Pour ce chapitre il faut quelques précisions je pense.

Alors si vous vous souvenez, Daniel prenait régulièrement une boisson au lait de pavot pour sa blessure, d'où est extrait aujourd'hui la morphine. Donc après je pense que vous savez que la morphine c'est addictif, que s'il y a dépendance, quand on arrête il y a très souvent un phénomène de sevrage. (d'où les tremblements, etc , je vais pas vous faire un dessin là dessus)

Et d'ailleurs, la décoction de Régina à base d'écorce de saule, c'était de l'aspirine! Bon ça, ça ne servira pas à l'histoire.

Dans le prochain cours, nous étudierons la reproduction des baleines! (Je plaisante hein, haha c'était juste pour.. bref. ^^')

Bonne lecture :)


Elle ne se souvenait plus depuis quand sa haine contre Régina avait débuté. Elle avait quelques souvenirs de son enfance, dont celui dans lequel Régina la sauve d'une méchante course de cheval. Oui elle lui avait sauvé la vie. Une fois.

Elle pensait qu'elle allait enfin avoir une mère, la sienne étant morte alors qu'elle n'était encore qu'une enfant. Oui Blanche croyait de tout son cœur que Régina, son père et elle allait former une famille comme elle en avait toujours rêvé.

Elle avait déjà planifié toute sa vie ! Elle grandirait en étudiant son futur rôle de reine du royaume tout en ayant assez de temps libre pour s'amuser en famille avec sa nouvelle mère et son père, elle participerait à des bals quand elle serait plus âgée où elle rencontrera un garçon charmant qui deviendra son mari, dont le mariage aura lieu dans le jardin fleuri du château, et ensemble ils auraient deux enfants. Elle succèderait à son père, puis elle écouterait les besoins de son peuple et dirigera le pays à l'aide de ses conseillers, enfin elle laisserait sa place à la nouvelle génération lorsqu'elle décédera. Oui Blanche avait planifié toute sa vie. Mais comme à chaque fois, la réalité fut tout autre.

Elle connaissait le secret de Régina, son 'fiancé' Daniel. Mais comme la brune avait finalement décidé d'épouser son père, elle était persuadée qu'elle lui était fidèle. Elle avait vite déchanté, surtout lorsque, par temps d'orage voulant se réfugier dans les bras de sa nouvelle maman, elle avait découvert, la dite nouvelle maman, nue, Daniel la chevauchant et balançant ses hanches, faisant pousser de terribles gémissements à la femme en dessous de lui. Elle avait très rapidement fermé la porte et était repartie dans sa chambre en pleurant.

Malgré son jeune âge, elle savait ce que 'faire l'amour' voulait dire pour avoir écouté des conversations de ses servants. Elle savait aussi ce que voulait dire 'tromper', et à ce moment-là, Blanche eu la très grande certitude que Régina n'aimait pas son père. De plus, la brune ne prenait jamais aux sérieux ses devoirs de reine, les laissant le plus souvent aux conseillers, pour pouvoir s'envoyer en l'air avec son cher Daniel. Elle s'en foutait d'être reine, alors que c'était le plus grand rêve de Blanche. Elle aurait voulu demander à Régina de lui déléguer son titre. Malheureusement, comme elle savait pour avoir étudié le sujet, il fallait que Régina soit décédée pour que la génération suivante accède au trône. A ce moment-là, Blanche-Neige comprit que Régina ne sera jamais la mère qu'elle pensait avoir, même s'il fallait l'admettre la brune essayait de passer du temps avec l'enfant quand elle ne se faisait pas défoncer par l'autre enfoiré.

Blanche-Neige perdit le cours de ses pensées en sentant son orgasme approché. La chaleur dans son bas-ventre se répandit dans le reste de son corps. Ses muscles se tendirent et elle lâcha un cri de plaisir résonnant dans cette petite pièce.

« Toujours autant en forme à ce que je vois ! » s'exclama Blanche encore à bout de souffle.

« Je ferais tout pour satisfaire les besoins de la princesse. » Répondit Aleph alors qu'il s'étendit à côté d'elle.

Encore ce titre. 'Princesse'. Elle ne voulait plus qu'on l'appelle princesse, elle voulait avoir le titre de reine et porter cette putain de couronne remplie de diamants.

Ils restèrent en silence un moment, reprenant tous les deux leur souffle après les nombreux rounds qu'ils ont effectués.

« Tu sais ce que voulais dire Claude par-là ? » demanda Blanche, le regard au plafond.

« De quoi tu me parles ? »

« Quand il a dit que tu étais derrière tout ça. De quoi voulait-il parler ? »

« Oh tu sais, c'était un vieillard. Il n'avait plus toute sa tête. »

« Oui mais c'est quand même amusant qu'il le dise à ce moment-là. » Blanche se releva sur son coude. « Il parlait de quoi ? De – du fait qu'il s'est fait attraper ! Oui c'était un peu de ta faute ! » Dit-elle en étant morte de rire.

« Oui ça doit sûrement être ça. »

« Non ! Attends attends je me souviens on parlait de ma mère ! Eh mais… Il croit quand même pas que c'est toi qui – Attends la suite – qui a tué ma mère ! HA NON ! J'arrive même pas à être sérieuse en disant un truc comme ça, c'est trop drôle ! »

Elle était totalement hilare sur le corps du brun.

« Oui hahaha c'est marrant. » Le brun riait jaune, il était très mal à l'aise.

« Oui haha » Elle essuya une larme de ses yeux. « Au moins je peux te faire confiance à toi ! Je sais que tu ne pourras jamais me trahir. »

« Bref, ça te dirait un autre round ? » dit Aleph pour changer de sujet, la jeune fille se mit à le chevaucher et à l'embrasser sauvagement.

Malgré le fait que Blanche-Neige n'a aucun problème avec le fait de tuer des personnes mais elle restait une jeune fille, jeune et surtout naïve. Elle ne pensait pas un seul instant que les personnes qui lui était proche pouvait la trahir.


« Qui avez-vous dit que vous étiez ? »

« Je suis le prince James, fils du roi Georges. » Le prince était sur son cheval blanc.

Daniel et Régina se regardèrent une seconde. Et Régina parla.

« Si je peux me permettre… Mais qu'est-ce que vous foutez là ?! »

James ouvrit la bouche et la referma aussitôt, déjà il ne s'attendait pas à cette question mais plutôt à un 'Oh merci chevalier vous êtes le pluuus fort !' ensuite, il ne savait pas vraiment comment leur raconter son étrange mésaventure avec un lutin vert lui disant qu'il allait rencontrer son véritable amour et l'a téléporté dans un désert avec deux chevaux, une chose qu'il ne savait toujours pas comment ça a pu lui arriver à lui.

« Jeeee… préfère garder cette histoire pour le voyage. »

« Vous acceptez de nous raccompagner ? »

Le prince laissa échapper un petit rire. « Et bien vous m'avez l'air d'être en mauvaise posture. » En effet, Daniel était blanc comme un linge avec le contour de ses yeux rouge, Régina, son teint bronzé avait perdu toutes ses couleurs. « Et j'ai justement un cheval en plus ! » James remonta sur son cheval, Daniel monta sur le deuxième cheval qui lui était présenté et tendit sa main pour aider sa fiancée à monter. Celle-ci refusa. Tout simplement. Elle préférait monter sur le cheval avec James. Elle était toujours fâchée avec Daniel apparemment.

Le voyage se passa calmement, mais joyeusement, malgré la petite tension entre Daniel et Régina, James a su mettre une ambiance enfantine, tout en légèreté. Ils atteignirent la forêt rapidement, la fraîcheur de la verdure leur fit à tous un bien fou, ils purent enfin respirer normalement, sans faire attention à ne pas inhaler une boule de cendre, ils purent enfin entendre le bruit doux des animaux de la forêt qui leur indiquèrent qu'ils n'étaient plus seuls au monde. La forêt était d'ailleurs d'une rare beauté. Les feuilles avaient l'impression de briller sous les rayons du soleil, les fleurs multicolores rendaient ce havre de paix, calme, chaleureux et joyeux.

Les trois compagnons de route continuaient de parler, enfin surtout James et Régina. Ils se trouvèrent plusieurs points communs et aimaient parler ensemble, ils trouvaient ça facile, sans problème, sans complexe. La reine rit à gorge déployée à l'une des blagues du prince, et cela dérangea fortement Daniel. Pas qu'il soit de nature jaloux, mais le fait que sa fiancée tenait fermement l'autre homme par les hanches en riant à tout ce qu'il disait, commençait à l'irriter tout doucement.

De plus, son épaule le faisait toujours souffrir mais plus que son épaule sa tête tournait, il avait chaud et avait envie de vomir. Il n'était pas au meilleur de sa forme. Au bout d'un certain moment, Régina remarqua tout de même que le garçon d'écurie suait abondamment, ainsi que les contours de ses yeux rouges. Elle lui demandait s'il avait toujours mal, en parlant de son bras. Le brun hocha la tête en serrant les dents, il voulait toujours rester fort. Il n'avait plus de ce lait de pavot que le général lui donnait, et sa luxation, même si elle était réduite, n'était pas encore guérie et à chaque fois que le cheval le secouait un petit peu trop fort, il ressentait un courant lui parcourir le corps en partant de son bras. Mais plus que pour cette douleur pulsatile, il avait vraiment envie de cette boisson. Plus d'en avoir envie, il ne avait besoin. Désespérément besoin. Mais où trouver cette substance ?

Daniel ne faisait que suivre le cheval devant lui, il ne savait même pas où il se trouvait. Ils auraient pu parcourir une montagne enneigée que le garçon d'écurie ne l'aurait même pas remarqué ! Il n'arrivait plus bien à manier ses rênes, tellement ses mains tremblaient, et plus il pensait à sa boisson, plus ses mains se secouaient.

« On va rester se reposer ici. »

Daniel n'avait pas remarqué que la nuit était déjà tombée, ni que leurs chevaux étaient arrêtés et qu'ils se trouvaient devant une petite auberge au milieu de la forêt. La maisonnette était construite sur deux étages assez modeste, des murs en bois sur lesquels le lierre avait repris sa place, ainsi l'auberge se confondait presque avec la nature environnante.

Le jeune homme regarda le prince porté sa fiancée par la taille pour la descendre du cheval gracieusement.

*Elle arrive à descendre toute seule du cheval, elle a pas besoin de ton aide, connard !*

Il bouillait à l'intérieur, mais n'en laissa rien paraître. Il se laissa tomber de son cheval lourdement, faisant rappeler sa présence aux deux amis. Ils lui sourirent faiblement et ensemble ils entrèrent dans cette auberge.

De grandes toiles d'araignée décoraient tous les murs de l'endroit. Un comptoir se trouvait à la droite de la pièce, un escalier en face de la porte, à gauche une grande porte qui menait au reste du rez-de-chaussée. Le tintement de la cloche de la porte avertit la maîtresse de maison des trois aventuriers. Une vieille dame assez potelée fit son apparition derrière le comptoir.

« Puis-je vous aider ? » Sa voix était rauque et fatiguée, probablement à cause de la solitude.

« Nous souhaiterions dormir pour cette nuit. On voudrait deux chambres, s'il y a encore de la place. » Déclara James en sortant un sac rempli de pièces d'or.

« Oh oui oui bien sûr, il n'y a pas grand monde qui vient par ici. » La vieille dame rigola légèrement et ouvrit son cahier de présence où une masse de poussière s'en échappa, faisant tousser à peu près tout le monde dans la pièce. Accroché au mur, un pull de couleur rouge était sali, rempli de poussière, mais du fait de sa taille Régina put affirmer qu'il n'appartenait pas à la vieille femme.

La vieille dame nota les chambres prises et donna aux deux jeunes hommes les deux clés des chambres. Elle pointa du doigt James et Régina et leur annonça d'un air guilleret qu'il faisait un très joli couple, la jeune femme la corrigea mais un gros mal l'aise persista. Avant qu'elle ne puisse dire une autre bêtise, elle prit congé en montrant le chemin des chambres à l'étage. James alla directement dans sa chambre après avoir souhaité une bonne nuit au couple.

Régina rentra en première dans la chambre, se couchant immédiatement dans sur le lit, le voyage l'avait épuisée ! Elle sursauta lorsque Daniel claqua la porte, il était debout en regardant le sol, sa main gauche fermée en poing, il tremblait légèrement.

« Avoue que tu aurais préféré être dans la même chambre que lui. » Déclara le brun d'une voix claire et tranchante. « J'aurais bien dit pour dormir, mais c'est pas vraiment l'activité que tu aurais voulu, n'est-ce pas. » Il releva la tête et Régina put voir un air de dégoût sur son visage.

« Daniel ce n'était qu'un malentendu, elle ne pouvait pas savoir. »

Il commença à faire les cents dans la petite pièce.

« Ce n'est pas que ça… Tu avais l'air assez heureuse avec lui sur le cheval, hein ! Au lieu de venir avec moi. »

« J'étais encore en colère pour ce que tu m'avais dit la veille ! Tu pourrais quand même me laisser le temps de digérer le fait que tu voulais m'abandonner ! »

« Mais tu ne nies pas le fait que tu as aimé cette journée avec lui. »

« Bien sûr que c'était sympa ! James est très gentil et il a fait passer cette journée très rapidement, contrairement à toi ! » Rétorqua-t-elle en le pointant du doigt.

« Je ne voulais pas vous déranger. Je pensais que vous auriez préféré un peu d'intimité ! »

« Ce n'est pas vrai. Tu imagines des trucs là Daniel ! »

« Non je sais ce que j'ai vu. Tu.. Tu n'arrêtais pas de… De rire. De le tenir par la taille. Je savais bien que tu voulais le tenir p-plus bas. » Il était tombé à genou, à bout de souffle.

« Tu trembles, qu'est-ce que tu as ? » Régina s'agenouilla à côté de lui et le pris par une épaule pour voir ce qu'il avait.

« J'ai besoin de la boisson. » Souffla-t-il à lui-même. Il se releva subitement et s'écria « Ne change pas de sujet ! Avoue ! Avoue qu'il te fait envie ! Avoue que t'as envie de le sucer ! Avoue que t'as envie de sa grosse queue dans ta chatte ! Vas-y avoue ! »

« Tu deviens vulgaire. »

« Sa chambre est à côté ! Je t'en prie, vas-y ! Va sauter ce salopard ! » Il criait à présent, il était à bout. Le manque combiné à la suspicion l'avait rendu fou, l'avait mis à bout. Ils étaient tous les deux debout, se défiant du regard. Daniel était rouge de colère. Régina, quant à elle, avait les yeux embués de larmes.

« Tu m'avais promis que tu aurais toujours confiance en moi. Tu m'avais promis que tu ne me laisserais jamais tomber. Tu avais promis. » Sa voix tremblait par les sanglots, elle ne pouvait plus s'empêcher de pleurer. Daniel lui faisait peur, sa colère lui faisait peur.

« Et comment est-ce que je pourrais te faire confiance si tu me fais des trucs comme ça ? »

« Mais je n'ai rien fait ! » Elle passa ses mains dans ses cheveux et se rapprocha de son fiancé. « Je t'aime Daniel. Je n'ai aimé que toi, je n'aimerais que toi. Crois-moi je t'en supplie. »

Il roula des yeux.

Elle prit le col du tee-shirt de Daniel, le tira vers elle et posa violemment ses lèvres sur les siennes. Elle voulait à tout prix qu'il la croit. Elle voulait qu'il lui fasse confiance. Elle essaya de faire passer tous ses sentiments dans ce baiser. Elle se retira pour reprendre son souffle et le regarder dans les yeux, sa colère d'avant avait été remplacée par du désir, un désir brûlant venant du plus profond de son être. Ils collèrent leurs lèvres à nouveau, ce fut violent. Violent, bref et passionné. Ils s'enlevèrent leurs vêtements, tellement rapidement que Daniel crut entendre les boutons de sa chemise s'arrachés, mais peu importe, il n'avait pas la tête à ça.

Les mains explorèrent leur corps. Daniel massa les seins de la brune brutalement, faisant gémir la brune. En réponse, cette dernière lui mordit la lèvre inférieure, tellement fort qu'elle se mit à saigner. Daniel grogna, le goût métallique du sang dans sa bouche, il essuya la trainée de sang qui coulait sur son menton, puis de son bras puissant il souleva la brune et la jeta sur le lit.

Régina le regarda intensément, ses yeux brûlaient de désir, elle avait faim, faim de lui. Il fallait que cette frustration, cette colère soit canalisée. Sa poitrine montait et descendait au rythme de sa respiration. Ses yeux noisette passèrent en revue l'homme nu devant elle, il était en sueur, sa bouche entre-ouverte avec sa lèvre éclatée qui bougeait avec sa respiration frénétique. Ses yeux, généralement bleus électriques, étaient noirs, une flamme dansant à l'intérieur de ses pupilles dilatées.

La reine se mit à quatre pattes sur le lit, les mains s'accrochant fortement au drap pour éviter de glisser. Elle sentit le matelas s'affaissé lorsque Daniel grimpa derrière elle. Ce dernier attrapa les hanches de la brune et pénétra d'un geste franc, la remplissant complètement. Régina cria à ce changement soudain à l'intérieur d'elle mais bougea ses hanches au rythme rapide et brutal que lui ordonnait son amant.

Daniel mit toute son énergie dans ses coups de bassin qu'il assénait. Ça le défoulait, et il avait besoin de ça. C'était tellement bon. La brune gémissait tellement fort qu'il crut que les miroirs allaient se briser. Elle était tellement mouillée, tellement serrée qu'il ne fallait pas longtemps pour qu'il sente son orgasme arrivé. Il continua ses gestes encore plus rapidement, faisant claquer ses fesses à chaque coup de rein. Il tira sur les cheveux de Régina, et l'embrassa furieusement, lui mettant sa langue à moitié dans sa bouche.

Il sentait ses murs se contracter et comprit qu'elle était aussi proche de l'orgasme que lui-même. Elle continuait à gémir, elle gémissait des insultes, des encouragements, elle gémissait son nom. Grand dieu, que son nom était doux et sensuel lorsqu'il sortait de sa bouche.

« Donne tout ce que tu as. Vas-y crie chérie, dis-moi ce que tu veux que je te fasse. » Lui glissa Daniel dans son oreille, il descendit sur son cou où il pouvait sentir son pouls battre et le mordit gracieusement, la marquant pour prouver à tout le monde qu'elle était sienne.

« Haaaan… Fais-moi jouir ! Oh ouuui Daniel, putain fais-m-moi jouir ! »

Cette voix enchanteresse. C'était tout ce qu'il fallait à Daniel pour la remplir de son liquide en poussant un grognement de plaisir. Sa compagne la suivit de près, ses jambes devenaient flasques sous la poussée de bonheur qu'elle ressentait.

Et comme lorsque ça a commencé, tout ceci finit rapidement. Ils s'écroulèrent sur le lit, l'un à côté de l'autre, reprenant leur souffle après cet effort. Daniel ferma les yeux, il commença à trembler. Il avait mal, il ne savait pas pourquoi mais tout son corps lui faisait mal. Comme un gros malaise à l'intérieur de son corps, et il recommença à penser à sa boisson au lait de pavot. Ses lèvres étaient sèches, il avait soif, terriblement soif. Les larmes tombèrent de ses joues sans qu'il ne s'en rende compte. C'était comme si le monde extérieur n'existait. Seul cette peine, cette douleur et cette envie était importante. C'est à ce moment que des bras fins et doux l'enlacèrent dans un câlin rassurant.

Il ne dormit presque pas de la nuit, Régina non plus. Elle continua à lui murmurer des paroles douces et de le serrer aussi fort qu'elle le put, jusqu'à ce qu'enfin ses tremblements cessèrent et qu'ils s'endormirent.


Le roi Léopold avait convié Régina dans sa chambre. Ils étaient nouvellement mariés et le roi comptait profiter de sa nuit de noce et surtout profiter de cette jeune fille vierge. Enfin il pensait qu'elle était vierge, bien sûr cela faisait longtemps qu'un certain garçon d'écurie était déjà passé par-là.

Bref, Régina attendit patiemment dans la chambre du roi, elle était nerveuse. Léopold ne lui avait dit exactement pourquoi elle devait venir ni pourquoi il avait insisté pour qu'elle porte cette petite chemise de nuit en satin blanc, mais elle était loin d'être stupide ! Enfin même quelqu'un de pas très intelligent aurait pu savoir où le vieil homme voulait en venir.

Justement ce dernier entra dans sa chambre vêtu uniquement de sa robe de chambre en soie. On aurait dit son père. Régina en était dégoûtée. La jeune fille regarda l'homme mature devant elle, elle regarda son crâne chauve, sa barde grisâtre et ses rides et sa peau flasque. Elle allait vomir. Sérieusement, elle dut se retenir pour ne pas lui gerber dessus.

« Allonge-toi sur le lit. » La jeune reine fit ce qu'il dit, en même temps le vieil homme défit le nœud de sa robe de chambre, découvrant son corps nu et déformé par la vieillesse.

« Mon roi, pourrions-nous remettre c-cela à plus tard. S'il vous plaît. »

Il se mit à quatre pattes sur le lit, son membre flasque pendait lamentablement, puis se glissa sous la couverture. « C'est notre nuit de noce, il me tarde de prendre possession d'un corps tel que le vôtre. »

« J-je suis fl-flattée. Mais je ne sens pas au mieux de ma forme. »

« Sous la couverture, jeune fille. Maintenant ! »

Elle essayait de partir, elle lui dit qu'elle ne le voulait pas. Elle lui priait de ne pas la toucher, elle priait pour qu'il la laisse tranquille. Mais il ne l'écoutait pas, il la chevaucha, caressa son visage et son corps, il voulait rester doux pour la première fois avec cette délicieuse jeune fille. Il enleva sa robe délicatement, mais lorsqu'elle protesta, il la plaqua brutalement sur le lit, il voulait être gentil mais si elle continuait à rechigner il n'arriverait à rien. Il attaqua son cou de ses lèvres. Régina en était malade. Elle pleurait tellement. Il plaqua sa main sur la bouche de la jeune fille, il ne voulait plus entendre ce genre de cri.

Il arrêta tout geste lorsqu'un de ses gardes royaux entra dans la chambre. Il lui expliqua que des soldats étaient en train de piller des dizaines de villages et qu'ils menaçaient d'envahir le château. Le roi se rhabilla et sortit de la chambre en trombe. Laissant une Régina en pleurs, nue et honteuse.

Elle s'habilla et partit dans les champs. Il n'y avait qu'une personne au monde pour lui remonter le moral. Elle dépassa les étables et toqua vigoureusement à la porte en bois de la maisonnette. Même avec sa tête à moitié endormi, Daniel arrivait à lui donner du baume au cœur. Elle alla se jeter dans ses bras. Il la serra tout contre lui et ne la laissa pas partir. Elle lui raconta ce qu'il s'était passé dans la chambre du roi à travers ses sanglots. Daniel sentit la colère monter en lui, il caressait les cheveux de sa belle mais son esprit était tourné vers le roi. Plus précisément vers sa mort. Il avait des envies de meurtre.

Régina continua à pleurer et le brun tilta lorsqu'il entendit sa bien-aimée dire que c'était sa faute, tout ça était sa faute et qu'elle était désolée de l'avoir trompé. Elle espérait qu'il ne pensait pas qu'elle n'avait plus envie de lui, qu'il la quitte parce qu'il la trouvait dégoutante, qu'il ne lui fasse plus confiance. Il prit son menton entre ses doigts et releva son visage pour plonger son regard dans les yeux brillants. Il lui dit qu'elle n'avait aucune raison de s'en vouloir. Qu'elle n'aurait jamais dû subir une telle épreuve. Que si le roi la touchait encore une fois, il le tuerait même s'il en couterait sa vie. Mais plus important, il lui promit qu'il lui faisait confiance et qu'elle aussi pouvait croire, elle pouvait croire en son amour, que jamais il ne la détesterait, qu'il ne douterait jamais d'elle et qu'il ne la laisserait jamais tomber.

Ses mots résonnèrent dans l'esprit de Régina comme un radeau sur lequel se raccrocher dans cette vie merdique qu'elle devait subir.