Coupable ou Innocent ?
Heu, je commence à perdre mon habitude de blablater avec cette fanfic XD. Enfin bref, voila la suite.
Et elle commence avec une révélation surprenante faite sur un coup de tête (je lis trop de BD)
Ps: Pardon,mais j'ai pas le temps de rep au rewiew cette fois. Désolé :s
Bêta lectrice : Lil' Booo.
Vous allez surtout être frustrés pas la « fin» de ce chapitre ;p
Enjoy ! (et merci à Matsuyama pour la dernière fois)
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- "Notre train part demain soir"
Winry se retourna vers l'adolescent aux cheveux châtains qui avait dit ça. Elle avait le sourire aux lèvres et elle n'était pas la seule, Edward rayonnait de bonheur. Demain, enfin, ils partiraient loin de cet enfer. Demain, il pourrait dire adieu à l'armée, aux militaires et surtout, à son sale supérieur qui l'avait que trop souvent manipulé. Il n'avait qu'une seule pensée: bon débarras !
Il saisit doucement la main de sa chère et tendre qui se laissa faire avec un doux sourire, sous le regard attendri de son petit frère, et dit d'une voix joyeuse:
- "Dans ce cas, je vais pouvoir préparer mes affaires. Il faut aussi que j'écrive ma lettre de démission, et puis je la remettrai au Colonel."
Winry et Alphonse tressaillirent d'un coup suite à la dernière phrase. Winry fit signe à son voisin de se taire et prit la parole d'une voix douce:
- "Ed, en ce moment le Colonel n'est pas disponible, il vaudrait mieux que tu nous la donnes, on la remettra à Hawkeye qui la transmettra à Mustang."
Bien qu'un peu étonné de cette façon de faire, Edward accepta. Cette décision de partir à Resembul, c'était lui et son frère qui avaient décidé de la prendre et de l'annoncer à la blonde aux yeux océan. Inutile de dire que celle-ci avait sauté de joie en apprenant la nouvelle. Et elle n'avait pu s'empêcher d'embrasser Edward sur la joue. Tout de suite après, elle s'était reculée et avait "rougi adorablement" selon les propos du Fullmetal.
Une chose qu'ils avaient décidée tout les trois: ne mettre au courant personne! Même pas Rose (ce qui avait évidemment agacé Alphonse) car ils étaient sûrs que d'une part les infirmières ne voudraient pas les laisser partir parce que les résultats des examens n'étaient pas encore arrivés ; et d'autrepart que Riza voulait encore retenir Edward ici pour qu'il se souvienne, et ça, les deux plus jeunes n'y tenaient pas!
Et puis, de toute façon à Resembul ils allaient le dorloter leur Edward. Ils feraient en sorte de le ménager et de lui éviter le plus de chocs possible. Et puis après tout, ils étaient les mieux placés pour connaître Ed, l'un était son frère, l'autre son amie d'enfance ! Elle était plus que ça maintenant, d'ailleurs.
S'ils n'avaient pas été aussi pressés et heureux, ils se seraient sans doute sentis coupables de pratiquement faire un kidnapping!
Ils furent interrompus dans leur discussion quand ils entendirent un bruit venant de dehors. Évidemment, vu le crépuscule qui venait lentement et sûrement sur Central, ils auraient pu croire à un écureuil qui rentrait dans son tronc d'arbre seulement, le secret les rendit plus méfiants. Aussi, Winry posa un doigt sur sa bouche pour intimer les deux frères de se taire et ouvrit entièrement les rideaux de la grande fenêtre. Ouvrant celle-ci, elle examina avec paranoïa le haut et le bas, la droite et la gauche.
Puis, après s'être assurée qu'il n'y avait pas d'espion, elle referma la fenêtre et les rideaux.
Se retournant vers ses deux amis, elle haussa les épaules en marmonnant les mots "sûrement un oiseau", puis repartit dans sa conversation avec Edward et Alphonse Elric.
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La personne en équilibre sur le toit respira un bon coup avant d'essayer de trouver un moyen de retourner à l'intérieur du bâtiment. Mais la montée d'adrénaline l'empêchait de faire tout mouvement brusque, et pour ça il y avait deux raisons: la première était ce qu'elle venait d'entendre et la deuxième était le fait qu'elle avait failli se faire chopper! En plus, ce n'était pas son but premier, elle voulait juste se balader sur le toit pour pouvoir s'isoler un peu.
Et c'est là qu'elle avait entendu.
Et maintenant, elle était coincée. Mais c'était sa faute! Elle n'aurait pas dû monter aussi haut sur ce toit!
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La jeune femme au chignon faisait désespérément les cent pas au centre de l'étage. Elle attendait un coup de fil et cela l'angoissait au plus haut point. Elle ne pouvait même pas discuter avec l'un des ados du groupe ou au moins avec Virginie, celle-ci étant en service sur un autre étage. Du coup, elle se retrouvait seule face à son destin.
Enfin plutôt face à celui de son supérieur. Elle priait pour qu'Havoc ait réussi. Sinon, elle le fusillerait sur place, comme une vulgaire volaille . Et puis, il y avait le vrai coupable à arrêter. C'était bien beau d'innocenter le colonel, mais si on n'avait personne à "donner en pature" à Archerd'ici là, les soupçons se reporteraient directement sur lui. Seulement, elle avait conscience que l'équipe de Roy ne serait vraiment efficace sans elle. Déjà, sans Roy elle était bien handicapée, alors sans elle… Même s'ils étaient tous pleins de ressources, ils étaient dispersés aux quatre coins du pays, depuis ces (foutus) contrôles d'armée et de QG. Résultat, seul Havoc et Breda étaient restés avec eux, et ce depuis une semaine. Enfin, dans deux semaines, ils pourraient revenir ici : Fuery, Falman, Schiezka, Maria Ross et Broch (même si ceux-là ne faisaient pas trop partie de leur équipe).
Elle se fit une promesse à elle-même: quand Edward serait en meilleur état et qu'elle serait sûre de son état moral, elle retournerait au QG pour aider Havoc. En fait, elle avait déjà une idée sur le poisson à ferrer, et celui-ci restait toujours dans le même étang. C'était pour cela qu'elle s'était permise de d'abord s'occuper de son petit protégé.
Elle soupira une nouvelle fois et se retint à peine d'insulter le pauvre téléphone qui ne se décidait pas à sonner. Elle eut un sourire amusé ; quand elle pensait que d'habitude c'était elle qui enguirlandait le colonel sur les pauvres téléphones maltraités! C'était assez ironique.
Tout en tournant une nouvelle fois, elle croisa trois paires d'yeux assez familières: une qui était ambre comme elle mais qui tirait sur l'or, une qui était d'un bleu profond comme les mers du sud et une qui était noisette mais qui tirait sur le vert, avec une pointe de jaune à l'intérieur. Elle en conclut qu'ils allaient tous les trois faire une promenade dans le parc. En temps normal, elle les aurait sûrement réprimandé à cause de la nuit qui s'installait et de l'agresseur qui traînait dehors mais elle n'y fit pas plus attention car premièrement, ils étaient trois, donc moins de chance de se faire agresser et en plus, elle était tellement préoccupée par l'appel qu'elle attendait qu'elle ne voulait pas se risquer à le manquer en allant parler aux ados, donc elle passa l'éponge pour cette fois.
Elle allait encore souffler quand la sonnerie miraculeuse retentit comme une douce mélodie à ses oreilles. Elle se jeta sur le pauvre téléphone qui n'avait rien demandé et décrocha presque sauvagement:
- "Allo, j'écoute!"
- "Lieutenant, c'est moi." fit Havoc d'une toute petite voix.
- "Havoc! Je veux des détails!"
- "Vous ne me demandez même pas comment je vais, vous êtes horrible !"
- "Ma soeur s'appelait Cruella d'Enfer. Alors, vous l'avez oui ou me... non !"
- "Oui." grinça la voix de son interlocuteur.
- "Je m'attendais à une réponse plus enthousiaste, qu'est-ce qui vous arrive encore ?"
- "Lieutenant... Je.. je commence à avoir des doutes."
- "Des doutes sur Archer j'espère !"
- "Non. Je commence à douter du colonel."
- "Voyez vous cela ! Et pourquoi donc je vous prie ?"
Havoc expliqua donc le terrible quart d'heure qu'il avait vécu et tout ce qu'Archer lui avait dit sur l'affaire ; les aveux implicites du colonel, les listes des appels téléphoniques prouvant que celui-ci n'avait pas téléphoné, la liste des témoins l'ayant vu et tout ce qui s'en suivait. Il avait dit ça avec une voix tremblante au bord des larmes. Il avoua ensuite à Hawkeye qu'il n'était plus aussi sûr qu'avant de l'innocence du colonel (au risque d'y laisser des plumes). Après tout, qu'aurait-il fait avec Edward depuis le début ? Et même s'il avait eu une autre attention, pourquoi avoir menti ? Après tout, si ça n'avait été qu'une sortie entre amis, qu'il avait laissé un moment Edward seul, que ça avait dégénéré d'une façon ou d'une autre, qu'il s'était trouvé au mauvais moment au mauvais endroit, il aurait juste eu à le dire... Alors pourquoi avoir tout caché si ce n'était que...
- "Je vois, fit Riza, et je suppose que vous l'avez cru et que vous avez paniqué."
- "Qui ne l'aurait pas fait. Hawkeye, il avait des preuves dures comme fer."
- "ESPECE D'IMBÉCILE!" explosa la jeune femme.
Havoc dut reculer le téléphone de son oreille quitte à y laisser ses tympans. Il sentait qu'il allait passer un sale quart d'heure.
- "Vous ne comprenez pas que c'est une stratégie, siffla son interlocutrice, il cherche à nous déstabiliser pour qu'on arrête les recherches et qu'on laisse tomber le Colonel! Tout ça fait partie d'un plan!"
- "Mais Lieutenant, il avait des preuves et le colonel a avoué lui-même"
- "Vous avez dit qu'ils étaient implicites, ça veut dire qu'il n'a pas dit directement qu'il a commis cet acte."
- "Et les preuves ? La liste des personnes qui disent l'avoir vu en compagnie d'Edward ce soir-là. Plus la liste des appels téléphoniques."
- "C'est sûrement un coup monté, je ne veux pas croire que ce soit lui!"
- "Hawkeye..."
- "Non, arrêtez Havoc, vous allez suivre le plan jusqu'au bout. Et vous vous débrouillez pour que vous soyez dans l'un de ses gardes du corps. Je ne veux pas que les subordonnés d'Archer aient entièrement le contrôle sur lui!"
- "Comme vous voudrez."
- "Une dernière chose. Informez-moi dans quel hôpital militaire il sera admis."
- "Entendu, au revoir Lieutenant."
- "Au revoir Sous Lieutenant."
Sur ce, elle raccrocha le téléphone dans un soupir las. Elle savait qu'elle avait été un peu dure avec Havoc mais elle ne pouvait se permettre de laisser le doute dominer. Comme disait son père, "Il vaut mieux croire que douter". Alors elle croirait en Mustang. Elle le devait. Après tout, c'était son devoir maintenant. Forte à ses pensées, elle décida d'aller rejoindre Virginie Vina.
Depuis quelques temps, celle-ci passait plus de temps avec elle et son protégé qu'avec ses autres patients. Riza sourit, c'est vrai que cette femme s'était montrée compréhensive avec elle. On sentait qu'elle avait besoin de materner. Elle ressemblait un peu à la mère qu'elle n'avait jamais eue. D'ailleurs, Hawkeye se demandait si la mère Elric était comme ça.
Elle fut persuadée que oui. Quand Edward était avec elle, il lui avait raconté comment était sa mère, il l'avait décrite comme la personne la plus douce et la plus chaleureuse qui existait. Une tendresse qu'elle retrouvait chez cette infirmière. Elle avait l'impression qu'Edward aussi voyait en elle cette chaleur maternelle.
Un jour peut être, elle pourrait comprendre quel est ce sentiment, elle qui n'a jamais connu le mot maman.
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Assis sur son petit bureau, le jeune homme aux cheveux clairs remplissait les formalités sans grand enthousiasme. Malgré ce que lui avait dit la jeune femme, il restait vraiment sceptique sur la vérité. En fait, il ne savait plus qui il devait croire...
Son instinct lui souffla que Riza avait toujours raison et qu'elle se trompait rarement, surtout quand il s'agissait de sentiments humains.
Mais d'un autre côté, la raison lui soufflait que les preuves et l'aveu implicite du colonel allaient contre ses convictions. C'était un véritable combat contre lui-même et il ne savait pas comment se sortir de ce pétrin.
Il grogna bruyamment et appuya encore plus fort sur son stylo jusqu'à casser la plume. Ses nerfs étaient vraiment mis à dure épreuve et il ne pouvait même pas fumer pour évacuer son stress...
Après plusieurs guerres intérieures ayant pesé le pour et le contre, il décida de suivre son instinct en se promettant tout de même d'être vigilant, aussi bien vis à vis du colonel que d'Archer.
Il n'y avait qu'une chose pour l'instant qui lui remontait le moral, c'était la surprise qu'il allait faire à Hawkeye.
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Maître corbeau perché sur un arbre, en train d'admirer le superbe coucher de soleil, se décida enfin à prendre le risque de descendre du toit, quitte à se planter et à tomber dans le vide. Il prit son souffle et descendit lentement jusqu'à la fenêtre du bonheur.
L'alpiniste faillit tomber une ou deux fois à cause de ses sandales qui le gênaient mais il atteignit la fenêtre. Sans perdre de temps, elle courut dans les escaliers pour aller prévenir les autres.
Autres qui étaient dans la salle de détente en train de siroter un thé que Riza avait amélioré par ses soins, celle qui lui tenait compagnie en semblait enchantée. Elle surprit ce petit groupe :
- "Riza! Riza!"
La concernée se retourna vers la jeune fille qui avait les pieds en compote devant elle et qui reprenait son souffle devant les regards ébahis des autres personnes qui étaient là.
- "Qu'est-ce qu'il y a Rose, d'où tu sors ? On commençait à s'inquiéter de ton absence."
- "Laissez tomber ça, il faut vite que vous alliez rejoindre Ed!"
- "Pourquoi?"
- "Il va... partir avec Winry et Alphonse !"
Riza faillit recracher sa boisson par les narines pour la deuxième fois de cette histoire et se retourna vers Rose avec des gros yeux:
- "De quoi?!"
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- "Tenez monsieur, gardez la monnaie"
- "Merci mademoiselle."
La voiture jaune repartit sur les routes de la ville à la recherche de nouvelles personnes qui souhaiteraient visiter la ville ou aller dans une direction précise de Central. Pour les deux adolescents qui étaient entrés dans la gare et qui s'étaient posés sur un banc en attendant leur train, ils ne voulaient plus entendre parler de cette ville qu'ils connaissaient par coeur, plus jamais.
Cette ville où tant de choses s'étaient passées, où la vie mais aussi la mort était arrivée. Cette ville qu'ils avaient moult fois à moitié détruite, aujourd'hui, ils la quitteraient et n'auraient plus jamais l'occasion de la détruire. Cette ville qui avait vu la mort d'une petite fille, d'un père de famille et de tant d'autres gens.
Cette ville qui avait détruit tout un peuple durant la guerre, cette ville qui était le point principal d'Amestris... Pour ces jeunes gens, ils ne la reverraient plus jamais, ils le savaient au fond d'eux que, de toute façon, ils n'étaient pas faits pour habiter dans un lieu urbain.
Parmi le trio, la jeune fille aux yeux bleus comme la mer la plus profonde était la plus heureuse. Son sourire béat en disait long et ses prunelles de saphir brillaient de joie. Elle n'était pas la seule, à côté d'elle, son petit ami était pareil. Il avait encore un peu mal aux jambes et au bassin et avait donc "emprunté" des béquilles à l'Hôpital pour pouvoir marcher mais il était tout aussi joyeux.
Il passa délicatement son bras autour de la taille de sa mécanicienne préférée pour l'attirer plus près de lui. Il sentait ses longs cheveux blonds lui chatouiller la peau, son corps chaud contre le sien, son souffle tiède et saccadé. Winry rougissait à vue d'oeil et Alphonse souriait face à ce petit spectacle. Il n'avait jamais vu la jeune fille heureuse comme ça et ça lui faisait plaisir.
Ed n'en revenait pas, il avait réussi à s'échapper de l'Hôpital et à la vue des militaires en douce. Il était enfin libre de mener sa vie avec Winry, une vie tranquille, douce, sans aucune horreur pour les hanter, simplement tous les trois. Il avait promis à Al de prévenir Rose une fois qu'ils seraient arrivés, mais pour l'instant il voulait profiter de ce moment privilégié avec sa jeune copine.
Winry était aux anges, son rêve allait enfin se réaliser. Edward serait enfin à elle, rien qu'à elle. Elle allait enfin être heureuse et profiter de son bonheur. La jeune adolescente laissa sa tête se reposer contre l'épaule de son petit ami qui passa sa main dans ses cheveux, ils auraient pu rester comme ça si le véhicule tant attendu ne fit pas son entrée en scène et que le contrôleur n'annonce dans un haut parleur:
Resembul, Resembul, 30 minutes d'arrêt
Ils se levèrent d'un même geste et partirent d'un pas conquérant en direction du train qui allait les ramener sur leur terre natale. Vers leurs racines et tous leurs souvenirs. Le train du bonheur.
Fin
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Meuh non, je rigole, je tiens quand même à la vie moi XD. Donc voila, une suite que je n'avais pas du tout prévu mais que je voulais mettre entre ça et autre chose ; p.
Pour ce qui est de la scène de Rose sur le toit, pour ceux que ça intéresse, j'avais faim et je pensait à un bon fromage suisse, j'ai alors penser au fables de la fontaine (Le corbeau et le Renard) et voila ce qu'associe mon pauvre neurone XD
Enfin bref, pour en revenir au sujet principale, vous vous doutez bien que ça va pas se finir comme ça, je vous taquine un peu sur ce chapitre (et le suivant) parce que je pense qu'après, la suite va vous plaire (ou pas XD) donc voila:
Rewiew?
