Duchaillu: Merci beaucoup ça fais plaisir :)
Solveig5: Et voila la suite ^^
La veille de Noël, le château de Poudlard avait revêtu ses couleurs de fête. Dans la Grande Salle, la neige tombait de façon infinie, contrastant avec la chaleur des bougies. Le peu d'élèves encore présent pour les fêtes mangeait gaiement, marrons, haricots verts, dinde, bûches, sucres d'orges... Les tables, magnifiquement garnies par la directrice de l'école, Minerva McGonagall, resplendissaient autant qu'à l'époque de Dumbledore. L'année de lutte, sombre, qu'avait connue le château ne semblait qu'un mauvais souvenir pour les élèves qui avaient été présents à ce funeste moment. Les rires résonnaient dans les couloirs, où le gui se faisait un plaisir d'apparaître, surprenant les quelque couples.
Depuis leur retour des Trois Balais, Neville et Luna s'étaient fortement rapprochés. Le jeune homme s'était senti pousser des ailes, et son état d'ébriété avancé l'avait amené à se déclarer. Et aujourd'hui, les deux jeunes personnes formaient à présent un joli couple. Ils furent d'ailleurs parmi les personnes surprises par l'apparition d'une branche de gui au-dessus de leurs têtes, durant une de leurs discussions. Cette année, Poudlard était enclin aux histoires d'amour.
Ce matin était étonnamment calme, lorsqu'on savait que la nouvelle directrice avait prévu un bal de Noël, qui allait avoir lieu dans la soirée. Les jeunes filles allaient revêtir leurs plus belles robes, tandis que les garçons se feraient exceptionnellement élégants pour l'occasion. La Grande Salle finit par se vider doucement, chaque élève vaquant à ses occupations de la journée.
Ron et Harry jouaient aux échecs dans la salle commune des Gryffondors. Hermione, au chaud sur le canapé, face à la cheminée, lisait un livre avec une couverture sur les jambes. Neville était en pleine discussion avec Dean et Seamus, quand soudain Ginny sortit du dortoir des filles et échangea quelques mots avec le groupe de garçons qui rirent de bon cœur. Elle murmura ensuite un coup d'échec à Harry, ce qui eut le don de faire hurler Ronald de rage, et avant de sortir de la salle commune, elle jeta un regard en coin à la brune qui ne le manqua pas. Cette dernière retira le plaid qui réchauffait son corps, posa soigneusement son livre sur la table la plus proche, et suivit la personne qui savait, quant à elle, réchauffer son cœur.
Elle arpentait les couloirs sans trop savoir où elle allait, mais sachant pourtant que ce qu'elle recherchait viendrait à elle, de manière surprenante, comme d'habitude. Et ce fut ce qui se produisit. Une main sortie de nulle part l'attrapa par le bras, l'attirant dans l'ombre avant qu'une porte ne se referme. Un baiser passionné, aimant, la douleur d'une poignée de porte dans le dos, et des excuses amusées.
"-Tu en as mis, du temps...
-Pourtant j'évite de passer par les couloirs où ton petit jeu a déjà fait ses preuves. Et Poudlard compte énormément de placards. Je serais là bien plus vite si tu me disais à l'avance où tu souhaites que l'on se retrouve.
-Ce serait beaucoup moins drôle, et la frustration mêlée à l'impatience est un sentiment que j'apprécie quand tu daignes enfin apparaître.
-Tu es tordue... "
Et ce fut sur cette phrase qu'un sourire s'étira sur le visage de la rousse qui ne se fit pas prier pour la confirmer d'un geste. Attrapant son amante par les poignets, elle les ramena au-dessus de sa tête brune dans une prise qui lui empêchait tout mouvement. Puis elle plaqua violemment son corps contre la paroi boisée qui émit un bruit sourd au contact du dos d'Hermione. Elle avança lentement son visage, toujours affublé d'un sourire qui se voulait à présent carnassier, de façon à lui chuchoter a l'oreille :
"-Tu ne sais même pas à quel point..."
Sa langue titilla le lobe de l'oreille de la préfète, la faisant soupirer, tandis qu'elle maintenait toujours son emprise sur ses poignets d'une main. L'autre s'affaira à déboutonner sa chemise. Ses doigts glissèrent délicatement sur la peau chaude de son amante, entre ses seins, ses hanches, puis ses seins de nouveau. Ginny s'amusa des mouvements du bassin que ses caresses causaient à la brune. Puis les caresses s'arrêtèrent, les fronts se touchèrent. A nouveau, un visage angélique contrasté par un sourire diabolique. Et en retour, un visage rougissant de plaisir, empli de questions, et frustré par une pause indésirable.
Soutenant le regard plein d'envie de la jeune femme qu'elle aimait, la rousse passa lentement sa main sous la jupe de l'uniforme de celle-ci, baissa le tissu devenu encombrant, et put constater combien le désir était rapidement né à l'entrée de son intimité. Elle apprécia le hoquet de surprise d'Hermione alors qu'elle s'immisçait en elle, savourant chaque expression qui se dessinait sur son visage. Elle se fit alors moins douce, ses mouvements devenant plus rapides, brutaux. Elle lâcha prise pour mieux tenir son amante. Cette dernière en profita pour s'accrocher au cou de la rousse. Alors qu'elle s'abandonnait dans ses bras, étouffant ses gémissements au creux de son épaule, elle encercla de sa jambe droite le bassin de la plus jeune des Weasley.
Et ce fut dans le placard à balai de l'aile est du troisième étage, que Ginny et Hermione se laissèrent aller à exprimer leurs sentiments, plus brutalement qu'amoureusement. Elles se retrouvèrent l'une dans les bras de l'autre, au sol et essoufflées, la sueur dégoulinant encore sur leurs peaux dénudées.
"-...Moins un, mon ange..."
...Je ne sais pas si dans mon état, je dois bénir les quatre fondateurs de Poudlard, ou les maudire...
La rousse avait prononcé ces mots, un sourire épuisé sur les lèvres, fermant les yeux avant de s'offrir un instant contre celle qu'elle nommait ainsi pour la première fois, la faisant sourire de surprise. Elle referma ses bras sur elle.
Merci PinkLina.
