Salut !
Voici un nouveau chapitre, encore un peu court mais sur Noël donc il y aura les autres personnages un peu plus^^ mais pas trop… bref…
Cam : merci beaucoup pour ta review et tes compliments, oui un peu moins de perso, c'est quand même centré sur Joy ^^ merci, merci !
Et merci à tous pour vos reviews !
Bonne lecture !
Disclaimer : tout appartient à JKR… merci à elle !
Chapitre 11
Dès son arrivée au Terrier, Joy s'était sentit happée par la famille Weasley. Elle adorait ça, voir et parler avec tous ses amis, comme sa famille… mais aujourd'hui était beaucoup plus dur que d'habitude parce que pour une fois, sa mère n'était pas là. Elle était à l'hôpital, inconsciente, dans le coma et Joy culpabilisait horriblement de s'amuser au Terrier au lieu d'être près d'elle. Elle avait profité un peu de ses amis, racontant son début d'année à Poudlard à Molly et Arthur, essayé les nouveaux produits des Farces & Attrapes de George Weasley, amusé les petits… Maintenant, elle s'était isolée dans le jardin, au calme, pensant à sa mère seule dans une chambre d'hôpital. Elle entendit qu'on l'appelait, au loin, mais elle ne bougea pas ils comprendraient bien qu'elle voulait être seule un court moment. Des pas se firent entendre derrière elle, néanmoins elle ne bougea pas. C'était Jamie. Il se posta un moment à côté d'elle avant de se tourner pour la regarder.
-Ca va ?
-Oui… je me sentais un peu étouffé, avoua-t-elle, et ça fait bizarre d'être là sans maman.
-Je comprends… je crois. C'était bien chez Malefoy ?
-Oui ! Vraiment, tu peux pas savoir le bien que ça me fait… Drago est adorable… je sais que tu ne l'apprécies pas trop en tant que professeur et par rapport à ce que Harry a pu te dire mais je le découvre… et c'est quelqu'un de bien.
-Il était un mangemort, déclara Jamie, ayant du mal à comprendre son attachement.
-Je sais, il le sait, et il sait que c'était une erreur, tu sais mais il a été… il a été élevé comme ça… conditionné pour être comme ça… qui sait ce que nous aurions fais, nous, si nous avions été à sa place… et il a sauvé ma mère, malgré tout, alors je lui pardonne. Ne le juge pas.
-Non…
-Si tu le fais, faut pas juger les gens, qui sait ce que nous aurions fait ? On aurait peut être été du côté de l'Ordre, ou des Mangemorts.
-Dis pas ça !
-Pourquoi pas ? Si on avait été éduqué comme ça !
-Peut-être…
-Désolée, je m'enflamme. C'est juste… que j'aimerais que tu le voies comme moi je le voie.
-Je sais…
-Pourquoi t'es triste ?
Jamie ne répondit pas, baissant la tête. Il ne voulait pas être triste, et surtout pas devant elle. Mais pour une fois, il avait envie de laisser libre cours à ses sentiments et ses émotions. Joy s'approcha un peu et lui prit la main son cœur se serra. Il ferma les yeux, ému, et referma son étreinte sur sa main.
-J'ai un peu de peine… pour… pour Hermione… je l'admire tellement et… pour toi. J'aimerais te voir plus heureuse.
-C'est gentil… mais je le serais bientôt… quand elle se réveillera, je sais qu'elle se réveillera car ta mère est une grande médicomage, qu'elle est alliée à Pansy qui est un grand maitre de potion.
-Ce n'est pas moi qui suis sensé te consoler et te dire ça ? S'amusa-t-il avec un pauvre sourire.
-Pas du tout, on me l'a déjà dit, tu me l'as déjà dit. Tu as le droit de te sentir mal… même devant moi, je ne veux pas que toi ou les autres refouliez vos sentiments à cause de moi car je reste votre amie, je reste ton amie.
Jamie sourit une nouvelle fois, toujours un peu triste. Joy se décida alors, se levant sur la pointe des pieds, se collant contre lui, pour lui déposer un baiser sur les lèvres. Léger, rapide. Elle se recula un peu mais Jamie, passant une main autour d'elle, la rapprocha et reprit ses lèvres pour un baiser plus approfondi. Les lèvres de Jamie caressaient celles de Joy dans une douce caresse avant que sa langue ne force son barrage et vienne titiller la sienne. Joy se sentit fondre de l'intérieur, laissant échapper un gémissement alors qu'elle se raccrochait à son cou. Soudain, alors que les premières goutes de pluie tomber sur eux, elle se sentit partir et se raccrocha à lui, ayant l'impression de tomber. Elle se retrouva alors dans la chambre attribuée aux garçons.
-Tu… tu as transplané ? dit-elle, outrée.
-Désolé, c'était plus rapide, il fait plus chaud ici, déclara-t-il en riant et l'embrassant à nouveau.
Joy sourit contre ses lèvres et l'enlaça à nouveau. Elle se sentait terriblement bien dans ses bras et y serait restée volontiers toute la nuit mais Nate entra à ce moment là, les faisant sursauter et se séparer. Nate les fixa, l'air un peu bête.
-Vous n'étiez pas dehors ?
Joy et Jamie éclatèrent de rire mais suivirent Nate dans le salon, le repas allait commencer et ils ne voulaient pas être découverts, préférant garder pour eux, pour le moment, ce petit début de relation qui allait tout changer.
Noël était là. Repas. Conversations. Pleurs. Rires. Disputes. Blagues. Tout passait chez les Weasley et Joy suivait le mouvement avec, parfois, un petit pincement au cœur. Kat l'interrogeait du regard mais elle l'éludait parfaitement.
Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, Joy se réveilla entourée de cadeaux de Noel par les cris des enfants qui se réveillaient et déballaient les cadeaux. Elle frotta ses yeux embrumés et commença à déballer les siens. Des livres, des jeux de farce et attrapes…
-Oh Kat, il est superbe ce grimoire ! Merci, merci !
-De rien, merci pour ton cadeau, exactement ce que je voulais.
Joy sourit, continuant de déballer ses cadeaux, appréciant particulièrement le bijou offert par Jamie et le grimoire. Des coups retentirent à la porte et Ginny entra, fermant la porte d'un sort.
-Bonne pioche ? Demanda-t-elle en s'asseyant sur lit de sa fille.
-Oui ! Merci, merci pou le nouveau balai, maman ! ! S'exclama Kat.
-Oui, merci pour le livre, je le voulais depuis si longtemps, renchérit Joy.
-Tiens Joy, c'est le cadeau de ta mère…Hermione me l'avait donné… tu sais comme elle est prévoyante.
-Merci… je l'ouvrirais plus tard... Attends, fit-il alors que Ginny se relevait. Tu sais… Drago et même maman m'ont raconté plein de choses sur le moment de ma naissance… et je me demandais… comment ça s'était passé quand elle l'a appris ? Quand elle te l'a appris ? Elle t'a toute suite tout dit pour… qui était mon père ?
Ginny se réinstalla confortablement sur le lit de sa fille…
Ginny rangeait sa chambre nerveusement. Elle aurait aimé faire plus dans ce lieu qui était le foyer de sa nouvelle famille, elle, Harry et Jamie mais ce n'était qu'une chambre grise et maussade qui lui tapait sur le système. Elle rêvait que cette guerre finisse une bonne fois pour toute pour qu'ils aient un chez eux... bon pas que pour ça mais elle en avait marre… Des coups frappèrent rapidement à la porte et Ginny vit Hermione entrer.
-Salut, fit celle-ci, timide.
-Rentre, je profite que ma mère donne le bain au petit pour ranger un peu ! A trois dans une chambre… et… enfin ça va ?
Hermione acquiesça doucement et Ginny se retint de parler comme elle le faisait souvent depuis le retour d'Hermione au Square. Ginny se sentait tellement coupable… elle aurait du partir en mission, non Hermione…
-Je dois te parler… je sais que nous ne sommes pas des meilleures amies qui nous disons tout, qui avons des fous rires, il faut dire qu'avec cette guerre, nous n'en avons pas l'occasion, et puis il y a Harry, Ron, Luna… mais… mais j'ai besoin de toi, besoin de te dire plein de choses et avant de te les dire tu dois me promettre de ne jamais le dire à Harry sans que je ne te le demande, ni à Ron… à part si je meurs, bien sur… Tu me le promets ? Sérieusement, si tu n'en es pas sûre, ce n'est pas grave.
-Tu peux compter sur moi, je te le promets.
-C'est… sur ce qui s'est passé lors de ma capture… déjà Harry m'a dit que tu t'en voulais mais pas moi. Parce que déjà, je l'ai décidé d'y aller et parce que je préfère que ce soit moi que toi… et pour plusieurs raisons. Okay ? J'étais au Manoir Malefoy…
Alors elle lui raconta… la torture, les questions, la potion, Blaise Zabini, les viols, la souffrance, cette volonté de mourir qui ne l'avait pas tout à fait abandonné. Et puis ses sauveurs. D'abord Drago Malefoy mais aussi Théo Nott. Ce qu'ils avaient fait pour elle, puis doucement, lentement, les sentiments qui avaient évolué, son attachement au beau blond, jusqu'à ce dernier soir où ils avaient commis l'irréparable. Un dernier geste, un dernier moment avant de se quitter pour toujours. Sa décision, aussi, de lui enlever ces moments de sa mémoire, sa fuite avec Théo. Son retour douloureux, les regards de pitié et, depuis quelques jours, des malaises, des nausées, une prise de poids. Et cette nouvelle… cette compréhension. Elle était enceinte. Enceinte.
Ginny avait écouté le discours de son amie avec attention, sans l'interrompre, ne laissant pas échapper une seule larme ni un seul son d'horreur alors qu'elle ressentait une énorme colère monter en elle contre ce qu'il lui avait fait ainsi que mille remerciements pour Malefoy et Nott de l'avoir sortir de ce guêpier. Et cette nouvelle…
Ginny écouta son instinct et serra Hermione dans ses bras. Comme elle le lui avait dit au début, elle n'avait jamais pris soin de cette amitié entre elle, il était temps de le faire.
-Je serais là pour toi, tout se passera bien. D'accord ?
Hermione hocha la tête, laissant libre cours à ses sanglots contre son amie.
-Je crois que c'est le début de notre vraie amitié entrer nous… et puis elle est allée le dire à Harry et Ron.
Ginny prit la man d'Hermione et elles descendirent toutes les deux, demandant à Luna et Lavande qui se trouvaient avec Harry et Ron de les laisser, elles avaient besoin de parler. Luna, toujours simple, partie avec un sourire. Ginny vit Lavande lancer un regard un peu triste à Ron. Hermione s'assit en face des ses amis, collée à Ginny pour avoir le soutien dont elle avait besoin. Ginny appréhendait un peu la réaction des garçons, ils étaient tellement possessifs avec Hermione qu'elle s'attendait à tout, surtout de la part de son frère.
-Je suis enceinte, déclara Hermione rapidement, je ne vous dirais pas qui est le père, je suis désolée. Sachez juste que c'est quelqu'un de bien, qui ne m'a pas fait de mal, vraiment. Je… je vais avoir besoin de vous…
-Oh hé ! Fit Ginny, essayant de réveiller les deux garçons qui regardaient leur amie d'un air un peu désespéré.
Harry se leva précipitamment pour venir enlacer Hermione qui laissa échapper quelques larmes.
-On sera là, bien sûr. Quoique tu décides, quoique tu veuilles.
-Ron ? Supplia Hermione.
-Oui, bien sur, bredouilla-t-il en s'approchant, mais pourquoi tu veux pas nous dire qui…
-S'il te plait Ron, un jour, vous le saurez mais là… c'est impossible. Je suis désolée.
-Tu n'as pas à t'excuser, fit Harry, jamais. On sera tous là pour cet enfant, ok ?
-Merci, je n'en attendais pas moins.
Ils restèrent un moment tous les quatre, dans le silence, aussi proches que possible avant qu'Hermione décide de bouger, de se remettre dans ce qui était sa vie : la guerre.
Kat et Joy étaient accrochées aux paroles de Ginny et quand elle s'arrêta, elle ne put s'empêcher, de sourire en voyant la mine des deux jeunes filles.
-Deux mois plus tard, j'étais enceinte de toi, Kat et Lavande était déjà enceinte de Nate, elle ne l'a dit que plus tard, elle était totalement flippée…
Ginny les laissa seule, voulant aider Molly à préparer le repas et le salon. Les deux jeunes filles se préparèrent alors pour passer une belle journée de Noël.
Avant de rentrer au Manoir, Joy passa voir sa mère pour lui donner son propre cadeau qu'elle déposa sur la table de chevet. Elle en profita alors pour ouvrir son propre cadeau que sa mère avait donné à Ginny en prévoyance. Sa mère avait toujours été prévoyante… elle aurait aimé tout savoir de la grossesse de sa mère, cela avait du être si difficile, déjà pendant la guerre, mais sans savoir vraiment ce que Drago vivait, si son sort avait marché, ce qu'ils allaient tous devenir…
Elle déballa le cadeau et elle sentit des larmes couler sur ses joues en voyant le tableau de ce peintre qu'elles aimaient tant, sa mère et elle, un peintre peu connu qu'elles avaient rencontrées en Australie et qu'elles adoraient. Sa mère lui avait acheté plusieurs tableaux et celui là, c'était son préféré. Il représentait les coraux d'Australie et cela l'émerveillait toujours….
Après sa visite à l'hôpital, Joy était rentrée au manoir et se préparait maintenant pour le diner de Noël qu'elle passerait avec son autre famille. Elle espérait bien que l'année prochaine, elle n'ait qu'un Noël avec tous ceux qu'elle aimait autour d'elle. Elle entendit frapper et se dépêcha de rejoindre son frère sur le pas de la porte.
-Alors cette journée avec les fous ?
-Ils sont pas fous, c'était très bien ! Ca fait du bien de les retrouver mais étonnamment, ça fait du bien de retrouver le calme du manoir ! Je les aime mais ils sont parfois étouffants ! Et vous ?
-Tranquille.
Tout en descendant dans la salle à manger où se déroulerait le repas, ils se racontèrent leur journée, se dirent leur cadeau respectif… ils rejoignirent ensuite Drago qui parlaient avec le mari d'Astoria – revenue - , Théodore, Quentin et deux autres femmes. Astoria arriva derrière eux et les poussa à entrer. Joy n'avait jamais rencontré la femme de Théodore et elle était soudain intimidée.
-Entrez, Joy, je te présente mon mari, Richard. Voici la femme de Théo, Eva et sa fille Noémie.
Joy les salua rapidement avant d'aller embrasser son père. Elle savait de source sûre – Quentin – que Eva ne l'aimait pas, ni elle, ni sa mère puisque Théo s'en allait souvent les voir sans qu'elle ne sache vraiment qui elle était. Quentin l'embrassa rapidement sur la joue en riant mais elle se rembrunit en voyant le regard noir de la sœur de celui-ci. Joy aurait espéré être seule avec son père mais elle ferait bonne figure. Le diner se passa généralement bien malgré les regards pas très agréables de la part de Noémie. Aussi, à la fin du repas, Joy fit en sorte de suivre celle-ci quand elle alla aux toilettes et l'attendit à quelques pas de la porte. Noémie fut surprise de la voir et lui dédia un sourire forcé.
-A toi !
-Non, attends, je voulais te parler… je sens que tu ne m'aimes pas trop mais…
-Vraiment, à quoi tu vois ça ? Demanda Noémie, sarcastique.
-Je peux savoir pourquoi ?
-Tu ne le sais pas ? Tu ne comprends pas, j'aurais aimé ne jamais te rencontrer car j'ai beaucoup de rancune envers toi, si tu veux tout savoir ! Pourquoi ? Mon père venait souvent voir ta mère et toi, et même s'il assurait n'avoir aucune liaison avec elle, essaie juste de t'imaginer ce que ça peut faire pour une femme, pour une fille !
-Je comprends… ça n'a pas du être facile, mais…
-Non, tu ne comprends pas !
-Oh, excuse-moi, en effet, je ne comprends pas, s'énerva Joy, que pourrais-je comprendre à un manque de parents ? Ecoute, je suis amie avec ton frère, nous le pourrions également, non ? Bien sur que tu dois m'en vouloir, en vouloir à ma mère mais sache que ton père, c'est comme un oncle pour moi, et il n'a pas pu vous dire tout ça pour ma mère mais ce n'est pas pour ça qu'il ne t'aimait pas et j'ai du mal à croire qu'il ne te le montrait pas.
Joy vit Noémie baisser la tête et se mordre la lèvre.
-Je sais que je parais capricieuse, et je sais que mon père a fait les choses bien… c'est juste parfois dur à vivre. Excuse-moi. Pour l'amitié, on verra plus tard.
Joy sourit et suivit Noémie dans le salon où les autres étaient réunis. Ce n'était pas la soirée qu'elle s'était imaginée mais elle passait une bonne soirée. Cela n'avait rien à voir avec les rires, les cris du Terrier et bizarrement, elle se sentait à l'aise dans les deux maisons. Les « jeunes » finirent par monter à leur étage pour finir la soirée devant la TV de Joy – que Drago avait fini par accepter qu'elle ait. Ils étaient, au départ, assez sceptiques de son utilité à la fin de la soirée, ils étaient conquis par la TV et le film visionné.
Les invités partirent le lendemain et Joy se retrouva seule avec son père. Les Nott étaient repartis chez eux. Astoria, son mari et Scorpius étaient partis en visite à de la famille Greengrass, ce qui laissait père et fille une journée ensemble, ce qui les ravissait tous les deux. Drago avait parfois du mal à croire que quelques deux semaines auparavant, il ne savait pas qu'elle était sa fille. Il en était aujourd'hui parfaitement heureux et n'avait aucune appréhension à passer du temps avec elle, au contraire. Comme à leur habitude, ils commencèrent la journée par faire un tour dans le parc du manoir. Elle lui raconta ses journées au Terrier, lui expliquant le cadeau de sa mère et lui parlant toujours de l'Australie. Ils parlèrent ensuite d'Hermione qu'ils espéraient qu'elle guérisse vite. Le silence s'était fait depuis quelques temps sans que cela ne les gêne vraiment. Drago repensait à ses semaines passées avec Hermione, c'était encore nouveau pour lui, même si cela semblait terriblement clair. Cela restait troublant. Joy, elle, hésitait à poser sa question. Elle fut surprise de voir Drago la deviner si facilement quand il lui demanda ce qui n'allait.
-Tu sais… j'ai parlé plusieurs fois avec Scorpius… au début de notre amitié… on s'est d'ailleurs disputé quelques fois à ton sujet, du fait que tu étais Mangemort… cela t'a semblait naturel, à l'époque, de… devenir Mangemort. Tu en avais vraiment envie… ou tu n'avais pas le choix.
Drago prit quelques temps pour réfléchir à cette question. Il n'aimait pas spécialement repenser à cette époque mais la question de sa fille était légitime et, encore une fois, il ne voyait aucun jugement dans ses demandes ou ses réactions, juste de la curiosité, une volonté de le comprendre.
-C'était un peu des deux. D'un côté, je n'avais pas le choix de penser ça, et je me posais pas vraiment la question. Enfin parfois, si, bien sûr. Je comprenais certaines idées, je pensais être supérieur aux autres sang-mêlé et moldus. J'avais été éduqué comme ça. La haine n'est venue que plus tard. Enfin pour Potter et sa bande, très vite, mais c'était plus une question de rivalité entre maisons que par rapport au sang. Je peux le dire, j'ai eu peur quand Voldemort est revenu au pouvoir. Ma vie a tellement changé… mais je voulais rendre mon père fier. Et même si je trouvais les moyens disons un peu extrême, je pensais qu'on devait être beaucoup plus… sévère quant aux nouveaux sorciers. Et pourtant, j'avais face à moi ta mère qui était la meilleure… mais quand tu es un ado désireux de plaire à ton père, tu ne penses pas aux failles. Et tous mes amis pensaient pareil, c'était facile. Il n'y avait rien ni personne pour nous contredire. Cela me semblait naturel. J'en ai honte aujourd'hui mais je ne peux qu'assumer.
-Je comprends. Enfin à peu près.
-Merci… j'aurais aimé pouvoir dire que j'ai pensé à me rebeller mais ce serait faux… j'ai payé ma dette. Et heureusement pour beaucoup, nous ne sommes pas en guerre, nous sommes en paix et pas sous l'égide d'un fou, ce qu'était Voldemort. Je n'imagine pas ma vie s'il était encore là…
-Heureusement, comme tu dis, il a été vaincu ! Désolée de te refaire revivre ça.
-Ce n'est pas grave, je comprends ton besoin de savoir !
Joy sourit et Drago sentit son cœur se serrer. Elle avait le même sourire que son fils, que lui-même et il revoyait également celui d'Hermione il l'avait peu connu, bien sûr, mais parfois, dans l'ombre des cachots, elle lui en avait offert un, ce qui l'avait, il s'en rappelait maintenant, profondément remuer.
.
Voilà ! Alors ?
Un petit flash-back du côté de Ginny cette fois-ci ! Noël un peu rapide mais le prochain, il y a de l'action un peu !
J'attends vos réacs avec impatience !
Review pliiiz
A la semaine prochaine.
