Je vous hais tous.
-Allez, viens, je t'ai fait un thé!
-Y a que Remus de gentil ici!"
Je fis semblant de chouiner en me regugiant dans les bras du brun.
"-Dis moi, mon petit, je t'aime bien, mais tu vas quand même maintenir tes distances avec ma princesse!"
Je fus projetée six metres en arriere si vite que j'en tombais litteralement sur le cul.
"Mon petit! Traite la quand même avec delicatesse! Allez, viens ma puce, on va prendre le petit dejeuner!"
Et mon pere, cet homme indigne qui a pris Remus en affection et pronait tout a l'heure la delicatesse a mon egard, me balanca en travers de ses épaules comme si je ne pesais pas plus lourds qu'une pinte de Guiness.
"PAPA! REPOSE MOI TOUT DE SUITE! J'AI LE VERTIGE! !"
Et il se mit a courir dans les escaliers, sous les rires peu charitables de mes faux amis.
Une fois que mon pere m'eut posé sur ma chaise, je rassemblais ma dignité en morceau et prit mon thé préparé par Remus.
Il connait mes gouts en matieres de thé. Une cuillere de menthe, eau bouillante, deux sucres et demi. Je l'ai bien formé.
"ARGH! Mais que quelqu'un me debarasse de ce DEMON!"
Le cri vient de Remus, qui vient de se faire attaquer, comme chaque matin, chaque midi et chaque soir, par mon adorable chat Sesame.
"Pff. T'as pas le chic avec les chats, c'est tout.
-Un CHAT? Maïwen, ouvre les yeux, c'est pas un chat, c'est un bébé puma!
-T'es jaloux, c'est tout. Parce que moi j'ai le chic avec les animaux.
-Ton chat est aussi psychopate que toi et ton chien est un abrutit.
-Peter! Ne parle pas comme ça d'Allister! Il n'aurait pas déchirer la doublure de ta veste si tu n'y cachait pas des patacitrouilles!
-Tu parles. Il est juste stupide. Il devrait savoir que la patacitrouille, c'est pas bon pour les chiens.
-C'est pas bon pour toi non plus, hein! Garçon ou fille?
-Salope."
Un enorme bruit d'enclume tombant sur les chaises voisines nous tira de nos considerations philosophique sur le ventre de Peter.
"Les enfants, pas de ce langage devant les plus jeunes!"
Mon pere, fidele a son habitude, venait de lever les jumeaux en allant les chercher dans leurs chambres et en les portant en sac à patate jusqu'a leurs chaises. Il retrousse ses manches et part avec determination traiter Lea de la même maniere.
"Je comprendrai jamais pourquoi ton pere fait tout le temps ça -me chuchote Remus, pendant que Aileen reclame un calin à Tim-
-Vieille tradition familiale. Si à 9h t'es pas levé, le pere de famille s'en charge.
-Famille de barges.
-PETER!
-Bah attend, c'est vrai! C'est pas humain! On est réveillé à l'aube!
-Feignasse."
P.O.V Remus:
Nous atterissons tout les quatre, agriper à Trish, dans le local derriere le pub. Cette journée à été... Spéciale. Deja, le Dublin moldu. Maïwen a passé au bas mot trois heures pendue à mon bras, et ce sans rien perdre de sa mobilité: se pencher pour rire, faisant apparaitre les classique faussette et cheveux en mouvement. Nan, serieusement, si je ne la connaissais pas si bien, j'aurais cru qu'elle me draguait. Mais... Est-ce que je la connais si bien?
"-Je crois que je vais etre malaaaaaaaaade!
-Peter, tu n'avais qu'a pas prendre autant de... Trishanips!
-Fish' and chips, Remus!"
Une Maïwen hilare était sur le point de tomber, ses multiples sacs dans les mains.
"-Je sais peut-etre pas prononcer les trucs moldus, mais moi, au moins, je ne reviens pas avec sept sacs differents!
-Que tu as galament porté, d'ailleurs!
-Ça va, ça va..."
Je me retourne, l'air bougon, mais je me sens réchaufé de l'interieur. Non, rien ne viendra gaché cette journée! Je traverse joyeusement l'allée qui sépare le pub de la maison, et me prépare psychologiquement à affronter La Tape.
"-Alors, mon petit, tu as aimé Berlin?
-Papa, un jour, tu vas lui féler les cotes.
-Nous parlerons plus tard, jeune fille. Tes tantes sont arrivées."
Pardon? Il y en a encore?
"-TANTE ANA! MAUREEN!"
Et Maïwen de se precipiter dans les bras de deux femmes... Strictement identiques.
"-Mon petit, Peter, laissez moi vous présentez mes soeurs... Euh... Elles... -il baisse le son de sa voix et marmonne- ne sont pas au parfum, niveau tour de passe-passe..."
Les deux femmes, les cheveux rouges courts, nous regardent, l'air inquisiteur.
La premiere est accompagné d'un grand brun, la deuxieme n'a pas d'alliance, mais est accompagné par une jeune fille blonde, d'une quinzaine d'année.
"-Alors Remus, Peter, voila ma cousine Jane, et la-bas, les deux petit avec Lea, c'est Stefen et Eoin!"
En effet, dans un coin, avec Trish, deux garçons d'une dizaine d'années parlent... Posement.
"-Enchanté!
-...
-Peter? -je lui met un discret coup de coude-
-Hein? Euh, oui, enchanté, enchanté!"
Peter ne quitte plus la jeune Jane des yeux, et je ne lui ai plus vue un tel regard depuis le festin d'Halloween.
"-Bon, c'est pas tout ça, mais il va falloir ameliorer la table, je vais chercher les rallonges... Remus, viens m'aider..."
Je suis la mère de Maïwen, intrigué. Pour porter des rallonges en bois massif, Tim et ses muscles ou n'importe quel homme dans la piece, en fait, aurait mieux convenu, plutot que moi.
"-Et donc dis moi, Remus... Tu es dans la même maison que Maïwen, c'est ça? Tend donc les bras, je vais mettre les rallonges dessus, tu les porteras apres...
-Oui, c'est ça.
-Gryffondor... Une belle maison. Personnelement, j'étais à Serdaigle. Mais Maïwen est une vrai tete brulée, tout le portrait de son pere... Ce n'est pas trop lourd, dis moi?
-Non, non!"
Elle sort sa baguette et ferme la porte, et les rallonges se retrouvent appuyée contre le mur, elle me lance un sort qui m'expedie sur le plancher. Le souffle coupé, je cherche a taton ma baguette, paniqué.
"C'est ÇA que tu cherches?"
La rage deforme ses traits.
"-Et maintenant, tu vas tout me dire. Declan n'arrive pas à en porter plus de deux, et pourtant, il a des bras plus epais que les tiens... Oh, et quels beaux yeux tu as... QUI T'ENVOIE? QUI?
-Mais... Personne! Je vous jure! Personne!-
-Ah oui? Les mangemorts, ça te dit quelquechose, "Mon petit"?
-Hein? Mais... Mais vous etes malade?
-La faction de lycan rassemblée par Greyback... Montre moi ton bras! Tout de suite!
-Mais... Je ne vais pas rallier Greyback! C'est lui qui... Qui m'a...
-Pas d'apitoiement! Sans preuve, je n'ai aucune confiance dans les gens de TON ESPECE!"
Je sens les larmes me monter aux yeux. Sa baguette est juste sous ma gorge.
"-MONTRE TON BRAS!
-Tremblant, je tire ma manche. Elle m'inspecte, lance plusieurs sorts, destinés, surement, à verifier la présence de trace de magie noire.
Puis elle se releve et me tend une main.
"Tu m'excuseras, Remus, mais par les temps qui courent, on n'est jamais trop prudent. Il faut proteger les siens, n'est-ce pas? J'attend mes rallonges. Une par une, de préference. Oh, et, Remus... Puisque tu es si fort... Protege donc ma tete brulée de fille ainée. "
Je la regarde quitter la piece, cloué sur place. Elle est calme, aristocratique... Dangereuse.
Malheuresement, les gens térrorisés par la guerre, rendus paranos par les morts, je n'ai pas finis d'en voir.
Surtout avec ma condition. Je prend la rallonge, tremblant encore, et la suit dans la salle à manger, ou elle rit avec ses belles soeurs, et se permet de me lancer un clin d'oeil complice.
Le diner de reveillon s'éternise, il doit etre dans les 22h, et Aileen et Sean pique du nez, jusqu'a etre soulever par leurs peres, qui les amenes sans menagement jusqu'a leurs chambres, malgré leurs protestations.
Maïwen se leve brusquement.
"Bon, c'est pas tout ça, mais qui est pour un bon film?
-Moi!"
Maïwen me regarde avec un sourire ravie. Elle ignore que j'ai fait deux ans d'etude des moldus, et que donc, un film, je connais. Du moins la theorie. Enfin, a peu pres.
Ses cousines et cousins se levent avec entousiasme.
"Tim, Trish -Lesli toise ses enfants, l'air severe- A 23h45, dans l'entrée, pour la messe de minuit!
-Oui papa!"
Ses enfants soupirent à l'unisson, et nous suivons tous Maïwen, non sans avoir pris une bonne grosse part de buche chacun, et un stock de bonbons, tant moldu que sorciers. Il suffira de les tenir à distance des cousins O'Gayver et de Jane.
"Bon, alors, je propose, que dis-je, j'impose, LES MONTY PYTHON! Sacré Graal!
-OUAIIIIIIIIIIIIS!
-Euh...
-Remus?
-Ouaaaaaaaaaaaaais!...
-Bien!"
Elle insert la... Cassete? Dans un appareil, et nous nous vautrons tous sur le tapis, les yeux fixé sur l'etang. Ou etran. Ah, oui, ecran!
Sentant du mouvement sur ma gauche, je me retourne et croise le regard de Maïwen, qui me regarde avec un petit sourire bizarre, et m'embrasse sur la joue.
Et c'est là que je me demande...
Est-ce que je la connais si bien que ça?
Et moi... Est-ce que, au final, je me connais vraiment?
